[Israël] Mutineries dans au moins 4 prisons et émeutes partout suite à la mort d’un prisonnier palestinien – 2 avril 2013

Affrontements après la mort d’un Palestinien détenu en Israël

mutineriesIsraelUn prisonnier de haute sécurité palestinien purgeant une peine de prison à vie en Israël est mort hier à l’âge de 64 ans d’un cancer, suscitant de vives réactions chez les Palestiniens, dont le président a imputé ce décès au gouvernement israélien.

Le décès de Maisara Abou Hamdiyeh a immédiatement déclenché des mouvements de protestation, notamment des jeunes, dans au moins quatre établissements pénitentiaires où sont détenus des prisonniers politiques palestiniens. Des renforts israéliens ont été dépêchés sur place. Des heurts ont aussi éclaté à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, ville natale d’Abou Hamdiyeh, et à Jérusalem-Est, à l’entrée de la Vieille Ville, où la police a tiré des grenades assourdissantes sur une cinquantaine de jeunes Palestiniens. Cinq manifestants ont été interpellés à Jérusalem. Des jets de pierres ont été signalés ailleurs en Cisjordanie. À Gaza, un groupe armé a ouvert le feu en direction du sud d’Israël, selon des témoins qui ont fait état du tir de trois mortiers.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a accusé le gouvernement « arrogant et intransigeant » du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d’être responsable de la mort du détenu, décédé à l’hôpital Soroka de Beersheva (sud d’Israël), où il avait été transféré durant le week-end. « La présidence palestinienne tient le gouvernement de Netanyahu responsable », a déclaré le porte-parole de M. Abbas, Nabil Abou Roudeina. Le Premier ministre Salam Fayyad a appelé à une commission d’enquête internationale dans les prisons israéliennes. Un responsable gouvernemental israélien a reproché aux Palestiniens, sous le couvert de l’anonymat, de recourir au « langage de la confrontation plutôt qu’à celui de la paix et de la réconciliation ».

Abou Hamdiyeh, un ex-général des forces de sécurité de l’Autorité palestinienne, avait été arrêté en 2002 et condamné à la prison à vie en 2007 pour tentative de meurtre. Il était accusé d’avoir participé au recrutement d’activistes qui devaient commettre un attentat dans un café de Jérusalem en 2002, selon le service pénitentiaire israélien (IPS). L’IPS a confirmé le décès dans un communiqué en soulignant qu’une procédure de remise en liberté était en cours en raison de la détérioration de l’état de santé du détenu. « Il y a une semaine, les médecins ont indiqué qu’il était dans une phase terminale et l’administration pénitentiaire avait demandé à la commission des libérations de le relâcher, mais cette procédure n’avait pas abouti », a précisé le service pénitentiaire.

Abou Hamdiyeh, très malade depuis le début de l’année, s’était plaint de violentes douleurs à la gorge en août dernier avant qu’un cancer ne soit détecté. Selon le club des prisonniers palestiniens, qui défend leurs intérêts, quelque 25 Palestiniens souffrent de cancer et 18 autres de graves maladies chroniques dans les prisons d’Israël. Dénonçant un « crime vicieux », le ministre palestinien des Prisonniers Issa Qaraqaë, rappelant que 207 Palestiniens étaient décédés en détention depuis 1967, a appelé à une grève générale et une journée de deuil mercredi dans les Territoires. Le mouvement de protestation des prisonniers palestiniens, dont certains observent une grève de la faim intermittente depuis des mois, doit également se poursuivre aujourd’hui. Les principaux mouvements palestiniens, le Fateh et le Hamas islamiste, ainsi que l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) ont accusé Israël de négligence médicale et dénoncé le « meurtre prémédité » d’Abou Hamdiyeh.

Leur presse – AFP via lorientlejour.com, 03/04/2013

Israël: Affrontements après la mort d’un Palestinien en prison

Des mouvements de protestation de détenus palestiniens ont éclaté ce mardi dans plusieurs prisons israéliennes après la mort des suites d’un cancer d’un prisonnier dont Israël avait rejeté les demandes de libération pour raisons de santé.

Condamné à la prison à vie en 2002 pour avoir recruté l’auteur d’un attentat à la bombe avorté contre un café de Jérusalem, Maïssara Abou Hamdeïa, 64 ans, est le deuxième Palestinien à mourir en détention en Israël cette année.

Mahmoud Abbas pointe l’ «intransigeance» du gouvernement israélien

Il s’est éteint mardi dans un hôpital du sud d’Israël, a dit un porte-parole des services pénitentiaires. Un processus de libération anticipée, réclamé de longue date par les Palestiniens, avait été entamé la semaine dernière lorsque les médecins avaient diagnostiqué son cancer en phase terminale.

«Le gouvernement israélien a par son intransigeance et son arrogance refusé de donner suite aux efforts palestiniens pour sauver la vie du prisonnier», a déclaré le président palestinien, Mahmoud Abbas, à des membres du Fatah à Ramallah.

