[Grasse/Flics porcs assassins] Bilan de la mobilisation pour Abdelhakim Ajimi de ce samedi 11 mai 2013

*Compte-rendu de la mobilisation du samedi 11 mai 2013 à Grasse en mémoire d’Abdelhakim Ajimi, mort le 9 mai2008 lors d’une interpellation policière*

La famille Ajimi et une centaine de personnes se sont réunies en mémoire d’Abdelhakim samedi 11 mai dernier à Grasse. La mobilisation visait principalement à rendre hommage à Abdelhakim et à réclamer la révocation des 3 policiers (Jean-Michel Moinier, Walter Lebeaupin et Jim Manach) jugés coupables de sa mort, ainsi que l’interdiction de la clé d’étranglement qui lui a coûté la vie. Cette mobilisation s’est déroulée avec calme et détermination, en toute visibilité sur un parcours qui n’avait pas été convenu avec les autorités locales. L’impact sur les Grassois et touristes présents dans les rues empruntées et le sentiment d’une force commune réelle produit sur les personnes participant au cortège ont été des plus marquants.

Le repas partagé ensuite dans la rue par une quarantaine de personnes a contribué à l’occupation de l’espace urbain au nom de notre lutte pour la vérité et la justice. Il faut noter que ce repas de rue militant est une première pour nous à Grasse et n’avait fait l’objet d’aucune demande d’autorisation. Les personnes attablées ont mangé et discuté en toute tranquillité et convivialité, des enfants et jeunes du quartier nous ont aussi rejoints. Nous remercions chaleureusement Zohra Ajimi, la mère de Hakim, pour avoir préparé ce délicieux repas.

Enfin, la projection du documentaire « Souvenir de Grasse » et le débat qui a suivi, en présence du réalisateur Jean-Jacques Béryl et de Mogniss H. Abdallah (agence IM’media) ont été l’occasion de dégager une perspective historique et le lien évident entre les luttes menées à Grasse contre l’oppression par le pouvoir et ses représentants : celle, en 1973, de travailleurs sans-papiers victimes d’une ratonnade couverte par le maire de l’époque (Hervé de Fontmichel) et celle menée depuis 5 ans tant sur le plan judiciaire qu’administratif par la famille Ajimi, entourée de militants toujours présents. D’autres témoignages ont pu émerger durant la discussion, comme par exemple celui d’une ratonnade des jeunes du centre ville par la police en 1999. Les enfants et jeunes présents ont aussi été très impressionnés par le documentaire et ont pu poser des questions politiquement très pertinentes auxquelles J.-J. Béryl ou M. H. Abdallah ont répondu au mieux. Cette nouvelle génération s’avère prometteuse!

La famille Ajimi et le comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi remercient donc les personnes ayant participé et contribué à cette commémoration en mémoire d’Abdelhakim, temps de lutte important dans le combat en cours.

Une prochaine étape sera certainement liée à la réponse favorable ou défavorable donnée à la famille Ajimi par Claude Baland, Préfet directeur général de la police nationale. Le Ministre de l’Intérieur Manuel Valls lui a récemment transmis le courrier de demande de révocation des 3 policiers coupables. La famille Ajimi avait écrit au ministre en mars et formule cette demande de révocation depuis 2012.

Par ailleurs Monsieur Bouchakour, grassois, est aussi en procédure judiciaire contre Jean-Michel Moinier, un des policiers de la BAC jugés coupables de la mort de Abdelhakim Ajimi. M. Bouchakour fait appel d’une décision de justice de deux mois de prison ferme pour « outrage », et il recherche actuellement un avocat pour le défendre contre J.-M. Moinier.

