[CROUS de Grenoble… et partout ailleurs!] Quand l’UNEF magouille, les étudiants douillent.

Volons-le-COUS_12/2012

Tag vu le 2 décembre 2012 sur les murs de la faculté de lettres de Besançon (site Mégevand)

Au CROUS de Grenoble : Quand on magouille les étudiants douillent.

Comme tout le monde le sait, c’est la CRISE. Exploité.e.s et humilié.e.s depuis des décennies par des travailleur-euses sans vergognes, les banquiers réclament leurs dus.

Les universités, les CROUS comme tous les services publics se voient sommés de réduire drastiquement leurs budgets. ¼ des universités sont en déficit, les CROUS se retrouvent avec toujours moins de moyens pour soutenir une population étudiante de plus en plus précaire. Les CROUS sont contraints de s’endetter massivement (41.5 millions d’euros à la rentrée 2012.) Le 10ème mois de bourse, tant vanté par l’UNEF, n’ayant pas reçu les fonds nécessaires à sa mise en place, le déficit ne cesse de se creuser. Le nouveau gouvernement « socialiste » à défaut de redonner des moyens aux services publics creuse encore le fossé ; coupes budgétaires et plans d’austérité se succèdent.

Par conséquent, les universités comme les CROUS se voient fortement invités à devenir plus « autonomes » c’est à dire à se financer par eux-mêmes, soit en dégageant du bénéfice, soit en attirant des investisseurs privés. Les tarifs sociaux (tickets de restau U, logement étudiant) n’étant pas particulièrement rentables, ni « attractifs », on décide alors d’entrer pleinement dans l’ère de la « compétitivité ».

Quand l’argent manque et que le service public devient un marché, la concurrence règne et tous les coups sont permis. A ce titre deux cas particulièrement pathétiques méritent notre attention.

Le cas du « Café littéraire »

Des travaux en cours au niveau de la « BU droit lettre » on peut être retenu votre attention. Il est prévu une nouvelle cafétéria pour soulager un peu celles qui sont surchargées. BONNE IDEE !!! Seulement on remarque quelques entourloupes de la part de l’administration. Tout d’abord cette cafétéria ne sera pas soumise au tarif étudiant, ainsi les sandwichs passent de 2€20 à 3€. Mais surtout il est précisé dans la convention d’occupation du bâtiment (qui est propriété de l’UPMF) à destination du CROUS (qui sera gestionnaire) que ce dernier sera redevable à l’UPMF de 5000 euros pour la première année d’occupation et 10 000 euros pour la seconde année. En temps normal les services publics ne se doivent pas d’argent entre eux ; alors à quoi correspondent ces sommes ? Aucune once d’explication n’est donnée. En tout cas si l’on souhaite couler les finances du CROUS, c’est le meilleur moyen…Pour le remplacer par un restaurateur privé par exemple, ou renflouer à l’amiable les caisses de l’UPMF…Qui sait ?

Le restaurant « Magellan »

Situé derrière la maison des sciences de l’homme (MSH) ce restaurant privé a récemment déposé le bilan. Très « select » ce dernier proposait des menus servis à table à 25 euros. L’UPMF, soucieuse, de préserver son image de marque dans les milieux avertis exige que le CROUS adapte la cafétéria universitaire « La verrière » à la hauteur des goûts raffinés de ses convives. La situation financière du CROUS étant ce qu’elle est (catastrophique), la direction de ce dernier y voit une bonne occasion de reprendre une affaire intéressante. Ba oui il faut bien « sauver le service public » même si cela suppose de transformer un restaurant à caractère social en usine à pognon alors que ces derniers sont déjà surchargés et en sous-nombre. On soulignera le vote favorable des élus UNEF et Fac verte à cette mise aux enchères du service public.

Rentabilité et service public ne font pas bon ménage. La politique qui consiste à sauver une administration publique en l’adaptant à des critères relevant du privé ne peut avoir qu’une seule conséquence : le règne de la loi du marché sur l’université. Oui les tarifs de la restauration universitaire vont se niveler sur ceux du privé. Oui les loyers des chambres étudiantes vont grimper.

Face aux politiques d’austérité, il ne sert à rien de gérer la misère mais impératif d’engager un véritable rapport de force afin que l’argent soit pris ou il se trouve et non pas dans le porte-monnaie des usagers.

