[Mexique] Retour sur la manifestation du 2 octobre dernier à Mexico

Mexico : sur la présence du cortège anarchiste dans la manif du 2 octobre

Cette vidéo montre le petit affrontement qui a eu lieu le 2 durant la manifestation de commémoration des victimes de la tuerie du 2 octobre 1968, perpétrée par l’État mexicain, manifestation qui était aussi contre la réforme du travail qui est débattue au sénat.

Notre cortège, qui n’a jamais été aussi grand les années précédentes, arrivant à être même un des plus grands de la manif, était intégré par des membres de l’Alliance Anarchistes Révolutionnaire, le Bloc Noir México, la Coordination Étudiante Anarchiste, le Collectif Autonome Magoniste, le Groupe Anarcho-Communiste Drapeau Noir et des individus libertaires.

Nous serions reconnaissant pour la publication de la vidéo et de l’image aérienne que nous envoyons pour diffuser l’idéal acrate qui prend beaucoup de force au Mexique.

Sur la vidéo on peut se rendre compte de cris qui disent « pas de violence », ceux-ci provenant de membre de #YoSoy132, un collectif d’étudiants qui agglutine différentes universités et dont l’unique cause politique a été « la non imposition » du président récemment élu Enrique Peña Nieto.

Ainsi, l’Alliance Anarchiste Révolutionnaire et les organisations et membres qui la forment, nous avons décidé de nous séparer d’un tel collectif vu qu’ils continuent d’agir derrière un discours qui légitimise la démocratie libérale et qui agit en flic contre les compagnon(ne)s anarchistes en les désignant en permanence comme des provocateurs lorsqu’ils ne rentrent pas dans leurs postulats « pacifiques ».

Il faut aussi signaler que durant la manifestation de hier, nous ont rejoint y compris des compagnons communistes qui comme nous, savent que l’unique violence vient de l’État protecteur du capital et que nos actions sont de l’autodéfense.

Salutations.

Source: Contra-info, 7 octobre 2012

[Chili] Solidarité active avec le camarade Luciano Pitronello devant le tribunal au début du procès – Santiago, 20 juillet 2012

Protestations et manifestations de solidarité à l’ouverture du procès de Luciano Pitronello

Le procureur a qualifié d »acte terroriste » le jeune homme mutilé accusé d’avoir causé «la peur» chez les gens. Le début du procès a inclus l’alerte à la bombe qui a provoqué l’évacuation forcée et des manifestations devant le palais de Justice.

Le procureur régional du sud, Raul Guzman, a dit que la bombe qui a mutilé le jeune anarchiste Luciano Pitronello, a causé «la peur et le choc à ceux qui auraient pu être leurs victimes » et, par conséquent, constitue un « acte terroriste ».

Le procureur Guzman, chef de cette unité, a ouvert les discussions du procès qui a commencé ce vendredi (20/07/2012) au tribunal de Justice de première instance de la capitale contre le jeune qui a été mutilé par une bombe le 1er Juin 2011.

Le début du procès a été marquée par diverses manifestations qui se sont produites devant le Palais de Justice, qui a été partiellement perturbé par une alerte à la bombe présumé bien qu’elle n’est pas interrompue le procès.

Une manifestation de plusieurs jeunes a eu lieu, apparemment des anarchistes, qui portaient des banderoles pour la libération de Pitronello, qui ont dû être maîtrisé par la police.

À environ 13h00 le premier témoin de l’accusation, l’agent de police Gerardo Mediavilla, qui a investit l’enquête contre lui: l’agent a utilisé des arguments pour montrer les liens présumés du jeune avec les groupes anarchistes.

Le Ministère public du Sud a accusé Pitronello d’avoir placé un engin explosif dans le cadre du délit de la Loi Anti-terroriste pour lequel il demande une peine de 12 ans et un jour de prison. De plus le ministère public demande 3 autres années de prison pour l’usage d’un faux brevet de la mobilette que Pitronello aurait utilisée pour arriver au lieu où il a placé la bombe.

Source: Metiendoruido.com, 23/07/2012 (les visages de la 1ere photo n’étaient pas cachés par ce site)

Voir les différentes actions de solidarité internationale avec Luciano « Tortuga » et plus de détails sur l’affaire et plus globalement sur la répression envers les anarchistes au Chili

[Grèce] Des compagnons de Lutte Révolutionnaire se font la belle

Les compagnons Nikos Maziotis et Pola Roupa dans la nature !