Le comité Vérité et Justice appelle également au soutien de Dorsaf et Walid, deux de ses membres convoqués *mercredi 22 mai à 8h30* au Tribunal de Grasse. Ils sont accusés d’outrage personnel à des policiers pour des propos qu’ils auraient tenus lors du procès en janvier 2012. L’accusation n’émane d’aucun des 7 policiers impliqués dans la mort de Hakim, mais de policiers dont les noms ne nous sont pas familiers, qui étaient présents en soutien à leurs collègues lors du procès. Cette plainte avait déjà valu à Walid et Dorsaf une première convocation à la gendarmerie de Cannes il y a quelques mois. Pour eux, comme pour d’autres membres de famille victimes de violences policières ou d’organisations luttant contre ces violences, ce type de convocation correspond à une stratégie d’intimidation à laquelle une réponse collective doit être donnée. N’hésitons donc pas à soutenir Dorsaf et Walid au Tribunal de Grasse et à leur adresser un message de solidarité.

À noter enfin une émission diffusée demain *mardi 14 mai de 20 heures à 21 heures*, sur Radio Canut (102.2 FM sur l’agglomération lyonnaise) : retour sur le récent procès en appel des meurtriers d’Abdelhakim Ajimi, ainsi que sur la sale histoire du maintien de l’ordre en fRance…

Le combat continue !

Elise et Ivora pour le comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi

Transmis par mail, 13 mai 2013

[Résistons Ensemble] « Voir nos mères pleurer ? On en a marre ! » – Avril 2013

Lahoucine tué par la police

À Montigny-en-Gohelle (62), première version fournie par les médias, « bien renseignés » par la police : Lahoucine, déjà impliqué dans des affaires de toxicomanie, aurait braqué un hôtel puis blessé un flic à la poitrine avec des ciseaux. Puis, petit à petit, une autre vérité commence à poindre. En fait de toxicomanie, Lahoucine a été condamné une seule fois et seulement pour possession de stupéfiant. En fait de braquage, il semblerait qu’il ait (mais était-ce bien lui ?) menacé la réceptionniste de l’hôtel avec des ciseaux trouvés là sur le comptoir. Il est même possible que, mécontent de la qualité de sa chambre, il ait seulement réclamé un remboursement. Puis la réceptionniste lui montre que la caisse est vide et qu’elle ne peut donc rien lui donner : il s’en va.

En fait de blessure du flic, celui-ci portait un gilet pare-balles et Lahoucine n’a blessé personne. Le flic s’est blessé à la tête en tombant (on ne dit nulle part comment il est tombé). Alors Lahoucine, qui avait déjà une balle dans les jambes, aurait eu l’intention de frapper le policier à la gorge. Cette soi-disant intention aurait suffi à déclencher les tirs des 2 collègues du policier. Une nouvelle fois, la police a fait état de toutes ses « compétences » et, une nouvelle fois aussi, c’est un jeune des quartiers populaires qui en est victime. Jeudi 28, des jeunes du quartier ont affronté la police. Le lendemain une longue marche de 500 habitants, de tous âges et origines s’est déroulée, une rose et la photo de Lahoucine à la main, jusqu’au commissariat d’Hénin-Beaumont. C’est là que le cri : « Police assassin, justice complice » a jailli de la foule jusque-là silencieuse.

Un témoignage vidéola page facebook de la famille

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resistons.lautre.net

[Montigny-en-Gohelle, 62/Flics Porcs Assassins] Emeute suite au meurtre d’un habitant lors d’une interpellation – 28 mars 2013

Montigny-en-Gohelle : tensions avec la police après la mort d’un habitant tué au cours de son interpellation

La ville de Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais), dont un habitant est décédé jeudi lors de son interpellation, était le théâtre d’échauffourées entre des résidents et la police. Un appel au calme a été lancé par la préfecture.

Tensions, départs de feu dans le quartier autour de la rue de Lassigny à Montigny-en-Gohelle.

Tensions, départs de feu dans le quartier autour de la rue de Lassigny à Montigny-en-Gohelle.

