[Suisse] Rébellion à la prison de Champ-Dollon – Genève, 3 et 4 mai 2013

Double incident détenus-gardiens ce week-end

Deux prisonniers de Champ-Dollon, menaçants, ont été placés en cellule forte. Ils ont frappé au visage deux gardiens et fracturé le pouce d’un troisième.

Sur fond de surpopulation carcérale, le double incident tombe à pic pour illustrer l’insécurité que dénonce le syndicat policier. A deux reprises ce week-end, des détenus s’en sont pris aux gardiens. Les prisonniers concernés sont des habitués: le 8 avril, ils s’étaient barricadés dans un étage avec dix autres mutins, avant d’être mâtés par la police.

Vendredi soir, d’abord, l’un d’eux menace d’incendier sa cellule. L’arrivée d’un troisième co-détenu l’excède. Il vocifère, insulte. Son placement en cellule forte est décidé. Une fois son transfert réalisé, il frappe au visage deux surveillants. Ce heurt en appelle un autre, samedi. Un second individu, révolté par l’épisode, se rebelle. La sanction est identique, les dégâts différents: un maton a le pouce fracturé. «Les faits ont été dénoncés au procureur général», indique le directeur des lieux, Constantin Franziskakis. Les récalcitrants, eux, écopent de dix et cinq jours de cachot.

Leur presse carcérale – 20min.ch (Jérôme Faas), 07/05/2013 à 06h45

[Suisse] Mutinerie à la prison de Champ-Dollon, en réaction à la grève des matons – Genève, 8 avril 2013

Mutinerie à la prison de Champ-Dollon

A la suite du débrayage des gardiens, survenu ce lundi matin, 53 détenus ont refusé de réintégrer leurs cellules après le repas de midi. La police a dû intervenir.

Journée houleuse à la prison de Champ-Dollon. A 10h30, quelque 170 gardiens débrayaient pour protester contre les effets de la surpopulation carcérale sur leurs conditions de travail. Deux heures plus tard, 53 détenus refusaient de réintégrer leurs cellules après leur repas.

41 d’entre eux cédaient à 13h30, après des discussions avec le personnel de la prison. Douze autres, en revanche, se barricadaient dans leur étage. Après un ultimatum, la police est intervenue à 15h10. Les mutins ont été placés au cachot.

Vue plongeante sur la manifestation des gardiens

Le bâtiment des détenus a commencé à bouger lorsque les gardiens ont manifesté devant l’établissement voisin de la Brénaz, aux alentours de onze heures. Des cris s’échappent des cellules, qui donnent sur le lieu de rassemblement. Le personnel revient dans la prison de Champ-Dollon à 11h15, soit un quart d’heure après l’horaire prévu. «La distribution des repas a pris du retard», explique Constantin Franziskakis, le directeur de l’établissement.

Après avoir mangé, à 12h30, deux demi-unités, l’une regroupant 41 détenus, l’autre douze, refusent de rentrer en cellule. «Nous nous y attendions un peu, les détenus nous avaient avertis vers midi. Dès ce moment, la police était avertie», poursuit le directeur.

Une pétition, signe avant-coureur

A 13h30, le groupe de 41 prisonniers accepte de baisser pavillon. «L’usage de la contrainte n’a pas été nécessaire», précise-t-il. Ces détenus, par ailleurs, avaient des revendications. «Ils nous avaient déjà adressé une pétition qui réclamait des améliorations matérielles. Je ne pouvais rien faire pour leur donner satisfaction.»

Constantin Franziskakis, directeur de la prison de Champ-Dollon

Constantin Franziskakis, directeur de la prison de Champ-Dollon

Des détenus «qui voulaient en découdre»

Les douze autres hommes, en revanche, n’ont aucune revendications, mais profitent de l’occasion pour «mettre le bazar», et se barricadent derrière la porte de leur couloir, bloquée avec divers objets. Un ultimatum leur est lancé. Ils passent outre. A 15h10, la police intervient. «Il s’agissait de détenus déterminés, qui voulaient en découdre», décrit Constantin Franziskakis.