Nikos Maziotis et Pola Roupa, tous deux membres du groupe de guerilla urbaine anarchiste Lutte Révolutionnaire (“Epanastatikos Agonas”) ont réussi à partir dans la nature avec leur môme Victor Lambros, en échappant à la surveillance policière.

Le procès contre Lutte Révolutionnaire se déroulait depuis octobre dernier à Athènes (et qui concerne aussi Kostas Gournas, qui s’en revendique comme eux deux). D’autres personnes sont aussi accusées par la police d’avoir fait partie de ce groupe. Pola, Nikos et Costas ont passé près d’un an et demi en prison préventive, et avaient été remis en liberté conditionnelle juste après leur procès, le 11 octobre 2011.

Force et bonne chance aux trois !

Traduit de l’allemand d’ABC Berlin (08/07/2012) par Brèves du Désordre

[Angleterre] Londres sous occupation militaire lors des JO 2012 face aux « menaces » de protestations de groupes anarchistes et anti-austérité

Anonymous, Occupy London et les anarchistes européens aux Jeux Olympiques de Londres 2012

Les craintes sont de plus en plus fortes pour la police et les agences de sécurité à propos des Jeux olympiques de Londres qui seraient ciblés par une alliance de groupes anarchistes européens et britanniques.

La sécurité et la police s’inquiètent du fait que des manifestations violentes anti-austérité pourraient perturber les Jeux olympiques.

Les fonctionnaires croient que les groupes de protestation anti-austérité seront axés sur la perturbation des jeux, qui fournissent une plate-forme majeure pour tout message de protestation.

Le groupe de protestation italienne, la Fédération anarchiste informelle (FAI), a fait une menace claire pour les jeux.

Sur le site web anarchiste 325.nostate, la FAI a écrit: «Au Royaume-Uni de contrôle d’horlogerie et de la domestication, nous sommes quelques-uns d' »antipatriotes » et de ceux qui perçoivent les Jeux olympiques de 2012, avec le spectacle qui est suivi de richesse, franchement offensants.

«Nous n’avons aucune inhibition à utiliser l’activité de guérilla pour nuire à l’image nationale et paralyser l’économie, nous le pouvons. Parce que, tout simplement, nous ne voulons pas de touristes riches, nous voulons la guerre civile. « 

Le groupe de hackers Anonymous a également signalé des plans visant à perturber les jeux, ce qui suggère une grande échelle manifestation pacifique pour montrer que « nous ne serons pas dicté » et que « ces rues sont nos rues ».

L’analyste des services de recherche Royal United, Valentina Soria, a déclaré au Guardian que la situation pourrait « dégénérer », vu que certains groupes anarchistes chercheront à provoquer une réponse violente de la police.

Elle a dit: « Nous avons vu les anarchistes en Italie soutenir les anarchistes grecs récemment, et ils peuvent se joindre aux anarchistes du Royaume-Uni pour un sommet de la perturbation des Jeux olympiques. »

L’ampleur de l’effort de sécurité des Jeux olympiques a été très médiatisé, avec une présence militaire de près de 13 500 personnes protégeant la capitale, y compris l’utilisation d’avions de combat et missiles sol-air.

La police et le personnel de sécurité seront renforcés pour les protestations de groupes à la fois grandes et petites, vu que les yeux du monde entier seront tournés sur Londres pour les Jeux.

La manifestante d’Occupy London Kerry-Anne Mendoza a déclaré à l’Evening Standard qu’il y a un projet pour « le plus grand acte de désobéissance civile de notre temps» lors de l’événement.

Mendoza prétend que plusieurs groupes de protestation seront unis sous la bannière Reclaim London et utiliser les Jeux olympiques comme une opportunité pour la « majorité non entendue ».

Pendant ce temps des groupes de droits de Fathers 4 Justice et d’autres groupuscules ont également promis des tentatives de perturbation.

Les policiers ont été dotés de pouvoirs supplémentaires pour lutter contre les manifestations pendant les Jeux, avec des clauses aux Jeux Olympiques de Londres et la loi des Jeux de 2006 semblent donner aux policiers la capacité de saisir des pancartes et des affiches politiques et même d’entrer dans les maisons privées pour saisir du matériel de protestation.

