[Québec] Compte-rendu de la journée du 1er mai anti-capitaliste à Montréal

Cette année pour le 1er mai, deux marches, une partant de l’ouest avec comme banderoles de tête  « Pour un monde sans patrons, ni flics, ni prisons » ainsi que « sud-ouest contre le capitalisme, le 1er mai et tous les jours« , et une autre menée par une banderole « sabotage / grève sauvage« , devaient se rejoindre devant l’hôtel de ville à 18h00 pour ensuite marcher uni jusqu’au club privé 357c, où la lie de l’Etat, de la mafia et des affaires se réunissent pour planifier secrètement la manière par laquelle ils vont tou.te.s nous baiser.

L’ambiance était très festive que des centaines de personnes se sont rassemblées Place Jacques-Cartier à côté de la mairie. Il y a eu un petit discours et la tension a commencé à augmenter à mesure que les charges de flics ont commencé à provoquer la foule, en attaquant au hasard les gens avec des matraques et bloquant l’accès à la rue. Les gens ont finalement fait leur chemin à travers et se sont dirigés dans le vieux Montréal. La marche a pris fin 20 minutes plus tard quand les flics ont chargé et encerclé quelques 450 personnes avant même d’avoir pu s’approcher de Club 357c.

447 personnes ont reçu 635 $ d’amendes du règlement antiprotest P6, après avoir été menottées et détenues pendant huit heures, ambiance électrique au moment où ils/elles sont sorti.e.s du bus à la station de police Langelier. Six personnes ont également été arrêtées et font face à diverses accusations criminelles, de voies de fait contre un agent de police pour violation des conditions.

Des personnes se sont réunies pour une veillée nocturne à l’extérieur du poste de police Langelier, attendant leurs proches et/ou en solidarité avec les détenu.e.s. Le rassemblement a été poussé loin de l’entrée par les flics mais est resté proche jusqu’à ce que la dernière personne souffrant de déshydratation soit libérée.

Une vidéo de la manif de CUTV:

Un résumé de la Convergence des Luttes Anti-Capitalistes

Traduit de l’anglais de sabotage media, 6 mai 2013

[Québec] Des commerces de luxe du quartier Hochelaga-Maisonneuve vandalisés – Montréal, 1er mai 2013

HOCHELAGA-MAISONNEUVE

Des actes de vandalisme commis dans le quartier

Pendant que la manifestation anticapitaliste annuelle battait son plein, mercredi soir, dans le Vieux-Montréal, des vandales s’en sont donné à coeur joie dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal.

Dans un premier temps, vers 18h30, des suspects ont tenté d’incendier le commerce de location d’autos et de camions Jean Légaré, situé au 3035, rue Hochelaga.

La police confirme qu’au moins un engin incendiaire a été projeté contre l’une des vitrines du bâtiment, qui ne s’est toutefois pas fracassée.

Aucun suspect n’a été arrêté en lien avec cet événement.

Quelques heures plus tard, en fin de soirée, des suspects ont vandalisé la façade de plusieurs condos et commerces de la place Valois avec de la peinture jaune.

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Située à l’angle des rues Valois et Ontario, la place Valois a été inaugurée en 2007 et comprend des commerces au rez-de-chaussée, des habitations aux étages supérieurs et une vaste place publique.

Des commerçants du secteur sont d’avis que ces actes disgracieux sont directement liés à la manifestation anticapitaliste qui a eu lieu quelques heures plus tôt dans la métropole.

«On le sait, les immeubles à condos sont souvent ciblés et certains commerces de la place Valois offrent des produits un peu plus dispendieux, luxueux, a dit une commerçante. Il y en a qui voient l’endroit [la place Valois] comme un symbole capitaliste dans le secteur.»

Des témoins ont affirmé avoir vu trois suspects prendre la fuite en courant après avoir tapissé les murs de peinture.

Là encore, aucune arrestation n’a été effectuée par les policiers.

Leur presse – Journal de Montréal (Maxime Deland/Agence QMI), 02/05/2013 à 21h11

[Québec] Manifestations à Montréal contre la tenue du Grand Prix de F1 – 7 juin 2012

Ouverture du Grand Prix: un cocktail de célébrations et de manifestations

Une activité de perturbation du cocktail d’ouverture du Grand Prix, une grande manifestation nue et l’habituelle manifestation nocturne ont animé le centre-ville de Montréal jeudi. Au total, la police a procédé à 39 arrestations, en vertu du Code criminel et pour violation de règlements municipaux.

