[Grèves ouvrières] Les travailleurs de Renault (Maubeuge) et de PSA (Aulnay-s/-Bois) en lutte – 29 novembre 2012

Automobile: Des grèves perturbent deux usines

Deux usines automobiles, l’une appartenant à PSA Peugeot Citroën et l’autre à Renault, sont perturbées jeudi par des mouvements de grève. A Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), où PSA fermera son site d’assemblage en 2014, les chaînes de production sont perturbées par une grève entamée mardi à l’atelier de ferrage où sont soudés les éléments des carcasses des voitures.

«Les salariés protestent contre la convocation de cinq salariés pour ‘insuffisance de production’», a expliqué par téléphone Jean-Pierre Mercier, représentant CGT à l’usine d’Aulnay. «Une réunion de négociation est programmée à 10h30 mais pour l’heure, la production est paralysée.»

Nouvelle séance de négociations sur la compétitivité

«Cet atelier étant au début du flux de production, sa perturbation génère logiquement des difficultés de production dans les autres ateliers», avait indiqué mercredi soir un porte-parole du groupe. «Les autres ateliers produisent au ralenti.» L’usine d’Aulnay, qui assemble la petite Citroën C3, emploie 3.000 personnes environ.

Chez Renault, où une nouvelle séance de négociations sur la compétitivité du groupe en France devait se tenir dans la journée, le site de Maubeuge (Nord) est perturbé lui aussi depuis plusieurs jours par des appels à des débrayages. Peu suivi selon la direction, très suivi d’après les syndicats, le mouvement porte sur l’octroi d’une prime.

Une prime de 500 euros nets

«Nous réclamons une prime de 500 euros nets par salarié en raison du surcroît de travail à venir», a expliqué Samuel Beauvois, représentant du syndicat Sud à l’usine. «C’est un ras-le-bol général, on travaille les samedis, les jours fériés dans des conditions qui se dégradent.»

Sud entend aussi demander à la communauté d’agglomérations de reverser directement aux salariés une subvention octroyée à la direction du site pour créer des emplois. L’usine de Maubeuge, où l’intersyndicale a appelé à un rassemblement à 11h00, produit la camionnette Kangoo et sa version Mercedes, le Citan. Elle emploie 2.200 personnes environ.

Leur presse – 20 Minutes.fr (Reuters), 29/11/2012 à 10h00

[Tunisie] Les nervis fascistes d’Ennahda et l’UGTT travaillent

Tunisie: Des voyous islamistes attaquent la manifestation de travailleurs au chômage à Sidi Bouzid

La semaine dernière, la police s’est tenue à l’écart tandis que des centaines de voyous salafistes attaquaient des travailleurs et des jeunes à Sidi Bouzid, dans le centre de la Tunisie. La ville dont la révolte a commencé la révolution de 2011 qui a renversé le dictateur tunisien, le président Zine El Abidine Ben Ali, et lancé le « Printemps arabe », est devenu une fois de plus un centre de l’opposition au gouvernement droitier du parti islamiste Ennahda.

Les voyous ont attaqué Sidi Bouzid dans la nuit du 23-24 août, blessant au moins sept personnes. Des témoins ont dit à l’AFP que les assaillants, des militants islamistes radicaux, étaient venus en bus la nuit et avaient attaqué près de 15 maisons dans le quartier de Aouled Belhedi. Les combats se sont poursuivis jusqu’à l’aube. La police n’est pas intervenue pour faire cesser les affrontements, « afin d’éviter d’aggraver la situation. »

Cela n’a pas découragé des jeunes qui le lendemain ont organisé un sit-in devant les autorités locales responsables de l’éducation pour exiger des emplois.

