[Angleterre/Mort de Thatcher] Sabotage de véhicules de la société Mitie (gestionnaire de prisons) – Bristol, 13 & 14 avril 2013

Bristol : Incendie et dégradations contre des véhicules de Mitie

Pendant le week-end, nous avons attaqué deux différents vans de l’entreprise Mitie. Derrière le pub « Bush », situé à 5 minutes de Templemeads, lors d’une soirée ensoleillée pendant l’heure de pointe, nous avons saisi l’opportunité de crever deux pneus et de taguer le véhicule. Nous avons certainement été vus, et alors, bonne chance à eux, nous ressemblons tout simplement à n’importe qui.

Nous avons décidé de ne pas uniquement mener notre lutte aux heures sombres, en pensant que l’expression de notre colère, si elle était vue, poserait peut-être question aux témoins. A ce moment-là, nous avons évalué que le risque en valait la peine. Nous avons aussi brûlé un van de Mitie à East Bristol, en l’incendiant en pleine nuit.

Mitie est une des nombreuses entreprises qui ont largement bénéficié de la privatisation initiée par Thatcher dans les années 80. L’externalisation des prisons pour immigrés comme Campsfield, a été le premier pas pour se bâtir un empire, qui comprend maintenant les prisons, les centres pour « jeunes délinquants », les services de probation, et s’étend au logement et aux sources d’énergie « durable ». Nous ne demandons pas que ce qui précède soit contrôlé par l’Etat. Mais nous appelons à incendier toutes les prisons – pour immigrés, pour jeunes, quelles que soient leur forme.

En plus des « centres de détention », Mitie gère maintenant 6 prisons différentes – dont deux instituts pour « jeunes délinquants ». Ils sont partenaires de l’UK Border Agency [Bureaux de l’immigration] et de l’administration pénitentiaire. L’an dernier, des travailleurs de Mitie à Londres ont fait grève après qu’une travailleuse enceinte ait été maltraitée, et ait finit à l’hôpital, tout en travaillant pour Mitie.

A travers le pays, des gens de tous âges sont confiés aux bons soins de Mitie, et sont tabassés et privés de liberté. Ces petites actions sont en solidarité avec eux, et toute personne qui était dans la rue ce week-end [dans les manifs émeutières pour célébrer la mort de Thatcher].

Mitie prétend aider les gens, mais leurs investissements dans le logement et l’énergie ne change pas le fait qu’ils ont l’intention de profiter de tous les aspects de la vie.

Feu aux prisons !
Brûle en enfer, Maggie !

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Traduit de l’anglais de 325 par Brèves du désordre, 18/04/2013

[Italie] Révoltes à la prison pour migrants de Turin: ne pas rester spectacteur face à la répression

Raid anarchiste contre la banque : vitrine défoncée et tags

Des inconnus, appartenant selon toute probabilité à l’aire antagoniste anarchiste, ont dégradé et tagué la nuit de dimanche à lundi les vitres d’une agence de la banque Unicredit, corso Brescia, à Turin. Sur les vitres brisées à été tagué « feu aux prisons » et « Liberté pour tous« . Les carabiniers et la Digos enquêtent sur les faits. Ils pourraient être liés aux protestations de vendredi dernier contre l’incarcération de trois anarchistes la veille, accusés de « braquage en réunion » lors d’une manifestation du 28 février devant le centre de rétention, où un photographe deCronacaQui a été agressé [et a donc perdu ses lunettes et la carte SD de son appareil photo]. Vendredi par contre, lors de la manifestation, c’est une voiture sur laquelle sur trouvait un journaliste et un photographe de « La stampa » qui avait été caillassée.

1-189

La caisse des journaflics de La Stampa lors de la manif de vendredi dernier

La caisse des journaflics de La Stampa lors de la manif de vendredi dernier

2-161 3-124

Enfin, toujours vendredi, cette manifestation s’est rendue de 18h50 à 19h40 environ près de la prison Larusso et Cutugno, où une trentaine d’anarchistes ont jeté des pierres, de gros pétards et d’autres objets contondants contre le personnel de l’administration pénitentiaire. C’est Leo Beneduci, secrétaire du syndicat autonome de la police pénitentiaire (Osapp) qui dénonce les faits. « Il n’y a pas eu dégâts physique contre les agents, mais seulement contre une patrouille envoyée sur place pour préserver l’ordre public« .