Le collectif CROUS en lutte

Source: Indymedia Grenoble, 27 novembre 2012

[Chili] Luttes dans les lycées et les facs: émeutes à Santiago et à Valparaiso – 11 octobre 2012

Jeudi 12/10/2012, une manifestation pour une éducation publique, laïque et gratuite a eu lieu dans le centre-ville de Santiago. Cette mobilisation a été convoquée en début de soirée (18h) par la centrale étudiante chilienne, la Confédération  des Etudiants Chiliens. Environ 60.000 personnes ont défilé dans les rues de la capitale chilienne selon les organisateurs (la police, à côté de la plaque comme à chaque fois, annonce 5.000 participant.e.s).

A la tombée de la nuit, des jeunes cagoulés (les encapuchados) ont commencé à attaquer des flics anti-émeute avec des pierres et des cocktails molotov. Les flics ont répliqué par des tirs de lacrymos et des canons à eau.

A 20h00, au moins 12 manifestant.e.s ont été arrêté.e.s selon les sources policières. Au même moment, plusieurs groupes d’encapuchados ont détruit du mobilier urbain près du parc Bustamante, afin de monter des barricades en feu à travers les rues du centre-ville.

Peu avant, vers 19h00, un groupe de 30 jeunes cagoulés ont défoncé des panneaux de signalisation routière et ont lancé des pierres sur les flics, ce qui a déclenché la riposte de la police et qui a fait que la manifestation débutée peu de temps avant (18h-18h30) a tourné à l’émeute assez rapidement.

De longues coupures de trafic routier a également été constaté, car les interventions des flics et des pompiers ont été multiples et ils ne pouvaient pas s’occuper de tous les foyers d’incendie et des barricades montées dans de nombreuses rues de Santiago.

Les affrontements continuaient aux environs de 22h, avec des gens qui étaient à un concert punk hardcore ont reçu des gaz lacrymogènes.

Traduit de l’espagnol de leur presse chilienne, 13/10/2012

La mobilisation ne s’est pas limitée à Santiago: à Valparaiso, des affrontements ont également éclaté :

2000 personnes ont manifesté à travers la ville de Valparaiso.

Organisée par la CONFECH, la marche s’est soldée par des batailles de rues entre des encapuchados et les forces de l’ordre: un échaffaudage en bois a été incendié à la fin de la manifestation et les flics sont intervenus.

Les flics ont chargé la manif avec des canons à eau et des jets de lacrymos et ont notamment passé à tabac des danseurEUSEs et des jeunes qui faisaient de la batucada présentEs au sein du cortège.

La manif en images:

Sur la pancarte: « Hinzpeter (député de droite Ndlr), ta loi je me la fous à la raie »

…action antipub…

Traduit de leur presse via Alain Bertho (Anthropologie du Présent)

De nombreuses photos sur Liberacion Total

[Italie] L’émeute est générale: banques et bâtiments d’Etat attaqués, barricades et batailles de rues – 5 octobre 2012

Ce vendredi 5 octobre 2012, des manifestations et des actions contre les coupures budgétaires dans l’éducation publique ont eu lieu dans la quasi-totalité du pays.

Les étudiant.e.s et et lycéen.ne.s sont descendu.e.s en masse dans les rues, comme à Turin, où les manifestant.e.s étaient environ 500: ils ont lancé des pétards, feux d’artifice et des oeufs sur les flics et les bâtiments symbolisant le capital. Entre 12 et 30 manifestant.e.s ont été blessé.e.s et 15 arrêté.e.s pour « désordre ».

Un étudiant a été sérieusement blessé à la tête.

Certains magasins de luxe ont reçu des oeufs de peinture. Auparavant, des manifestant.e.s masqué.e.s ont attaqué la porte d’entrée d’un hôtel et ont tagué à la bombe de peinture la façade à proximité du siège du ministère de l’éducation.

Des photos des cortèges de manifestant.es dans les rues de Turin:

Environ 2000 étudiant.e.s et lycéen.ne.s ont défilé dans les rues de Milan pour s’opposer à la saignée de l’éducation prévue par le gouvernement italien.

Deux marches ont été organisées dans Milan, dont une s’est dirigée vers la préfecture régionale. Des tracts, des affiches et des tags ont été posés sur des vitrines de banques. Le siège de la société SIAE a été vandalisé avec des tags posés sur la façade. Des fumigènes et des pierres ont été lancés sur les flics.