Traduit de l’anglais de Monitoring European Police, 24 juin 2012

[Grèce] L’organisation Tolérance Zéro revendique des attaques à la bombe visant plusieurs Ministères

Un groupe jusqu’alors inconnu s’appelant  « Organisation Tolérance Zéro » a revendiqué la responsabilité jeudi de trois attaques incendiaires visant des politiciens grecs.

Dans une déclaration publiée sur le site Web d’information alternative Indymedia, le groupe a appelé les Grecs à «en finir avec le système,» en disant que la crise économique et politique et «l’occupation du pays par la troïka» – la BCE, l’UE et le FMI – ont été la preuve de son échec.

Citant l’écrivain français Victor Hugo, le groupe a appelé le peuple européen à «éliminer la pauvreté» en se débarrassant de «tous les parasites» et a préconisé la grève générale, les occupations , les émeutes … et l’auto-organisation dans les quartiers et les lieux de travail.

Tolérance Zéro a revendiqué la responsabilité de l’attentat du 14 novembre et deux autres le 13 décembre qui ont endommagé les bureaux du vice-ministre des Affaires européennes Mariliza Xenoyannakopoulos , du ministre de la Justice Miltiadis Papaioannou et du député socialiste Vasso Papandreou. Personne n’a été blessé lors de ces attaques.

Les dispositifs incendiaires faites de bonbonnes de gaz ont été placés durant la nuit à l’extérieur des bureaux, une méthode fréquemment utilisée ces dernières années par les groupes anarchistes, dit la police.

La fréquence a diminué après l’arrestation de près de 15 membres présumés de la Conspiration des Cellules de Feu, considéré comme l’organisation anarchiste de premier plan.

Les attaques incendiaires du 13 décembre se sont produites le jour avant le début du procès de quatre des suspects.

Tolérance Zéro a tenu à exprimer sa solidarité avec la Conspiration des Cellules de Feu, ainsi qu’avec l’organisation Lutte Révolutionnaire considérée comme une organisation terroriste par les Etats-Unis et l’UE.

Huit membres présumés de ce groupe d’extrême-gauche sont en procès pour environ 15 attaques depuis 2003. Personne n’a été tué lors des attentats.

Presse bourgeoise – ekathimerini [AFP], 22/12/2011

Traduit de l’anglais par le Chat Noir Emeutier, 22/12/2011

La situation actuelle en Grèce sur Contra-info

[Suisse] Rencontre Internationale de l’Anarchisme à St-Imier du 9 au 12 août 2012

Du 09 au 12 août 2012 se tiendra à St-Imier ( Jura Bernois, CH) une rencontre internationale entre libertaires de tout poils, ainsi que toutes personnes désirant faire connaissance ou connaitre d’avantage les différentes mouvances anarchistes.

Ce «  Mondial de l’Anarchisme  » sera en fait une commémoration de la première internationale anti-autoritaire qui fût organisée en 1872 en réponse à l’internationale de Marx. Depuis le monde a passablement changé, du moins sous certains angles, les courants libertaires ont su évoluer avec le temps et cette rencontre en sera représentative. Une chose est sûre, le temps n’a en rien diminué l’oppression des puissants vis-à-vis des plus faibles. Cette rencontre exposera de multiples moyens de résistance sous des formes variées et diverses.

La Fédération Jurassienne :
L’Association Internationale des Travailleurs (AIT) se fonde en 1864. Très vite des sections se créent à la Chaux-De-Fonds, au Locle, à St-Imier et dans le reste du Jura suisse. Beaucoup d’ouvriers-ères qui y adhèrent sont encore des travailleurs-euses à domicile. Ils-elles ont le goût de la lecture et de l’indépendance. Lorsqu’en 1869 Bakounine vient dans la région, leur rencontre n’est pas sans conséquence. La convergence d’idées qu’ils-elles découvrent va faire de la Fédération Jurassienne le pôle libertaire de l’AIT qui s’oppose à la tendance marxiste. Excédé par cette opposition Marx fait tout ce qu’il peut pour éliminer ce courant. En 1872, il croit bien y parvenir. Au congrès de La Haye, il réussit à faire venir un maximum de déléguéEs qui lui sont acquis, dont certains-nes sont censés-ées représenter des sections qui s’avèrent inexistantes. Grâce à cette majorité factice il fait voter l’exclusion de Bakounine et James Guillaume et manque de quelques voix pour celle d’Adhémar Schwitzguébel, tous-tes délégués-ées du Jura. Scandalisées, les sections de tendance anti-autoritaire de l’AIT, notamment d’Espagne, d’Italie, de France, de Belgique, des USA, organisent un congrès à St-Imier où les résolutions prises seront clairement libertaires. L’AIT anti-autoritaire survivra à la branche marxiste jusqu’à la fin du siècle.
140 ans après le congrès de St-Imier, l’exploitation et l’aliénation des travailleurs-euses sont toujours aussi brutales. L’illusion marxiste s’est dissipée au vu des dictatures communistes. Le capitalisme vit de crise en crise, crise sociale, crise politique, auxquelles s’ajoute désormais la crise écologique