Des affrontements ont éclaté à Hébron, ville natale de Maïssara Abou Hamdeïa, en Cisjordanie, et dans plusieurs prisons, dont celle de Ramon, dans le sud d’Israël, où selon la porte-parole trois détenus et six gardiens ont reçu des soins après avoir inhalé du gaz lacrymogène.

Leur presse – Reuters via 20minutes.fr, 02/04/2013 à 15h32

[Egypte] Le gazoduc de la péninsule du Sinaï alimentant Israël saboté – Soirée du 21 juillet 2012

Egypte – Sabotage du gazoduc alimentant Israël

Un gazoduc de la péninsule du Sinaï, en Egypte, a été attaqué à la bombe samedi soir par des hommes armés, a affirmé à Xinhua une source officielle au sein des forces de sécurité locales. Il s’agit de la 15e attaque de ce genre depuis février dernier.

L’attaque contre cette conduite de gaz, qui relie l’Egypte à la Jordanie, s’est produite à deux kilomètres d’Arish, chef-lieu du gouvernorat du Sinaï du Nord, et a provoqué un violent incendie dont les flammes s’élevaient à 15 mètres de haut, selon la même source.

Aucune victime n’a été signalée jusqu’ici, toujours selon la même source ; les forces de sécurité locales ont accouru sur place pour prendre la situation en main, tandis que les pompiers tentaient d’éteindre le feu.

Selon des témoins oculaires, un groupe d’hommes armés et masqués circulant en voiture ont attaqué le gazoduc, en utilisant les mêmes méthodes que dans les précédentes attaques.

Pour le moment, aucun groupe n’a revendiqué la responsabilité de l’attaque.

L’Egypte a procédé à une opération de pompage expérimentale vers Israël et la Jordanie en février, après une interruption causée par les nombreuses attaques contre le gazoduc, selon les médias officiels.

Avant ces explosions répétées, l’Egypte fournissait 80% du gaz naturel de la Jordanie et environ 40% de celui d’Israël pour ce qui est de la production d’énergie.

Leur presse – Maghreb Emergent, 22/07/2012 à 14h57

[Espagne] Sur la grève des mineurs

Espagne: La trahison de la grève des mineurs et le silence de la pseudo-gauche

Les deux principaux syndicats représentant les mineurs en Espagne, le CCOO et UGT, ont appelé les travailleurs à reprendre le travail dans la région d’Aragon, Leon et Asturias après une grève de 67 jours. Ils ont aussi demandé à tous les mineurs qui occupent les mines d’abandonner leur protestation.

Le 31 mai, plus de 8 000 mineurs avaient commencé une grève illimitée contre la baisse des subventions menaçant de détruire l’industrie et 40 000 emplois dans la mine et autres emplois associés. Les syndicats n’avaient appelé à la grève qu’une fois qu’il était clairement apparu que les mineurs allaient entrer en lutte, avec ou sans leur accord.

Dès le départ, la bureaucratie syndicale a essayé d’étouffer ce mouvement combatif en limitant la lutte à des demandes de subventions, sachant pertinemment que le gouvernement du Parti populaire (PP) n’allait pas revenir sur les coupes. Ils ont ensuite essayé d’isoler les mineurs.

Le 18 juin, une grève générale d’une journée avait été très largement suivie, mais l’action avait été confinée par les syndicats aux régions minières afin d’éviter toute mobilisation plus large contre les mesures d’austérité du gouvernement qui paupérisent des dizaines de millions de personnes.

Puis le 22 juin, 200 mineurs grévistes organisés par le CCOO et UGT avaient fait une « Marche noire » de 500 kms. L’unique objectif de cette marche était de faire pression sur le PP pour qu’il honore le précédent accord avec le gouvernement du Parti socialiste (PSOE) qui, en conformité avec les dictats de l’Union européenne, avait prolongé les subventions jusqu’en 2018.

Le 11 juillet, la marche avait été accueillie par plus de 25 000 personnes dans les rues de Madrid et qui avaient ensuite manifesté avec les grévistes. C’était le signe clair que les mineurs jouissaient du soutien significatif de la classe ouvrière malgré les efforts des syndicats pour les isoler.

Après deux mois de grève, les syndicats obtenaient finalement la rencontre qu’ils souhaitaient avec le gouvernement dont la position n’avait pas changé d’un pouce.

Le coup de grâce alors donné par les syndicats n’aurait pas pu être plus cynique ni plus brutal. Deux jours à peine après cette rencontre, les syndicats ont appelé à mettre fin à la grève, déclarant que les mineurs n’avaient pas les moyens de la poursuivre.

« Nous avons dit aux gens d’aller à la mine dès demain, nous allons aussi annoncer un programme de mobilisations, » a annoncé Felipe Lopez, secrétaire général de CCOO.

Juan Carlos Alvarez Liébana de CCOO a dit que mettre fin à la grève permettrait aux mineurs de « recharger leurs batteries. »

Les mobilisations dont parle Lopez fait référence à de petites protestations symboliques tandis que l’industrie minière est progressivement réduite.

