[Île de La Réunion] Nuit d’émeute dans le quartier de La Palissade – St-Louis, nuit du 16 au 17 avril 2013

Nuit de tensions à La Palissade

Nuit de tensions dans le quartier de La Palissade à Saint-Louis. Jets de galets et de bouteilles, barricades dressées, feux de poubelles… Trois individus ont été interpellés et deux gendarmes légèrement blessés. 

De vives tensions ont mobilisé les forces de l’ordre la nuit dernière dans le quartier de La Palissade à Saint-Louis.

Les gendarmes ont essuyé des jets de galets et de bouteilles et les sapeurs-pompiers ont dû intervenir à plusieurs reprises dans le quartier pour éteindre des feux de poubelles.

A l’origine de ces échauffourées : une vingtaine d’individus dont trois ont été interpellés par les forces de l’ordre. Toujours selon Le Quotidien, deux gendarmes ont été légèrement blessés et une vingtaine de cocktails molotov découverts.

Leur presse de l’ordre – Linfo.re, 17/04/2013 à 08h54

Violences urbaines : 5 individus interpellés

 A Saint-Louis, cinq personnes ont été interpellées suite aux échauffourées qui ont secoué le quartier de La Palissade la nuit dernière. 

Après les violents affrontements survenus la nuit dernière entre une vingtaine d’individus et les forces de l’ordre, cinq personnes ont été interpellées et placés en garde à vue.

La nuit dernière, les gendarmes ont essuyé des jets de galets et de bouteilles et les sapeurs-pompiers ont dû intervenir à plusieurs reprises dans le quartier pour éteindre des feux de poubelles. Seul un gendarme a été légèrement blessé lors de ces affrontements.

Leur presse de l’ordre – Linfo.re, 17/04/2013 à 14h07

Interpellations en série après les violences urbaines à la Palissade

Cinq individus âgés de 17 à 25 ans ont été placés en garde à vue suite aux violences urbaines qui ont concerné la Palissade dans la nuit de mardi. Accusés d’attroupements, de dégradations et de violences volontaires envers des gendarmes, ils seront déférés aujourd’hui au tribunal de grande instance de Saint-Pierre. Outré, le maire de Saint-Louis, Claude Hoarau, dénonce une nouvelle escalade dans un contexte « d’apaisement ».

Sud---Palissade-Lead_JIR_234955

Alors qu’un calme relatif semblait s’installer depuis quelques semaines, les habitants du quartier de la Palissade ont vécu un énième épisode de violences urbaines dans la nuit de mardi à mercredi. Durant plusieurs heures, plus d’une quinzaine d’individus, y compris des mineurs, ont joué au chat et à la souris avec les militaires de la gendarmerie.

C’est vers 20h30 que des jeunes ont lancé les premières hostilités. Afin de ne pas être contrariés dans leur manœuvre, ces derniers ont dressé des barricades en travers de la rue du professeur Lapierre. Pour y parvenir, les belligérants ont utilisé des dizaines de chariots appartenant à l’enseigne Leclerc et mis le feu à des palettes en bois, nécessitant ainsi l’intervention des pompiers.

Regroupés à proximité du giratoire de la RN5, les brigades mobiles de la gendarmerie se sont d’abord tenues à distance essuyant un caillassage irrégulier. Un élément de la gendarmerie a même d’ailleurs été légèrement blessé à cette occasion.

Pour les automobilistes circulant dans le secteur vers 22h30, les jets de galets n’ont pas manqué mais aucun d’entre eux n’a été blessé. Au fur et à mesure des affrontements sporadiques et des ripostes des forces de l’ordre avec des gazs lacrymogènes, les émeutiers ont fini par se retrancher sous les regards perplexes des riverains.