Aucun blessé

L’intervention n’a causé aucun blessé, ni parmi les forces de l’ordre, ni parmi les détenus. Les douze récalcitrants ont été conduits en cellule forte par les gardiens. Une procédure disciplinaire est par ailleurs engagée à l’encontre de leurs 41 collègues.

Leur presse carcérale – 20minutes.ch (Jérôme Faas/Thomas Piffaretti), 08/04/2013 à 18h54

[Suisse] Genève sous surveillance

Un «Big Brother» va surveiller les Genevois

Le Conseil d’Etat vient de déposer un projet de loi visant à coordonner la vidéoprotection dans le canton. Des caméras vont être installées dans les rues pour lutter contre les infractions.

Des caméras de surveillance vont fleurir dans les rues de Genève. Le Conseil d’Etat dépose un projet de loi visant à coordonner la vidéoprotection dans le canton. Le Parlement est aussi appelé à voter un crédit de 1,9 million de francs pour en financer le système, qui devrait ensuite coûter un million par an.

«Il est temps de dépassionner le débat», a déclaré mardi devant les médias le conseiller d’Etat Pierre Maudet, en charge du Département de la sécurité. Si le parlement le suit, 21 caméras haute définition seront installées dans le quartier des Pâquis, une zone aux multiples facettes, afin de tester l’efficacité du système. Le Grand Conseil prendra connaissance du projet lors de sa prochaine session fin avril, mais il se prononcera ultérieurement.

Les infractions visées seront en particulier les violences contre les personnes et les atteintes au patrimoine, dont les incivilités. Orientables, les caméras seront d’ailleurs équipées d’un dispositif anti-vandalisme. La lutte contre le trafic de stupéfiants n’est concernée que dans une moindre mesure.

La vidéoprotection n’étant efficace qu’avec un traitement humain, comme l’a souligné M.Maudet, une centrale d’observation des images, complémentaire à la Centrale d’engagement, sera créée. Dotée de trois postes occupés par huit personnes qui se relaieront une bonne partie de la journée mais pas 24 heures sur 24, cette centrale aura une vocation proactive.

Efficacité

Ces agents de sécurité, spécialement formés pour assurer un traitement en temps réel, seront munis de murs d’images permettant de suivre jusqu’à 50 caméras par poste. L’objectif du dispositif est d’abord la prévention et la dissuasion, mais aussi la protection et l’aide à l’engagement.

«Nos forces pourront être utilisées de manière plus rationnelle. On saura tout de suite quel genre de patrouille envoyer», relève M.Maudet, qui note que ce projet s’inscrit dans le cadre de la réorganisation des forces de l’ordre et «s’associe parfaitement à la montée en puissance de la police de proximité».

De manière plus classique, les images constitueront également un soutien aux enquêteurs dans l’élucidation d’infractions. Si cette expérience est concluante, elle permettra à terme de gérer l’ensemble d’un dispositif cantonal, avec les communes souhaitant en bénéficier. Un bilan sera réalisé deux ans après la mise en service de la phase-test aux Pâquis, a précisé le magistrat.

Sans tabou

Certaines communes du canton disposent déjà de caméras. Leur usage n’est cependant pas proactif; il ne sert qu’à dissuader et aider à résoudre les infractions. Au Grand-Saconnex par exemple, les dégâts aux bâtiment communaux ont passé de 120’000 francs en 2006, année de l’installation de caméras sur ces immeubles, à 30’000 francs en 2009, a illustré M.Maudet.

«L’heure n’est plus aux clivages idéologiques gauche-droite du début. Les caméras se sont multipliées, dans les trains, les commerces. Les gens s’y sont habitués», a dit Pierre Maudet. Le conseiller d’Etat veut dès lors aborder ce projet sans tabou.