Et le mouvement anarchiste ?
Ces rencontres internationales d’août 2012 seront l’occasion de faire le bilan de l’histoire du mouvement anarchiste, ses idées, ses réalisations, ses espoirs, ses défaites ; ce qu’il en reste aujourd’hui ; les combats qui sont les siens et ceux qu’il partage avec d’autres : anti-militarisme, anti-racisme, anti-sexisme, autogestion, décroissance, éducation, féminisme, internationalisme, non-violence, etc.

Un certain nombre d’ateliers et de manifestations sont d’ores et déjà prévus : conférences historiques, conférences thématiques, théâtre, concerts, expositions, cinéma, salon du livre, radio, camping libertaire, foire à l’autogestion et aux produits bio, ateliers pratiques, restauration, etc.

Cette manifestation internationale sera publique et se veut ouverte à l’ensemble du mouvement anarchiste international mais aussi à l’ensemble de la population, sans discrimination. Les zones gratuites et le prix libre seront favorisés afin de permettre à chacun-e de pouvoir y participer.

Le comité d’organisation se réserve le droit d’accueillir telLE ou telLE participant-te. Les décisions seront prises en fonction des idées et des pratiques qui nous sont propres et qui sont celles de l’Internationale anti-autoritaire. L’expression et la manifestation du racisme, du sexisme, de la xénophobie, de l’homophobie et de toute forme de violence et de discrimination de ne seront pas tolérées.

Sur la base de ce qui vient d’être dit, toute personne, structure ou organisation peut demander à s’associer à cette initiative et proposer des lieux d’exposition, de débats ; des conférences, spectacles, intervenants ; des ateliers, etc. Nous sommes aussi à la recherche de bénévoles (flm.osl@espace noir.ch)!

Le Comité d’organisation des Rencontres Internationales de l’Anarchisme St-Imier 2012

Contacter le Comité d’organisation

Le texte de présentation est à traduire dans toutes les langues possibles.

Merci de faire de la pub dans tous vos réseaux.

Sommet du G20 des universités à Dijon annulé par peur d’émeutes et de « black blocs »: pour Rebsamen, c’est « alerte sur la ville, v’là les anarchistes! »

Communiqué : G8 à Dijon – Victoire par forfait

« Il est hors de question que le centre-ville de Dijon soit bouclé durant trois jours ». C’est la crainte d’une arrivée massive d’encapuchonnéEs pour le contre-sommet du G8 des universités qui aura fait prononcer ces mots à François Rebsamen, maire PS de Dijon. En conséquence, celui-ci a demandé l’annulation pure et simple du sommet qui devait se tenir les 5, 6, et 7 Mai prochain, annulation obtenue auprès du ministère de l’Intérieur.

Visiblement mis au parfum sur le potentiel de conflictualité par quelques agents de la dcri ou de la sdat, le maire a tout simplement choisi qu’il ne voulait pas mettre en péril le chantier du tram, actuellement en construction, la tranquillité de la ville et la prospérité des commerçants. Il est vrai que françois, dans un souffle épique, s’imaginait que les barrières du tram puissent être lancées sur les forces de police. Matignon a rapidement confirmé que ses troupes ne se sentaient visiblement pas en sécurité, ni en mesure de contrer tous ceux qui ne voulaient réellement pas que ce G8 fasse tranquillement ses petits affaires. Un flot d’énervéEs qu’il est bien pratique de regrouper sous l’égide d’une fantômatique organisation secrète : le mythique « black bloc ». Il est vrai que cette année, les étudiantEs anglais et italiens ont fait remuer les rues dans leurs pays respectifs et qu’il souffle un vent de révolte au sud qui pourrait inspirer les ardeurs. Si l’idée affichée des contre-sommets est bel et bien d’empêcher leur déroulement et de montrer aux puissants de ce monde qu’ils sont indésirables, on ne peut que célébrer cette nouvelle victoire par forfait. Elle prouve à tous les pourfendeurs de la « violence » et aux idéologues des actions symboliques et pacifiées, que les manifestations toniques et sauvages sont un moyen de pression on ne peut plus efficace. La menace aura suffi à faire flipper une mairie au point qu’elle se prive des regards tournés vers sa ville, et du potentiel d’attractivité qu’un tel sommet aurait pu lui apporter.

Même si on pourra regretter la privation d’un tel terrain de jeu (le lancer de grilles ?), les efforts investis pour préparer le contre-sommet, ou le potentiel de rencontres qu’il pouvait permettre, cette nouvelle devrait nous motiver à continuer à foutre le dawa. A nous de trouver d’autres espaces à investir où surprendre l’ordre public, sans attendre la tenue d’une réunion internationale, d’un sommet de l’OTAN ou du G8.

Qu’ils s’en aillent tous !

Et merci au grand méchant loup.

De mystérieux amiEs du mystérieux black bloc.

(Avis au) PS : Il y a également une manif prévu à Notre Dames des Landes ce même 7 mai, si le projet d’aéroport est annulé à temps, les blacks blocs ne se reporteront peut-être pas dans la campagne nantaise…

Source: Indymedia Paris, 22 avril 2011

Le sommet des universités à Besançon maintenu

Les rencontres internationales entre universités sont perturbées. Le maire de Dijon en a annulé une partie.

Le Sommet mondial des universités devait se tenir en deux temps : à Besançon  puis à Dijon. Le maire de Dijon François Rebsman a décidé d’annuler la partie bourguignonne de l’évènement. Il redoute des débordements de violence de la part de groupes anarchistes. A Besançon l’évènement devrait être maintenu.

Le « Sommet Mondial des Universités » ou « Global University Summit » rassemble des responsables politiques du plus haut niveau venus du monde entier et notamment des pays du G20. Il devait se dérouler en deux temps à Besançon du 28 au 30 avril (sommet des étudiants) puis à Dijon du 5 au 7 mai pour le sommet des recteurs et des présidents d’universités.

La mairie de Dijon a décidé d’annuler la tenue de la manifestation. Il craint que la présence de ces invités n’attire des « black blocs ». A chaque rassemblement des pays les plus riches de la planète, ces groupes d’anarchistes mènent des actions violentes contre les symboles du capitalisme.

L’université de Besançon quant à elle, a décidé de maintenir l’évènement qui se déroulera en partie aux Salines royales d’Arc-et-Senans. Sophie Béjean, la présidente de l’université de Bourgogne, a pris acte de cette décision. Le maire de Dijon refuse d’accueillir cette rencontre internationale.

Le volet dijonnais du Sommet des universités pourrait être reporté à une date ultérieure ou se tenir aux dates prévues mais dans une autre région de France.

Leur presse – France 3 Franche-Comté, 22 avril 2011

Matignon annule le sommet des universités de Dijon

C’est la crainte d’une intervention des “black blocs” qui risque de faire annuler le sommet. Photo  SDR

Le maire de Dijon demande l’annulation ou le report de la manifestation susceptible d’attirer les casseurs dans les rues de Dijon.

Le sommet mondial des universités qui devait se tenir à Dijon du 5 au 7 mai prochain vient d’être annulé, selon plusieurs messages postés sur Twitter cet après-midi. La décision aurait été prise par Matignon après que le maire François Rebsamen se soit opposé à la tenue du sommet hier. « Je demande son annulation ou son report car nous ne sommes pas en état d’assurer la sécurité publique en marge de cette manifestation », a-t-il déclaré.

En cause : les “black blocs”, ces rassemblements éphémères au cours desquels des individus mènent des actions ­extrêmement violentes ­contre les symboles du capitalisme. Des casseurs qui trouveraient sur le chantier du tramway un terrain de choix pour leurs exactions. « Il est hors de question que le centre-ville de Dijon soit bouclé durant trois jours », a précisé François Rebsamen, lequel ne veut même pas entendre parler d’une délocalisation de la réunion quelque part en Côte-d’Or.

Leur presse – Le Bien Public, 22 avril 2011