[Besançon] Hécatombe de ‘sucettes’ publicitaires – 8 et 9 mai 2013

PANNEAUX DECAUX : LE VANDALISME REPREND À BESANÇON

Besançon. Véritable phénomène local, le vandalisme sur les panneaux publicitaires d’abri de bus ou « sucettes » Decaux, reste soutenu à Besançon. Durant ces deux jours fériés, 18 vitres ont été explosées par des inconnus entre l’avenue Siffert et la rue des Deux princesses.

Les antipubs qui se tenaient relativement coi depuis le début de l’année viennent donc de reprendre leur périple, suivant un schéma de rues quasi immuable.

Tout a commencé en 2010 après 440 sucettes fracassées. On en a dénombré 90 en 2011 puis 210 en 2012 (1, 2 et 3). Un total de 700 panneaux détruits pour un coût approximatif de remplacement légèrement supérieur à 1.000 € pièce, soit un coût de 700.000 à 800.000 € pour la société Decaux, qui gère ces espaces publicitaires urbains.

Leur torchon local – L’est répugnant, 10/05/2013 à 12h21

Ci-dessous le décompte du même journal mais sur twitter: c’est fou comment les chiffres évoluent en si peu de temps…^^

Le nombre de "vitres" cassées est au moins 3 fois plus important que dans l'article version web

Le nombre de « vitres » publicitaires cassées est au moins 3 fois plus important que dans l’article ci-dessus

Besançon, le 10 mai 2013

Besançon, le 10 mai 2013

Nique Noël à travers le monde….

Repris de deux articles de Brèves du Désordre:

Trois églises incendiées simultanément en Autriche

Trois incendies, probablement d’origine criminelle, ayant touché simultanément trois églises ont été rapidement maîtrisés dimanche matin par les pompiers à Amstetten, dans le nord-est de l’Autriche, ont annoncé les autorités.

A deux jours de Noël, le premier incendie s’est déclaré dans l’église abbatiale de la ville de Basse-Autriche, les pompiers maîtrisant les flammes au bout de dix minutes. Le confessionnal a été enflammé et cinq rangées de sièges ont brûlé.

Au cours de cette première intervention, deux autres feux se sont déclarés dans l’église paroissiale et l’église du Sacré-Coeur de la ville.

Au total, 93 pompiers ont été déployés sur place pour combattre les incendies.

La police judiciaire régionale s’oriente « très clairement » vers la piste criminelle, d’après les premiers éléments de l’enquête, a indiqué un responsable de la police, Erich Rosenbaum.

Une équipe de la police criminelle fédérale est également sur les lieux pour retrouver d’éventuels indices.

Le porte-parole du diocèse, Eduard Habsburg-Lothringen, s’est montré « très soulagé que personne n’ait été blessé », a-t-il déclaré à l’agence de presse catholique Kathpress. Il a précisé que selon les premiers éléments de l’enquête, il n’y avait « jusqu’à présent aucune piste menant à un acte politique ».

Leur presse – Belga, 23/12/2012 – 14h20

Gond-Pontouvre : La crèche de l’église a encore été vandalisée

Ce n’est pas une première, hélas. La crèche extérieure à l’église Notre-Dame de Gond-Pontouvre a encore été vandalisée. Après la barrière volée, les moutons volés, les yeux et les visages des personnages brûlés à la cigarette, voici que l’âne et le bœuf viennent de disparaître.

Pourtant, tous les accessoires de cette crèche étaient solidement fixés au plancher. Mais le plancher lui-même a été arraché par endroits, et les animaux cassés pour être dérobés.

Instruits des dégradations précédentes, les fidèles de la paroisse avaient néanmoins cru bon de laisser à cet endroit un message de paix et de fraternité à l’adresse des passants.

Des visiteurs nocturnes se seraient chargés du méfait. Les paroissiens ont déposé plainte.

Leur presse – Sud Ouest.fr, 24/12/2012 à 06h00

A Santiago au Chili, l’arbre de Noël a été incendié en plein centre-ville dans la soirée du 14 décembre dernier…

Nique Noël à travers le monde….