Une trentaine de personnes du quartier, de tous âges, faisaient toujours face en fin d’après-midi aux forces de police, cibles de quelques jets de pierres, a confirmé la préfecture du Pas-de-Calais, qui parlait de « tension ». Les autorités, qui estimaient que la situation était sous contrôle, ont tout de même lancé « un appel au calme« . Des vitrines ont été brisées route de Harnes, à proximité de la rue de Lassigny où ont eu lieu les faits.

Un abri de bus cassé dans l'après-midi à Montigny-en-Gohelle.

Un abri de bus cassé dans l’après-midi à Montigny-en-Gohelle.

« Quelques poubelles ont brûlé« , a précisé par ailleurs la préfecture. Le préfet était attendu sur place, dans le quartier de la Plaine, où il devait rencontrer le maire de la commune.

Voir la vidéo de France 3 Région Nord/Pas-de-Calais

Les faits

Un homme de 26 ans a été tué par un policier jeudi en fin de matinée lors d’une interpellation mouvementée à son domicile de Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais), a-t-on appris de source judiciaire.

L’homme était recherché par la police après avoir tenté jeudi matin, muni d’une paire de ciseaux, d’extorquer de l’argent à la gérante d’un hôtel de Fontaine-Notre-Dame, près de Cambrai (Nord), où il avait passé la nuit. Il avait ensuite pris la fuite en voiture.

Vers 11H30, une patrouille de quatre policiers s’est rendue au domicile du suspect, identifié grâce à sa voiture, pour l’interpeller.

« Cela s’est mal passé », a indiqué à l’AFP une source judiciaire.

Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect se serait précipité sur l’un des policiers qui aurait alors ouvert le feu en direction de ses jambes. Le suspect est revenu à la charge, frappant le policier au thorax avant que celui-ci ne tombe à terre. Un de ses collègues aurait alors ouvert le feu en direction du suspect, l’atteignant à l’abdomen. L’homme est mort sur place.

Les jours du policier blessé ne sont pas en danger, a-t-on indiqué de même source.

Leur presse policière – France 3 Nord-Pas-de-Calais (AFP), 28/03/2013 à 18h05

Pas-de-Calais : un homme tué par un policier lors de son interpellation

Un homme de 26 ans a été tué par un policier ce jeudi en fin de matinée lors de son interpellation à son domicile, rue de Lassigny, à Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais). Un policier a été blessé au cours de l’opération, mais ses jours ne sont pas en danger.

L’homme était recherché pour avoir tenté d’extorquer de l’argent le matin même à la gérante d’un hôtel de Fontaine-Notre-Dame, près de Cambrai (Nord), où il avait passé la nuit.

Il l’avait menacée avec une paire de ciseaux, puis avait pris la fuite en voiture. C’est ce véhicule qui a permis aux policiers d’identifier son domicile, où une patrouille de quatre agents est arrivée vers 11h30.

Tensions entre des jeunes et les forces de l’ordre

«Cela s’est mal passé», explique une source judiciaire. Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect se serait précipité sur l’un des policiers qui aurait alors ouvert le feu en direction de ses jambes. Il serait ensuite revenu à la charge, frappant le policier au thorax et le faisant tomber à terre. C’est à ce moment-là qu’un autre agent aurait ouvert le feu en direction du suspect. Touché à l’abdomen, ce dernier est mort sur place.

Une quarantaine de jeunes se sont rassemblés en début d’après-midi dans le quartier où la victime est décédée, certains lançant des pierres en direction des policiers qui ont répliqué en utilisant des gaz lacrymogènes.

La victime était connue des services de police. Il avait déjà été condamné pour détention de stupéfiants. Selon France 3, ses voisins parlent eux d’un homme calme et sans histoires.

Leur presse policière – LeParisien.fr (AFP), 28/03/2013 à 17h06 (maj)

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Photo de la presse – La Voix du Nord, 28/03/2013

Montigny-en-Gohelle : les policiers ont-ils tiré en état de légitime défense ?