Le sentiment d’être trahi était manifeste. Cinq mineurs sur les six qui occupaient la mine de Santa Cruz del Sil à Leon ont décidé de poursuivre leur protestation jusqu’à ce que la compagnie réponde à leur demande de « Pas de licenciements et pas de coupes. » Commentant l’appel à mettre fin à la grève, un porte-parole des mineurs a dit, « Ce qui est en train de se produire c’est un manque de cohérence qu’on n’a pas vu se produire même sous [le dictateur, le général] Franco. »

La fin de la grève a ouvert la voie à une répression brutale contre les mineurs grévistes qui avaient érigé des barricades à travers les rues, les autoroutes et les voies de chemin de fer durant la grève et avaient résisté aux attaques de la Guardia Civil qui avaient recours à des balles en caoutchouc, du gaz lacrymogène, des matraques et des coups. Plus de 100 grévistes sont actuellement poursuivis en justice. Cette semaine, cinq autres mineurs ont été arrêtés par la Guardia Civil et placés en garde à vue.

Durant la grève, ce sont aux partis de la pseudo-gauche tels Izquierda Anticapitalista (Gauche anticapitaliste) En Lucha (En lutte), El Militante (Le Militant) et Partido Communista de Espana (Parti communiste espagnol) qu’est revenue la tâche de trahir les syndicats. Selon eux, la grève était la preuve que les syndicats pouvaient fonctionner comme des organisations de lutte des classes à condition qu’une pression suffisante soit exercée sur leur direction.

En Lucha, l’homologue espagnol du British Socialist Workers Party, a dit que « la lutte des mineurs nous montre … que notre analyse des principaux syndicats [CCOO et UGT] doit être complexe et échapper aux simplifications sectaires qui ne font pas de différences entre la bureaucratie syndicale et la base combative. »

De telle affirmations ignorent volontairement non seulement le refus de CCOO et UGT d’arrêter la destruction en cours de l’industrie minière, mais aussi les expériences stratégiques avec les syndicats faites par la classe ouvrière espagnole et internationale durant ces dernières décennies. Dans le passé, les stratégies réformistes des syndicats se fondaient essentiellement sur la collaboration de classes et non la lutte des classes. Même quand la bureaucratie était forcée d’appeler à des grèves et à des conflits, son objectif était d’assurer un pacte social entre employeurs et travailleurs, entre dirigeants et dirigés, un pacte qui prévoyait une réglementation économique nationale comprenant des concessions limitées en matière de salaire, de conditions de travail et de mesures de protection sociales.

Dans tous les pays, pour préserver son existence privilégiée, la bureaucratie syndicale a réagi à la mondialisation de la production et à l’ouverture de l’économie nationale à une concurrence bien plus intense et immédiate en changeant l’axe de ses relations établies de longue date avec les employeurs et l’Etat. Depuis maintenant plusieurs décennies, les syndicats participent activement à l’abaissement systématique des salaires et à la destruction des emplois et des conditions de travail. Ils n’agissent même plus en organisations de défense des travailleurs contre les pires excès du système capitaliste, mais en police du monde du travail pour les grandes entreprises et l’appareil d’Etat.

Ce processus a vu aussi le virage à droite très marqué des groupes de pseudo-gauche dont la direction est aussi composée d’une couche petite-bourgeoise privilégiée qui s’est, en particulier, assurée une position au sein des syndicats, de l’appareil gouvernemental local et central et des milieux universitaires.

C’est ce qui explique leur silence assourdissant maintenant que les syndicats ont trahi les mineurs et les ont contraint à reprendre le travail. Il n’y a pas une seule déclaration, pas un seul article publié dans En Lucha, El Militante, Izquierda Anticapitalista et Partido Comunista de España.

Selon Izquierda Anticapitalista, la grève des mineurs « nous montrait la voie » et « s’étendait à tous les secteurs et dans le pays. » Qu’est ce qu’il en reste?

Les mineurs sont laissés pour compte tandis que cette pseudo-gauche passe à autre chose.

Leurs actes ressemblent à l’unité d’opérations psychologiques (psy-ops), dont la fonction, selon la définition du ministère de la Défense américain, est « l’utilisation intégrée des capacités centrales … pour influencer, perturber, corrompre ou usurper la prise de décision automatique et humaine de l’adversaire tout en protégeant la nôtre.»

Durant toute cette lutte, ces ex-gauches ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour influencer, perturber, corrompre et usurper la prise de décision des mineurs et du reste de la classe ouvrière au nom de l’appareil des syndicats.

Il y a deux leçons à tirer. Tout d’abord, la classe ouvrière ne peut mener ses luttes au moyen des syndicats. Deuxièmement, l’ex-gauche petite-bourgeoise a de nouveau été démasquée comme étant un détachement spécial de la bureaucratie syndicale et doit être traitée comme tel.

