[Suisse] La police travaille à Lugano – 27 mars 2013

Flics tessinois suspectés de brutalité sur un étranger

Deux policiers de Lugano sont suspectés d’avoir passé à tabac un étranger et de l’avoir abandonné dans un petit village.

Le Ministère public tessinois a ouvert une enquête contre deux policiers de Lugano. Âgés de 30 et 29 ans, ils sont soupçonnés d’avoir tabassé un étranger de 37 ans et de l’avoir abandonné à Arogno, un petit village au-dessus de Campione d’Italia.

L’homme, blessé, a été pris en charge mercredi vers 23 heures par d’autres policiers et leur a expliqué qu’il avait été passé à tabac et laissé à cet endroit par deux agents.

Les investigations entreprises ont permis d’identifier rapidement les suspects. Une enquête a été ouverte pour lésions corporelles, abus de fonction, séquestration et non-assistance à personne en danger, a indiqué jeudi le Ministère public.

Leur presse – lenouvelliste.ch (ATS), 28/3/2013 à 16h15

 

[Grèce/Flics porcs assassins] Justice pour Babakar Ndiaye – Athènes, 2 février 2013

L’Etat et ses frontières tuent une fois de plus…

 Le 2 Février 2013, le corps de Cheick Ndiaye a été retrouvé sur la voie ferrée de la station de métro Thissio dans le centre d’Athènes. Un ami, qui était témoin de la scène, affirme avoir vu Cheick poursuivi par deux policiers municipaux. Cheick était un migrant en provenance du Sénégal.

Source: crisis-scape.net via From the greek streets, 13 février 2013

[Grigny, 91] Un « banal » contrôle de police provoque la mort d’un jeune – Soirée du 12 février 2013

Grigny : il meurt en tentant d’échapper à la police

Un homme a été mortellement percuté, hier soir, à Grigny par une voiture après un contrôle de police à proximité de la Grande-Borne.

La Grande-Borne (Grigny), hier soir. Un important dispositif de sécurité a été mis en place pour pallier tout débordement

La Grande-Borne (Grigny), hier soir. Un important dispositif de sécurité a été mis en place pour pallier tout débordement

Un banal contrôle de routine a tourné au drame, hier soir à Grigny. A proximité du quartier sensible de la Grande-Borne, un jeune homme de 24 ans a trouvé la mort, renversé par une voiture, conduite par des particuliers.

Il est aux environs de 20 heures lorsqu’un équipage de la brigade anticriminalité (BAC), en poste place de la Treille, découvre deux barrettes de cannabis sur un homme à l’issue d’un contrôle.

Celui-ci s’y était soumis sans faire d’histoires. Mais, au moment où les policiers tentent de le faire monter dans leur véhicule afin de le conduire au commissariat, il prend brusquement la fuite. Dans sa course, il traverse l’avenue Victor-Schœlcher, une artère très fréquentée à cette heure.

« A ce moment-là, une voiture l’a percuté et l’a projeté sur l’autre voie, raconte un policier. Un second véhicule arrivant dans l’autre sens l’a heurté à son tour alors qu’il se trouvait au sol. » Souffrant de blessures multiples, le jeune homme reste au sol.

La victime était originaire de Sainte-Geneviève-des-Bois

« Il a alors été pris en charge par les fonctionnaires de la BAC qui ont procédé à son contrôle, poursuit cette même source policière. Ils ont tenté de lui faire plusieurs points de compression, mais son état s’est vite dégradé. » Pompiers et Samu sont rapidement sur place, mais, malgré les massages cardiaques, ils ne parviennent pas à le ranimer. Le jeune fuyard est décédé sur place quelques minutes plus tard. Très rapidement, le quartier a été sécurisé par une bonne quarantaine de policiers antiémeute. Un dispositif qui devait rester actif une grande partie de la nuit.

« Il faut mettre fin à toutes les rumeurs. Je précise qu’aucun véhicule de police n’est en cause dans cet accident », affirme Luc-Didier Mazoyer, le directeur départemental de la sécurité publique de l’Essonne.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime n’est pas originaire du quartier de la Grande-Borne, ni même de Grigny, mais de la commune voisine de Sainte-Geneviève-des-Bois.

Un point d’information sur cet accident est prévu aujourd’hui, en fin de matinée, par le parquet d’Evry.