Selon l’AFP, «D’après les résidents de la ville, les affrontements ont éclaté dans la nuit de lundi quand un groupe de salafistes aurait essayé de s’emparer d’un homme saoûl pour le punir de boire de l’alcool en violation des lois musulmanes. Des jeunes hommes ont riposté mercredi en frappant trois salafistes, déclenchant ainsi les heurts de la nuit. » (retraduit de l’anglais)

Il ne s’agit pas d’un événement isolé. Le 16 août, des voyous islamistes armés de bâtons et d’épées ont attaqué un festival culturel au nord de la Tunisie et blessé cinq personnes. C’était la troisième attaque de ce type en trois jours organisée par des salafistes en Tunisie, au motif d’un soi-disant manque de respect pour le mois sacré du Ramadan.

Des forces islamistes de droite sont introduites comme troupes de choc pour attaquer les manifestations et l’opposition sociale qui se développent au sein de la classe ouvrière, dans un contexte économique et social qui se détériore.

L’économie est en récession depuis plus d’un an et l’intensification de la crise économique en Europe (qui achète 75 pour cent des exportations de la Tunisie) va aggraver la récession. Le taux de chômage dépasse les 18 pour cent, soit 709 000 personnes sur une population active de 3,9 millions, avec des taux beaucoup plus élevés à la campagne et dans l’intérieur plus défavorisé du pays, loin des côtes.

Depuis le mois de mai, il y a eu des grèves générales dans certaines villes, à Tatouine, Monastir, Kasserine et Kairan. Le regain de l’offensive de la classe ouvrière a été contrée par des critiques de la presse bourgeoise demandant que les travailleurs tunisiens se comportent en force de travail bon marché et docile, comme sous Ben Ali. Le journal économique L’Economiste, bien que mal à l’aise avec les positions fondamentalistes du gouvernement Ennahda, accuse les jeunes et les travailleurs d’avoir «contribué par leur comportement à la dégradation de la situation économique et sociale du reste très détériorée de longue date … On ne peut revendiquer à bon droit le développement et faire fuir les investisseurs en multipliant obstacles et entraves à la production.»

Le journal a ajouté un autre commentaire qui révèle mieux encore les préoccupations de la bourgeoisie. Il a exprimé ses craintes que les travailleurs et les jeunes de «Sidi Bouzid, Kasserine, Sfax…sont entrain de se jouer les prolongations d’une révolution inachevée. »

A Sidi Bouzid même, des journaliers qui protestaient contre un retard de paiement de deux mois des salaires ont attaqué le 26 juillet le siège du parti Ennahda. Ils ont fracassé la porte et lancé un pneu en feu dans les bureaux d’Ennahda. Tandis que la police tiraient des coups de feu d’avertissement et des gaz lacrymogènes, les manifestants criaient « La police de Ben Ali est de retour. »

Le 9 août, la police a tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes sur une foule, blessant cinq personnes qui ont été admises à l’hôpital. Les manifestants demandaient un accord sur le statut des travailleurs, la démission du commandant régional de la Garde nationale, la démission du gouverneur Mohamed Najib Mansouri et la dissolution de l’Assemblée constituante du fait de son incapacité à satisfaire les revendications des résidents de Sidi Bouzid de garantir l’approvisionnement en eau, des emplois et le développement économique.

Le 14 août, une grève générale à Sidi Bouzid a exigé que soient libérés les manifestants arrêtés et détenus lors de la précédente manifestation quelques semaines avant.

La complicité de la police et des représentants de l’Etat, y compris l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) qui soutenait Ben Ali avant la révolution, donne les coudées franches aux salafistes pour attaquer les travailleurs.

Un représentant de l’UGTT de Krassine, Mohamed Sgahaier Saihi, a dit à la presse qu’avec 20 pour cent de chômage, «Ces gens expriment leur colère avec des barrages routiers et des sit-in improvisés jour après jour. » En bon bureaucrate de l’UGTT, il a déploré cette activité qu’il considère comme une menace à l’ordre social: «Ils représentent une réelle menace à la stabilité sociale et jour après jour ils créent des problèmes en organisant des sit-in et en bloquant les rues et les routes.»