Traduit de l’italien de leur presse (LaStampa) par Brèves du désordre, 16/04/2013

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Face à la révolte il y en a qui ne restent pas spectateurs

Le 28 février, au terme de deux mois de révoltes qui ont en partie détruit le Centre d’Identification et d’Expulsion de Turin, un rassemblement en solidarité avec un retenu monté sur les toits pour résister à sa déportation a eu lieu. Un photographe de “Turin Chronique”, présent sur les lieux, est mis à distance, poursuivi et agressé : il y perdra ses lunettes et ses photos. Deux mois plus tard – suite à la plainte du photographe – trois compagnon-ne-s sont en prison, deux sont interdit-e-s de Turin et un a réussi à ne pas se faire prendre. Tant que chaque prison ne sera pas détruite, ce ne sera pas la misérable vengeance de la préfecture et de ses gardes qui arrêteront la solidarité envers celles et ceux qui se révoltent pour la liberté.

Jeudi 18 avril - 18 heures  Rassemblement au CIE de corso brunelleschi

Jeudi 18 avril – 18 heures
Rassemblement au CIE de corso brunelleschi

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Larbins des patrons

16 avril. Deux jeunes sont surpris par la Digos en train de masquer les caméras de surveillance et d’écrire « larbins des patrons » sur les murs du local du syndicat Uil, via Bologna, et réussissent à en agripper un. L’arrivée immédiate de plusieurs compagnons évite l’arrestation, et lorsque d’autres flics arrivent, ils sont chassés. Humiliés, ils iront faire une visite à l’hôpital. Le député du PD [gauche] Esposito se solidarise avec la police et demande l’expulsion du squat l’Asilo, tandis que le syndicat Uil encaisse le compliment et se tait.

Traduit de l’italien de macerie par Brèves du désordre

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[Turin] Nouvelles du CIE

Mise à jour de Corso Brunelleschi.

Depuis les révoltes qui ont détruit une bonne partie du CIE de Turin réduisant sa capacité d’enfermement, les chambres brûlées restent fermées et inutilisées.

Il reste aujourd’hui 27 hommes et une dizaine de femmes dans le centre. Néanmoins, les arrivées ont peu à peu repris. La “tactique” est celle d’un va-et-vient continu entre l’augmentation des “libérations” avec interdiction du territoire et les expulsions accélérées.

Mercredi en pleine nuit un grand nombre de flics entre dans les sections pour une expulsion de masse. Au moins 4 femmes et 3 hommes nigérian-e-s ont été violemment chargé-e-s dans des fourgons pour être emmené-e-s à Rome et de là expulsé-e-s vers leur pays.

Quelques heures plus tôt, vers minuit, la croix rouge a prouvé une énième fois tout son dévouement. Une femme avait mangé quelque chose qui lui a provoqué une forte réaction allergique. La réponse à ses demandes d’aide fut qu’”il est trop tard”, et que pour une intervention “on en reparlera demain matin, après le petit déjeuner”.

traduit de macerie par Sans papiers ni frontières, 13 avril 2013

[Italie] Révoltes à la prison pour migrants de Turin: ne pas rester spectacteur face à la répression

Raid anarchiste contre la banque : vitrine défoncée et tags

Des inconnus, appartenant selon toute probabilité à l’aire antagoniste anarchiste, ont dégradé et tagué la nuit de dimanche à lundi les vitres d’une agence de la banque Unicredit, corso Brescia, à Turin. Sur les vitres brisées à été tagué « feu aux prisons » et « Liberté pour tous« . Les carabiniers et la Digos enquêtent sur les faits. Ils pourraient être liés aux protestations de vendredi dernier contre l’incarcération de trois anarchistes la veille, accusés de « braquage en réunion » lors d’une manifestation du 28 février devant le centre de rétention, où un photographe deCronacaQui a été agressé [et a donc perdu ses lunettes et la carte SD de son appareil photo]. Vendredi par contre, lors de la manifestation, c’est une voiture sur laquelle sur trouvait un journaliste et un photographe de « La stampa » qui avait été caillassée.