Les circonstances de la mort de Lahoucine Aït Omghar, ce jeudi à Montigny-en-Gohelle, suite à une interpellation qui a mal tourné, ne sont pas encore très précises. Mais d’ores et déjà, la question de la légitime défense est posée. 

Les enquêteurs de la Police judiciaire étaient sur place toute l’après-midi. Ils ont fait les premières constatations sur les conditions de la mort de Lahoucine Aït Omghar. Ils devront établir si les éléments de la légitime défense pour autrui sont réunis. Si les policiers ont bien tiré trois fois, combien de balles ont effectivement touché le jeune homme ? C’est une des principales questions qui est désormais posée.

Si la légitime défense est confirmée, les policiers ne devraient pas être mis en garde à vue.

D’après nos informations, le jeune homme décédé se trouvait dans un véhicule au moment de son interpellation. Il s’est jeté sur un des policiers en lui portant des coups de ciseaux. Protégé par son gilet pare-balles, le fonctionnaire est tombé au sol sans être blessé et a riposté avec son arme. Ses deux collègues ont également tiré. L’homme a été touché à l’abdomen.

Le policier tombé au sol a été transporté à l’hôpital, victime d’un traumatisme crânien dû à sa chute. Il en est ressorti ce jeudi soir.

Leur presse policière – Fr3 Nord-Pas de Calais (Emmanuel Magdelaine), 28/013/2013 à 19h54

Début de soirée calme à Montigny-en-Gohelle, après les incidents de l’après-midi

Après les échauffourées de l’après-midi ayant opposé des jeunes à des policiers, le calme semble être revenu à La Plaine du 7, à Montigny-en-Gohelle. Les incidents ont été déclenchés par la mort d’un jeune homme du quartier lors d’une interpellation, en fin de matinée, suspecté d’avoir agressé la réceptionniste d’un hôtel près de Cambrai, un peu plus tôt dans la matinée.

A 19h30, plusieurs camions de police stationnent en bas du quartier et patrouillent dans les rues. Celles-ci sont peu fréquentées.

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Des groupes de quelques jeunes arpentent les trottoirs et circulent entre les immeubles en contrebas du quartier. Route d’Harnes, les commerces ont fermé par précaution: « J’étais parti cet après-midi, j’avais baissé le volet », explique un gérant de tabac. Un peu plus loin, un photographe et un hard discount ont vu les vitrines de leur magasin brisées.

« Ceux qui ont fait ça sont jeunes, des mineurs, ils ont la rage. C’est une nouvelle génération, on peut difficilement les contrôler », explique un ancien du quartier.

Leur presse de l’ordre – La Voix du Nord, 28/03/2013 à 20h05

[Etats-Unis/Flics Porcs Assassins] Justice pour Kimani Gray: le NYPD travaille – 23 et 24 mars 2013

Des groupes de personnes protestant contre la brutalité policière ont organisé un rassemblement pour Kimani Gray dimanche après-midi (24/03/2013), suivie d’une marche à East Flatbush et, finalement, jusqu’à la 67e. Tout au long de la marche, quelque 200 manifestants ont été accompagnés par un nombre impressionnant de policiers, dont l’un a brandit un mégaphone conçu comme un moyen de dissuasion non létale. Parfois, la police semblait plus nombreuse que les manifestants (3 à 4 flics pour un manifestant). Un manifestant a été arrêté après avoir sauté hors du trottoir, mais un porte-parole de police de New York n’a pas pu confirmer si les arrestations avaient eu lieu.

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Les flics ont utilisé une arme bruyante, la « LRAD X », émettant des ultra-sons pouvant entraîner malaises et blessures graves.

Le fonctionnaire chargé de la « LRAD X » a refusé de répondre aux questions.