Les Genevois ne découvriront ainsi pas les caméras de surveillance avec cette loi, y compris dans le domaine public. Neuf avaient déjà été déployées dans la perspective de l’Eurofoot en 2008, et 25 sont exploitées dans le cadre du contrôle des sites diplomatiques. Il s’agira de les intégrer dans le concept.

Caméras privés

Les nombreuses caméras privées, dans les hôtels, les gares et autres établissements devraient aussi pouvoir être intégrées, a relevé Marc-Antoine Nissile, président des hôteliers genevois. Selon lui, la pose de caméras, notamment dans les lieux touristiques, est une nécessité face aux critiques de villes concurrentes sur le taux de criminalité à Genève.

Se référant à la solution adoptée par Munich, visitée par les autorités genevoises, Pierre Maudet pose la question de la mise en valeur des images issues de caméras privées, qui filment du reste aussi le domaine public. Les autorités bavaroises ont choisi l’option de doter la ville d’un minimum de caméras, mais d’avoir accès en permanence aux près de 5000 caméras privées.

A Genève, le flou existe encore quant à l’accès par la police aux caméras privées, sans compter le problème de compatibilité technique. Le magistrat libéral-radical ne veut s’épargner aucune discussion, pas même celle sur la durée de conservation des images.

Leur presse sécuritaire – 20min.ch (ATS), 09/04/2013 à 14h53

Les bureaux de ce sinistre personnage qu’est Maudet se sont faits pourrir à la peinture début février 2013 à Genève

[Suisse] Evasion à Saint-Jean au Landeron (Ne) et tabassage de matons à Champ-Dollon (Ge)

Trois gardiens de prison agressés

Trois détenus ont pris à partie des employés de Champ-Dollon samedi pour un manque de boisson. Le syndicat des matons s’inquiète.

L’heure du déjeuner a été mouvementée samedi à Champ-Dollon. Selon la «Tribune de Genève», trois détenus ont donné des coups à deux gardiens de prison. Coups de tête et de poings sont à déplorer. Un troisième maton a été blessé au doigt en intervenant.

Une frustration qui dégénère

En cause: une frustration liée à un manque de boisson, selon la direction de l’établissement. Résultat: les trois prisonniers ont été placés en cellule forte pendant dix jours. Leurs actes ont aussi été dénoncés à la justice.

Cet épisode inquiète grandement le syndicat des gardiens. Pour lui, il s’agit de la suite logique de l’augmentation de la surpopulation carcérale. Dimanche, Champ-Dollon atteignait un nouveau record avec 785 détenus pour 376 places.

Actions de protestation à venir

Une assemblée générale extraordinaire du syndicat se tiendra cette semaine. Des actions de protestation pourraient suivre. Le département de la sécurité indique, lui, avoir répondu au syndicat il y a deux semaines sans avoir reçu de nouvelles depuis.

Leur presse  carcérale – 20Minutes.ch, 04/03/2013 à 11h25

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Un détenu prend la poudre d’escampette lors d’une sortie

Un détenu du pénitencier de Saint-Jean au Landeron (NE) s’est échappé lundi en début d’après-midi en ville de Berne pendant une sortie accompagnée.

L’homme âgé de 51 ans était incarcéré pour homicide depuis 1998. Un avis de recherche a été lancé, mais la population ne court pas de danger, selon les autorités.

Le détenu a été transféré dans la section ouverte de St-Jean en novembre 2012 pour se préparer à sa remise en liberté conditionnelle. Les mesures d’assouplissement du régime de détention s’étaient toujours déroulées sans incident. Rien ne permettait de penser que le détenu s’apprêtait à s’évader, a communiqué en soirée la Direction de la police bernoise.

Il n’y actuellement pas de danger pour la collectivité, précise-t-elle. Pour cette raison, la police recherche activement le détenu mais renonce à publier sa photo et son signalement.