A Venise, des manifestant.e.s masqué.e.s ont lancé des oeufs sur la Banque Populaire de Milan* . La police anti-émeute a chargé suite à deux pétards lancés sur le siège régional de Lombardie par un.e manifestant.e.

Les sièges de Citigroup et Intesa Sanpaolo près de la Piazza Cordusio ont également été colorés à la peinture rouge. 

A Rome, la police a déclaré être intervenue pour disperser une marche non-autorisée à proximité du ministère de l’éducation.

La police de Rome a déclaré avoir arrêté une quinzaine de manifestant.e.s.

Selon certains médias de masse, 4 policiers ont été blessés dans les affrontements, même si le ministre de l’intérieur n’ a pas communiqué sur le sujet.

Les manifestations étudiantes contre les coupes budgétaires ont bloqué la circulation routière à plusieurs endroits dans Rome, Palerme, Florence (2000 personnes dans les rues), ce qui a considérablement bloqué l’économie. Les No-TAV étaient également visibles dans plusieurs cortèges.

Une vidéo des affrontements à Palerme (en l’occurrence des bulletins de vote cramés par un groupe d’étudiant.e.s):

500 personnes sont descendues dans les rues de Livourne et certaines ont jeté des bombes de peinture contre des banques, qui ont été symboliquement fermées par un ruban adhésif.

A Pise, environ 200 étudiant.e.s ont essayé d’entrer dans la mairie, mais ont été repoussées par la police.

A Bologne, des affrontements entre manifestant.e.s et force de l’ordre ont éclaté dans les rues du centre-ville: des banques ont été attaquées à la peinture et le drapeau grec a été arraché du siège du consulat de la Grèce par un manifestant au visage masqué qui s’est aidé d’une échelle. Le consulat a ensuite essuyé plusieurs jets d’oeufs de peinture sur sa façade.

*: Banca Populare di Milano

Résumé des articles de leur presse – Reuters et presse italienne, 05/10/2012

 

Voir d’autres vidéos des émeutes qui se sont déroulées ce vendredi 5 octobre dans tout le pays.

[Espagne & Portugal] Des milliers de personnes dans les rues de Madrid et de Lisbonne contre les plans d’austérité

Des affrontements sporadiques ont éclaté dans le centre de Madrid, avec douze personnes qui auraient été blessées après que la police anti-émeute soit intervenue pour dégager la place Neptune, menaçant d’arrêter ceux qui ne voulait pas partir.

La manifestation a dégénéré lorsque la police a encerclé environ 300 manifestants qui refusaient de quitter la place. Les manifestants ont scandé des slogans, tandis que certains ont jeté des projectiles sur des véhicules de police.

Douze personnes auraient été blessées lors de l’intervention de la police madrilène, donnant aux manifestants le choix de partir ou de se faire arrêter. Deux personnes ont été arrêtées, selon El Pais.

Un groupe d’environ 100 manifestants ont tenté d’organiser un sit-in, mais sans incident, et la police n’a pas cherché à arrêter l’un d’eux.

Les organisateurs de la manifestation auraient convenu de tenir une réunion dimanche pour décider des actions futures du mouvement.

En Espagne, les manifestants ont dénoncé les réductions des dépenses publiques, des hausses d’impôts et le taux de chômage alarmant.

La manifestation s’est déroulée près du bâtiment du Parlement espagnol dans le quartier du centre-ville de Madrid.

Désireux de faire connaître leur désapprobation de l’administration actuelle, la foule hurlait fort près du Parlement et a crié, «mettons le feu, mettons le feu! », faisant référence au gouvernement du Premier ministre Mariano Rajoy.

Les autorités étaient préparées à cette marche, après des manifestations similaires la semaine dernière, qui ont conduit à la violence et les arrestations.

Vendredi, le gouvernement Rajoy a présenté le projet du budget 2013 qui permettra de réduire l’ensemble des dépenses de 40 milliards d’euros,  avec le gel des salaires des fonctionnaires dans le public, la réduction des prestations de chômage et la réduction des dépenses de la famille royale d’Espagne.

L’administration Rajoy a dit que le programme d’austérité du pays se poursuivra l’année prochaine, avec la récession économique.

