[Danemark] La police travaille à Copenhague : 14 militant-e-s arrêté-e-s – Nuit du 18 au 19 septembre 2012

Extrême gauche danoise: 14 arrestations

Les services du renseignement danois ont annoncé ce matin avoir fait arrêter 14 militants d’extrême gauche qui selon eux préparaient « des actes de vandalisme » contre la police et l’Etat.

Sept hommes et sept femmes âgés de 16 à 48 ans ont été interpellés dans la nuit par la police de Copenhague, a indiqué le Service de renseignement et de sécurité (PET), sans préciser leur identité.

« Ceux qui ont été arrêtés avaient l’intention de commettre des actes de vandalisme, la nuit, contre la police et d’autres autorités », ont ajouté les renseignements danois.

« L’enquête dans cette affaire nous a confirmé qu’il y avait toujours des groupes associés aux milieux d’extrême gauche au Danemark qui ont la volonté de perpétrer des dégradations organisées et d’autres formes de délinquance pour des motifs politiques ».

Leur presse – LeFigaro.fr, 19/09/2012 à 10h07

La police danoise arrête 14 suspects d’actes de vandalisme à motivation politique contre la police et les institutions publiques

COPENHAGUE – La police de sécurité danoise a dit q’elle avait arrêté 14 membres d’un groupe d‘extrême gauche à Copenhague durant la nuit pour avoir projeté de mener à bien des actes de vandalisme à motivation politique.

La sécurité et du renseignement ont déclaré que sept hommes et sept femmes dont l’âge varient de 19 à 48 ans, visaient « la police et d’autres institutions publiques. » L’agence n’a pas donné plus de détails.

Ils n’ont pas été inculpés immédiatement.

PET a annoncé mercredi que l’arrestation prouve qu’il y a des groupes au Danemark qui veulent «commettre du vandalisme et d’autres formes de criminalité organisées à motivation politique . »

L’an dernier, cinq danois ont été accusés d’avoir voulu prétendument commettre des actes de terrorisme après avoir essayé de mettre le feu à plusieurs bâtiments de la police, une banque et une ambassade à Copenhague. Ils sont en attente de jugement.

Traduit de l’anglais de leur presse – Montreal Gazette.com (AP), 19/09/2012 via Anarchist News

Tour d’horizon des actions de solidarité avec la révolte au Québec à travers le monde – 23 et 24 juin 2012

Premiers échos des actions de solidarité avec la lutte au Québec

Le 23 juin, un rassemblement a été organisé à Copenhague (Danemark) devant le consulat canadien en soutien à la lutte des étudiants québecois. Une lettre de soutien (voir la lettre en anglais) aux étudiants en lutte au Québec a été lue au nom des syndicats étudiants Danske Studerendes Fællesråd (Danemark), Norsk Studentorganisasjon (Norvège) et Sveriges Förenade Studentkårer (Suède).

Le 24 juin, une journée d’action internationale avait été appelée en soutien aux luttes des étudiants du Québec. Si la dépêche AFP parle de “150 à 200 manifestants”, France Infos donne le chiffre de 200 à 300 manifestants à Paris.

Dans d’autres villes de France aussi, il y a eu des actions et des mobilisations en ce 24 juin comme à Marseille avec 70 manifestant(e)s, à Besançon (voir ici), à Quimper (le 23 juin), Toulouse, etc.

En Suisse, une manifestation a eu lieu à Genève ce dimanche:

Une doctorante québécoise a rassemblé septante personnes sur le pont des Bergues.

Un carré rouge dessiné sur la joue, un autre épinglé sur le pull. Et quelques casseroles, pour faire du bruit. Ils étaient plus de septante dimanche après-midi au pont des Bergues à arborer des touches vermeilles, pour apporter leur soutien aux étudiants québécois. Depuis près de 100 jours, ces derniers manifestent contre la hausse des frais de scolarité. En réponse à ce mouvement, le gouvernement a décrété une nouvelle loi qui restreint le droit de manifester, ce qui a exacerbé la protestation et de nouveaux manifestants ont rejoint les étudiants.

A l’origine du rassemblement genevois, Anaïs, une Québécoise venue faire son doctorat à Genève. “On est scotché devant les news, cette crise sociale est très impressionnante. On a peur pour nos amis et notre famille quand ils vont manifester car la répression est généralement assez brutale. On a envie d’être là-bas pour pouvoir les épauler. Ce rassemblement est une façon de leur manifester notre soutien.”

Pourquoi des carrés rouges et des casseroles? “Les casseroles servent à faire du bruit, ça vient d’Amérique latine, résume Anaïs. Les gens tapaient sur des casseroles pour protester contre la promulgation de lois liberticides. Ce concept a été repris par les étudiants du Québec. Quant au carré rouge, c’est le symbole de la lutte étudiante. Le mien date de 2005! Mais ce carré a été victime d’une récupération politique et maintenant on peut être amendé si on le porte au Québec.”

Sur la septantaine de personnes présentes, on croise des Genevois comme des Québécois. Martin, 30 ans, est originaire de Québec mais effectue un stage à Grenoble. “J’ai entendu parler de ce rassemblement et je me suis dit que ce serait l’occasion de manifester mon soutien et de faire un petit voyage ce weekend!” Daniel, trentenaire également, est Genevois. Il est venu pour en savoir davantage sur les revendications des étudiants et pouvoir se forger une opinion sur le sujet.

La date n’a pas été choisie au hasard: le 24 juin est la fête nationale des Québécois et cette année, c’est également la Journée mondiale de résistance en solidarité avec les étudiants du Québec. Des événements de soutien ont ainsi eu lieu dans plusieurs grandes villes, de Melbourne à Paris et Buenos Aires.

Leur presse – Tribunal de Genève, 24/06/2012

De même qu’à Bruxelles ce dimanche 24 juin 2012:

Une marche en solidarité avec les étudiants québécois a rassemblé, dimanche, à Bruxelles, environ 55 manifestants, selon le décompte effectué par la police de Bruxelles-Ixelles. Aucun incident n’a eu lieu.

Pour le jour de la fête nationale du Québec, plus d’une cinquantaine de jeunes ont répondu, à Bruxelles, à l’appel international de la Coordination de solidarité avec la lutte des étudiants québécois. Des manifestants de la Fédération des Etudiants Francophones (FEF), du Parti socialiste de lutte, d’Anonymous et de la Jeunesse ouvrière chrétienne se sont joints au mouvement. Partis à 15h de la place de l’Albertine, ils ont rallié la Bourse, où ils ont entonné des chants québécois. Arborant des pancartes “L’éducation est un droit, pas une marchandise”, ils ont marqué leur opposition à l’augmentation de 75% des frais universitaires annoncée au Québec. “Nous reprochons au gouvernement libéral d’avoir refusé le débat avec les étudiants et d’avoir eu comme seule réponse la loi 78, dite ‘loi matraque’, qui empêche nos manifestations”, revendique la porte-parole du mouvement. Le carré rouge de la lutte estudiantine épinglé sur leurs vêtements, les jeunes québécois frappaient sur des casseroles, devenues le symbole de la contestation populaire élargie. “La contestation étudiante au Québec a eu un écho important”, poursuit la porte-parole. “Les décisions du gouvernement libéral ont été plus globalement décriées. C’est pourquoi nous marchons également contre le Plan Nord, le retrait du Canada du protocole de Kyoto et la loi sur l’impôt C-38.”

Leur presse – Belga, 24/06/2012

Par Solidarité Ouvrière