Des manifestations localisées et sous contrôle de l’UGTT avant la révolution cherchaient à faire retomber la pression et à empêcher toute menace politique indépendante de la classe ouvrière vis à vis du régime. Ces manifestations fournissaient aussi l’occasion à divers partis de pseudo-gauche, tel le Parti des travailleurs maoïste (PT), anciennement le Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT), de poser en alliés de la classe ouvrière.

Ils ont tous joué un rôle pour empêcher que la chute de Ben Ali n’ouvre la voie à une véritable révolution sociale et à la prise du pouvoir par la classe ouvrière. Ils ont légitimé la formation du gouvernement Ennahda qui est aujourd’hui complètement démasqué comme étant un ennemi farouche de la classe ouvrière.

Les craintes de mouvements révolutionnaires de par le monde arabe ont conduit l’impérialisme américain et ses alliés européens à se tourner de plus en plus vers les partis islamistes pour gouverner et vers leurs alliés plus extrémistes tels les troupes de choc pour les actions violentes. L’intervention de groupes liés à Al-Qaïda contre les régimes de Libye et de Syrie ciblés pour être renversés par Washington est devenue un outil significatif de la politique impérialiste dans la région.

Le député en vue d’Ennahda, Sadok Chourou a qualifié les grévistes d’ « ennemis de dieu. » Dans une interview, il a nié que les salafistes soient responsables de la violence: «La vérité c’est que certains membres des groupes salafistes ne sont pas de vrais salafistes.. Ce sont des vestiges du précédent régime qui ont infiltré les groupes salafistes pour commettre des actes contre le gouvernement… Les vrais salafistes n’adoptent pas l’usage de la violence. »

Chourou essaie de dissimuler la complicité du gouvernement et de la police dans la violence salafiste. Mais s’il y a une quelconque vérité dans ses remarques, et si la police de Ben Ali était impliquée dans l’organisation de l’attaque contre les travailleurs de Sidi Bouzid, cela ne fait que souligner la continuité fondamentale de la politique anti-ouvrière de Ben Ali et d’Ennahda. La révolution de la classe ouvrière qui a commencé avec le renversement de Ben Ali doit se poursuivre en une lutte contre le gouvernement Ennahda.

(Article original paru le 29 août 2012.)

Source: World Socialist Web Site (Antoine Lerougetel), 30 août 2012

Grève des élèves et retour sur la rentrée scolaire dans les écoles britanniques il y a 100 ans

EDITO ou le pourquoi de ce site

« Quelques jours après la rentrée de septembre 1911, les élèves des écoles municipales britanniques se mettaient en grève. De Dundee à Southampton en passant par Liverpool et Dublin, plus de 62 villes étaient touchées, particulièrement dans les secteurs industriels, les régions déshéritées et opprimées. Mouvement national qui dura quinze jours et prit une ampleur considérable ; selon les comptes-rendus de presse, ce sont « des centaines d’enfants qui défilèrent dans les rues » ; ailleurs, comme à Dundee ou Hull, « des milliers d’enfants défiant les autorités scolaires »… »

Ce site a été crée pour faire connaitre cette histoire qui s’est déroulée il y a tout juste 100 ans. Une histoire qui nous fait chaud au coeur car il est trop rare de voir les personnes scolarisées contester collectivement les conditions que leur fait subir l’école.