Les résidents de East Flatbush semblaientt apprécier la manifestation et certain.e.s ont levé leurs poings en ​​signe de solidarité. Beaucoup ont filmé l’action avec leurs téléphones, et quelques manifestants semblaient s’ennuyer par moments. […]

Gray a été abattu par deux policiers en civil du NYPD, le samedi 9 mars 2013. Depuis la mort de Kimani, les gens du quartier d’East Flashbush et plus largement des militants de la ville de New-York ont organisé des marches dans le quartier, dont certaines ont tourné au chaos. Au décès de Kimani le lundi suivant, un RiteAid a été saccagé, et deux jours plus tard une nouvelle marche bruyante s’est soldée par des fenêtres de plusieurs véhicules de police brisés et du spray au poivre utilisé par la police contre les manifestants. Les militants ont toutefois mis en évidence les caractères racistes et discriminatoires du NYPD, et d’autres cas de jeunes de couleur ayant récemment été tués par les agents de police de New York,  comme Ramarley Graham et Shantel Davis.

Mims Jamel, un organisateur de la marche, a replacé la mort Kimani dans un contexte de décennies de violence contre les gens de couleur. «Il y a 60 ans il y a eu Emmitt Till, l’année dernière il y a eu Trayvon Martin, il y a deux semaines il y a eu Kimani Gray, » a-t-il dit, s’adressant à l’ensemble de la marche.

L’itinéraire de la marche d’hier s’est arrêtée où Kimani a été tué pour un moment de silence, non loin du carrefour où Shantel Davis a été abattu par un policier en civil l’été dernier, avant de conclure à la 67th Precinct.

Les flics étaient également présents sur quatre toits d’immeubles différents (au moins).

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Quand les manifestants sont arrivés à la 67th Precinct, les cordons de police étaient déployés en nombre. Les flics étaient tous en tenue anti-émeute, ce qui indique que peut-être la police de New York prévoyait de nouvelles arrestations.

Traduction libre de l’anglais de la presse – Gothamist.com (John Knefel), 25/03/2013

Selon d’autres articles des mass medias, la police était déployée en masse durant l’enterrement de Kimani Gray qui s’est déroulé ce week-end (23 & 24/03/2013). Les habitantEs du quartier et militantEs opposéEs aux violences policières ont vécu ce déploiement des forces de l’ordre comme une provocation.

Suivre les évènements sur twitter: #BrooklynProtest et #KimaniGray

[Flics porcs assassins] Vérité & Justice pour Amine Bentounsi – Samedi 20 avril 2013 14h00 à la gare de Noisy-le-Sec

COMMEMORATION DE LA MORT DE AMINE BENTOUNSI

Le 20 AVRIL 2013 à 14h00, rendez-vous à la Gare de Noisy-le-sec

Commémoration de la mort de Monsieur Amine Bentounsi, lâchement tué d’une balle dans le dos par un policier qui prétendait être en état de légitime défense. Sa version a été mis à mal par les résultat de l’autopsie et le témoignage d’un automobiliste qui se prend une balle sur sa voiture et qui confirme que Amine Bentounsi était de dos et non de face.

Ce policier malgré un chef d’inculpation d’homicide volontaire est toujours libre, il continu a percevoir son salaire en attendant son procès.

Le site Urgence notre police assassine

Liste de diffusion Résistons Ensemble, 24 mars 2013

[Etats-Unis] Marche nocturne en mémoire de Kayla Moore, assassinée par la police – Berkeley, 12 mars 213

Des manifestants anti-flics défilent dans le centre de Berkeley

Un groupe d’environ 75 personnes (à son apogée) s’est réuni mardi à 18h30 pour manifester contre la police de Berkeley, en prétendant qu’elle était responsable du « meurtre’ de Xavier Moore, qui a été identifié comme Kayla Moore, 41 ans, personne trans-genre décédée le 12 février en garde à vue de la BPD.

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Selon le porte-parole de police de Berkeley l’officier Jennifer Coats, la marche a été paisible et il n’y a pas eu de problèmes signalés ou d’arrestations.