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La caisse des journaflics de La Stampa lors de la manif de vendredi dernier

La caisse des journaflics de La Stampa lors de la manif de vendredi dernier

2-161 3-124

Enfin, toujours vendredi, cette manifestation s’est rendue de 18h50 à 19h40 environ près de la prison Larusso et Cutugno, où une trentaine d’anarchistes ont jeté des pierres, de gros pétards et d’autres objets contondants contre le personnel de l’administration pénitentiaire. C’est Leo Beneduci, secrétaire du syndicat autonome de la police pénitentiaire (Osapp) qui dénonce les faits. « Il n’y a pas eu dégâts physique contre les agents, mais seulement contre une patrouille envoyée sur place pour préserver l’ordre public« .

Traduit de l’italien de leur presse (LaStampa) par Brèves du désordre, 16/04/2013

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Face à la révolte il y en a qui ne restent pas spectateurs

Le 28 février, au terme de deux mois de révoltes qui ont en partie détruit le Centre d’Identification et d’Expulsion de Turin, un rassemblement en solidarité avec un retenu monté sur les toits pour résister à sa déportation a eu lieu. Un photographe de “Turin Chronique”, présent sur les lieux, est mis à distance, poursuivi et agressé : il y perdra ses lunettes et ses photos. Deux mois plus tard – suite à la plainte du photographe – trois compagnon-ne-s sont en prison, deux sont interdit-e-s de Turin et un a réussi à ne pas se faire prendre. Tant que chaque prison ne sera pas détruite, ce ne sera pas la misérable vengeance de la préfecture et de ses gardes qui arrêteront la solidarité envers celles et ceux qui se révoltent pour la liberté.

Jeudi 18 avril - 18 heures  Rassemblement au CIE de corso brunelleschi

Jeudi 18 avril – 18 heures
Rassemblement au CIE de corso brunelleschi

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Larbins des patrons

16 avril. Deux jeunes sont surpris par la Digos en train de masquer les caméras de surveillance et d’écrire « larbins des patrons » sur les murs du local du syndicat Uil, via Bologna, et réussissent à en agripper un. L’arrivée immédiate de plusieurs compagnons évite l’arrestation, et lorsque d’autres flics arrivent, ils sont chassés. Humiliés, ils iront faire une visite à l’hôpital. Le député du PD [gauche] Esposito se solidarise avec la police et demande l’expulsion du squat l’Asilo, tandis que le syndicat Uil encaisse le compliment et se tait.

Traduit de l’italien de macerie par Brèves du désordre

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[Turin] Nouvelles du CIE

Mise à jour de Corso Brunelleschi.

Depuis les révoltes qui ont détruit une bonne partie du CIE de Turin réduisant sa capacité d’enfermement, les chambres brûlées restent fermées et inutilisées.

Il reste aujourd’hui 27 hommes et une dizaine de femmes dans le centre. Néanmoins, les arrivées ont peu à peu repris. La “tactique” est celle d’un va-et-vient continu entre l’augmentation des “libérations” avec interdiction du territoire et les expulsions accélérées.

Mercredi en pleine nuit un grand nombre de flics entre dans les sections pour une expulsion de masse. Au moins 4 femmes et 3 hommes nigérian-e-s ont été violemment chargé-e-s dans des fourgons pour être emmené-e-s à Rome et de là expulsé-e-s vers leur pays.

Quelques heures plus tôt, vers minuit, la croix rouge a prouvé une énième fois tout son dévouement. Une femme avait mangé quelque chose qui lui a provoqué une forte réaction allergique. La réponse à ses demandes d’aide fut qu’”il est trop tard”, et que pour une intervention “on en reparlera demain matin, après le petit déjeuner”.

traduit de macerie par Sans papiers ni frontières, 13 avril 2013

[Belgique] En lutte contre la construction d’une maxi-prison dans le nord-est de Bruxelles

L’État belge prévoit la construction d’une méga-prison de 1200 places dans le nord-est de Bruxelles. C’est un appel à la rébellion. A partager et à diffuser largement !

Source: Indymedia Bruxelles

En lutte !