Plus d’un espagnol sur deux de moins de 24 ans est actuellement sans emploi, tandis que le taux de chômage national a atteint près de 25% si l’on considère tous les groupes en âge de travailler. […]

Des dizaines de milliers rallye dans les rues de Lisbonne

Au Portugal, des manifestants sont descendus dans les rues pour protester contre les réductions budgétaires de 78 milliards d’euros dans le pays avant l’annonce du projet de 2013 du gouvernement, qui comprendra de nouvelles hausses d’impôts et des coupes dans les budgets sociaux.

La manifestation, qui a été organisée par le plus grand syndicat du Portugal, est venu après que le gouvernement de centre-droit ait annoncé une hausse des cotisations de sécurité sociale – ce qui a incité à la colère générale.

Les manifestants ont défilé à travers Lisbonne en criant: «Que la lutte continue», et brandissaient des banderoles indiquant « Allez au diable Troïka ».

Le Portugal est actuellement confronté à sa pire récession depuis les années 1970, avec un taux de chômage de plus de 15 pour cent.

Traduit de l’anglais de leur presse RT.com, 30/09/2012 à 06h05

Deux autres vidéos sur les affrontements de ce 29 septembre à Madrid lors des manifs anti-austérité:

[Pays Basque] Grève générale et affrontements dans la région du sud – 26 septembre 2012

Le Pays Basque Sud marqué par la grève

La grève générale d’hier au Pays Basque Sud a été amplement suivie. Bien que le gouvernement de Gasteiz et le patronat relativisent l’importance du mouvement, le quotidien conservateur Diario Vasco le reconnaît : elle a eu plus de succès que les grèves précédentes convoquées par les syndicats abertzale.

La cinquième grève convoquée depuis 2009 à la suite des coupes budgétaires du gouvernement espagnol a été suivie à 56 % dans le secteur de l’industrie et à 75 % dans l’Education, d’après les syndicats. Elle a été particulièrement suivie dans l’industrie et le service public gipuzkoar et en Bizkaia. En Navarre, le nord du territoire et la capitale ont été particulièrement marqués par la contestation.

Le mouvement de protestation a par ailleurs rassemblé près de 105 000 personnes dans les rues. Un chiffre donné par le syndicat ELA pour les manifestations qui ont eu lieu à midi dans les capitales. L’après-midi, d’autres manifestations étaient prévues dans les villes moyennes.

Tensions et blessés

En début de journée, les tensions ont marqué plusieurs manifestations faisant quatre blessés parmi les manifestants, selon les informations disponibles en milieu de journée : un à Bilbo, trois à Iruñea. Les précédents jours de grève avaient été marqués par la violence des agents de l’ertzaintza dans la Communauté autonome basque.

Les altercations entre manifestants et policiers se poursuivaient avec intensité dans la capitale navarraise au moment du bouclage de cette édition. Le député de la coalition abertzale Amaiur pour la Navarre a témoigné des coups reçus lors des mobilisations. D’après l’agence Europa Press, quatre policiers espagnols auraient également été blessés dans cette même ville. En début de soirée, le nombre d’arrestation s’élevait à 14 manifestants.

Le gouvernement, cœur de la cible

Mardi, la veille de la grève au Pays Basque Sud, des milliers de manifestants ont entouré le Parlement espagnol à Madrid pour dénoncer la situation politique et économique. Plusieurs centaines de personnes y ont été blessées et la police a arrêté 35 personnes.

Hier, à Bilbo, le représentant du syndicat ELA, Adolfo Muñoz, a répété que la seule façon de faire face aux coupes budgétaires, c’est la mobilisation. “[Les pouvoirs publics] veulent la paix sociale alors qu’ils sont en guerre contre nos droits ; ils veulent nous mettre à genoux”, a-t-il déclaré. La représentante de LAB, Ainhoa Etxaide, a demandé quant à elle aux politiques qu’ils fassent bloc avec le mouvement. En réponse aux manifestations, hier, Madrid a annoncé le gel des salaires des fonctionnaires pour 2013.

Source: Le Journal du Pays Basque (Goizeder TABERNA), 27/09/2012

Grève générale en Pays Basque sud contre l’austérité

Les politiques néolibérales, les coupes dans les dépenses sociales, de santé, d’éducation, dans les services publics de base soulèvent une vague de contestation montante.

Une grève générale se tient ce mercredi 26 septembre en Pays Basque sud à l’appel de plusieurs organisations syndicales et mouvements sociaux contre l’austérité imposée par les gouvernements basque et espagnol.