Depuis le début de cette lutte, le World Socialist Web Site met en garde contre le rôle joué par les syndicats, insistant pour dire que de nouvelles organisations de lutte de la classe ouvrière, tels des comités de voisinage, d’usines et de lieux de travail, indépendants des syndicats, sont nécessaires et qu’un nouveau parti authentiquement socialiste doit être construit. C’est la tâche fondamentale à laquelle sont confrontés les travailleurs et les jeunes en Espagne.

Source: World Socialist Web Site (Alejandro Lopez), 13 août 2012

Du 26 au 28 juillet 2012.

Actions des femmes de mineurs et  blocages de routes tandis  l’Etat réaffirme vouloir imposer son plan.

Jeudi 26 juillet : lors d’une conférence de presse, Sorria, le ministre de l’industrie a déclaré que le gouvernement adoptera unilatéralement le nouveau plan charbon si les syndicats  refusaient de négocier.  Il en a profité pour rappeler que l’actuel plan de fermeture des mines a été adopté par le précédent gouvernement avec l’accord de l’Union européenne. Il accuse les entreprises de manipuler la grève pour profiter à plein des subventions. Il a rappelé quelques chiffres : 5,5 milliards d’euros d’aides directes ont été versées aux entreprises depuis 1990; le montant total des subventions représente quelques 24 milliards d’euros depuis 21 ans. Sorria cible en particulier le Groupe Vitorino Alonso qui aurait reçu depuis cette période 2,11 milliards d’euros au titre des aides. Par ailleurs, il ajoute qu’à une époque où les subventions doivent aller en priorité aux énergies renouvelables, il ne voit pas pourquoi on subventionnerait une énergie très polluante, à forte émission de CO2 et responsable de pluies acides.

Une vingtaine de femmes de mineurs ont bloqué l’entrée principale du port del Musel à Gijon où se trouve le stock de charbon importé de Colombie par Goldman Sachs (156300 tonnes). Le charbon a trouvé preneur puisque l’entreprise de production énergétique HC energia les a achetés.

Vendredi 27 juillet  : l ‘aide financière s’organise d’une manière assez particulière du côté des syndicats. En effet, l’UGT et CCOO ont négocié avec Caja Espana un organisme financier (Caja Madrid fait partie de l’entité appelée Bankia, celle-là même qui a été « nationalisée » récemment et que l’Etat – via l’UE – va renflouer encore un peu plus). Celui ci avance un mois de paye aux mineurs avec comme garants les deux syndicats majoritaires; les mineurs rembourseront plus tard sans intérêt. Ceux qui possède une hypothèque auprès de cet organisme la paieront plus tard. De son côté le syndicat USO a débloqué 600 000 euros de sa CRS (caisse de résistance et solidarité) pour payer les jours de grève de ses syndiqués : ceux-ci n’auront rien à rembourser. De son côté le Spanish Miner’s Solidarity Committee annonce le versement de 10 000 livres sterling par l’intermédiaire des syndicats CCOO et UGT. 5 000 livres viennent de la NUM et de la Durham’s miners association, le reste de dons apportés par des particuliers.

Sur le terrain, en plus de l’action des femmes sur le port, les mineurs enfermés au fond des puits asturiens qui ont pris le relais des sortants il y a une semaine continuent la lutte. Les autoroutes sont régulièrement bloquées, on signale que la ville de CInera a été envahie par les GRS (les CRS locaux). Seuls cinq mineurs qui étaient enfermés dans les salons de la Mairie de CAngas del Narcea ont arrêté leur occupation après être restés enfermés 39 jours dans ce bâtiment.

La solidarité internationale.

Des militants anarchistes israéliens et des travailleuses et travailleurs du Bangladesh ont apporté leur soutien à la lutte que mènent actuellement les mineurs en Espagne.

Source: La Mouette Enragée, 3 août 2012

[Israel] Banques attaquées lors d’une manifestation contre l’arrestation d’une militante à Tel Aviv – 23 juin 2012

Les manifestants israéliens brisent les vitres de banques et bloquent les routes

(Reuters) – Plusieurs dizaines de manifestants se sont affrontés avec la police, brisé les vitres de banques et ont bloqué les routes de Tel-Aviv, la capitale commerciale en Israël, au lendemain d’une manifestation contre l’arrestation d’une militante.

La police a déclaré avoir arrêté 85 personnes lors du rassemblement, le dernier signe d’un mouvement national de protestation pour exiger des réformes sociales et des logements abordables.

Les personnes à la manifestation ont dit qu’ils étaient en colère après qu’un chef de file de la protestation a dit avoir été blessé, tout en étant mis en garde à vue suite à une manifestation à Tel-Aviv vendredi (22/06/2012).

Des centaines de personnes se sont rassemblées dans la ville samedi soir et une partie de la foule ont affronté la police dans les premières heures du dimanche matin, des images de télévision l’ont montré en direct.

« Plus de 1.500 personnes ont manifesté à divers endroits à Tel-Aviv jusqu’à un point où les protestations ont dégénéré et il y avait des perturbations. Ils ont bloqué les routes et brisées les vitres d’au moins cinq banques, et jusqu’à 3 heures (00:00 GMT), 85 personnes ont été arrêtées, » selon Micky Rosenfeld de la police.