Leur presse carcérale – ATS, 04.03.2013, 19h03

[Suisse] Les bureaux du magistrat chargé de la sécurité vandalisés – Genève, Nuit du 4 au 5 février 2013

Le bureau de Pierre Maudet aspergé de peinture: plainte déposée

La façade des bureaux du magistrat chargé de la Sécurité en Vieille-Ville a été souillée dans la nuit de peinture rouge et d’inscription à l’encontre du conseiller d’Etat. Une plainte sera déposée.

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La façade des bureaux du magistrat chargé de la Sécurité Pierre Maudet, située place de la Taconnerie en Vieille-Ville a été la victime des tags, effectués dans la nuit de lundi à mardi. «Maudit Maudet: des limes pour tes barreaux, des bombes pour tes bureaux!» pouvait-on lire sur la façade. Une plainte sera déposée au nom du Conseil d’Etat, pour «déprédation de son patrimoine», précise Caroline Widmer, responsable de communication du département, même si «Pierre Maudet a d’autres chats à fouetter», ajoute-t-elle.

«Cet acte est irrespectueux et lamentable, déclare le conseiller d’Etat. L’expression anonyme et injurieuse est de toute façon condamnable, surtout que je suis toujours ouvert à la discussion, que ce soit par e-mail, par téléphone ou par courrier.»

Le nettoyage a débuté ce matin, après que la police scientifique a procédé à des relevés des traces de peintures utilisées.

Plus tôt dans la matinée, Pierre Maudet a tenu, sur sa page FaceBook a saluer «le courageux auteur anonyme de ce matinal et poétique message rural.» L’édile estime encore qu’il s’agit là d’un «encouragement à persévérer dans sa politique carcérale.» Et ajoute: «Peut-être gardera-t-on pour ce ru(pe)stre une place dans uns des futurs établissements de détention? A moins qu’un travail d’intérêt général ne convienne mieux à la canalisation de cette expression «explosive»…»

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Leur presse – Tribunal de Genève (Olivier Francey/MGR), 05/02/2013 à 09h20 

Acte de vandalisme contre les bureaux de Pierre Maudet

Le bâtiment abritant les bureaux du conseiller d’Etat Pierre Maudet, au coeur de Genève, a été la cible d’un acte de vandalisme dans la nuit de lundi à mardi. L’entrée principale a été aspergée de peinture rouge et la façade a été couverte de graffitis.

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« Une plainte sera déposée par l’Etat pour déprédation de son patrimoine », a déclaré mardi la porte-parole du Département de la sécurité, confirmant une information de la « Tribune de Genève ». Les nettoyeurs se sont rapidement activés pour faire disparaître les souillures.

Sur un mur du bâtiment on pouvait lire: « Maudit Maudet: des limes pour tes barreaux, des bombes pour tes bureaux ». Pierre Maudet est depuis neuf mois responsable de la sécurité dans le canton de Genève.

Lorsqu’il était à l’exécutif de la ville de Genève, il avait fait de la lutte contre les tags une de ses priorités.

Leur presse – Romandie.com (ATS), 05/02/2013 à 12h44

[Suisse] Surpopulation à la prison de Champ-Dollon (Genève): L’incendie et la destruction comme solution !

Champ-Dollon atteint un nouveau record avec plus de 700 détenus

La prison genevoise de Champ-Dollon dépasse la barre des 700 détenus, dévoile jeudi la Tribune de Genève. Un record pour l’établissement en pénurie chronique de places de détention.

Prévue à l’origine pour 376 détenus, la prison de Champ-Dollon dépasse jeudi les 700 incarcérations. Certains prisonniers doivent se contenter d’une place à même le sol.

Le directeur de la prison, Constantin Franziskakis, confirme cette information à la Tribune de Genève:  » Nous n’avons jamais eu autant de détenus incarcérés. Sept détenus dorment sur des matelas à même le sol depuis quelques jours. Nous avons déjà commencé à placer six personnes dans des cellules de trois lits. Nous n’avions pas connu cette situation depuis 2010″.