Comme prévu, quelques centaines de manifestants s’étaient donné rendez-vous vers 17h à l’angle des rues des Seigneurs et Notre-Dame, dans le sud-ouest de la ville.

Le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) n’a pas laissé le temps de souffler aux manifestants, qui étaient réunis à l’occasion de la grande fête d’ouverture du Grand Prix. Après 20 minutes, ils ont pris en souricière plus de 200 manifestants pour procéder à des arrestations ciblées dans le groupe.

C’est que s’y tenait out près le «Grand soir», soirée mondaine et caritative à très fort prix d’entrée. Des pilotes de Formule 1 y étaient aux côtés d’autres personnalités, dont l’ex-champion du monde de F1 québécois Jacques Villeneuve, qui a donné son opinion sur le conflit étudiant.

La Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC) souhaitait perturber cette soirée qui symbolise pour elle «le machisme, la phallocratie et la pollution» associés à la tenue du Grand Prix. Un événement qui «exploite la majorité pour le bonheur de la minorité», a scandé un orateur au début de la manifestation.

Peu après 17h, le SPVM a déclaré la manifestation illégale, en raison du port du masque de certains, de l’absence d’itinéraire et de l’entrave à la voie publique.

Et les policiers n’ont pas toléré cela bien longtemps.

Peu après 17h20, un peloton du groupe d’intervention est arrivé par le nord sur des Seigneurs et a repoussé environ 200 personnes vers l’est sur Notre-Dame, d’où arrivait un autre peloton qui a refermé la souricière. Certains manifestants ont tenté de fuir ou d’entrer dans des immeubles à logements, en vain.

Les manifestants, indignés, ont alors réclamé l’habituel avis de dispersion généralement lancé par les policiers quand une manifestation est déclarée illégale.

«Nous n’avons pas eu d’avis de dispersion. Je n’ai pas entendu l’avis de manifestation illégale. Habituellement, quand la manifestation est déclarée illégale, je quitte. J’étais ici pour manifester pacifiquement», a déploré un manifestant pris dans la souricière.

Mais il n’y a pas eu d’avis de dispersion, parce que le SPVM a adopté une autre tactique. Les policiers ont décidé de ne pas procéder à une arrestation de masse, mais de plutôt entrer en petits groupes dans la foule pour y procéder à des arrestations ciblées.

Rapidement, des manifestants masqués, qui n’étaient pas très nombreux, ont retiré leurs vêtements noirs et leur masque. Le sol était alors jonché de vêtements, de lunettes de natation ou autres, de pots de confiture remplis de peinture, de jambières de soccer et même de drapeaux noirs.

Pendant près d’une heure, les policiers ont saisi des manifestants un à un, causant parfois la colère de la foule. Plus le temps passait, et plus les policiers de faisaient chahuter, pousser, insulter. Un agent a aspergé les manifestants de gaz irritant et un autre y est allé de coups de poings, mais pas de matraque. Puis les manifestants se sont ensuite fait refouler dans un espace plus petit. Si confinés, il leur était difficile de bouger.

«Nous avons arrêté des gens qui ont adopté la tactique du black bloc. L’un d’eux était en possession d’un cocktail Molotov», a annoncé le commandant du SPVM Ian Lafrenière.

Puis les manifestants qui n’avaient pas été arrêtés se sont fait annoncer peu après 18h qu’ils pouvaient finalement se disperser.

Des manifestants en ont rejoint d’autres qui n’avaient pas été arrêtés et se sont mis à marcher dans les rues du coin. Environ 200, ils se sont rendus jusqu’à la rue Crescent, où ont lieu les festivités principales du Grand Prix.

Ils y étaient attendus par un cordon de policiers.

La tension a monté.

Lors d’un premier assaut, des manifestants ont tenté sans succès de forcer la ligne de policiers de quartier qui bloquaient l’accès à la rue Crescent. Matraques et poivre de Cayenne ont répliqué.

Quelques minutes plus tard à peine, des manifestants se sont emparés de quelques grosses clôtures de métal et les ont lancées devant les policiers. Des protestataires ont aussi lancé des projectiles divers ainsi que l’étendard géant d’un commanditaire de l’événement.

Au moins deux femmes et un homme ont été arrêtés de façon musclée dans les affrontements.

Un autre homme a été arrêté cinq minutes plus tard, après une course-poursuite à pied. Selon des témoins, il aurait endommagé un véhicule de luxe.