Revenue au calme vers minuit, la Palissade a pansé ses plaies. Outre des feux de poubelles et divers débris, aucun incendie majeur n’a été observé comme ce fut le cas à la maison de quartier dans la nuit du 26 au 27 mars dernier. Hier matin, vers 8h, tout avait déjà été nettoyé mais pour les gendarmes, l’affaire n’était pas terminée. Après avoir interpellé trois fauteurs de troubles dans la nuit – usant de la fameuse « tenaille de Machecoul » – le Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie est à nouveau intervenu hier matin pour mettre la main sur deux hommes dont le présumé leader des débordements.

Cinq jeunes dont un mineur devant la justice

Tous connus de la justice, les différents protagonistes auraient reconnu leur implication en garde à vue même si deux d’entre eux auraient d’abord affirmé n’être que de simples badauds. Pour autant, il apparaît clairement que ces débordements avaient été soigneusement préparés comme en témoignent la vingtaine de cocktails molotov inutilisés et retrouvés par les forces de l’ordre.

« Je ne suis pas le bon dieu »

Selon nos informations et les témoignages recueillis par les gendarmes, un des manifestants résiderait au Gol et aurait rallié le mouvement.

Pour autant, il sera déféré avec ses comparses au TGI de Saint-Pierre ce jeudi avant d’être probablement jugé dans le cadre d’une comparution immédiate pour des faits de dégradation, d’attroupements armés, de violences envers les forces de l’ordre et de destructions par incendie. Quant au mineur du groupe, il devrait être présenté à un juge pour enfant. Scandalisé par ces nouvelles dégradations, le maire de Saint-Louis, Claude Hoarau, a mis les points sur les i.

Pour lui, ces affrontements relèvent d’une minorité dans un contexte « d’apaisement » : « Je suis choqué par ce qui s’est passé. Que les choses soient claires, nous avons eu une réunion il y a quelques semaines et il n’a jamais été question de contrats aidés au 15 avril, ce n’est pas la vérité ». Et de prévenir : « Devant la tournure des événements de Palissade, je ne me vois pas signer des contrats d’avenir avec des personnes qui portent une cagoule ».

Regrettant la surenchère d’une quinzaine de jeunes, « prompts à casser leur propre quartier », Claude Hoarau assure rester concentré sur ce dossier (voir par ailleurs) tout en rappelant « qu’il faut du temps ».

« Je ne suis pas le bon dieu car si tel était le cas, il n’y aurait plus de chômage à La Réunion. Maintenant, j’ai un rôle de médiateur et j’y travaille avec la population à visage découvert et non avec des visages cachés » poursuit le maire qui annonce qu’une plainte a été déposée par la municipalité

Leur presse – Clicanoo.re (Ludovic Robert), 18/04/2013 à 14h13

[île de La Réunion] La maison du fondateur local du FN ravagée par les flammes – Bras Canot (St-Benoît), nuit du 24 au 25 février 2013

Incendie dans la maison d’un militant du FN

La nuit dernière, la maison de Maurice Brasier a été ravagée par les flammes. Même si la thèse accidentelle semble privilégiée par les enquêteurs, les leaders du Front National parlent d’un acte criminel.

Hier, peu avant minuit, la maison du Fondateur du Front National (FN) à la Réunion – Maurice Brasier – a été fortement endommagée par les flammes à Bras Canot, sur la commune de Saint-Benoît.

Pour le secrétaire départemental du Front National Jean-Claude Otto-Bruc, il ne s’agit pas d’un accident. « Maurice Brasier est en état de choc. (…) Cet évènement est dramatique, c’est le deuxième bâtiment qui est détruit : le mien par écrasement, puis le sien suite à un incendie. Et ce n’est pas du hasard tout ça puisque le plus grand meeting de 2013 s’est déroulé hier ». En effet, un déjeuner- débat s’est tenu dans le restaurant de Maurice Brasier dimanche 24 février, juste à côté de sa maison personnelle.

Un technicien d’investigation criminelle a d’ores et déjà relevé un maximum d’indices sur les lieux du sinistre mais pour l’’heure, c’est bel et bien la thèse de l’accident qui est privilégiée par les enquêteurs puisque le feu serait lié à un problème électrique.