Des milliers de manifestants ont défilé à Bilbao, Donostia-San Sebastian et Vitoria-Gasteiz pour protester contre les coupes budgétaires et réclamer plus de justice sociale et plus de souveraineté. Dans un communiqué lu à l’issue de la manifestation, des dirigeants syndicaux ont réclamé une alternative politique qui désobéit aux coupes budgétaires et à l’austérité de la « droite politique et économique » au pouvoir.

« Désobéir est le seul chemin possible, » a estimé Ainhoa Etxaide (LAB).

La grève a été suivie à 20% dans le secteur privé et à 25% dans le secteur public, selon le bilan à la mi-journée du gouvernement, alors que les syndicats parlaient de chiffres bien supérieurs. Les syndicats se sont dits très satisfaits de la mobilisation.

La matinée s’est déroulée plutôt dans le calme, à quelques exceptions près. À Bilbao, au moins deux personnnes ont été légèrement blessées suite à des incidents. Une douzaine de personnes ont été interpellées.

L’appel à la grève a été lancé par les deux plus importantes organisations syndicales du Pays Basque sud, ELA et LAB, et rejoint par d’autres organisations ainsi que de nombreuses associations et organisations sociales. Il s’agit de la deuxième grève générale de cette année, la cinquième depuis 2009.

Les politiques néolibérales, les coupes dans les dépenses sociales, de santé, d’éducation, dans les services publics de base, poussées par des privatisations de plus en plus mal vécues, soulèvent une vague de contestation montante.

La grève générale au Pays Basque se produit au lendemain d’une manifestation contre l’austérité devant le parlement espagnol à Madrid, violemment réprimée par la police anti-émeute.

Des manifestants voulaient encercler symboliquement le Parlement ce mardi soir pour protester contre la « séquestration de la souveraineté du peuple par la troïka [Banque centrale européenne, Fonds monétaire international et Commission européenne] et les marchés financiers » et dénoncer une « démocratie séquestrée », assujettie « aux marchés financiers ».

Un autre mouvement de grève contre les plans d’austérité imposés par l’Union européenne et par l’oligarchie financière est attendu ce mercredi en Grèce, alors que le Portugal sera en grève générale ce samedi 29 septembre.

Source: http://www.eitb.com/fr/infos/economie/detail/959088/pays-basque–greve-generale-pays-basque-sud-austerite/

Grève générale au Pays basque, le Festival de Saint-Sébastien au ralenti

Le festival international du film de Saint-Sébastien, qui accueillait mercredi l’actrice italienne Monica Belluci, a tourné au ralenti en raison d’une grève générale au Pays basque contre les mesures d’austérité du gouvernement espagnol.

« Seuls les films en compétition dans les différentes sélections » devaient être projetés et étaient maintenus uniquement les rendez-vous qui ne pouvaient être annulés ou déplacés, ont indiqué les organisateurs.

Seuls sept films, dont deux dans le cadre de la sélection officielle, devaient être projetés dans le Palais des Congrès, contre quelque 70 les autres jours: « All apologies » de la réalisatrice chinoise Emily Tang, et « Rhino Season » du réalisateur iranien Bahman Ghobadi, avec Monica Bellucci.

Les points de vente de souvenirs et objets du festivals sont restés fermés, comme la plupart des magasins de Saint-Sébastien, répondant à l’appel à la grève générale lancé par les syndicats nationalistes basques ELA et LAB pour protester contre la rigueur budgétaire et « les attaques contre le droit du travail ».

De petits piquets de grève avaient été installés près du tapis rouge de l’entrée du Palais des congrès Kursaal, où les stars se succédaient.

Les syndicats ELA et LAB se sont félicités d’un suivi « ample » du mouvement dans le secteur privé et « généralisé » dans le secteur public.

La confédération patronale basque (Confebask) a elle estimé la participation dans le secteur privé à 20%, « la moins importante au Pays basque » de toutes les grèves générales, la qualifiant « d’échec ».

Le vice-ministre de l’Intérieur basque Miguel Buen a pour sa part indiqué à la presse que la grève était « peu suivie » mais avait été émaillée de plusieurs incidents, notamment à Bilbao et à Pamplune.

Le gouvernement espagnol, proche d’une demande de sauvetage financier, devrait annoncer un nouveau tour de vis budgétaire jeudi, poursuivant sa politique de rigueur qui doit rapporter aux arcanes publiques plus de 150 milliards entre 2012, 2013 et 2014.