Contre la construction d’une maxi-prison et tout ce qui nous opprime

L’État veut construire 13 nouvelles prisons, dont une au nord de Bruxelles, à Haren. Soi-disant pour fermer St gilles et Forest. Ce projet nous fout la rage ! La taule de Haren sera la plus grande prison jamais construite en Belgique. Elle pourra enfermer au moins 1200 personnes, et concentrera la plupart des régimes carcéraux qui existent : des femmes, des mineurs, des prévenus en attente de jugement, des personnes sous internement psychiatrique. Et même un tribunal pour ne plus avoir à faire de transferts.

Nous luttons contre ce projet parce que les taules nous font horreur, que nous ne voulons d’aucune prison, pas même des nouvelles hyper modernes et des mensonges d’humanisation qui vont avec. Ils veulent nous endormir avec leur discours, mais une cage reste une cage. Les prisons, servent à enfermer ceux qui nuisent au pouvoir. Ils sont privés de leur liberté de mouvement et parqués comme des chiens, cachés derrière des murs, pour bien nous faire comprendre ce que ça coûte de pas respecter les lois. Régulièrement, des personnes sont torturées par les matons qui se croient tout permis. La loi couvre les tabassages, et les scandales qui éclatent de temps à autre le prouvent bien. L’Etat se garde le monopole de la violence pour nous maintenir sous contrôle et que nous restions de bon petits citoyens obéissants et travailleurs. Et les autres finiront au trou!

Nous ne luttons pas pour «  dénoncer les mauvais traitements  », ni exiger de meilleurs conditions de détention, une meilleure police ou un capitalisme moins brutal. On n’a aucun espoir que l’Etat nous écoute, on n’a rien à attendre ni à demander. Que ce soit en Grèce ou en Espagne, y’a des milliers de gens dans les rues, qui expriment leur dégoût et leur colère, et l’Etat leur envoie les keufs et multiplie les mesures d’austérité. En vrai, la répression devient de jour en jour plus présente, et le pouvoir lui, renonce à aucun de ses projets pour faire toujours plus de fric. On licencie des milliers de personnes d’un côté, et on construit des taules de l’autre. La crise c’est pas dans le sécuritaire, on pourra devenir maton, vigile, ou contrôleur! Mais si on mange pas de ce pain là, et qu’on choisit la débrouille en marge de la loi, ce sera p’têt les anciens collègues de boulot qui auront les clés de notre cellule…

On est tellement scotché dans la survie que c’est dur de capter ce qui se trame. Et ça, c’est tout sauf un hasard. On est tellement moins dangereux abruti par le taf, la télé et les pubs! Obligé de trouver du fric, de travailler pour payer notre vie de galérien, notre loyer toujours trop cher pour un espace minuscule, notre bouffe pleine de poisons. On nous bourre le crâne jusqu’à ce qu’on trouve ça normal de passer notre vie à taffer et à se consoler en achetant des télés, des portables et des fringues. On veut nous dresser à coup de propagande. Citoyens par ci, intégration par là, droit de vote, «  liberté  » de manifester, «  liberté  » de s’exprimer. On nous a tellement répété que la démocratie c’était mieux que la dictature qu’on n’ose même plus réfléchir à ce que ça veut dire «  liberté  » . Mais qu’est ce qu’on attend  ? Des gens torturés à mort par les keufs, ou qui se font tabasser salement en manifs, y’en a déjà. Des caméras pour nous surveiller, y’en a déjà. Et des flics avec des uniformes de toutes les couleurs à tous les coins de rue pour que ça fasse pas trop peur aux touristes, aussi. Y’a tout un paquet de prisons qui se prépare! Tout est mis en place pour qu’on accepte bien gentiment de faire tourner ce monde de merde.