Repris de deux articles de Brèves du Désordre:

Trois églises incendiées simultanément en Autriche

Trois incendies, probablement d’origine criminelle, ayant touché simultanément trois églises ont été rapidement maîtrisés dimanche matin par les pompiers à Amstetten, dans le nord-est de l’Autriche, ont annoncé les autorités.

A deux jours de Noël, le premier incendie s’est déclaré dans l’église abbatiale de la ville de Basse-Autriche, les pompiers maîtrisant les flammes au bout de dix minutes. Le confessionnal a été enflammé et cinq rangées de sièges ont brûlé.

Au cours de cette première intervention, deux autres feux se sont déclarés dans l’église paroissiale et l’église du Sacré-Coeur de la ville.

Au total, 93 pompiers ont été déployés sur place pour combattre les incendies.

La police judiciaire régionale s’oriente « très clairement » vers la piste criminelle, d’après les premiers éléments de l’enquête, a indiqué un responsable de la police, Erich Rosenbaum.

Une équipe de la police criminelle fédérale est également sur les lieux pour retrouver d’éventuels indices.

Le porte-parole du diocèse, Eduard Habsburg-Lothringen, s’est montré « très soulagé que personne n’ait été blessé », a-t-il déclaré à l’agence de presse catholique Kathpress. Il a précisé que selon les premiers éléments de l’enquête, il n’y avait « jusqu’à présent aucune piste menant à un acte politique ».

Leur presse – Belga, 23/12/2012 – 14h20

Gond-Pontouvre : La crèche de l’église a encore été vandalisée

Ce n’est pas une première, hélas. La crèche extérieure à l’église Notre-Dame de Gond-Pontouvre a encore été vandalisée. Après la barrière volée, les moutons volés, les yeux et les visages des personnages brûlés à la cigarette, voici que l’âne et le bœuf viennent de disparaître.

Pourtant, tous les accessoires de cette crèche étaient solidement fixés au plancher. Mais le plancher lui-même a été arraché par endroits, et les animaux cassés pour être dérobés.

Instruits des dégradations précédentes, les fidèles de la paroisse avaient néanmoins cru bon de laisser à cet endroit un message de paix et de fraternité à l’adresse des passants.

Des visiteurs nocturnes se seraient chargés du méfait. Les paroissiens ont déposé plainte.

Leur presse – Sud Ouest.fr, 24/12/2012 à 06h00

A Santiago au Chili, l’arbre de Noël a été incendié en plein centre-ville dans la soirée du 14 décembre dernier…

[Paris] Procès des militants antipub pour destruction de 75 écrans lumineux – 23 octobre 2012 à 09h00 au TGI

23 octobre à 9h : procès des militants antipub qui ont brisé 75 écrans lumineux

Après renvoi sur demande des publicitaires encore occupés à finir de chiffrer les dommages, le procès se tiendra le mardi 23 octobre 2012 à l’audience de 9h au Tribunal de grande instance (TGI) de Paris ( 4, boulevard du Palais 75055 PARIS CEDEX 01), 10ème chambre.

Trois militants parisiens (1 fille, 2 garçons) sont accusés d’avoir brisé 75 écrans publicitaires dans le métro parisien dans la période de mai à septembre 2010, date de leur arrestation au terme d’une enquête judiciaire de plusieurs mois, menée par la Brigade Ferroviaire. Les dégâts s’élèvent à plus de 200 000 euros. Depuis leur interpellation et la garde à vue qui l’a suivie, les trois personnes se retrouvent sous contrôle judiciaire mensuel. Ils risquent une amende importante et des travaux d’intérêt général, du sursis ou de la prison ferme.

Ils ne nient pas les faits reprochés. Leur action a été menée après qu’un an et demi de mobilisation anti-publicitaire contre ces panneaux, par un Collectif composé de 5 groupes et associations, se soient soldés par un débouté de référé au tribunal et un avis complaisant de la CNIL. En plus des questions de surveillance, le Collectif dénonçait l’agression visuelle imposée à l’usager. Ces panneaux captent systématiquement l’attention par la luminosité et l’animation des images, ce qui entraîne une fatigue des yeux et augmente le stress chez les personnes. Un groupe de neuro-scientifiques avait lancé une alerte sur ce danger de santé publique à travers une tribune publiée dans le monde [2] en juin 2012.