Le groupe, qui s’appelaient eux-mêmes Queers anonymes dans l’action, ont commencé leur manifestation aux alentours de 18 heures 30 dans le parc du Peuple, puis marcha vers le sud de l’Avenue du Telegraph, à travers les rues du centre-ville de Berkeley, et a pris fin environ deux heures plus tard, avec environ 25 personnes.

Certains de ces chants disaient « Nous sommes ici. Nous sommes queers! »; « Nique la police »; « Nique les porcs » et « Oink Oink bang bang « .

Dans un communiqué publié sur Indy Bay à propos de la manifestation, les organisateurs ont écrit: « Ceci est un appel pour une marche en mémoire d’un militant intransigeant contre  les policiers racistes et transphobes de Berkeley qui ont assassiné Kayla Moore. C’est aussi un appel pour les personnes homosexuelles, les personnes trans, les femmes et les personnes de couleur pour former un bloc contre les meurtres et harcèlements policiers lors de la manifestation contre le capitalisme et la répression policière qui se déroulera Place Oscar Grant à Oakland ce vendredi 15 mars à 20h.

La police anti-émeute a été déployé en masse dans le secteur du lieu du rassemblement, et ce plusieurs heures avant.

Traduit de leur presse US – BerkeleySide (Tracey Taylor), 13/03/2013 à 08h00

Marche pour Kayla Moore, tuée par la police de Berkeley

ps-MarchforKaylaMoore_feb122013.jpgLe 12 Février 2013, la police de Berkeley a assassiné Kayla Moore. Kayla Moore a vécu avec une «maladie mentale» et a été décrit par les amis et la famille comme une personne trans-genre qui «se fait passer pour une femme. »

Berkeley Copwatch écrit:

« Un mois plus tard et la police de Berkeley n’a encore pas publié de l’information quant à la cause de la mort de Kayla, laissant la plupart des questions sans réponse… »

Malheureusement, la mort de Kayla n’est pas une anomalie.

[Le week-end des 2 et 3 mars].

La Bay Area (police) a tué quatre personnes et regardé une femme battue à mort après avoir été agressée par son ex-mari violent.

La police de San Francisco a assassiné Aaron Sawyer (23 ans) après avoir été suspecté d’avoir volé une voiture le samedi matin.

La police de San Jose a assassiné un homme qui reste encore à identifier après avoir jugé qu’il était «suspect».

La police d’Union City a tué par balles un homme non identifié après l’avoir arrêté pour une raison non précisée.

La police d’Hayward a assassiné un homme non identifié après que sa voiture ait percuté une de leurs voitures de police.

Dans le cas de Kayla Moore, que ce soit par négligence ou intention, le résultat est le même. Kayla Moore est mort. la police de Berkeley a tué Kayla Moore. « 

Le 12 Mars, alors que les médias, la police et la société ont été largement silencieux sur la mort, une marche nocturne a eu lieu afin d’attirer l’attention sur le manque de responsabilisation des assassins en uniforme de Berkeley. [voir ci-dessus]

Voir ici la vidéo de la marche nocturne en mémoire de Kayla Moore

Traduit de l’américain de Indy Bay, 18 mars 2013

Appel des familles victimes de crimes policiers – Du 15 au 23 mars 2013


15-23 mars 2013 :

Semaine internationale dédiée aux victimes de crimes policiers

Samedi 23 mars 2013 :

Journée de manifestation nationale

FACE AUX CRIMES POLICIERS : TOUS UNIS

POUR QUE JUSTICE SOIT RENDUE AUX VICTIMES

Nous, familles victimes de crimes commis par des policiers, avons le devoir de dénoncer la tragédie d’avoir perdu un fils, un père, un frère, un mari, une mère, une épouse, une sœur, un grand-père, une grand-mère, une cousine ou un cousin.