Y a pas de mot suffisant pour décrire ce qu’on subit tous les jours. Tout le monde en bave, c’est chacun pour soi alors que tout le monde galère. Mais tant qu’on est vivant, on a la possibilité de reprendre sa vie en main. Comme en Egypte ou en Tunisie, un petit accrochage peut embraser la ville. Tous les pouvoirs gardent bien en tête que ça peut péter d’un moment à l’autre. Ceux qui ont la puissance et le fric ne sont pas prêts à lâcher leurs privilèges. Ils font tout pour écraser les possibilités de révolte, parce qu’ils savent très bien que leur pouvoir n’est pas indestructible. Ils voudraient canaliser nos rages pour qu’on respecte les « lois » et « la démocratie », et qu’on perde notre temps avec des partis politiques ou des syndicats, à faire semblant d’améliorer le quotidien. C’est juste une façon de plus pour qu’on reste calme, et que toute cette colère qu’ils créent ne se transforme pas vraiment en menace. Mais on n’a pas besoin de ça. On n’a pas besoin de chef, pour nous dire quoi faire et comment, même si on arrête pas de nous faire croire que la hiérarchie c’est indispensable. On peut décider pour nous mêmes. On peut très bien s’organiser, en se rencontrant, et même en petit nombre, discuter de tout ce qui peut être fait.

Parce que cette nouvelle taule va pas seulement nous compliquer la vie.

Parce qu’elle va aussi rajouter une couche de souffrance, puisque ce sera 1200 personnes en plus dans les cages de l’Etat.

Parce que la vie s’annonce de plus en plus difficile, et que de plus en plus de personnes vont se retrouver avec la menace de la taule au dessus de leur tête.

Parce que le pouvoir a besoin de cette taule pour nous faire peur et qu’on se tienne tranquille.

Cette prison ne sera pas construite sur notre résignation. Ce chantier peut être empêché, mais surtout, le pouvoir est partout autour de nous, et partout où il est, il peut être attaqué. Il n’y aura jamais assez de flics pour surveiller tout qui permet à la ville de nous étouffer. Soyons ingouvernables, et attaquons tout ce qui nous détruit!

Extrait du journal Hors-Service n°35 – journalhorsservice.blogspot.fr

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Source: Brèves du désordre, 27 mars 2013

[Prison de Lille-Sequedin] Suite à l’évasion d’un braqueur…. les matons flippent, les détenus trinquent – 16 avril 2013

Après l’évasion de Redoine Faïd, ambiance tendue à la prison de Sequedin

Parloirs suspendus, travaux de remise en état, tensions avec les détenus… La prison de Sequedin est encore loin d’un retour à la normale, 4 jours après l’évasion de Redoine Faïd.

Les détenus de la maison d’arrêt de Sequedin ont été privés de parloir aujourd’hui mardi. Et ce sera le cas au moins jusque vendredi. Une situation qui crée forcément de la frustration et de la tension. Selon un détenu qui appelé France 3 Nord Pas-de-Calais de sa cellule, les hommes d’une unité spéciale pénitentiaire ont même du intervenir cet après-midi à coups de flashballs, bombes lacrymogènes et matraques.

Parallèlement, les travaux de remise en état et de sécurité sont en cours. Les conséquences de l’évasion spectaculaire samedi de Rédoine Faïd sont donc encore bien palpables. Les surveillants continuent de réclamer une fouille généralisée de la prison.

Témoignages d’ex-détenus, de famille de détenus, de syndicalistes, d’un détenu depuis l’intérieur de la prison : le reportage d’Alice Rougerie et Bertrand Théry fait le point sur la situation à la maison d’arrêt de Sequedin ce mardi.

Voir la vidéo de FR3

« Ça nous dérangeait fortement que des parloirs se déroulent alors que tout n’est pas réparé, qu’on n’est pas sûrs que la structure de l’établissement est intacte  après l’explosion, qu’il n’y a plus aucun produit dangereux, ni arme dans l’établissement », a déclaré Nicolas Caron, secrétaire national FO-Pénitentiaire.

Selon lui, les parloirs ne devraient pas reprendre avant « le milieu de la semaine prochaine ».Le représentant régional de l’Ufap/Unsa Justice, Étienne Dobremetz, juge « impératif » qu’il y ait une fouille générale de la prison pour « envoyer un message, une réponse à la population pénale » alors que les agents « ne se sentent pas en sécurité » et sont encore « trop choqués, trop sous tension ». La fouille générale « est une opération qui est examinée », a seulement indiqué M. Jégo. »Notre objectif, c’est bien évidemment de remettre dans les meilleurs délais,quand l’ensemble des problèmes de sécurité seront réglés, les parloirs en route », a-t-il souligné.

Conséquence de l’absence de parloirs mardi, « il y avait un peu de tensions cet après-midi, les détenus traînaient un peu des pieds pour rentrer dans leurs cellules à l’issue des promenades, mais ça reste maîtrisé », a remarqué Nicolas Caron.

Leur presse carcérale – Fr3 Nord-Pas-de-Calais, 16/04/2013 à 19h29

[Metz/La prison tue] Les matons travaillent – Soirée du 31 mars 2013

Metz : décès en prison, les secours appelés par un détenu

Une information judiciaire a été ouverte à Metz après qu’un détenu de 57 ans a succombé à un malaise en prison, malgré l’intervention des secours appelés… par un autre détenu avec son téléphone portable.

Les faits remontent au soir du 31 mars, dimanche de Pâques. Constatant que son compagnon de cellule faisait un malaise, un détenu a appelé un surveillant en appuyant sur l’interphone de service, selon Le Républicain lorrain qui révèle l’affaire dans son édition de mercredi.

Mais aucun surveillant n’est venu malgré les cris du codétenu, paniqué. Un homme incarcéré dans une autre cellule aux étages supérieurs a entendu ces cris et a alors appelé les pompiers avec le téléphone portable qu’il détenait illégalement.

Les pompiers, arrivés sur place quelques minutes après à la surprise du personnel pénitentiaire, n’ont pu que constater le décès. L’autopsie a révélé une mort de cause naturelle, selon le procureur de Metz, Pierre-Yves Couilleau.

Une information en recherche des causes de la mort a été ouverte la semaine dernière, et confiée à un juge d’instruction. Elle devra notamment déterminer si le personnel pénitentiaire a tardé à intervenir, et si l’interphone était défaillant. Certains proches du dossier s’interrogent et regrettent déjà le délai « d’intervention qui semble un peu long. Même si on ne peut pas savoir si la victime aurait pu être sauvée dans le cas contraire ».

Leur presse carcérale – LeParisien.fr (AFP), 10/04/2013 à 07h36

Décès à la prison de Metz-Queuleu : les secours appelés par un détenu

Un détenu est mort, il y a quelques jours, dans sa cellule de la maison d’arrêt de Metz-Queuleu. Son corps sans vie a été retrouvé après un appel téléphonique passé par un autre détenu. Une information judiciaire est ouverte.

Derrière les hauts murs des prisons, les téléphones portables servent à beaucoup de choses. A tuer le temps, à maintenir un lien avec l’extérieur, à gérer son trafic de drogue. Dorénavant, ils sont aussi utilisés pour prévenir les secours quand un problème en cellule survient…

Pour comprendre, il faut revenir au dimanche 31 mars. Dans une cellule du troisième étage de la maison d’arrêt de Metz-Queuleu, un homme découvre son codétenu en souffrance. Le quinquagénaire va mal. Il n’est pas encore minuit, le détenu appuie sur l’interphone pour alerter le surveillant de garde. Aucune réponse. Il se lance alors dans un bouche-à-bouche approximatif. À défaut, il hurle, crie au secours. Ses appels à l’aide résonnent jusqu’aux étages supérieurs. Un autre détenu décide d’agir et compose le numéro des pompiers avec un portable qu’il n’est pas censé détenir. Le centre de traitement de Saint-Julien-lès-Metz considère cet appel suffisamment crédible et alarmant pour envoyer une équipe de sauveteurs de Metz. Les surveillants de la maison d’arrêt tombent des nues en voyant arriver les pompiers. Logique, le personnel pénitentiaire ne sait pas ce qui se déroule au troisième étage.

Une dizaine de minutes plus tard, les secours sont auprès de la victime. Cet homme de 57 ans est mort. Un décès de cause « naturelle d’après l’autopsie », indique le procureur de la République de Metz, Pierre-Yves Couilleau. Une information en recherche des causes de la mort a été ouverte la semaine dernière, et confiée à un juge d’instruction. Pour poursuivre les analyses toxicologiques, toujours longues, et surtout faire la lumière « sur les circonstances de ce décès », selon le patron du parquet. Les services de la Sûreté départementale ont été saisis pour mener les investigations et les auditions.

Une défaillance technique ?

Certains proches du dossier s’interrogent et regrettent déjà le délai « d’intervention qui semble un peu long. Même si on ne peut pas savoir si la victime aurait pu être sauvée dans le cas contraire ».

La directrice de la maison d’arrêt de Metz n’a pas souhaité répondre à nos questions. Mais d’après certaines sources, une défaillance technique serait avancée par la direction et le personnel présent pour expliquer que personne n’ait répondu à l’appel au secours passé à l’interphone. L’enquête lèvera le doute sur ce sujet.

En attendant, ce décès rappelle celui de Vincent Winderstein le 22 décembre 2011. Son corps sans vie avait été retrouvé alors que le trentenaire avait signalé un malaise quelques heures plus tôt. La famille avait déposé plainte avec constitution de partie civile.

Leur presse carcérale – Le Républicain Lorrain (K. G.), 10/04/2013

[Paris] Soirée de solidarité avec les prisonnier.e.s de la Sexta de l’EZLN – Mexique au Transfo (Bagnolet) samedi 20 avril 2013

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Soirée de solidarité avec les prisonnier-e-s de la Sexta de L’EZLN- Mexique

Dans le cadre de la semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques qui aura lieu du 14 au 21 avril 2013, le groupe les trois passants (Libérons-Les!) vous invite à une soirée dédiée aux prisonnier-e-s adhérents à Sexta de L’EZLN- Mexique

SAMEDI 20 AVRIL 2013- 17h00 à 19h00

Le Transfo

57 avenue de la République, Bagnolet (93)

Métro: Gallieni (L3) ou Robespierre (L9)

  • Présentation de la situation des prisonnier-e-s adhérents à la Sexta de L’EZLN, Mexique
  • Projection du documentaire « Koltavanej -libération » sur la vie de Rosa Lopez, la seule femme prisonnière de la Sexta au Chiapas et performance « femmes prisonnières solidaridad»
  • Lecture des lettres des prisonnier-e-s de la Sexta envoyées pour l’occasion
  • Échanges avec le public
  • Tables de presse
  • 19h Concert organisé par le Transfo pour la caisse d’autodéfense juridique du Transfo.

À propos du documentaire « Koltavanej – libération » et de la petite pièce-performance « Femmes prisonnières – Solidaridad ».

Nous avons rencontré Rosa en prison, et elle nous a donné une force énorme et l’envie de continuer à nous battre pour la libération des personnes enfermées pour des raisons politiques ou autres. La situation de Rosa comme celle de beaucoup de femmes incarcérées est extrêmement difficile, car non seulement elles ont été torturées sexuellement mais certaines sont mères et militantes, chose très compliquée dans le cadre extrêmement patriarcal de la prison (au Mexique comme ailleurs). Comme la parole des femmes prisonnières est difficilement reprise à l’extérieur, il est essentiel, dans la lutte, de leur accorder une place importante en tant que femmes, prisonnières, militantes, mères et indigènes. De là l’intérêt de donner une place spéciale à l’évocation de leur résistance, lors de cette journée internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques.

Le documentaire intitulé « Koltavanej » – qui en tzotzil veut dire « libération » – a été réalisé par la compagne et militante de la Sexta Concepción Suárez, que nous remercions pour nous avoir permis de diffuser cette vidéo en France.

Quant à la performance « Femmes prisonnières – Solidaridad », nous l’avons construite à partir d’échanges (lettres, réflexions, passages du journal en prison, pensées) avec notre compagne ex-prisonnière et adhérente à la Sexta, Mariana Selvas, que nous remercions chaleureusement pour ce tissage collectif. Mariana a été arrêtée le 4 mai 2006 à San Salvador Atenco, dans l’État de Mexico. Pendant le trajet jusqu’à la prison elle a été tabassée, menacée de mort et elle a subi des agressions sexuelles par des membres de la police de l’État.

Nous dédions cette pièce aux femmes prisonnières et ex- prisonnières quel que soit le moment, quel que soit le lieu !

Nous ne sommes pas tou-tes là, il manque les prisonnières et les prisonniers !

Pour la mémoire et contre l’oubli !

Venez nombreux et nombreuses !

Pour plus d’information sur les prisonnier-e-s de la Sexta de l’EZLN

Voir le Programme complet de la Semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques

Infos – Transfo sur transfo.squat.net