Leur presse – L’info.re, 25/02/2013 à 13h20

[La Réunion] Pillages et émeutes s’étendent partout sur l’île – Nuit des 19 et 20 février 2013

Soirée mouvementée sur Saint-Benoît

Si seuls quelques feux de poubelles sont à déplorer avenue Rico Carpaye au Port et dans le quartier du Moufia à Saint-Denis, Saint-Benoît a connu quelques mouvements dans la soirée d’hier.

Les militaires du PSIG (peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) et deux escadrons de gendarmes mobiles se sont déployés en nombre pour épauler leurs collègues de la compagnie de Saint-Benoît pour faire face à des jeunes gens particulièrement belliqueux dans le quartier Labourdonnais.

Vers 21 heures, plusieurs jeunes cagoulés ont constitué une barricade à l’aide de chariots et de divers objets et y ont mis le feu. Au total, ce sont 80 gendarmes qui ont bouclé le quartier et chargé les émeutiers. Deux hommes ont été interpellés. Ils auraient caillassé un véhicule de gendarmerie et briser ses vitres. Ils étaient hier soir en garde à vue.

Vers 23 heures, les choses étaient rentrées dans l’ordre. Les gendarmes sont néanmoins restés sur place, de manière dissuasive pour préserver l’ordre public

Leur presse – Clicanoo.re, 22/02/2013 à 10h55

Violences à la Réunion: les contrats aidés mettent le feu aux poudres

SAINT-DENIS-DE-LA-REUNION — Reflet de la crise économique aiguë que traverse la Réunion, la revendication de contrats aidés, à l’origine des deux nuits de violences dans la commune du Port (ouest), placent en première ligne les maires de l’île, accusés de les utiliser à des fins électoralistes.

Véhicules incendiés lors de violences dans la nuit du 19 au 20 février 2013 au Port à La Réunion (AFP, Richard Bouhet)

Véhicules incendiés lors de violences dans la nuit du 19 au 20 février 2013 au Port à La Réunion (AFP, Richard Bouhet)

De Saint-Benoît (est) à Saint-Pierre (sud) en passant par Saint-Denis, Saint-Paul et Saint-Louis, des communes de la Réunion sont confrontées depuis le début du mois de février à des accès de colère de petits groupes de jeunes qui barrent les routes pour réclamer l’attribution de contrats aidés. Ces événements ont réveillé chez bon nombre de Réunionnais le spectre des émeutes de février 2012 contre la vie chère qui se sont étendues comme une traînée de poudre à toute l’île pendant une semaine après un barrage de route. Des dizaines de commerces avaient été pillés.

Lundi, la situation a dégénéré en fin de soirée au Port après une charge de forces de l’ordre pour lever un barrage sur un axe routier vital entre le nord et l’ouest, entraînant des affrontements pendant la nuit avec les jeunes.

Barricades en feu dans la nuit du 19 au 20 février 2013 au Port à La Réunion (AFP, Richard Bouhet)

Barricades en feu dans la nuit du 19 au 20 février 2013 au Port à La Réunion (AFP, Richard Bouhet)

Après une journée de calme mardi, les violences ont repris de plus belle dans la nuit de mardi à mercredi. La mairie annexe de la Rivière des Galets a été à moitié détruite par un incendie, selon les pompiers.

« C’est scandaleux et inqualifiable », s’est plaint le maire du Port, Jean-Yves Langenier, qui s’est rendu sur place au lever du jour en compagnie de la sous-préfet de Saint-Paul. « Ils détruisent notre outil de travail », a renchéri une employée de mairie, en pleurs, traduisant le sentiment partagé par une large partie de la population du quartier.

Interrogé mardi soir sur la chaîne Réunion 1ère, le ministre des Outre-mer Victorin Lurel a appelé les jeunes à se montrer « raisonnables », indiquant que « l’Etat a fait son travail » en attribuant « 9.000 contrats aidés et 7.000 emplois d’avenir à la Réunion ».