Leur presse – Le Point.fr (AFP), 26/09/2012 à 19h51

[Espagne] Les porcs travaillent lors d’affrontements près du Congrès des députés – Madrid, 25 septembre 2012

A Madrid, manifestants et policiers s’affrontent devant le Parlement

Des heurts ont éclaté mardi 25 septembre à Madrid entre manifestants du mouvement des indignés et policiers anti-émeutes qui ont chargé à coups de matraque la foule tentant de forcer un barrage près du Congrès des députés et fait usage de balles en caoutchouc.

Selon un dernier bilan au moins 14 personnes ont été blessées dont une« gravement qui souffre d’une possible lésion à la colonne vertébrale », a indiqué une porte-parole des services d’urgence. Au moins 14 personnes ont été interpellées, selon la police tandis que des milliers d’indignés étaient rassemblés près du Congrès, criant « démission ».

L’atmosphère était électrique à la mi-journée. Quelque 80 collectifs de militants espagnols avaient appelé, dès le mois d’août, à occuper ou encerclersymboliquement le Parlement de Madrid le jour de la session plénière, pourprotester contre la « séquestration de la souveraineté du peuple par la troïka[Banque centrale européenne, Fonds monétaire international et Commission européenne] et les marchés financiers ».

Le gouvernement avait barricadé les abords des Cortes et multiplié les avertissements à l’encontre des manifestants, qui se sont heurtés à un dispositif policier massif : 1 500 policiers anti-émeutes.

L’initiative avait été lancée via les réseaux sociaux. Sur Facebook, 50 000 personnes ont répondu à l’appel à manifester d' »Ocupa el congreso ». Le gouvernement craignait une forte mobilisation et menait depuis plusieurs semaines une tentative de déminage en amont.

Samedi 15 septembre, des policiers avaient ainsi arrêté quatre personnes qui s’apprêtaient à déplier une pancarte annonçant « la manifestation du 25-S » (25 septembre). Le lendemain, quarante personnes qui se réunissaient dans le parc du Retiro à Madrid pour préparer la manifestation avaient dû se soumettre à un contrôle d’identité effectué par la police nationale. Le motif de l’interpellation :« réunion de plus de 20 personnes non communiquée ». Huit d’entre elles devront comparaître devant le Haut Tribunal pénal pour délit à l’encontre des hautes instances de la nation.

INCITATION À LA DÉLATION

Craignant sans doute des débordements, la police nationale a également lancé cinq jours avant la manifestation un dispositif permettant de dénoncer anonymement les auteurs d’actes de vandalisme. A l’adresse mail antivandalismo@polica.es, les citoyens espagnols peuvent ainsi envoyer photos,vidéos et informations sur les responsables d’actes de dégradations. Selon le site Internet du quotidien Publico, cette initiative incitant à la délation est directement liée à la manifestation de ce mardi.

Pas de quartier non plus pour le « 25-S » du côté du Parti Populaire (PP, droite), au gouvernement. Maria Dolores de Cospedal, secrétaire générale du PP, n’a pas manqué de condamner l’appel à encercler le Parlement, allant jusqu’à le comparerà la tentative de putsch faite par des militaires en 1981 : « Selon moi, la dernière fois que le Parlement a été encerclé et pris, ce fut à l’occasion de la tentative de coup d’État », a-t-elle ainsi déclaré lundi lors d’une conférence de presse. La préfecture de Madrid a, quant à elle, rappelé que l’occupation du Parlement était passible de six à douze mois de prison ferme.

La « persécution » et la « criminalisation » dénoncées par de nombreux acteurs du 25-S s’inscrit dans un contexte politique difficile pour le gouvernement espagnol : le 11 septembre, 1,5 million de manifestants ont défilé dans Barcelone pour réclamer l’indépendance de la Catalogne, faisant planer sur Madrid la menace d’une sécession ; de plus, une partie de la société civile espagnole souhaite réviser la Constitution ou dissoudre le Parlement et appelle à la démission du premier ministre, Mariano Rajoy.