Situation tendue

Le quotidien à l’intérieur des murs reste cependant difficle à gérer. « C’est difficile, mais tout est sous contrôle, grâce à l’engagement hors-norme des cadres et du personnel de l’établissement, poursuit Constantin Franziskakis. « Pour l’instant, toutes les prestations sont maintenues, telles que la promenade, les soins, l’aumônerie. »

« Le fait d’entasser les gens les uns sur les autres crée inévitablement des tensions entre eux », relève Pierre-Alain Dufey, vice-président de la section des gardiens à l’Union du personnel du corps de police.

Leur presse – RTS.ch, 29/11/2012 à 12h13

Champ-Dollon passe la barre des 700 détenus

La surpopulation dans la principale prison genevoise atteint un record. Des détenus dorment à nouveau sur des matelas à même le sol.

La prison de Champ-Dollon prévue pour 376 places accueille depuis ce matin 702 détenus, selon nos informations. Le taux d’occupation atteint 186%. Le directeur de l’établissement, Constantin Franziskakis confirme notre information: «Nous n’avons jamais eu autant de détenus incarcérés.»

Conséquences? «Sept détenus dorment sur des matelas à même le sol depuis quelques jours. Nous avons déjà commencé à placer six personnes dans des cellules de trois lits, explique Constantin Franziskakis. Nous n’avions pas connu cette situation depuis 2010.» A l’époque, la surpopulation était encore plus importante en raison d’un nombre de places moindre. Le taux d’occupation atteignait alors 225%. Depuis, une centaine de places ont été construites (Cento Rapido), laissant une plus grande marge de manœuvre. Mais celle-ci se réduit désormais de jour en jour.

Comment gère-t-on la situation? «C’est difficile, mais tout est sous contrôle, grâce à l’engagement hors-norme des cadres et du personnel de l’établissement, indique Constantin Franziskakis. Pour l’instant, toutes les prestations sont maintenues, telles que la promenade, les soins, l’aumônerie.»

Cette situation pose-t-elle des problèmes de sécurité? «Cela peut comporter des risques lors des interventions du personnel», indique le directeur. Concrètement, «le fait d’entasser les gens les uns sur les autres crée inévitablement des tensions entre eux, relève Pierre-Alain Dufey, vice-président de la section des gardiens à l’Union du personnel du corps de police. S’il y a une bagarre, comme il y a beaucoup plus de monde à gérer, les interventions sont plus difficiles».

Selon le syndicaliste, le nombre de gardiens – plus de 300 pour 700 détenus – est actuellement suffisant, grâce au personnel en formation engagés pour l’ouverture progressive de l’établissement Curabilis programmée fin 2013. «Heureusement que nous avons ce renfort!», soupire Pierre-Alain Dufey.(TDG)

Leur presse carcérale – Tribunal de Genève, 29.11.2012 à 11h23

[Suisse] Surpopulation à la prison de Champ-Dollon (Genève): L’incendie et la destruction comme solution !

Champ-Dollon atteint un nouveau record avec plus de 700 détenus

La prison genevoise de Champ-Dollon dépasse la barre des 700 détenus, dévoile jeudi la Tribune de Genève. Un record pour l’établissement en pénurie chronique de places de détention.

Prévue à l’origine pour 376 détenus, la prison de Champ-Dollon dépasse jeudi les 700 incarcérations. Certains prisonniers doivent se contenter d’une place à même le sol.

Le directeur de la prison, Constantin Franziskakis, confirme cette information à la Tribune de Genève:  » Nous n’avons jamais eu autant de détenus incarcérés. Sept détenus dorment sur des matelas à même le sol depuis quelques jours. Nous avons déjà commencé à placer six personnes dans des cellules de trois lits. Nous n’avions pas connu cette situation depuis 2010″.