L’été dernier, des centaines de milliers de manifestants sont descendus dans les rues et des tentes se sont développées dans les villes à travers le pays dans une campagne sans précédent pour une réforme économique et sociale qui a pris le gouvernement par surprise.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a formé un groupe de travail présidé par l’économiste Manuel Trajtenberg qui a recommandé de porter les dépenses sociales et en réduisant les dépenses militaire. Les activistes disent que les réformes ne sont pas allés assez loin.

Traduit de l’anglais de leur presse – Reuters, 24/06/2012

Echauffourées entre policiers et indignés à Tel Aviv

TEL AVIV – Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi soir dans le centre de Tel-Aviv contre l’arrestation de la chef de file du mouvement social de l’été 2011, mais le rassemblement a dégénéré en échauffourées avec la police.

Quelque 85 manifestants ont été arrêté dans la nuit après avoir bloqué la circulation sur le boulevard périphérique de Tel Aviv et s’être livrés à des actes de vandalisme, a expliqué une porte-parole de la police, Luba Samri.

Des incidents violents ont opposé policiers et manifestants, dont certains avaient le visage en sang, selon un photographe de l’AFP.

Ces violences faisaient la une des médias israéliens dimanche matin, où des experts s’interrogeaient sur les méthodes musclées de la police et sur une éventuelle tentative du gouvernement d’empêcher une reprise du mouvement social qui avait mobilisé des centaines de milliers d’Israéliens l’été dernier.

La manifestation de samedi avait été organisée à la suite de l’arrestation violente vendredi de Dafni Leef, une figure de proue des indignés israéliens, et d’une dizaine de ses camarades, alors qu’ils essayaient d’installer des tentes sur le boulevard Rothschild, l’un des lieux les plus huppés de Tel Aviv.

Dafni Leef, qui a résisté et a été traînée de force dans une camionnette de la police, est une étudiante qui avait initié les manifestations sociales de 2011, les plus importantes de l’histoire d’Israël, en étant la première à planter sa tente sur ce boulevard.

Des centaines d’autres Israéliens l’avaient rejointe et avaient campé pendant plus d’un mois dans la rue pour protester contre le coût de la vie et les inégalités sociales.

Ces deux derniers mois, des tentatives pour relancer le mouvement n’ont rassemblé que quelques milliers de personnes, loin de la mobilisation de 2011 qui avait culminé le 3 septembre avec près d’un demi-million d’Israéliens dans la rue pour la justice sociale.

Leur presse – Romandie (AFP), 24/06/2012

Deux vidéos à voir ici

Un squat expulsé à Tel-Aviv mardi 23 août 2011 – Contre la spéculation : occupation , réquisition !

Israël: la police évacue des manifestants d’un squat à Tel-Aviv

manifestation sociale – Des dizaines de manifestants, qui squattaient un bâtiment de Tel-Aviv pour dénoncer la pénurie de logements, ont été évacués mardi par la police.

La police israélienne a évacué mardi à Tel-Aviv un bâtiment squatté depuis la veille par des dizaines de manifestants pour dénoncer la pénurie de logements bon marché, selon une porte-parole. Cet incident intervient cinq semaines après le début d’un mouvement de contestation sociale sans précédent.

«La police a évacué ce bâtiment à la suite d’une plainte déposée par la municipalité de Tel-Aviv à qui il appartient. A la suite de cette opération, trois manifestants qui avaient tenté de bloquer la circulation dans le secteur ont été interpellés», a précisé la porte-parole de la police, Luba Samri.

Il s’agissait de la première occupation d’un bâtiment par les manifestants depuis le début de la «révolte des tentes» à Tel-Aviv à la mi-juillet. «Nous avons nettoyé cet immeuble qui appartient à la municipalité de Tel-Aviv pour qu’il soit restitué au quartier où il se trouve et serve de centre communautaire», avait indiqué lundi soir un des manifestants à la chaîne de télévision privée «10».

Cet immeuble a été construit dans les années 1940 et abritait jadis un centre de formation professionnelle pour les jeunes filles juives religieuses.

Egalement interrogé à l’antenne, Nitzan Horowitz, député du parti de la gauche laïque d’opposition Meretz, a déclaré avoir dans le passé «demandé à de nombreuses reprises à la municipalité de Tel- Aviv de procéder à des réfections du bâtiment et de le partager en appartements à loyer modéré».

Les manifestations contre la vie chère et pour la «justice sociale» en Israël, très nombreuses depuis mi-juillet, ont marqué le pas à la suite des attaques de jeudi dans le sud d’Israël. Celles-ci ont fait huit morts israéliens.

Presse bourgeoise – Tribunal de Genève (AFP), 23/08/2011

[ISRAEL] A propos du mouvement social en cours

Un mouvement de protestation historique éclate en Israël sous le silence médiatique !