Face au taux de chômage record de l’île – 30% en moyenne, atteignant près de 60% chez les jeunes -, les contrats aidés non marchands, d’une durée de six mois, constituent souvent le seul espoir d’occuper un emploi.

Fin 2012, 8.000 entreprises de l’île ne pouvaient plus payer leurs charges sociales et fiscales, représentant 1,2 milliard d’euros de dettes, selon la préfecture. Les Réunionnais se tournent ainsi de plus en plus vers les collectivités publiques, mais nombre de maires se plaignent de ne pas disposer des moyens suffisants pour répondre à la demande.

« Comment croire que 5.000 emplois d’avenir suffiront à contenter les 23.000 jeunes recherchant du travail », s’est plaint le sénateur-maire de Saint-Pierre, Michel Fontaine (UMP). « L’Etat finance 75% des emplois d’avenir mais les 25% qui restent sont à notre charge. Si on les distribue, ça ferait exploser notre budget », a-t-il ajouté.

« A Saint-Denis, nous avons fait l’effort nécessaire en investissant 2 millions d’euros pour attribuer 300 contrats d’avenir. Nous sommes prêts à les prendre sur d’autres postes », affirme le maire PS de Saint-Denis, Gilbert Annette, contestant les critiques de maires de droite.

Bon nombre de Réunionnais renvoient toutefois les deux camps dos à dos en accusant les maires d’utiliser les contrats aidés à des fins clientélistes.

« Pendant des années ils ont entretenu leur électorat avec des contrats et aujourd’hui ils disent qu’ils ne peuvent rien », a déploré une jeune femme sur les ondes de Radio Free Dom, reprenant une accusation récurrente sur l’île concernant l’attribution de ces contrats.

Pour tenter d’échapper à ces critiques, certains maires de l’île ont annoncé leur décision de confier à Pôle emploi la sélection des candidats à un contrat.

Une voiture brûle devant les forces anti-émeutes au Port, sur l'île de La réunion, le 19 février 2013 (AFP, Richard Bouhet)

Une voiture brûle devant les forces anti-émeutes au Port, sur l’île de La réunion, le 19 février 2013 (AFP, Richard Bouhet)

Un manifestant interpellé le 19 février 2013 au Port dans l'île de La Réunion (AFP, Richard Bouhet)

Un manifestant interpellé le 19 février 2013 au Port dans l’île de La Réunion (AFP, Richard Bouhet)

Leur presse – AFP (Idriss ISSA), 20/02/2013

Des émeutiers face à la justice

 Ce jeudi est marqué par les procédures judiciaires engagées contre des émeutiers interpellés lors des échauffourées qui ont secoué le Port lundi 18 et mardi 19 mars. Les jeunes gardés à vue ont tous été relâchés.

Ce matin, un individu a été jugé en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Champ Fleuri à Saint-Denis. La matinée a également été marqué par une convocation avec placement sous contrôle judiciaire.   

Cet après-midi, un mineur doit être déféré au parquet du tribunal correctionnel. La journée s’annonce donc chargée sur le plan judiciaire, conséquence direct des échauffourées qui ont secoué le quartier de la Rivière des Galets les nuits du 18 et 19 février. 

Au total, les forces de l’ordre ont procédé à une trentaine d’interpellations lors des échauffourées qui ont éclaté dans le quartier de la Rivière des Galets, deux nuits d’affilée.Une dizaine d’individus ont d’ores et déjà été relâchés car les charges retenues étaient insuffisantes.

« Quand le parquet estime que les charges ne sont pas suffisantes, les personnes sont remises dehors avec un ferme rappel à la loi et si on les retrouve sur les barricades ou entravant la circulation, elles risquent très fortement d’avoir des ennuis judiciaires » explique le substitut du Procureur François Marie-Cornu.   

Certains individus ont été interpellés pour avoir érigé des barrages ou barricades d’autres pour des faits de vols et de pillage. Une vingtaine de personnes sont toujours en garde à vue à l’heure actuelle.