Situation tendue

Le quotidien à l’intérieur des murs reste cependant difficle à gérer. « C’est difficile, mais tout est sous contrôle, grâce à l’engagement hors-norme des cadres et du personnel de l’établissement, poursuit Constantin Franziskakis. « Pour l’instant, toutes les prestations sont maintenues, telles que la promenade, les soins, l’aumônerie. »

« Le fait d’entasser les gens les uns sur les autres crée inévitablement des tensions entre eux », relève Pierre-Alain Dufey, vice-président de la section des gardiens à l’Union du personnel du corps de police.

Leur presse – RTS.ch, 29/11/2012 à 12h13

Champ-Dollon passe la barre des 700 détenus

La surpopulation dans la principale prison genevoise atteint un record. Des détenus dorment à nouveau sur des matelas à même le sol.

La prison de Champ-Dollon prévue pour 376 places accueille depuis ce matin 702 détenus, selon nos informations. Le taux d’occupation atteint 186%. Le directeur de l’établissement, Constantin Franziskakis confirme notre information: «Nous n’avons jamais eu autant de détenus incarcérés.»

Conséquences? «Sept détenus dorment sur des matelas à même le sol depuis quelques jours. Nous avons déjà commencé à placer six personnes dans des cellules de trois lits, explique Constantin Franziskakis. Nous n’avions pas connu cette situation depuis 2010.» A l’époque, la surpopulation était encore plus importante en raison d’un nombre de places moindre. Le taux d’occupation atteignait alors 225%. Depuis, une centaine de places ont été construites (Cento Rapido), laissant une plus grande marge de manœuvre. Mais celle-ci se réduit désormais de jour en jour.

Comment gère-t-on la situation? «C’est difficile, mais tout est sous contrôle, grâce à l’engagement hors-norme des cadres et du personnel de l’établissement, indique Constantin Franziskakis. Pour l’instant, toutes les prestations sont maintenues, telles que la promenade, les soins, l’aumônerie.»

Cette situation pose-t-elle des problèmes de sécurité? «Cela peut comporter des risques lors des interventions du personnel», indique le directeur. Concrètement, «le fait d’entasser les gens les uns sur les autres crée inévitablement des tensions entre eux, relève Pierre-Alain Dufey, vice-président de la section des gardiens à l’Union du personnel du corps de police. S’il y a une bagarre, comme il y a beaucoup plus de monde à gérer, les interventions sont plus difficiles».

Selon le syndicaliste, le nombre de gardiens – plus de 300 pour 700 détenus – est actuellement suffisant, grâce au personnel en formation engagés pour l’ouverture progressive de l’établissement Curabilis programmée fin 2013. «Heureusement que nous avons ce renfort!», soupire Pierre-Alain Dufey.(TDG)

Leur presse carcérale – Tribunal de Genève, 29.11.2012 à 11h23

[Solidarité avec la ZAD] La lutte contre l’AyraultPorc ne connaît pas de frontières !

En Belgique:

Reçu le 27/11

A Maasmechelen en Belgique presque tout les parcmètres de Vinci ont été sabotés en solidarité avec la ZAD. Vinci dégage ! courage à tou.te.s dans la zad !!

En Suisse:

Reçu le 27/11

Durant les deux derniers jours, des actions de solidarité avec la ZAD ont eu lieu en Suisse. Les murs du parking de la société Parking Management Services (PMS) (une société appartenant à Vinci) à Nyon ainsi que la façade du consulat de France à Genève ont été couverts de tags de solidarité avec la lutte contre l’aéroport de Notre Dame des Landes et son monde. Les messages « Vinci dégage ! Résistance et sabotage » ou encore « La ZAD est partout » sont venus redécorer ces mornes façades ennemies.

Contre les aménagements pourris que l’on nous promet pour seul avenir, la lutte ne connaît pas de frontières.

Courage et bottes fourrées à toutes celles qui se battent sur la ZAD !

En France:

En soutien aux camarades qui résistent dans le bocage, à Montreuil comme ailleurs, nous sommes avec vous.

NON à l’aéroport de Notre Dame des Landes

Source: Indymedia Nantes, 27 novembre 2012

Reçu le 26/11:

A la Croix-Rousse, à Lyon :

Le local PS a également été repeint en solidarité !