Ce site reprend, à sa manière, des textes disponibles en français  sur ces épisodes de la rentrée de 1911. Un ensemble d’articles de journaux retrouvés par Dave Marson et commentés par Danièle Rancière¤, puis mis en page en format brochure en 2009 par les éditions de la guerre sociale. On peut télécharger la brochure ici

¤ Danièle Rancière : « Ce texte a été écrit dans le numéro 3 de la revue Les Révoltes Logiques, consacré au thèmes des « Enfants du Capital », à l’automne 1976. Nos amis anglais de History Workshop nous avaient adressé la brochure de Dave Marson sur les grèves d’écoliers à Hull en 1911. Enseignant depuis 1971 au Lycée Montaigne, qui se trouvait à la pointe de la contestation lycéenne dans les années 1970 et y ayant connu plusieurs mouvements de grève, je m’étais  sentie suffisamment inspirée par ce texte non pas une traduction ou un résumé mais une libre adaptation. »

Malgré le peu de traces sur cette grève (Si vous avez d’autres documents, envoyez-les nous à septembre1911(at)riseup.net) et le fait que l’on s’appuie surtout sur ce que relate les journaux bourgeois et adultes de l’époque (ce qui limite la connaissance de ce qui a pu se passer), il apparait clairement que les grèvistes voulaient agir sur les conditions dans lesquelles illes se trouvaient, en portant des revendications ou en règlant quelques comptes avec leus oppresseurs…

C’était l’opportunité aussi pour ces personnes soumises au rythme scolaire de se retrouver et de pouvoir s’approprier le temps et l’espace.

Même si un sciècle s’est écoulé et que certaines revendications ne sont plus d’actualités (interdire la ceinture comme châtiment corporel, par exemple)  leur lutte nous inspire car l’école reste un lieu d’enfermement obligatoire, un lieu où s’exerce d’innombrables violences.

Obligatoire* car ce qu’elle tente d’inculquer n’a rien de désirable (Si ce n’était pas obligatoire, est ce que ça ressemblerait à çà ? Est ce qu’on accepterait de subir les mêmes choses ?).

L’apprentissage de la soumission à l’autorité est une des fonctions pricncipales que se donne l’école depuis son apparition. La soumission à des gens qui « auraient le savoir », à l’emploi du temps, aux programmes et au règlement intérieur, l’infantilisation des élèves en étant soumis.es à des rituels et règles absurdes (seulement pour marquer leur différence de statut avec les profs et CPE), leur statut inférieur qui fait que leurs paroles et envies n’ont pas de poids, … Les moyens d’y parvenir ne peuvent être que violent, la ceinture hier, la ritaline aujourd’hui**. Les humiliations,  les menaces et autres punitions toujours. On veut nous faire aprendre aussi à être en concurrence avec les autres, à penser qu’à soi pour « réussir dans la vie ».

Un apprentissage nécessaire pour accepter la suite, dans le « monde du travail », (où on continue à suivre un emploi du temps imposé, à ne pas décider de ce qu’on fait, à se soumettre aux chef.fes, à la « loi du marché », …) et dans leur « démocratie » (où reprendre en main collectivement ce qu’on veut faire de nos vies est réprimé).

Cette critique ne date pas d’aujourd’hui.

Ce site se veut aussi être un moyen de faire (re)connaitre des luttes contre l’école et le monde auquel elle nous prépare menées par les personnes scolarisées.

N’hésitez pas à y contribuer ! en envoyant des documents et témoignages à septembre1911(at)riseup.net

On espère que les millions de personnes qui s’apprètent à rentrer entre les murs des écoles puissent trouver dans ces luttes de la force et de l’imagination pour faire vivre les leurs !

* en fait la loi dit que c’est l’instruction qui est obligatoire (de 6 à 16 ans), c’est à dire que des parents peuvent instruire à la maison, mais en pratique tout le monde ou presque va à l’école. Obligatoire (presque) parce que même au delà de 16 ans on est amené.es à continuer à y aller car il y a peu ou pas de moyens d’acquérir certains savoirs hors des institutions scolaires.

** la ritaline est une pilulle ordonnée aux enfants considérés comme « hyperactif » pour les contenir. Un enfant qui ne tiendrait pas en place dans une salle de classe pourrait être diagnostiquer « hyperactif ». La création de nouvelles maladies est un moyen très puissant pour contrôler les personnes qui ne correspondent pas aux attentes, et d’éviter de changer les contraintes dans lesquelles elles se trouvent.

Source: Grève des élèves, 19 août 2011

[CHILI] Lutte étudiante depuis plus de 3 mois et grèves à répétition dans les entreprises …

Grèves de la faim, une nouvelle marche prévue jeudi

SANTIAGO – Les étudiants chiliens prévoient jeudi une nouvelle manifestation, après trois mois de mobilisation pour la qualité de l’enseignement public, alors que trois lycéens en grève de la faim se trouvent dans un état «préoccupant», a reconnu mardi le ministre de la Santé.

Le ministre Jaime Manalich a indiqué à la presse que la situation de trois jeunes de Buin, une commune proche de Santiago, était «préoccupante, car c’est une grève de la faim sérieuse. Ils ont perdu 8 kilos, beaucoup de masse musculaire, ont une basse tension, des crampes intenses».

Une quarantaine de lycéens, observent une grève de la faim depuis un mois, la plupart avec ingestion de liquides, pour appuyer la mobilisation étudiante en faveur d’un investissement accru de l’État dans l’enseignement public.

Le système éducatif chilien est particulièrement inégalitaire, avec de grands écarts de qualité entre privé et public, et un endettement fort des ménages et étudiants eux-mêmes pour assurer les études.

Étudiants et enseignants ont formellement demandé une autorisation lundi pour une nouvelle manifestation jeudi, qui serait la dixième journée d’action depuis mi-mai. Ils se sont engagés à «toutes les mesures pour assurer une marche ordonnée».

La dernière journée d’action du 9 août s’était soldée par 400 interpellations et 78 blessés à Santiago et dans plusieurs villes de province.

La mobilisation étudiante depuis trois mois a engendré les manifestations parmi les plus spectaculaires à Santiago, avec 80 000 personnes ou plus, depuis le retour de la démocratie il y a 21 ans.

Les étudiants jugent insuffisantes une série de mesures du gouvernement sur des crédits étudiants plus avantageux ou des dettes rééchelonnées.

Mais ils ont néanmoins accepté lundi, après un refus initial, de participer à une table ronde au Parlement où le gouvernement entend présenter ses réformes ces prochains jours.

Presse bourgeoise – Canoe.ca, 16/08/2011

Le Chili n’utilisera pas l’armée face aux étudiants

SANTIAGO DU CHILI (AP) .- Le ministre de la Défense chilien, Andrés Allamand a statué hier de ne pas utiliser l’armée pour réprimer les manifestations étudiantes qui ont frappé le pays il y’a trois mois. «Le public est protégé par l’action de la police », a-t-il déclaré dans un communiqué aux médias officiels de Buenos Aires, après que le maire de Santiago , Pablo Zalaquett, ait soulevé l’option militaire.

Allamand, ami du président Sebastián Piñera a appelé plutôt «reprendre le chemin de la compréhension dès que possible » dans le conflit qui oppose le gouvernement, dont la popularité ne cesse de s’effondrer, aux étudiants.

La controverse sur l’utilisation de l’armée pour réprimer les manifestations étudiantes qui ont éclaté ce week-end a été soulevé par le maire Zalaquett , qui a reçu nombre de critiques sur Twitter.

Pendant ce temps, la Confédération des étudiants chiliens et Teachers College a demandé hier à la Municipalité Métropolitaine de Santiago  la permission de descendre à nouveau demain pour exiger une éducation publique gratuite et de qualité.

Le président de Teachers ‘College, Jaime Gajardo dit que l’intention des organisateurs est de passer de la traditionnelle Plaza Italia, allez à Alameda, à la Place des Héros, à environ trois pâtés de maisons de Palacio de La Moneda .

Les étudiants chiliens ont commencé les manifestations vers la mi-mai pour exiger que le gouvernement central reprenne en main l’enseignement primaire et secondaire, l’interdiction des institutions sans but lucratif privé avec l’éducation et que la Constitution garantisse le droit à l’éducation public, gratuite et de qualité.