26 juillet. A TEL AVIV Le mouvement de masse continue depuis 5 jours, sans relais médiatiques (dans le pays)

Sur la pancarte : « Mubarak. Asad. Netanyahu. »

Environ 30.000 manifestants ont défilé à Tel-Aviv, hier soir, avec des militants pour la justice sociale bloquant les rues du centre et des chants de « Moubarak. Assad. Netanyahu dehors »remplissant l’air.

Tel-Aviv la police a arrêté 42 « activistes », qui est un nombre extrêmement rare », sinon sans précédent, ». Les manifestations font partie d’un vaste mouvement qui a commencé comme une opposition à la hausse des prix des logements, et est toujours centrée autour de cette question, mais s’est propagé à la justice sociale et d’autres causes progressistes.

Ces protestations sont décrits comme « le plus grand défi Netanyahu sur le front intérieur », et montrent que la gauche progressiste en Israël s’est réveillée.

« Nous voulons la justice sociale ! » – 972 Magazine.

Changement en Israël peut être à venir. Ces protestations, qui ont commencé comme la colère explicites à la hausse des prix de location dans les villes à travers le pays, ont été alimentés par la réponse du gouvernement Netanyahou, qui, initialement, avec une rhétorique hostile, les a rejeté comme étant partie d’un grand mouvement de gauche étant financé par tenues comme le New Israel Fund. La rhétorique initiale, qui a affirmé que les manifestations n’étaient pas d’autre chose que la « gauche sioniste de l’agenda politique, a seulement servi à augmenter la colère des manifestants.

Ces réactions de Netanyahu et d’autres responsables gouvernementaux ont servi à élargir les protestations, qui ont maintenant dépassé la question des prix des loyers pour des questions de justice sociale : droits des femmes, droits syndicaux et la réforme de l’éducation, entre autres choses…

http://www.alternet.org/newsandviews/article/639318/israel_erupts_in_protest

Des villes de tentes commencent à s’élever  à travers tout le pays et des milliers de personnes protestent désormais dans les rues contre la hausse des prix du logement et la passivité du gouvernement.
La centrale syndicale nationale, la Histadrout, s’est jointe aux protestataires le 27 juillet et somme le gouvernement de mettre en place, des négociations, et de fournir de véritables solutions, à la crise du logement, faute de quoi, de nouvelle protestations, sont à attendre.
Ce qui a d’abord commencé comme une petite protestation d’étudiants à Tel Aviv a rapidement pris de l’ampleur et s’est métamorphosée en un mouvement national avec des gens de tout âge et de tout niveau social.
On répertorie à présent des sites de tentes dans plus de 20 villes israéliennes, la dernière étant Netanya.
Dans cette ville, 22 tentes ont été montées. Contacté par Guysen International News, l’organisateur de ce rassemblement Shlomo Sarfati, explique qu’il souhaite agrandir ce campement et toucher la communauté francophone très présente et influente dans cette ville.
Le campement compte aujourd’hui 15 personne mais 120 autres y sont attendues.
« On espère que la communauté francophone va se joindre à notre cause car cela les concerne», explique-t-il.
Sur le plan régional, une pression constante est faite sur la mairie de Netanya, afin qu’elle arrête  d’entreprendre des projets d’appartements de 4 ou 5 pièces et qu’elle s’occuppe des étudiants et jeunes couples.
Autre symbole fort, les jardinières d’enfants et jeunes parents se sont joints  au mouvement général de protestation. Ils ont notamment prévu d’organiser une « marche des poussettes » dans plusieurs grandes villes d’Israël pour dénoncer le coût élevé des frais d’éducation.
Une autre manifestation est prévue samedi à Tel Aviv. Ce soulèvement national est en grande voix de faire tomber le gouvernement.
La grogne sociale est donc de mise en Israël. D’autant que le mouvement de grève des médecins se poursuit et que la controverse autour du prix des produits alimentaires, n’est pas éteinte.
Un durcissement du mécontentement qui tombe au plus mal pour un Benyamin Netanyahou déjà très occupé par les grands dossiers internationaux.
Signe de l’importance de cette crise, le Premier Ministre a annoncé le report de toute prise de décision définitive concernant l’attitude à adopter vis-à-vis de la Turquie quant à d’éventuelles excuses pour le raid mené l’an passé contre le Mavi Marmara. Raison officielle invoquée pour expliquer ce report : la contestation sociale.

Actualutte, 26 juillet 2011

En Israël, les mouvements de protestation s’amplifient

Un camp de tentes érigé à Tel-Aviv pour manifester contre les prix élevés du logement. Le 18 juillet 2011.

Un camp de tentes érigé à Tel-Aviv pour manifester contre les prix élevés du logement. Le 18 juillet 2011. (Reuters/Nir Elias)

Israël a désormais ses « indignés » : depuis une douzaine de jours, des milliers de manifestants ont érigé des tentes dans les grandes villes pour dénoncer la crise du logement. Du coup, le Premier ministre Netanyahou a annoncé un plan d’urgence, d’ores et déjà jugé insuffisants par les contestataires.