Alors qu’elle avait prévu d’implanter des dispositifs vidéos de captage des visages à des fins statistiques, Métrobus, la Régie Publicitaire de la RATP, a finalement annoncé en juillet 2009, qu’elle renonçait à implanter le dispositif. Pourtant, 7 mois plus tard, la CNIL a publié le résultat de son enquête et prétendu que le dispositif ne permettait pas de reconnaître les visages et ne présentait donc pas d’atteinte à la vie privée. Entretemps, Métrobus, retardée d’un an par les procédures entreprises contre elle, a commencé l’installation des 400 premiers écrans publicitaires en avril 2010.

En mai les premières actions ont commencé contre les écrans : à l’époque plusieurs articles de journaux reprennent les photos des vitres étoilées et recouvertes d’inscriptions anti-publicitaires. Le Directeur de la Régie déclarait aux médias, en Juin 2010 : « ça ne peut pas venir des banlieues parce qu’il n’y a pas de fautes d’orthographes et que dans ces quartiers, les écrans sont bien perçus »[1].

En 2012 ce sont 1100 de ces panneaux qui sont à présent installés en souterrain (400 sur le réseau RATP et 700 sur celui de la SNCF) et les premiers font leurs apparition à la surface [3]

Le procès se déroulera donc le 23 octobre 2012 à l’audience de 9h au Tribunal de grande instance (TGI) de Paris ( 4, boulevard du Palais 75055 PARIS CEDEX 01), 10ème chambre. Ils invitent tous ceux et celles qui ont envie de les soutenir à venir à l’audience ou à faire des actions de soutien devant le bâtiment du TGI.

Lien vers une frise chronologique de la mobilisation contre les panneaux écrans publicitaires:

[1] http://archives-lepost.huffingtonpo… [2] http://www.lemonde.fr/idees/article…[lien mort] [3] Depuis le printemps, la ville de Paris, dans le cadre de l’appel à projet « 40 mobiliers urbains intelligents », a permis, entre autres expérimentations, à JC Decaux de tester une aubette avec un écran publicitaire, sur la place de la Bastille. http://www.paris.fr/mobilierurbain

Source: Indymedia Paris, 18 octobre 2012

[Besançon] Des sucettes J-C Decaux explosées

VANDALISME DES PANNEAUX DECAUX ET DES ABRIBUS ONT UNE NOUVELLE FOIS ÉTÉ LA CIBLE DE CASSEURS.

NOUVEAU RAID ANTI-SUCETTES

C’EST L’UNE des tristes spécificités bisontines. Les panneaux publicitaires font l’objet de régulières campagnes de vandalisme.

La dernière en date a frappé cette semaine 35 « sucettes » Decaux et autres vitres d’abribus.

En une nuit, mardi dernier, les glaces des panneaux en plein trottoir et des arrêts de bus ont été pulvérisées.

Le périmètre concerné à cette fois été celui de la place Leclerc et de ses vastes alentours : rues de Dole, Voirin, Antide-Janvier, Oudet, Xavier-Marmier, ainsi que le long des avenues Siffert et Clemenceau.

PRÈS DE 180 DEPUIS LE DÉBUT DE L’ANNÉE

Un acharnement qui rappelle la vague de déprédations du début de l’année où, à début mars, pas moins de 79 vitres publicitaires avaient volé en éclat en seulement deux mois.

Renseignements pris auprès du service voirie de la mairie, le bilan est bien plus impressionnant. « Nous en étions fin août à 143 vitres brisées depuis le début de l’année, là nous avoisinons les 180 », déplore Daniel Mourot, directeur de la voirie.