Leur presse – L’info.re, 21/02/2013 à 16h09

[Ile de La Réunion] Barrages routiers, pierres et cocktails molotov pour la police – Port, nuit du 18 au 19 février 2013

La Réunion: heurts entre jeunes et forces de l’ordre dans la nuit

SAINT-DENIS-DE-LA REUNION — Des heurts entre jeunes et forces de l’ordre se sont produits dans la nuit de lundi à mardi à la Réunion, au Port (nord), après un jour de blocage routier dû à des barrages installés par des manifestants réclamant du travail.

LaRe2

Véhicule incendié lors de heurts dans la nuit du 18 au 19 février 2013 au Port à La Réunion (AFP, Richard Bouhet)

Les affrontements ont duré une bonne partie de la nuit dans plusieurs quartiers de cette commune, à une quinzaine de kilomètres de Saint-Denis, selon des témoins. Aux grenades lacrymogènes tirées par les gendarmes mobiles, les manifestants ont répliqué par des jets de pierres et de cocktails molotov dans le secteur de la Rivière de Galets et la cité Rico Carpaye. Des poubelles ont été incendiées un peu partout dans la ville où le calme est revenu à 01h00 du matin.

Les affrontements ont démarré après la levée d’un barrage routier installé par des jeunes qui réclamaient des contrats aidés de la mairie et ayant provoqué des embouteillages monstres sur un artère clé. Une réunion entre le maire du Port, Jean-Yves Langenier (PCR), et une délégation de jeunes dans l’après-midi, n’a pas abouti.

« La commune n’a pas les moyens de régler seule les problèmes du chômage », a dit le maire. Dans le sud de l’île, des jeunes ont aussi bloqué un carrefour à Saint-Pierre et brûlé des poubelles avant d’être rapidement délogés par les forces de l’ordre.

Depuis quelques jours, des barrages routiers ont été installés sur le réseau routier dans plusieurs communes par de petits groupes de jeunes réclamant des emplois.

Leur presse – AFP, 19/02/2013

Affrontements et embouteillages

Après avoir manifesté à plusieurs reprises la semaine dernière, des demandeurs d’emploi sont passés à la vitesse supérieure et ont décidé de bloquer la circulation au niveau de la quatre-voies. Les barrages mis en place ont occasionné des kilomètres d’embouteillages. 

LaReLes tensions se sont accentuées au fil de la journée entre forces de l’ordre et manifestants dans l’Ouest. Depuis ce matin, un groupe de personnes parmi lesquelles des jeunes, des pères et mères de familles sans emploi sont mobilisés à la Rivière des Galets pour obtenir des contrats de travail.

Comme la semaine dernière, ces Portois ont manifesté et bloqué le rond-point du Sacré-Coeur pour faire entendre leurs revendications.

Estimant que les réponses apportées par la Mairie n’étaient pas suffisantes, les manifestants ont décidé de passer au niveau supérieur en bloquant cette fois-ci la circulation au niveau de la quatre-voies, prenant en otage plusieurs milliers d’automobilistes, dans le sens Saint-Denis/Saint-Paul et dans le sens Saint-Paul/Saint-Denis.

Cet après-midi, les usagers ont eu beaucoup de difficultés à circuler. Cette situation s’est prolongée jusqu’en début de soirée. A 20 heures, on enregistrait pas moins de 7 kilomètres d’embouteillages sur la route du Littoral, dans le sens Saint-Denis/Saint-Paul.

Après des heures de blocage, le ton est monté d’un cran au Port. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène dans le but de disperser les manifestants. Une action qui a été suivie de jets de galets, les chômeurs refusant de quitter les lieux.

Près du rond-point du Sacré-Coeur ce lundi soir, des manifestants restaient mobilisés, encadrés par les autorités. Le quartier reste sous tension. La réunion qui s’est tenue ce jour entre des représentants des chômeurs et de la municipalité s’est soldée par un échec. Ce qui explique en partie la colère grandissante des Portois.

Sur la route du Littoral, des embouteillages monstres se sont formés en raison du basculement de la circulation et du mouvement des chômeurs. Face à ces difficultés de circulation, le gestionnaire des routes a conseillé aux usagers de différer leur départ pour ne pas être prisonniers des bouchons.

Les manifestants qui demandent des contrats de travail immédiatement affichent leur détermination. La nuit risque d’être longue.

Leur presse -L’info.re, 18/02/2013 à 20h24

[La Réunion] Les jeunes du Chaudron niquent la police – 6 février 2013

Galets et poubelles en feu cette nuit au Chaudron, mais pas de gaz lacrymogènes

Une cinquantaine de jeunes, dont la plupart avait le visage dissimulé par leurs tee-shirts, ont provoqué les forces de l’ordre dans le quartier du Chaudron, n’hésitant pas à lancer des galets dans leur direction et à renverser des poubelles enflammées au milieu des rues, à proximité de la mairie annexe du quartier.

Chaudron

Tout a commencé en début de soirée, vers 19h30, par des jets de galets en direction d’un véhicule de police à proximité du Mail du Chaudron. Un peu plus tard, les manifestants ont essayé de pénétrer dans le Score pour le piller, mais sans y parvenir devant la réaction des policiers.

Tout au long de la soirée, les forces de l’ordre se sont bien gardées de tirer des grenades lacrymogènes, ayant sans doute tiré les leçons des événements de l’an dernier où chaque explosion de grenade retentissait comme un appel au rassemblement pour tous les jeunes du quartier…

Vers 23 heures, l’hélico de la gendarmerie continuait à survoler le quartier, tandis que les policiers de la Bac patrouillaient en voiture. Le calme semblait être revenu dans le Chaudron…

Leur presse – Zinfos974.com (Pierrot Dupuy), 06/02/2013

Feux de poubelles et tensions au Chaudron

Tensions hier soir dans le quartier du Chaudron. Plusieurs dizaines d’individus ont provoqué les forces de l’ordre après avoir incendié quelques poubelles. Les policiers ont essuyé plusieurs jets de galets avant un relatif retour au calme vers 23h00.

Chaudron1

En début de soirée, les forces de l’ordre ont essuyé quelques jets de galets au niveau du Mail du Chaudron mais les jeunes se sont rapidement dispersés après avoir mis le feu à quelques poubelles, jetées au milieu de la chaussée. Vers 20h30, plusieurs individus ont tenté de vandaliser le magasin Jumbo mais ils ont été repoussés par les forces de l’ordre.

Tout a commencé peu avant 20 heures au niveau du mail du Chaudron. Des dégradations ont été commises par des individus qui dissimulaient leurs visages. Plusieurs poubelles jetées au milieu de la route sont parties en fumée et un important dispositif des forces de l’ordre a été déployé. Vers 23h30, les forces de l’ordre étaient toujours sur le terrain mais tout semblait relativement calme, seules les poubelles continuait de brûler.

FEU-DE-POUBELLE-CHAUDRON-SLY_8363

Le quartier du Chaudron a été secoué par de violentes émeutes il y a tout juste un an, en février 2012. Les forces de l’ordre – mobilisés en grand nombre – ont rétabli le calme en choisissant de rester en retrait autant que possible pour ne pas envenimer une situation déjà particulièrement tendue. Un hélicoptère a également survolé la zone.

Ces actes de vandalisme ont été commis après une journée de tensions sur la commune de Saint-Louis où les jeunes ont bloqué le rond-point de La Palissade avant de se rendre à la mairie pour rencontrer le maire et réclamer des contrats. Les commerçants ont baissé leurs rideaux, le mobilier urbain a été endommagé, les forces de l’ordre ont également essuyé des jets de galets et les jeunes sont de nouveau repartis manifester au niveau du rond-point de La Palissade avant de lever leur barrage peu avant 19 heures. Durant la nuit du 5 au 6 février, des groupes d’individus ont également provoqué les forces de l’ordre dans ce quartier de Saint-Louis : poubelles brûlées, arbres tronçonnés… Des gaz lacrymogènes et des galets ont été échangés avant un retour au calme précaire qui a duré quelques heures avant la mobilisation des jeunes dans la matinée de ce mercredi.