Décidemment, l’été est chaud en Israël. En dépit de bons résultats économiques, une croissance de 5% pour 2011 et le taux de chômage le plus bas depuis vingt ans, les Israéliens descendent dans la rue.

Un mouvement social qui prend des proportions inconnues jusque-là. Les centres des principales villes du pays sont envahis par des camps de toile. Des jeunes, pour la plupart des étudiants, qui protestent contre les difficultés de logements et les prix élevés des loyers.

Pour tenter de calmer le jeu, le Premier ministre Benjamin Netanyahu promet de mettre en œuvre une vaste réforme de la question du logement. Il s’agit de mettre en vente des terrains domaniaux et de subventionner des loyers aux économiquement faibles. Projet rejeté déjà par les manifestants qui multiplient les marches et les démonstrations de force.

Les médecins, eux aussi, ont abandonné les hôpitaux et marchent sur Jérusalem pour demander de revoir leurs conditions de travail. Le secrétaire général de la Histadrout, la centrale syndicale, se mêle de la partie et lance un ultimatum à Netanyahu : « A partir de dimanche, nous mobiliserons tous les comités d’entreprise », menace-t-il.

Selon un sondage, 97% des Israéliens soutiennent le combat des manifestants. Le Premier ministre, avec un taux de popularité au plus bas, a décidé de renoncer à un déplacement en Pologne.

Presse bourgeoise – RFI, 27/07/2011

Israël : manifs contre la hausse du prix de l’immobilier

Des dizaines de militants de gauche israéliens sont montés jeudi sur le toit du bâtiment de la Bourse de Tel-Aviv dans le cadre du mouvement de protestation de masse déclenché il y a deux semaines contre la hausse des prix des logements, a annoncé la radio militaire. Parallèlement, la puissante centrale syndicale Histadrout a apporté son appui aux contestataires, qui sont installés par milliers sous des tentes boulevard Rothschild, un des endroits les plus huppés de Tel-Aviv, ainsi que dans d’autres villes telles que Jérusalem et Haïfa. »Si d’ici samedi soir notre secrétaire général Ofer Eini n’est pas reçu par le Premier ministre (Benjamin Netanyahu) pour discuter des solutions à apporter à la crise sociale, l’Histadrout usera de tous les moyens à sa disposition pour soutenir les revendications des manifestants », a affirmé à l’AFP une porte-parole de la centrale syndicale. La porte-parole s’est refusée à préciser si l’Histadrout comptait appeler à une grève générale. Une nouvelle manifestation est prévue samedi soir à Tel-Aviv. Pour sa part, la radio a précisé que les manifestants présents sur le toit de la Bourse avaient expliqué leur geste en affirmant que « dix grands groupes contrôlent 80% du marché des actions et se sont emparés de tous les fruits de la croissance de l’économie nationale ».

Confronté à un déferlement de protestations face à l’augmentation vertigineuse des prix de l’immobilier, M. Netanyahu a annoncé mardi un plan d’urgence en vue de la construction de logements, jugé insuffisant par les manifestants. En un an, les prix des logements ont bondi de 32% à Tel-Aviv et de 17% à Jérusalem, une tendance qui vaut pour l’ensemble du pays, alors que les salaires stagnent. Il s’agit du plus important mouvement social en Israël en quatre décennies. Selon un sondage publié mardi par le journal Haaretz, 87% des Israéliens soutiennent le mouvement de protestation et 54% se disent « mécontents » de la gestion de cette crise par M. Netanyahu.

Presse bourgeoise – TF1, 30/07/2011

Israël: manifestations massives pour la « justice sociale » dans dix villes

La contestation contre la cherté de la vie et pour la « justice sociale » s’est étendue samedi soir à dix villes israéliennes avec la participation de 80.000 à 120.000 manifestants, selon les estimations de la police ou celles des médias.

Les manifestants, en majorité des jeunes laïcs, ont pour principal slogan « Le peuple veut la justice sociale pas la charité« . Ils réclament un retour à un « Etat providence » tel qu’il avait été mis en place par la gauche sioniste dans les premières années de l’Etat.

A Tel-Aviv, principal foyer de la contestation, plus de 50.000 manifestants ont marché au centre-ville, a indiqué à l’AFP le porte-parole de la police Micky Rosenfeld.

Les manifestants ont arboré dans une ambiance de kermesse des drapeaux israéliens ainsi que quelques drapeaux rouges.

« Je suis venue parce que je n’arrive plus à boucler les fins de mois et que l’argent des impôts va dans les poches des magnats« , confie une manifestante, qui dirige un jardin d’enfants.

A Jérusalem, quinze mille manifestants se sont rassemblés devant la résidence du Premier ministre Benjamin Netanyahu, arborant des banderoles avec l’inscription « Toute une génération veut un avenir« .

A Haïfa, dans le nord d’Israël, plus de dix mille manifestants sont descendus dans la rue, selon la police.

La protestation, qui visait au départ la flambée des prix des logements, porte plus généralement sur l’aggravation des inégalités sociales et la dégradation des services publics, notamment dans le domaine médical et de l’éducation.