Decaux ne risque-t-il pas de se lasser de ces saccages répétés propres à Besançon : « Ils déposent plainte à chaque fois mais pour l’instant les enquêtes n’ont rien donné. Pour le reste, ils ne peuvent pas dénoncer le contrat qui les lie à la Ville depuis 2007 et par lequel ils mettent à disposition et entretiennent 180 abribus en contrepartie de quoi ils disposent d’emplacements publicitaires sur la voie publique. Sachant que ce contrat court jusqu’en 2022. »

Leur presse – L’Est Répugnant (Pierre LAURENT), 14/09/2012

[Besançon] Des sucettes publicitaires vandalisées – 24 juillet 2012

Besançon, mardi 24 juillet 2012

Reçu par mail

En été comme en hiver, la casse des vitrines du capitalisme est permanente

[Lille] Action anti-pub – samedi 26 mai 2012

cliquez sur l’image pour accéder à l’article

Dernièrement une action de plus grande ampleur s’est déroulée à Poitiers le 16 mai dernier

[Poitiers] Promenade anti-pub dans les rues du centre-ville – mercredi 16 mai 2012

[Poitiers] Détournements de pub par les Déboulonneurs 86

Hier mercredi à Poitiers, les Déboulonneurs 86 proposaient une promenade antipub, à laquelle nous avons participé. Il s’agissait d’aller de rendre visite aux hideuses sucettes publicitaires qui jalonnent le centre-ville, pour discuter ensemble des détournements possibles, puis de scotcher sur ces totems de la marchandise des papiers annotés de formes diverses, peints ou écrits au marqueur.

Une vingtaine de personnes ont répondu à l’appel, entamant une déambulation sympathique, en compagnie d’une participante revêtue pour l’occasion d’une jolie robe en prospectus publicitaires.

Sous bonne escorte d’une demi-douzaine de flics notant scrupuleusement les phrases écrites, le cortège s’est arrêté un moment, en soutien à des personnes que les flics dégageaient du porche de Notre-Dame pour « chien non tenu en laisse », prétexte habituel pour harceler les sans-logis et mal-logé-e-s de Poitiers.

Onze sucettes publicitaires ont finalement été détournées. Des gens se sont arrêtés pour prendre le temps de regarder ces oeuvres éphémères, et lire le tract des Déboulonneurs qui était scotché à chaque fois dans un coin (lire ci-après).

Un papier est aussi paru aujourd’hui dans la presse locale (voir ci-après).

Pavillon Noir

 

Tract des Déboulonneur-euse-s 86

STOP LA PUB !

La publicité nous pollue

à plusieurs niveaux. Elle dévore d’énormes quantités de papier, dont la récupération et le traitement sont essentiellement facturés aux contribuables. Elle est aussi très énergivore : un seul panneau publicitaire tournant équivaut à la consommation annuelle d’un foyer de quatre personnes !

La publicité nous harcèle

pour nous faire rentrer dans le moule étouffant et uniformisant de la consommation, de l’ostentation et de la réussite. Dès le plus jeune âge, nul ne peut tenter de s’en extraire sans se sentir culpabilisé et marginalisé. L’un des exemples le plus frappant est l’image donnée des femmes, tenues d’être jeunes, minces, maquillées et richement parées. Comme aux Cordeliers, avec ce logo de «la Poitevine» rousse, consommatrice de l’enfance à l’âge adulte, pour «l’anniversaire» de laquelle des étudiantes distribuaient des tracts, revêtues de perruques rousses pour coller au «modèle».

La publicité inonde insidieusement

nos lieux de vie, avec sa propagande héritée des régimes totalitaires, alors que l’espace public nous appartient de droit. La décision démocratique sur les emplacements voués à la publicité nous échappe complètement.

La publicité n’est ni une culture

, ni une expression libre : monopolisée par les diffuseurs et les riches, elle ne tolère aucun dialogue, elle répond par la répression à quiconque émet une critique contre le système qu’elle sous-tend. Les condamnations lourdes et répétées de militant-e-s antipub, obtenues à Poitiers par Decaux, démontrent bien que la publicité est une monopolisation violente de la (pseudo) liberté d’expression Elle n’est qu’une  colonisation des esprits.

La publicité n’est pas que le spectacle

du capitalisme, elle en est la condition essentielle. La concurrence et la recherche du profit maximal supposent l’alignement de la demande sur une offre définie par un productivisme effréné, qui n’a plus aucun sens social. Cette société de fausse «abondance» implique qu’une minorité se gave, tandis que l’immense majorité tente de poursuivre un miroir aux alouettes, et qu’un milliard de personnes crèvent de faim et tentent de survivre au beau milieu de ses déchets.