Toutes les infos sur les actions décentralisées réalisées en solidarité sur zad.nadir.org

[Suisse] Contre l’Etat sécuritaire et le fascisme institutionnel – Genève, 9 novembre 2012

Communiqué suite à la manifestation du 9 novembre

Nous constatons qu’une large frange de la manifestation a répondu à l’appel « Sans parti ni patrie » et à celui du RAGE. La moitié de la manifestation était regroupée derrière la banderole « contre l’état sécuritaire et le fascisme institutionnel ». Pétards, torches et fumigènes ont rythmé le cortège. On entendait chanter « nous chions sur l’agent Boiron » (flic, chef de la BRIC, spécialiste de la répression des mouvements sociaux), « pouvoir assassin, syndicats collabos », « la police cantonale protège les fascistes », …

Nous sommes outrés par la décision du comité organisateur d’organiser un service d’ordre (qui, heureusement, a un peu capoté) pour prévenir la présence d’éventuels jeunes agités (nous?). Syndicalistes et partis politiques ont avalé sans discernement tous les bobards de la police, qui leur faisait miroiter le spectre du black bloc étranger venu perturber la manifestation, pour justifier un dispositif policier démesuré, des contrôles agressifs et des arrestations préventives. Le comité organisateur montre qu’il a plus confiance en la police qu’en les antifascistes, et marche main dans la main avec les autorités pour organiser notre répression. Que ce soit clair : le RAGE vous emmerde et on vous pisse à la raie.

Les discours des politiciens ont été chahutés avec succès. Personne n’a réussi à entendre les mots du vert Antonio Hodgers, qui a d’ailleurs reçu un oeuf sur la tête. Des drapeaux du PS ont été volés. Le RAGE tient à faire un bisou au camarade qui a débranché la sono pendant un des discours! Contrairement aux dires du « Courrier », les antifascistes n’ont pas fait cela pour reprocher aux verts et aux socialistes d’avoir accepté la nouvelle constitution (dont nous n’avons que faire), mais parce que nous avons un truc viscéral contre la politique institutionnelle, contre ceux qui aspirent à nous diriger et à nous contrôler.

Un drapeau suisse géant portant l’inscription « paix sociale » a été brûlé à l’arrivée de la manifestation sur la plaine de Plainpalais. Le RAGE salue avec enthousiasme cette joyeuse action pyrotechnique.

Quatre personnes ont été emmenées au poste sous prétexte qu’elles ont refusé de se laisser prendre en photo lors d’un contrôle d’identité, ou parce qu’elles avaient des pétards sur elles. Un nombre beaucoup trop élevé de fouilles et de prises d’identité a eu lieu. Une personne a été arrêté totalement arbitrairement après la manifestation et condamnée (sans être passée devant un juge!) à 20 jours de prison ferme avec trois ans de sursis, pour “déprédations”. Il faut bien justifier un dispositif pareil par quelques arrestations au hasard, pour faire bonne impression à Maudet…

Précisons aussi que, comme d’habitude, des nazillons prenaient des photos du rassemblement au Mont-Blanc, cachés derrière les flics.  Des flics en civil étaient également présents dans la manifestation. D’où l’utilité de se masquer ou de se déguiser lors de tout rassemblement de ce genre.

Réseau Antifasciste Genève, 10.11.2012

Se documenter sur ce massacre du 09/11/1932

 

Elle défile et profite pour taguer un musée

La police a interpellé une femme qui avait profité de la manifestation en hommage aux victimes du 9 novembre 1932 pour taguer les murs du musée Rath

Ce vendredi, alors que près d’un demi-millier de personnes défilaient dans les rues de Genève dans le cadre des commémorations du quatre-vingtième anniversaire de la fusillade du 9 novembre 1932, une femme en a profité pour souiller la façade du Musée Rath.