Jusqu’à présent, toutes les manifestations étudiantes se sont soldées par des affrontements avec la police et de petits groupes de jeunes cagoulés.

Hier, le Fond des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a critiqué la segmentation et la ségrégation du système éducatif chilien, tout en prenant son siège à Santiago par des musiciens locaux. «Le Chili est l’un des systèmes d’éducation le plus segmenté en Amérique latine et dans le monde », a déclaré le représentant de l’agence multilatérale au Chili, Gary Stahl.

Presse bourgeoise -El Universal (Mexique), 17/08/2011

Chile no usará Ejército contra estudiantes

SANTIAGO DE CHILE (Agencias).— El ministro de Defensa chileno, Andrés Allamand, descartó ayer utilizar al Ejército para reprimir las protestas estudiantiles que azotan su país hace tres meses. “El orden público se garantiza a través de la acción de la policía”, sostuvo Allamand en declaraciones a medios chilenos en Buenos Aires, luego de que el alcalde oficialista de Santiago, Pablo Zalaquett, planteara la opción militar.

Allamand, amigo del presidente Sebastián Piñera, pidió en cambio “retomar el camino del entendimiento a la brevedad” en el conflicto estudiantil que derrumbó el apoyo al gobierno a mínimos históricos.

La polémica por el uso de militares en la represión de protestas estalló luego de que el alcalde Zalaquett defendiera esa opción el fin de semana, fustigando además a los que lo criticaron a través de Twitter.

En tanto, la Confederación de Estudiantes de Chile y el Colegio de Profesores solicitaron ayer a la Intendencia Metropolitana de Santiago su autorización para marchar nuevamente mañana en demanda de una educación pública, gratuita y de calidad.

El presidente del Colegio de Profesores, Jaime Gajardo, aseguró que la intención de los organizadores es movilizarse desde la tradicional Plaza Italia, marchar por la Alameda, hasta la plaza Los Héroes, a unas tres manzanas del Palacio de La Moneda.

Los estudiantes chilenos iniciaron las movilizaciones a mediados de mayo para exigir que el Gobierno central vuelva a administrar la educación primaria y secundaria, que se prohíba a las instituciones privadas lucrar con la educación y que se garantice en la Constitución el derecho a una educación pública, gratuita y de calidad.

Hasta ahora todas las marchas estudiantiles han finalizado en enfrentamientos entre un pequeño grupos de jóvenes encapuchados e infiltrados

con Carabineros.

Ayer mismo, el Fondo de Naciones Unidas para la Infancia (UNICEF) criticó la segmentación y segregación del sistema educacional chileno, durante la toma de su sede en Santiago por parte de algunos músicos locales. “Chile tiene uno de los sistemas de educación más segmentados de América Latina y, de hecho, más segmentados del mundo”, dijo el representante de la agencia multilateral en Chile, Gary Stahl.

Des travailleurs chiliens licenciés pour avoir participé à la grève

Santiago du Chili, 17 août (Prensa Latina) Les travailleurs de Transantiago système de transport a rapporté aujourd’hui que 27 de ses collègues ont été licenciés par l’Express pour participation à la grève de 24 heures, réclamant de meilleures conditions de travail.

Les travailleurs ont mis fin à la grève mais cependant, plusieurs dirigeants syndicaux restent mobilisés en solidarité avec leurs camarades, a déclaré le porte-parole du syndicat des chauffeurs, Arturo Paz.

« Nous devons prendre soin des travailleurs qui nous ont soutenus et qui ont décidé de retourner au travail», a souligné la Paix Radio Cooperativa.

Transantiago pilotes ont entamé une grève hier pour exiger des conditions décentes de travail.

Une mesure répressive sur 12 lignes envers 500 000 salariés .