Sur Poitiers, la municipalité collabore

à l’envahissement publicitaire, et prend fait et cause pour Decaux dans les procès qu’il intente aux militant-e-s antipub. Les panneaux d’affichage libre sont absents du centre-ville alors que les «sucettes» publicitaires et les panneaux lumineux y prolifèrent. «Coeur d’agglo» est typique d’un projet social où la population est considérée comme du bétail à tondre.

La désobéissance civile

, comme pour la lutte des faucheurs contre les OGM ou des salariés contre les licenciements, est un moyen de nous défendre et de défendre l’intérêt général. Par des actions antipub assumées et publiques, nous revendiquons avant tout le droit pour tou-te-s de se ressaisir de l’espace public, de lui redonner un sens plus solidaire et plus humain.

Collectif des Déboulonneurs 86

Pour que la pub ne fasse plus partie du paysage

Les antipub sont de retour à Poitiers. Le collectif “ les déboulonneur-euse-s ” ont pris pacifiquement pour cible les sucettes publicitaires du centre-ville.

Ça n’est pas sans humour que les « Déboulonneur-euse-s » Poitiers ont frappé, ici rue du Marché Notre-Dame.

Trois mois après avoir relancé leur mouvement, les « Déboulonneur euse-s » de Poitiers sont passés « à l’attaque », hier en fin d’après-midi avec pour seules armes du ruban adhésif, plusieurs mètres de papier, des ciseaux et quelques feutres ! Une petite vingtaine de « Déboulonneurs » a pris pour cible les sucettes publicitaires et les abris de bus de l’hyper centre de Poitiers. Et ce sont précisément les slogans qu’ils ont détournés et enrichis de bulles. A ne pas confondre avec l’action des antinucléaires (les « éteigneurs » de sucettes), le 17 mars dernier, cette déambulation – suivie par une demi-douzaine de policiers – a conduit le petit groupe, rue du Marché, place Notre-Dame avec la volonté d’inciter les Poitevins « à se réapproprier l’espace public, colonisé et confisqué par la publicité ». Ils n’ont forcé aucun des supports publicitaires et ne les ont pas badigeonnés de peinture. Leur action se voulait « poélitique », sympathique pour dénoncer la publicité qui, expliquent-ils dans un tract, « pollue », « harcèle », « qui n’est ni une culture, ni une expression libre ». « Notre objectif, explique Sylvain, est de susciter un débat citoyen, de faire prendre conscience aux habitants que l’espace public leur appartient. Nous voulons que les gens sachent que la somme que rapporte cette publicité à la Ville est dérisoire. Nous souhaitons provoquer le débat et à terme interpeller les élus municipaux pour un Poitiers sans pub. Avec un euro supplémentaire par contribuable, on se passerait de publicité à Poitiers ! » L’invitation lancée à ce qu’ils ont eux-mêmes appelé « promenade antipub » n’a guère trouvé d’échos auprès de Poitevins pressés de regagner leur domicile et d’entamer, pour un certain nombre d’entre eux, un long week-end comme ces trois étudiantes rencontrées, rue de l’Université que l’action n’a pas convaincues. « Les pubs, à force d’en voir, on ne les voit plus tout simplement. Elles font partie du paysage, c’est tout. »

Nouvelle République, Sylvaine Hausseguy, 17 mai 2012

Source: Pavillon Noir, 17/05/2012

Les anti-pub frappent fort en cette période de fêtes commerciales

« Noël sans pub »: ça frappe fort à Bruxelles

Et c’est reparti pour un tour ! Comme en décembre de l’année passée (et des années précédentes, en fait), la lutte saisonnière contre l’envahissement publicitaire en ville pendant les fêtes hyper-commercialisées est bien relancée: Noël, d’accord, mais alors sans la pub, cette espèce de campagne informelle d’actions en tous genres contre la pub dans la rue est le pendant en décembre de Faites l’amour, pas les magasins! en février.