Des victimes qui viennent s’ajouter tristement à la longue liste de toutes les personnes grièvement blessées ou mortes lors d’interpellations policières, de course-poursuites ou en détention. Des victimes seules et non armées, qui sont entravées et frappées, « tasées » ou tuées par balle …

L’usage de techniques d’immobilisation (clé d’étranglement, pliage, …) ou d’armes dites non létales (taserflashball…) peut provoquer la mort. Lorsqu’elle fait l’objet d’une enquête judiciaire, les policiers impliqués se cachent derrière les méthodes enseignées dans les écoles de police ou prétendent être en « légitime défense ».

Ces trente dernières années, nous constatons que dès lors que des policiers sont impliqués, la justice se rend complice en accordant l’impunité aux meurtriers, lorsqu’ils agissent au nom de d’État.

Et les familles ne parviennent jamais à obtenir réparation.

Ces meurtriers disposent ainsi d’un droit de vie ou de mort sur l’ensemble de la population.

Une population jamais reconnue comme victime mais présentée par la majorité des journalistes et des responsables politiques comme étant systématiquement coupable, principalement du fait de ses origines ethniques, sa religion ou de son lieu de résidence.

La persistance de ces violences policières nous oblige à prendre position. Nous les familles meurtries dans notre chair, nous vous appelons à vous joindre à nous pour s’organiser et résister à la répression d’État et au déni de justice.

Du 15 au 23 mars 2013, créons partout en France des initiatives dans le cadre de la semaine internationale dédiée aux victimes de crimes policiers

Samedi 23 mars 2013 13h à Paris, unissons-nous

dans une marche de la Place de l’Opéra à Stalingrad

TOUS UNIS CONTRE LES CRIMES POLICIERS

STOP A L’IMPUNITE !

Nous avons besoin de toute forme de soutien : prêt de matériel, aide logistique, financière, communication, flyers, photocopies, etc. pour mener à bien l’ensemble de ces actions.

Familles de victimes

:

Youcef MAHDI, Nabil MABTOUL, Wissam EL YAMNI, Amine BENTOUNSI, Mahamadou MAREGA, Hakim AJIMI, Ali ZIRI, Lakhamy SAMOURA et Moushin SEHHOULI…

Contact :

Email : espacecommunccp@gmail.com
Facebook : espace commun

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Rassemblement samedi 23 mars 2013 à 14h30 devant la Préfecture de Marseille

Et ça continue encore et encore…

Yassin, tombé à 19 ans sous les balles d’un policier…

Yassin Aïbeche Souilah, habitant de la cité Félix Pyat à Marseille, scolarisé et âgé de 19 ans, a été tué dans la nuit du 13 au 14 février 2013 dans une épicerie de l’avenue Roger Salengro par le tir d’un policier fortement alcoolisé et qui était hors service.

Touché à la jambe par une balle explosive, Yassin est mort à l’hôpital des suites de ses blessures, le jeudi 14 février à 7h du matin. C’est Tahar Ben Makri qui, au volant de son véhicule, a ramené Yassin à l’hôpital Desbief.

Agé de 38 ans, le policier est actuellement en détention provisoire sous le chef d’inculpation d’homicide volontaire.

Que la mémoire de Yassin soit respectée !

Défendons la mémoire de Yassin et faisons-nous entendre pour que cesse l’impunité des crimes commis par la police, impunité qui semble donner des ailes à des cow-boys en liberté !!!

La victime est rendue « responsable » de sa propre mort. Un procédé bien connu, souvent utilisé en matière de violences policières, comme lors des deux procès des meurtriers d’Abdelhakim Ajimi (à Grasse en 2012 et à Aix-en-Provence en janvier 2013).

L’espoir est que cette douloureuse perte soit la dernière.

Nous demandons à bénéficier d’une police qui accomplit ses devoirs.

Nous avons droit à une police irréprochable même dans nos quartiers Nord de Marseille.

Marseille, capitale du crime !

Marseille, capitale de la violence policière !

Comité de soutien à la famille AÏBECHE

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Source: Etat d’Exception

Pour trouver les infos concernant les mobilisations: