[Chili] Protestations étudiantes à Santiago (21/12/2012) et résistance mapuche

Ce vendredi 21 décembre, les étudiant.e. chilien.ne.s sont descendu.e.s dans la rue: la manifestation a été déclarée illégale par les autorités chiliennes dès le début de la journée. La situation a viré à l’émeute vers midi, durant laquelle des encapuchados se sont affrontés avec les policiers anti-émeute à coups de cocktails molotov et de barricades dans les rues (notamment dans le secteur de la rue Alameda), ce qui a paralysé le trafic.

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Les affrontements ont duré pendant plus de trois heures.

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« La vraie « fin du monde » est de voir le Chili sans éducation »

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8293982551_41974aeb20_z-287x190Par ailleurs, des affrontements se sont déroulés entre la police et des lycéen.nes, qui s’étaient rassemblé.e.s à la Plaza Los Heroes de Santiago: deux manifestant.e.s ont été arrêté.e.s selon terra.cl, alors que biobiochile.cl a annoncé qu’à la fin de la journée, au moins 25 manifestant.e.s ont été interpellé.e.s.

Résumé rédigé à partir de la presse chilienne, 21/12/2012

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Des affrontements se sont déroulés ce samedi matin /22/12/2012) entre les flics et des encapuchados mapuches dans la région de l’Araucanie, sur la route entre Carahue et Imperial. Un flic aurait été blessé suite aux émeutes.

Selon RBB, les manifestants ont érigé des barricades sur les routes du secteur. Un peu plus tard, lorsque la police est intervenue pour rétablir la circulation, la volaille s’est fait canardée de cocktails molotov et visée par des tirs de fusil.

Des tracts se référant aux revendications mapuche ont été retrouvés sur la zone d’affrontements.

Résumé rédigé par nos soins à partir d’un article en espagnol de leur presse – Biobiochile.cl, 22/12/2012

[Montréal] « Une université libre au milieu d’une société capitaliste s’apparente à une salle de lecture dans une prison » – 22 novembre 2012

Dans le cadre de la grève étudiante internationale une journée de grève fut voté dans plusieurs asso pour le 22 novembre et une manifestation regroupant plusieurs milliers de personnes s’est tenu à Montréal.

Source: Sabotage Media, 25 novembre 2012

[Québec] Bloquons la rentrée !

Depuis février dernier, les étudiantes et les étudiants du Québec sont en grève. Cette grève historique vise à empêcher une hausse de plus de 75% des frais universitaires. La hausse imposée par le gouvernement du Québec est la plus importante d’une série de mesures visant à privatiser l’éducation. Depuis le début du conflit, la résistance a été farouche, les étudiantes et les étudiants ont bloqué des ponts, occupé des ministères et fait vaciller les racines même de la logique du pouvoir.

En mai dernier, le gouvernement a adopté une loi spéciale (la loi 78) criminalisant la grève, bafouant la liberté d’expression et d’association et forçant les étudiantes et les étudiants à reprendre leurs cours en août. Cette loi décriée par tous, même par l’ONU, a eu pour effet de faire augmenter la répression à des niveaux qui rappellent les pires moments de notre histoire.

Des immenses manifestations nationales jusqu’aux manifestations de casseroles, en passant par la mise en place d’assemblées populaires, la population a su exprimer sa rage de diverses manières, mais le combat le plus dur reste à venir. Car pour maintenir la grève vivante, il faudra briser la loi spéciale et bloquer la rentrée scolaire que le gouvernement essaiera de forcer dès le 13 août.

En tant que travailleur-ses, voisin-es, étudiant-es, chômeu-ses, il est maintenant temps de s’unir pour refuser cette fausse austérité que le capitalisme et ses sbires nous imposent. Mais pour que l’on puisse s’unir, lutter et rêver ensemble, il faut déjà que la grève étudiante perdure. Cette grève étudiante a toujours été bien plus qu’un combat de chiffres, elle est le fer de lance de cette nouvelle société qu’il nous faut bâtir. L’issue de cette grève sera donc déterminante pour les années à venir.

Des centaines de peuples et des millions de personnes luttent quotidiennement contre les mesures d’austérité hypocritement érigées en vérité par des gouvernements corrompus et avides de faire fructifier les profits de leurs contributeurs. La grève étudiante du Québec est un microcosme d’une lutte sociale d’envergure, mais elle est également son baromètre. Nous lançons donc un appel à l’aide et à la solidarité afin de bloquer la rentrée forcée. Nous invitons tout ceux et celles qui en ont les moyens à converger vers Montréal la semaine du 13 au 17 août. Parce qu’elle comporte le plus grand bassin d’étudiants et d’étudiantes en grève, Montréal sera le centre névralgique de la résistance à la rentrée forcée.

Pour plus d’informations concernant l’appel à la convergence, les directions, l’hébergement ou toute autre information, référez-vous au site suivant :

www.bloquonslarentree.com

[Chili] Les encapuchados affrontent la police au cocktail molotov devant l’université de Santiago – 11 juillet 2012

Des encapuchados provoquent des affrontements avec la police devant l’ISACH:

Les manifestants ont dressé des barricades et jeté des cocktails Molotov sur la police, qui ont répondu par des canons à eau. Le trafic a été coupé à Alameda.

 

SANTIAGO – Un groupe d’encapuchados se sont affrontés avec la police devant l’Université de Santiago (USACH) durant une demi-heure environ, selon une source policière. Selon les informations de la police, vers 17h00, les manifestants ont commencé à jeter des cocktails Molotov sur une voiture de police, puis se sont cachés dans les locaux de l’université. Les encapuchados ont également monté des barricades dans les rues du centre-ville de Santiago, de sorte que la circulation aux alentours de l’USACH a été coupé et ont attaqué des bus de Transantiago, qu’il ont tenté d’incendier.

Les soldats des forces spéciales de la police ont dû intervenir avec des canons à eau  pour contrôler la situation.

Traduit des articles de leur presse – Emol.com, Terra.cl, La Tercera.com,  11/07/2012

Photos de Terra 

@jonnathan1893 sur twitter

Ce qu’il s’est également passé le même jour à Santiago

[Chili] Retour sur les émeutes lors de la mobilisation étudiante à Santiago – 28 juin 2012

Résumé de la journée de protestation au Chili

La journée d’hier, jeudi 28 juin, plusieurs manifestations se sont déroulées à Santiago et plusieurs villes du pays, relancées ces derniers temps par les étudiants pour exiger la gratuité de l’éducation au Chili.

La grande majorité des manifestations n’avaient pas été autorisées, cette année, à passer par l’Alameda, avenue principale de la capitale, et au lieu de cela elles avaient été dirigées dans des secteurs de la ville où il y a peu de commerces et qui facilite la répression policière.

Durant la protestation, les affrontements avec la police se sont maintenus durant près de 4 heures suivies, où de nombreux feux de signalisation, des arrêts de bus de TranSantiago ont été détruits. Des succursales de téléphonie et des banques ont été attaquées et deux pharmacies ont été pillées.

A l’occasion un camion de police a été aussi attaqué alors qu’il transportait des bâtards en uniforme, complètement dépassé par la foule qui s’est ruée sur eux et se sont enfuis arme à la main pour pouvoir se protéger. Le camion a été entièrement détruit.

Un autre fait similaire s’est produit sur la 18è rue en plein centre de Santiago, quand un fourgon de Gendarmerie a perdu le contrôle et a heurté un poteau. Là le copilote de la machine a rapidement fui alors que le conducteur a reçu des coups de bâtons et des pierres avant de réussir à échapper. Le camion, qui se trouvait seul en pleine rue, a été attaqué par de nombreux encapuchados qui ont essayé de l’incendier et aussi tenté de l’ouvrir.

Il s’avère que tous leurs collègues venus en aide étaient en mesure de voir à l’intérieur du fourgon de police de canons à eau où deux flics se cachaient.

Après la marche réalisée par l’Alameda, qui s’est soldée par des affrontements avec les carabiniers, des policiers blessés, des monuments historiques vandalisés, des barrières et palissades, des poubelles, des panneaux de signalisation et des lampes d’éclairage public détruits, ainsi que des dommages à la propriété publique et privée, la Municipalité de Santiago a informé la valeur des dommages subis à un coup supérieur à 122 millions de pesos.

Les plus touchés ont été la signalisation routière, 146 d’entre eux étant complètement détruits. En outre, 19 feux de signalisation ont été endommagés ainsi que 13 arrêts de bus Transantiago.

Le grand nombre de personnes asitio fait ce l’une des manifestations avec plus de policiers blessés durant l’année. La presse  affirme que 36 policiers ont été blessés, parmi lesquels se trouvent 3 hospitalisées en raison de la gravité de leurs blessures.

Hier (28 juin 2012), il y a eu un total de près de 472 arrestations, parmi lesquels 28 sont en détention préventive accusés principalement de dommages et d’agression sur les carabiniers. Le plus grave cas de tous est celui-là d’Adrián Villa Cayuqueo, qui après s’être fait arrêté pour port de cocktail molotov, a été accusé de l’incendie du fourgon de gendarmerie attaqué lors de la marche. Le camarade a fait face à une audience dans laquelle l’institution dégoûtante de la Gendarmerie a porté plainte contre lui. Le compagnon fait de la prison préventive durant les 80 jours de la période d’enquête.

Traduit de l’espagnol de Liberacion Total, 29 juin 2012

[Chili] Une manifestation étudiante se termine en émeute à Santiago – 20 juin 2012

La manifestation étudiante se termine en émeute au Chili

Santiago – Environ 2000 à 3000 étudiants du secondaire ont défilé mercredi au centre-ville de Santiago pour réclamer un meilleur système d’éducation publique, gratuite et de qualité, lors d’une manifestation qui s’est terminée en émeutes. 

Les manifestants, organisés par l’Assemblée de coordination des élèves du secondaire (CONES), ont défilé sous le slogan « Une année de lutte n’a pas été entendu » et a exigé des améliorations du gouvernement dans l’enseignement secondaire public, actuellement géré par les municipalités, et qui, selon les élèves, doit revenir aux mains du ministère.

Près de la gare Mapocho, où devait se terminer la manifestation, des émeutes ont éclaté lorsque la police a tenté de disperser les étudiants.

Un groupe de manifestants a brisé des feux de circulation et du mobilier urbain, et s’est affronté avec la police en jetant des pierres. La police a repoussé les attaques avec des camions à eau.

En outre, plusieurs journalistes ont été arrêtés, selon l’agence française de l’AFP.

Depuis l’année dernière, les étudiants chiliens ont organisé plus de 40 rassemblements pour réclamer une réforme du système éducatif actuel, hérité de la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990), qui a réduit à moins de la moitié l’apport public et encouragé l’inclusion des écoles privées.

Actuellement, un fossé profond existe entre la qualité de l’éducation dans les écoles publiques et les écoles privées, qui mettent aussi en évidence les différences économiques et sociales entre les familles.

Traduit de l’espagnol de milenio.com (AFP), 21/06/2012

 

 

 

Photos: noticias.terra.cl, 20/06/2012

Chili : les policiers s’attaquent à une manifestation étudiante au centre de Santiago

Dans le contexte des manifestations convoquées par le secteur étudiant chilien pour ce mercredi, un contingent de Carabiniers s’est attaqué à un groupe d’étudiants du secondaire qui essayaient de remettre une feuille de demandes aux autorités.

Conformément au rapport du correspondant de teleSUR au Chili, Raúl Martínez, « les Carabiniers ont réprimé cette marche avec des camions à eau et des gaz lacrymogènes, en rendant tendu la situation au centre de Santiago (capital) ».
Martínez a confirmé qu’il existe « au moins quatre personnes arrêtées, entre autres un photographe et un observateur de Droits de l’homme, alors que d’un autre côté les étudiants ont tenté de se regrouper pour répondre à l’attaque des Carabiniers ».

Le journaliste a annoncé qu' »au moins cent policiers se sont placées au centre de Santiago pour empêcher la poursuite de la manifestation, qui a été mené par les élèves du secondaire – ne dépassant pas 18 ans – et ont ensuite été accompagnée par le secteur étudiant universitaire ».

Cette marche espérait pouvoir remettre une feuille de revendications et un petit discours écrit aux autorités, cependant comme l’indique Martínez, « la police a empêché que l’action finisse par bloquer les rues, même en défendant le passage des automobilistes qui passaient par le centre de la ville ».