Leur presse – Le Monde.fr (AFP), 26/09/2012 à 01h00

Une vidéo qui montre assez bien l’état des faits de la manif

Voir toutes les vidéos sur Anthropologie du Présent

[Chili] Bus incendiés et affrontements lors d’une manif pour l’éducation: 75 arrestations et 49 policiers blessés – Santiago, 8 août 2012

Chili : des milliers d’étudiants manifestent à Santiago, trois autobus incendiés

La police chilienne a eu recours aux canons à eau et aux gaz lacrymogènes mercredi pour disperser des milliers d’étudiants qui manifestaient dans la capitale pour réclamer la gratuité scolaire. Trois autobus publics ont été incendiés.

De petits groupes de vandales masqués s’immiscent souvent dans les manifestations étudiantes au Chili. Le gouvernement a affirmé que les leaders étudiants ne pouvaient échapper à leurs responsabilités après le saccage des autobus du système de transports en commun de Santiago.

« Les leaders étudiants ouvrent la porte au vandalisme et à la délinquance », a déclaré le porte-parole de la présidence, Andrés Chadwick. « Pendant combien de temps devrons-nous encore supporter ces marches illégales qui appellent à la prise de contrôle des écoles et qui menacent d’imposer un mois d’août violent? Quel est le lien avec l’éducation? »

Les autorités municipales de Santiago avaient interdit aux étudiants de descendre dans les rues de la capitale, craignant que la manifestation prenne une tournure violente.

Le Chili vit depuis plus d’un an de fréquentes manifestations étudiantes. Les étudiants et ceux qui les appuient réclament des réformes radicales dans le domaine de l’éducation.

Selon le gouvernement, la dernière manifestation du mois de juin a été la plus violente en date, avec 472 manifestants arrêtés et 36 policiers blessés.

« Je regrette profondément ce qui s’est passé aujourd’hui dans les rues de Santiago, mais le gouvernement en est responsable à cause de son indolence et de son silence face à toutes les propositions du mouvement étudiant », a déclaré Gabriel Boric, président de la fédération des étudiants de l’Université du Chili. « Nous avons tout tenté pour engager un dialogue. »

Les taux d’approbation du président Sebastian Pinera ont plongé avec les manifestations étudiantes, qui ont attiré l’attention sur les iniquités académiques et économiques au Chili.

M. Pinera refuse de changer radicalement le système d’éducation. Il a plutôt proposé de verser 1,2 milliards de dollars américains dans le programme de bourses d’études et de diminuer le taux d’intérêt des prêts étudiants pour le faire passer de 6 à 2 %. Il estime que ces mesures permettront à davantage d’étudiants prometteurs de s’inscrire dans les meilleures écoles et de réduire le fardeau financier de leur famille.

Les leaders étudiants veulent changer le système d’imposition afin que les riches paient plus d’impôts. Ils veulent aussi que l’État reprenne le contrôle des universités majoritairement privées afin d’assurer la qualité de l’enseignement. Selon eux, les changements qu’ils réclament ne se produiront que quand l’éducation ne sera plus considérée comme une entreprise à but lucratif.

Leur presse – Radio Canada (AP et photos AFP), 08/08/2012 à 21h52

Selon un rapport de la maire de la ville de Santiago Cecilia Perez, les affrontements de ce mercredi (08/08/2012) entre étudiants et policiers se sont soldés par 75 arrestations et 49 policiers blessés.

3 vidéos via Anthropologie du Présent: 

Concepcion: plus de 3000 étudiants dans les rues

Les lycéens relancent la mobilisation dans les rues contre le gouvernement, après que tout recours institutionnelle auprès de la classe politique ait échoué.

La marche a débuté à midi devant le Forum de l’Université de Concepcion, composée majoritairement de lycéens, et a défilé dans le centre-ville de la capitale régionale, en passant devant le siège du parti au pouvoir, ainsi que devant le bâtiment du Ministère de l’Education de Concepcion. Lors du passage du cortège devant celui-ci, des manifestants ont lancé divers projectiles contre les vitres, tout en continuant la marche.

Cependant, les forces spéciales de police ont durement réprimé un groupe de manifestants qui dansaient et jouaient de la musique vers 14h. […] Le déploiement policier était clairement disproportionné. Vers 20h00, toutes les personnes arrêtées ont été relâchées après plusieurs heures passées dans les cellules du commissariat de Concepcion (centre de torture et d’extermination après le putsh militaire) et avoir reçu de nombreux coups par les flics (notamment une journaliste de Resumen.cl, qui s’est fait frappée par les flics dans un fourgon de police).

Source: Metiendo ruido (Resumen.cl), 09/08/2012