Express assure que la société en charge du système de transport n’a pas respecté ses engagements relatifs aux horaires de travail et des améliorations dans les stands en attente de transfert vous avez les pilotes.

Paz a souligné que les employés veulent que la société respecte leur droit du travail, ce qui n’est pas fait, malgré une décision de justice qui les favorise.

«Nous sommes fatigués de la violence » envers les travailleurs, a déclaré Paz.

Transantiago est un système de transports publics opérant dans la région métropolitaine de Bagdad.

Presse bourgeoise – Prensa Latina, 17/08/2011

Denuncian despido de trabajadores chilenos por participar en paro

Santiago de Chile, 17 ago (PL) Los trabajadores del sistema de transporte Transantiago denunciaron hoy que 27 de sus compañeros fueron despedidos por la empresa Express por participar en el paro de hace 24 horas, en demanda de mejoras laborales.

Los operarios depusieron la huelga, sin embargo varios dirigentes gremiales se mantendrán movilizados en solidaridad con sus camaradas, subrayó el vocero del sindicato de conductores, Arturo Paz.

« Tenemos que cuidar a los trabajadores que nos apoyaron y decidimos que volvieran a trabajar », recalcó Paz a Radio Cooperativa.

Choferes del Transantiago iniciaron ayer un paro para exigir condiciones dignas de trabajo.

La medida de presión involucró a unos mil 500 empleados de unas 12 líneas.

Aseguran que la empresa Express, a cargo de ese sistema de transporte, no ha cumplido con los compromisos correspondientes a horarios de trabajo y mejoras en las casetas de traslado de espera con la que cuentan los conductores.

Paz recalcó que los empleados quieren que la empresa respete su jornada legal de trabajo, lo que no hace, a pesar de un fallo judicial que los favorece.

« Estamos cansados del atropello » contra los trabajadores, subrayó Paz.

Transantiago es un sistema de transporte público urbano que opera en el área metropolitana de esta capital.

[AFRIQUE DU SUD] Le mouvement social continue et s’amplifie en cette fin du mois de juillet

Les grèves se poursuivent en Afrique du Sud

JOHANNESBURG (Xinhua) – Aucune des différentes grèves en cours en Afrique du Sud n’a pris fin mercredi, a rapporté le journal Business Day à Johannesburg.

Des milliers d’employés de l’industrie sud-africaine de la chimie, du carburant, du papier, de la pulpe et de secteurs connexes ont arrêté le travail depuis le 11 juillet.

Mercredi, des employés de ce secteur ont défilé à Rosebank à Johannesburg. Business Day précise que cette poursuite de la grève a lieu en dépit des déclarations de la Commission sud-africaine pour la Conciliation, la Médiation et l’Arbitrage (CCMA), qui a déclaré mercredi que les employés en grève du secteur pétrolier discutaient actuellement d’une offre salariale révisée avec les responsables syndicaux.

La grève de la chimie en Afrique du Sud a obligé de nombreuses petites et moyennes entreprises à embaucher une main d’oeuvre temporaire onéreuse. Le directeur de la Chambre du commerce et de l’industrie sud-africaine (SACCI) a déclaré mercredi craindre que l’activité de l’ensemble des entreprises du pays n’en subisse les répercussions.

« Je suis aussi inquiet du préjudice en termes de réputation que risquent certaines petites entreprises négociant avec des compagnies étrangères, car les entreprises étrangères sont souvent étonnées que l’Afrique du Sud connaisse tant de grèves », a-t-il dit.

Les grèves dans le secteur minier se sont également poursuivies mercredi en Afrique du Sud.

Les employés du secteur aurifère doivent débuter leur grève le 28 juillet. Dans le secteur du diamant, les employés de De Beers sont en grève depuis le 22 juillet, et ceux charbon depuis le 25 juillet. Dans l’industrie du platine, les pourparlers sont encore en cours.

Presse bourgeoise – Afriquinfos, 27/07/2011