Les nouvelles manifestations du secteur étudiant chilien sont basées sur les revendications qui ont été faites dès l’année passée, après avoir exigé du gouvernement une éducation gratuite et empêché que les universités privées s’enrichissent par le biais de l’éducation ».

Le correspondant de teleSUR a assuré que les étudiants disent « que les affirmations du président Sebastián Piñera, après les avoir qualifiés comme membres du Parti communiste Chilien, cherchent à les intimider ».

Traduit de l’espagnol de leur presse – La Radio del sur, 20/06/2012 

[Chili] Une manifestation étudiante se termine en émeute à Santiago – 20 juin 2012

La manifestation étudiante se termine en émeute au Chili

Santiago – Environ 2000 à 3000 étudiants du secondaire ont défilé mercredi au centre-ville de Santiago pour réclamer un meilleur système d’éducation publique, gratuite et de qualité, lors d’une manifestation qui s’est terminée en émeutes. 

Les manifestants, organisés par l’Assemblée de coordination des élèves du secondaire (CONES), ont défilé sous le slogan « Une année de lutte n’a pas été entendu » et a exigé des améliorations du gouvernement dans l’enseignement secondaire public, actuellement géré par les municipalités, et qui, selon les élèves, doit revenir aux mains du ministère.

Près de la gare Mapocho, où devait se terminer la manifestation, des émeutes ont éclaté lorsque la police a tenté de disperser les étudiants.

Un groupe de manifestants a brisé des feux de circulation et du mobilier urbain, et s’est affronté avec la police en jetant des pierres. La police a repoussé les attaques avec des camions à eau.

En outre, plusieurs journalistes ont été arrêtés, selon l’agence française de l’AFP.

Depuis l’année dernière, les étudiants chiliens ont organisé plus de 40 rassemblements pour réclamer une réforme du système éducatif actuel, hérité de la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990), qui a réduit à moins de la moitié l’apport public et encouragé l’inclusion des écoles privées.

Actuellement, un fossé profond existe entre la qualité de l’éducation dans les écoles publiques et les écoles privées, qui mettent aussi en évidence les différences économiques et sociales entre les familles.

Traduit de l’espagnol de milenio.com (AFP), 21/06/2012

 

 

 

Photos: noticias.terra.cl, 20/06/2012

Chili : les policiers s’attaquent à une manifestation étudiante au centre de Santiago

Dans le contexte des manifestations convoquées par le secteur étudiant chilien pour ce mercredi, un contingent de Carabiniers s’est attaqué à un groupe d’étudiants du secondaire qui essayaient de remettre une feuille de demandes aux autorités.

Conformément au rapport du correspondant de teleSUR au Chili, Raúl Martínez, « les Carabiniers ont réprimé cette marche avec des camions à eau et des gaz lacrymogènes, en rendant tendu la situation au centre de Santiago (capital) ».
Martínez a confirmé qu’il existe « au moins quatre personnes arrêtées, entre autres un photographe et un observateur de Droits de l’homme, alors que d’un autre côté les étudiants ont tenté de se regrouper pour répondre à l’attaque des Carabiniers ».

Le journaliste a annoncé qu' »au moins cent policiers se sont placées au centre de Santiago pour empêcher la poursuite de la manifestation, qui a été mené par les élèves du secondaire – ne dépassant pas 18 ans – et ont ensuite été accompagnée par le secteur étudiant universitaire ».

Cette marche espérait pouvoir remettre une feuille de revendications et un petit discours écrit aux autorités, cependant comme l’indique Martínez, « la police a empêché que l’action finisse par bloquer les rues, même en défendant le passage des automobilistes qui passaient par le centre de la ville ».

Les nouvelles manifestations du secteur étudiant chilien sont basées sur les revendications qui ont été faites dès l’année passée, après avoir exigé du gouvernement une éducation gratuite et empêché que les universités privées s’enrichissent par le biais de l’éducation ».

Le correspondant de teleSUR a assuré que les étudiants disent « que les affirmations du président Sebastián Piñera, après les avoir qualifiés comme membres du Parti communiste Chilien, cherchent à les intimider ».

Traduit de l’espagnol de leur presse – La Radio del sur, 20/06/2012