Pour celles et ceux qui n’ont pas encore compris le principe et admirent passivement les résultats sans s’y mettre, voilà un bref topo : il s’agit d’unir informellement les forces, les motivations diverses et les groupes déjà actifs dans l’anti-pub sur un territoire connu (ici, Bruxelles) pour frapper joyeusement, rudement, souvent, longtemps, dans tous les coins, en utilisant chacunE ses méthodes préférées pour enliser et épuiser les joueurs du camps d’en face (JCDucon et Claire Channel). Rapidement débordés dès que les exédéEs de la pub de la capitale s’activent en même temps (cette fois du 10 au 31 décembre), les services de nettoyage/réparation/remplacement/entretien de JCDucon et Claire Channel ne suivent plus… Alors les pertes sont sèches, les annonceurs sont fâchés, les services de clientèle des vendeurs d’espaces croulent sous les réclamations, la ville s’affiche pour quelques temps libérée, plus nette pour touTEs. C’est la fête à la pub en rue, quoi!

Source: Indymedia Bruxelles

Nouvelle action anti-pub des Déboulonneurs lillois

MOBILISATION |

On ne les présente plus. Hier après-midi, le comité lillois des Déboulonneurs s’est de nouveau attaqué aux sentinelles de la consommation de masse, les panneaux publicitaires. Période de fin d’année oblige, les protestataires sont allés jusqu’à recruter un soldat de marque : le père Noël en personne. L’homme en rouge et sa troupe de choc se sont ensuite retrouvés en un lieu hautement stratégique en cette saison : la place Rihour et son marché de Noël. La procession d’une trentaine de personnes a aussitôt cerné une « sucette » publicitaire. Histoire de lui faire sa fête.

Aux cris de« Dépensez ! Arrêtez de penser ! », le joyeux gang a amorcé une sarabande autour de ce singulier totem. Un instant, on a même cru que le programmateur de ce panneau à images mobiles était de mèche. L’une des réclames ne proclame-t-elle pas : « L’overdose » ? Bombe de peinture au poing, le père Noël s’est chargé de régler son compte à cette multivitrine sur trottoir. Au même moment, et selon la tradition, un autre militant s’époumonait dans son mégaphone. But : se faire interpeller par la police et engager, ainsi, un débat public sur la place de la pub dans l’espace… public.

Las, et de nouveau, une maigre patrouille de policiers municipaux passant par hasard s’est contentée d’un regard flegmatique. L’un des agents se permettant même, ô sacrilège, de lever les yeux au ciel. •

Presse bourgeoise – La Voix du Nord (L. B.), 18/12/2011

D’autres optent pour la destruction de ces « sucettes » – comme à Liège et à Besançon

Leur presse (Le Parisien/Aujourd’hui), 2 janvier 2011.

[Belgique] Quand les pubs se font brisées, la ville de Liège trouve l’argent pour Decaux et sa propagande capitaliste !

Abribus à Liège: la ville indemnisera Decaux pour les vitres cassées

A Liège, la ville et la société Decaux qui installe les abribus publicitaires chez nous sont arrivées à un accord concernant les frais liés aux vitres brisées. Au total, la ville de Liège devra verser 225 000 euros à la société française. Une somme pour compenser les actes de vandalisme.

Il faut dire que le phénomène est important. A Liège, chaque année, Decaux remplaçait gratuitement environ 300 vitres brisées en moyenne dans les abribus. C’est à la société qu’il appartient de supporter les risques de vandalisme.

Un dédommagement fixé à 225 000 euros

Mais le nombre de vitres cassées a triplé en 2007 et doublé en 2008. Des dépradations que la société considère à ce niveau insupportables économiquement. Decaux a donc réclamé à la ville une compensation financière. La ville, après plusieurs années, préfère aujourd’hui signer un accord à l’amiable plutôt que d’aller en justice. Le dédommagement est fixé à 225 000 euros. Un dédommagement que conteste Raphaël Miklatzki, conseiller MR de l’opposition: « 225 000 euros, pour les Liégeois, c’est une somme importante, tandis que pour la firme Decaux, cela ne représente jamais qu’une goutte d’eau dans l’océan de ses bénéfices. On ouvre la boîte de Pandore, et demain, je ne vois pas pourquoi n’importe quel citoyen qui serait l’objet d’une agression et d’un bris de vitre n’entreprendrait pas une action contre la ville de Liège ».

La ville de Liège par contre parle, elle, d’un bon arrangement.

Presse bourgeoise – RTL.be ((E. Dagonnier), 30/11/2011