Avançant toute une gamme de revendications, les manifestants ont fustigé le Premier ministre, accusant le pouvoir d’être au service de magnats de la finance, s’insurgeant contre la force des monopoles et des cartels en Israël, et réclamant la baisse des impôts indirects.

Pour la première fois depuis que le mouvement a été lancé il y a un mois, la minorité arabe, qui souffre de discriminations particulières, s’y est associée.

La contestation provient en premier lieu de classes moyennes écrasées par l’augmentation constante du coût de la vie, résultant d’une économie de marché contrôlée par quelques familles.

Lancée en juin via Facebook par le boycottage du fromage blanc, un aliment de base dont le prix avait flambé, la fronde a été ravivée par une étudiante qui a planté sa tente au centre de Tel-Aviv pour clamer sa détresse face aux loyers chers.

Soutenue par l’Association israélienne des étudiants, par les partis de l’opposition, par des artistes qui ont chanté lors des rassemblements et, plus récemment, par la centrale syndicale Histadrout, cette initiative s’est répandue comme une traînée de poudre.

Il y a aujourd’hui des camps de toile dans la plupart des villes du pays, et la protestation s’amplifie malgré les promesses lancées dans l’urgence par le Premier ministre Benjamin Netanyahu de réformer le marché de l’immobilier.

Il s’agit du plus important mouvement social en Israël en quatre décennies.

Presse bourgeoise – RTBF (avec l’AFP), 30/07/2011

[ISRAEL] Mobilisation contre les violences sociales de l’Etat ce samedi 23 juillet 2011

Des dizaines de milliers de manifestants à Tel-Aviv contre les loyers chers

TEL-AVIV — Des dizaines de milliers d’Israéliens ont manifesté samedi soir à Tel-Aviv contre le coût élevé de l’habitat et l’aggravation des disparités sociales en Israël, a constaté un correspondant de l’AFP.

Arrivés de tout le pays, les manifestants sont venus de se solidariser avec des centaines de campeurs installés depuis plusieurs jours au coeur de la métropole israélienne pour protester contre la politique sociale du gouvernement.

Ils ont déployé des banderoles disant « nous voulons la justice pas la charité » ou « toute une génération veut un avenir », et scandé des slogans comme « quand le gouvernement est contre le peuple, le peuple est contre le gouvernement ».

Le mouvement s’est amplifié ces derniers jours, touchant toute une série de villes israéliennes et gagnant en popularité en dépit de mises en garde de députés de droite, accusant l’opposition de gauche de le manipuler.

Il y a quelques semaines, une précédente révolte contre la hausse des prix avait démarré par un appel au boycottage lancé sur Facebook contre le fromage blanc –un produit de base du régime alimentaire israélien– et abouti à la baisse de son coût d’achat.

Les prix du logement en Israël ont connu une envolée ces deux dernières années, en particulier à Tel-Aviv, faisant craindre « une bulle immobilière ». La hausse vertigineuse des loyers a rendu quasi-impossible l’accès à la propriété pour les jeunes couples.

Visiblement conscient des enjeux électoraux de ce vent de fronde, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a commencé à plancher sur le problème du logement, promettant notamment de dégager des terrains à bâtir, d’écourter la procédure d’accès au logement et de favoriser l’habitat à loyer modéré.

Presse bourgeoise – AFP, 23/07/2011

Manifestation à Tel Aviv pour le prix du logement

JÉRUSALEM – Des milliers de personnes ont manifesté samedi dans le centre-ville de Tel Aviv, en Israël, pour protester contre la hausse du prix des maisons, première manifestation importante d’un mouvement demandant qu’une attention soit portée à la hausse du coût de la vie.

La police a estimé qu’environ 6000 personnes sont descendues dans les rues. Au cours des deux dernières semaines, des Israéliens ont également érigé des villages de tentes dans une poignée de villes à travers le pays.

Des protestataires ont scandé qu’ils se battaient pour leurs maisons, alors qu’ils marchaient à travers la ville. Les manifestants affirment qu’ils ne peuvent pas acheter ou louer des appartements.

Ce mouvement attire l’attention vers la frustration économique ressentie par des Israéliens de toutes les couches de la société. Le pays a l’un des plus importants taux de pauvreté et l’un des plus grands écarts entre les riches et les pauvres; les prix des maisons, des aliments et du carburant ont d’ailleurs augmenté au cours des derniers mois.

Pendant ce temps, le salaire moyen israélien se maintient à environ 2500 $ US par mois, et certains emplois, comme les enseignants, les fonctionnaires et les travailleurs sociaux reçoivent habituellement moins de 2000 $ US par mois.

En entrevue, samedi, le ministre israélien des Finances Yuval Steinitz a dit reconnaître la détresse des citoyens, et qu’il s’agissait d’un problème fondamental.

Au-delà des manifestations concernant l’habitation, des centaines de docteurs se sont rassemblés samedi devant un hôpital de Tel Aviv pour réclamer de meilleurs salaires.

Presse bourgeoise – Métro Montréal, 23/07/2011