Leur presse de l’ordre – Le Parisien.fr (LAURENT DEGRADI), 13/02/2013 à 03h55

[Résistons Ensemble] Brigade Armée de Criminels – Février 2013

Cliquer sur l'image pour agrandir/télécharger le bulletin d'info no116

Cliquer sur l’image pour agrandir/télécharger le bulletin d’info no116

Cliquer sur l'image pour agrandir/télécharger le bulletin d'info no116

Cliquer sur l’image pour agrandir/télécharger le bulletin d’info no116

[Grèce] Les partisans d’Aube Dorée travaillent – Athènes, 1er février 2013

Athènes, samedi 3 février : Rassemblement de protestation à Thissio suite au meurtre d’un autre immigré

Le 1er février 2013 à environ 20h30, des vendeurs de rue immigrés dans le quartier de Thissio ont été pourchassés par la police municipale d’Athènes, qui a attrapé un des immigrant à l’angle juste au-dessus de la station de métro Thissio.

Quand les flics ont tenté de voler la marchandise du travailleur en le poussant, Babakar Ndiaye (un sénégalais de 38 ans) est tombé sur les rails du métro d’une hauteur de 7 mètres, où il est mort instantanément.

Après la poursuite meurtrière de la police, plusieurs passants, d’autres vendeurs et des personnes en solidarité se sont rassemblés à l’endroit portant le deuil de la perte de Babakar. Peu après, des escadrons anti-émeutes se sont déployés dans la zone, où ils ont attaqués et dispersés la foule avec des gazs lacrymos, etc.. Pendant les heures suivantes, dans le centre-ville, des dizaines d’immigrés ont été arrêtés par la police. Tous les détenus ont été relâchés, sauf 2 immigrants qui restent détenus aux postes de police. Néanmoins, d’après des témoins oculaires, les tueurs en uniformes municipaux qui ont causé la mort de Babakar à Thissio auraient disparu juste après le meurtre, sans qu’on en ait retrouvé la trace jusqu’à maintenant.

Le jour suivant, l’Assemblée des immigrés et des personnes solidaires de ASOEE a initié à une discussion à laquelle plus de 80 immigrants ont participé, et où les gens ont pu partager plus d’informations sur ce qui s’était passé.

Il a ainsi été décidé de mettre en place un rassemblement de protestation avec système audio devant la station de métro de Thissio le dimanche 3 février à 13h, afin d’informer plus de gens sur ce nouveau meurtre fasciste. De plus, le lundi 4 février à 17h, une discussion ouverte aura lieu dans le bâtiment d’ASOEE (faculté d’économie), sur l’avenue Patission, afin d’échanger des idées, de joindre des forces et d’organiser les actions à venir contre la violence policière et le racisme, en solidarité avec tous les opprimés d’Athènes et d’ailleurs.

Rien ne doit rester sans réponses face aux meurtres étatiques et para-étatiques.
Luttes communes des locaux et des immigrés.

Assemblée d’immigrés et solidaires d’ASOEE

“Shehzad Luqman, 27 ans, massacrés par des partisans de l’Aube Dorée. Le silence face aux attaques fasciste c’est la complicité”

“Shehzad Luqman, 27 ans, massacrés par des partisans de l’Aube Dorée. Le silence face aux attaques fasciste c’est la complicité”

– Banderole du lieu social autogéré Stegastro (“Refuge”) dans le quartier de Galatsi-Lambrini, en relation avec le meurtre d’un travailleur immigré pakistanais (le 17/01) à Ano Petralona, un quartier adjacent à Thissio

Source: Contra-info, 3 février 2013

[Toulouse] Un comité d’accueil pour les keufs au camp de Ginestous – Nuit du 15 au 16 janvier 2013

Trois policiers agressés par une vingtaine d’individus

TOULOUSE (Reuters) – Trois policiers d’une brigade de nuit du commissariat central de Toulouse ont été agressés par une vingtaine d’individus dans la nuit de mardi à mercredi à proximité d’un camp de gitans au nord de la ville, a-t-on appris de source syndicale.

Un véhicule circulant tous feux éteints a été pris en chasse par une patrouille suite à un refus d’obtempérer du conducteur, rapporte le syndicat de police Alliance. Ce dernier a alors mené ses poursuivants à proximité du camp de Ginestous, où une vingtaine d’individus attendaient les policiers.

Les trois fonctionnaires de police ont été extraits de force de leur véhicule et frappés. Le véhicule a été saccagé, précise-t-on.