C’est lorsque le cortège est passé près de la rue de la Corraterie, qu’une manifestante est sortie de la foule et, à l’aide de peinture blanche, a tagué « mort aux flics » et « fascistes » sur les murs dudit musée. Repérée, la femme a pu -dans un premier temps- échapper à la police en se fondant dans la foule mais a été interpellée peu après par un policier qui l’avait reconnue. Se refusant à toute déclaration, l’intéressée a été mise à disposition du Ministère Public nous informe le service de presse de la Police.

Aucune autre déprédation ni aucun heurt n’ont été à déplorer pendant cette manifestation convoquée par plusieurs organisations de gauche. C’est sous forte escorte policière et mobilisés derrière le slogan « Plus jamais ça! » que les manifestants ont appelé à se souvenir des victimes de la fusillade et exprimé le rejet de « l’utilisation des forces armées afin d’assurer l’ordre intérieur ».

Leur presse – Tribunal de Genève, 10/11/2012

[Suisse] Revendication de l’attaque contre l’église orthodoxe en solidarité avec les anarchistes biélorusses – Genève, 15 octobre 2012

Genève, Suisse : Action de solidarité pour les anarchistes biélorusses

Dans les prisons biélorusses, des compagnons purgent de grosses peines, condamnés pour diverses attaques contre l’état, le capital et leurs symboles (ambassade russe, quartier général du KGB, banque, casino, commissariat, siège syndical…)

Pendant que les bâtards en cols blancs russes et biélorusses se paient une bonne image internationale en libérant les prisonniers politiques, nos potes anarchistes gardent la tête haute. Ils refusent de signer la demande de grâce qu’agite le président Lukashenko comme condition de leur remise en liberté. Il s’agit de pouvoir troquer jusqu’à huit ans de détention contre une reconnaissance de culpabilité et un repentir à la fois. Ils encaissent donc les dures conséquences de leur insoumission. On connaît la rancune et la lâcheté dont font preuve les administrations pénitentiaires. Ces choses-là ne connaissent pas de frontières, mais notre solidarité non plus.

Dans la nuit du 14 au 15 octobre 2012, nous avons trashé les abords de la rutilante église russe de Genève. Sa façade d’albâtre arbore désormais un rouge sanglant alors qu’alentour on peut lire “POUVOIR ASSASSIN”, “LA PAIX SOCIALE C’EST RIPOU”, “CRÈVE VOS BARRIÈRES TORTIONNAIRES” et “SOLIDARITÉ RÉVOLUTIONNAIRE”.

Simultanément, des banderoles de solidarité ont été déployées sur des ponts autoroutiers de la région, arborant des messages tels que “Prochaine sortie, pour nos amis biélorusses” ou “Solidarité avec les anarchistes biélorusses”.

Il nous importe de briser le calme plat de la capitale mondiale de la paix bourgeoise et autoritaire, et d’envoyer de la force et du courage à nos compagnons en lutte.

Si le choix de notre cible est également un clin d’œil aux Pussy Riot, nous ne présentons – quant à nous – aucune excuse à la communauté religieuse. Le sacré n’a aucune valeur, le grégarisme des croyants nous afflige et le fait que des fachos ridicules déambulent dès le lendemain en criant à la christianophobie achève de nous conforter dans nos décisions (en plus de nous faire bien marrer).

Nous tenons à ajouter qu’une des actions pour lesquelles nos amis sont enfermés a été effectuée en solidarité avec la lutte en forêt de Khimki, contre le projet d’autoroute Moscou/St-Petersbourg. Cette déforestation pour le profit et le bétonnage résonne amèrement avec les expulsions des occupant-e-s de la zone du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, à deux pas de Nantes.

Dans les deux cas, l’immonde groupe de construction et de travaux publics VINCI écrase la vie à coup de flics pour du fric. Notre solidarité révolutionnaire va donc également à toutes celles et ceux qui partout s’opposent, avec l’art et la manière, à ce monde et à ses grands projets mortifères.

Des amiEs de la liberté

Source: Contra-info, 1er novembre 2012