Leur presse – L’Info.re (photos: Stephan Laï-Yu, Clicanoo.re), 07/02/2013 à 06h10

[Saint-Denis 97400] Un fast-food Quick attaqué et une station service pillée suite à une tentative d’expropriation de bouffe – Soirée du 4 octobre 2012

Vandalisme au Chaudron : le Quick et la station-service touchés

SAINT-DENIS

Hier soir, vers 19h30, une vingtaine de jeunes cagoulés ont débarqué au niveau du Quick du Chaudron avec l’intention de repartir les bras chargés de nourriture, sans forcément payer… Mais les employés présents ont heureusement eu le temps de tout fermer. Les malfrats ont quand même détérioré les vitres du Drive ainsi qu’un panneau d’affichage. « Ils semblaient avoir à peine quinze ans, témoigne Philippe Lariche, le patron du fast-food. Pour moi l’objectif, c’était pas voler, mais bien casser pour casser ! Je me demande si je ne vais pas fermer pour m’installer ailleurs… »

Le gérant du Quick songe à s’installer ailleurs

La bande cagoulée et gantée s’est ensuite dirigée vers la station-service Marni, basé le long du boulevard du Chaudron. Le commerce était encore ouvert. L’équipée est donc entrée sans difficulté et c’est tranquillement qu’ils se sont servis. « Ils ont pris des boissons, des bonbons, après nous avoir crié de ne pas bouger, raconte Seendra, la fille du gérant. Nous étions trois à la station. On allait fermer à 20h ». Les jeunes ont ensuite fait mine de repartir avant de revenir, mais les employés ont eu le temps cette fois de baisser les rideaux métalliques. Ces jeunes seraient partis du mail du Chaudron à en croire l’employé de la station-service Engen basé rue Roger Payet. Ils sont passés devant chez nous, vers 19h20, raconte un pompiste. Je pense qu’ils ne sont pas venus chez nous parce qu’on avait beaucoup de clients à ce moment-là. Si le préjudice est au final peu important, l’histoire fait en tout cas froid dans le dos. Une enquête a été ouverte par la police.

Leur presse – Clicanoo.re (H.A.), 05/10/2012 à 09h34

[LA REUNION] Pillage et saccage d’une grande surface à St-Denis – 28 octobre 2011

Le Score Express du Moufia saccagé


Hier soir, vers 17 heures une soixantaine de jeunes ont pillé le Score Express du Moufia. Ils se sont précipités à l’intérieur du magasin et ils ont tout cassé sur leur passage. Certains se sont servis dans les rayons et sont repartis avec des bouteilles d’alcool et de bières.

Aux alentours de 17 heures hier à la sortie des classes, un vent de panique a soufflé sur le Score du Moufia. Une soixantaine de jeunes se sont dirigés vers le magasin et ils ont pillé la grande surface, rapporte le Journal de l’île.

La sécurité a été vite prise de court et les vigiles n’ont pu contenir cette foule de jeunes qui a déferlé sur le magasin. Les policiers ont été prévenus et ils sont arrivés rapidement sur place. Les forces de l’ordre ont interpellé huit jeunes à la rue de Goyaves et ils ont été placés en garde à vue au commissariat Malartic.

Une ambulance des pompiers était aussi intervenue sur les lieux pour un malaise d’une caissière, choquée par les événements qui se sont déroulés sous ses yeux. L’employée s’est finalement remise de ses émotions et son transfert vers l’hôpital n’était plus envisagé.

Une forte odeur d’alcool se dégageait des allées de la grande surface et des morceaux de verres étaient toujours éparpillés devant le magasin ce matin. Les employés du Score du Moufia ont débrayé ce samedi pour dénoncer l’insécurité qui règne dans le magasin.

Presse bourgeoise – L’info.re, 29/10/2011