Des renforts de police qui suivaient à la radio la poursuite sont arrivés rapidement sur place et deux individus ont été interpellés.

Un des trois policiers blessés est toujours en observation à l’hôpital et doit subir des examens.

Leur presse de l’ordre – Reuters.com (Guillaume Serries, édité par Yann le Guernigou), 16/01/2013 à 13h05

Intervention mouvementée à Toulouse, un policier blessé

Un policier a été victime d’un traumatisme crânien à la suite d’une intervention mouvementée dans un camp de gens du voyage sédentarisés, dans la nuit de mardi à mercredi à Toulouse, a-t-on appris de source policière.

Le policier blessé et ses deux collègues de la brigade de nuit ont été violemment pris à partie par une vingtaine de personnes, pour certaines armées de barres de fer, peu après avoir intercepté un véhicule qui roulait tous feux éteints dans le quartier de Ginestous, dans le nord-ouest de Toulouse.

Le fonctionnaire de police le plus sérieusement touché souffre d’un traumatisme crânien et a perdu connaissance pendant « un laps de temps prolongé », a ajouté une source policière, précisant que son état s’était amélioré mercredi après-midi.

Un deuxième policier a été plus légèrement blessé au visage.

La vingtaine d’assaillants, qui a tenté de s’emparer des armes de service des fonctionnaires, est parvenue à libérer le conducteur du véhicule intercepté. Ce dernier a pris la fuite, menottes aux poignets.

Le passager du véhicule a pour sa part été interpellé après avoir tenté de prendre la fuite, provoquant un nouvel assaut repoussé par des gaz lacrymogènes et au moins un tir de balle en caoutchouc.

Une deuxième personne, impliquée dans l’attaque des policiers, a été interpellée et placée en garde à vue.

Leur presse – Le Parisien.fr, 16/01/2013 à 17h43

[Nice] Les meilleures fêtes sont celles faites aux porcs en uniforme, de préférence la tête la première dans une vitrine… 25 décembre 2012

Nice : un policier roué de coups et projeté contre une vitrine par cinq hommes

Un policier de 24 ans, qui venait de terminer son service mardi à 5 heures du matin et s’était arrêté dans une station-service à Nice (Alpes-Maritimes), a été violemment agressé par cinq hommes ivres qui l’ont roué de coups et projeté à travers la vitrine d’un salon de coiffure, a indiqué la police.

Les cinq agresseurs présumés, âgés d’une vingtaine d’années, ont été interpellés et placés en cellule de dégrisement avant de pouvoir être interrogés, a précisé Fabienne Lewandowski, directrice départementale adjointe de la Sécurité publique des Alpes-Maritimes.

L’adjoint de sécurité agressé souffre de multiples contusions et d’une fracture du nez. Vêtu d’un blouson de cuir, il n’était pas immédiatement identifiable comme policier, malgré son pantalon de service. Il s’était arrêté dans une station-service sur une artère passante de l’ouest de Nice pour mettre de l’essence dans son scooter lorsque les cinq hommes ont surgi et l’ont roué de coups de pieds et de coups de poings. Le policier aurait alors décliné sa fonction et ses agresseurs auraient redoublé de violence, rapporte Fabienne Lewandowski.

Le policier, frappé à terre, a réussi à s’extirper, mais ses agresseurs l’ont rattrapé et projeté à travers la vitrine d’un salon de coiffure avant de prendre la fuite. Pendant ce temps, cinq autres malfaiteurs, qui n’avaient aucun lien avec les premiers agresseurs du policier, en ont profité pour dérober son scooter.

Un policier et un gendarme déjà agressés en octobre à Nice

«Cette agression gratuite sur fond d’alcool contre un fonctionnaire de police est choquante. Malheureusement, c’est assez fréquent. Le département des Alpes-Maritimes a été durement touché ces derniers mois», a commenté Fabienne Lewandowski. En octobre, un homme de 25 ans, qui avait agressé un policier à coups de casque et de menottes à Nice à la suite d’un contrôle d’identité, avait été condamné à 2 ans et demi de prison ferme. Le même mois, un gendarme en service de 52 ans avait été mortellement fauché par un voleur de voiture soupçonné d’avoir délibérément foncé sur lui.

Leur presse de l’ordre – Le Parisien.fr (AFP), 25/12/2012 à 20h52