À 19h, le gros de la foule était dispersé, mais la soirée n’était pas terminée. Deux grandes manifestations, dont l’une nue, et l’habituelle manifestation de 20h30 au départ du parc Émilie-Gamelin, se sont rejointes pour former un cortège hétéroclite de nudistes, de black blocs et de manifestants de tous horizons. Ils étaient environ 2000.

Angle Sainte-Catherine et Mansfield, d’imposants pelotons de policiers du groupe d’intervention ont tout tenté pour leur faire rebrousser chemin.

Un feu d’artifice a été lancé et a explosé en plein milieu d’un groupe de policiers. Un engin fumigène semble aussi avoir été lancé en leur direction. Un manifestant torse nu, mais cagoulé, a été vu en train de rayer des voitures de luxe.

Le groupe d’intervention a répliqué par une opération de dispersion musclée.

Le groupe a considérablement rétréci à ce moment, mais a tenté de revenir à la charge vers le secteur des festivités.

À 22h, une trentaine d’arrestations étaient signalées par le SPVM pour toutes les manifestations de la soirée. Certaines pour des infractions à des règlements municipaux, d’autres pour voies de fait et possession d’engins explosifs, indique la police.

Vers 22h45, la plupart des manifestants s’étaient dispersés.

Leur presse – La presse canadienne, 08/06/2012

Manifestation des étudiants à Montréal contre le Grand Prix de F1

Voyant un lien entre le Grand Prix automobile et leur combat contre la hausse des frais de scolarité, quelques milliers d’étudiants québécois ont manifesté jeudi, la veille des premiers tours de piste. Bilan: 39 arrestations.

Entre deux et trois mille jeunes gens, dont beaucoup presque entièrement dévêtus, ont manifesté jeudi soir à Montréal pour protester contre le Grand Prix de F1 de ce week-end et la hausse des frais de scolarité. Une quarantaine de personnes ont été arrêtées.

La police anti-émeute, d’abord discrète, a ensuite fermement empêché les manifestants de s’approcher du quartier où les stands du Grand Prix automobile ont été installés dans une rue piétonne, remplie d’invités en tenue de soirée et de voitures de luxe.

Demande de transparence

Les étudiants voient un lien entre le Grand Prix, « événement élitiste » selon eux, en partie financé par le Québec, et leur combat pour refuser la hausse des frais de scolarité prévue par le gouvernement invoquant ses problèmes de financement.

En fin de soirée, le bilan s’élevait à 39 personnes arrêtées. Certaines d’entre elles l’ont été pour possession de cocktail Molotov, voies de fait sur un policier ou jets de pierres, de morceaux de bois ou de peinture sur les forces de l’ordre.

« Notre nudité exprime la demande de transparence », a déclaré un étudiant du collège de Maisonneuve à Montréal, vêtu d’un slip de coton gris. « Le gouvernement en manque, il cache ses vraies motivations, on l’a vu dans la négociation » sur les frais de scolarité, a-t-il ajouté.

Leur presse – RTS.ch (ats/afp/vtom), 08/06/2012

Conflit étudiant: des employés du Grand Prix visés par la police

À l’aube des festivités de la Formule 1, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a procédé à une rafle chez les militants étudiants, hier. Des agents ont perquisitionné chez le député Amir Khadir, dont la fille a été arrêtée. Malgré les critiques qui s’élèvent, les autorités tenteront sous peu d’arrêter d’autres contestataires après avoir découvert que certains d’entre eux occupaient des emplois temporaires au Grand Prix de Montréal, a appris La Presse.

C’est au terme de plusieurs enquêtes criminelles distinctes reliées à la crise étudiante que les policiers sont débarqués dans les milieux militants. Six personnes ont été arrêtées et pourraient passer le week-end en prison, mais cinq cibles échappaient toujours au coup de filet, hier soir.

Le SPVM assure que le moment choisi pour leur capture était dicté par l’évolution des enquêtes sur les épisodes de perturbation passés et non par crainte de voir les manifestations étudiantes ternir la grande messe de la Formule 1.

«Il n’y a aucun lien à faire entre ces arrestations et le Grand Prix. Le seul message que nous envoyons, c’est qu’aucun acte criminel ne sera toléré, peu importe la situation», a martelé l’agent Yannick Ouimet, porte-parole du SPVM.

Mais selon ce qui transpire sur le terrain, des enquêteurs ont tout de même lancé des recherches frénétiques hier soir pour retrouver des manifestants qui occupaient de petits emplois temporaires dans l’organisation du Grand Prix. Une des six personnes arrêtées  serait du nombre.

Pour l’instant, l’arrestation qui a fait le plus de bruit est celle de Yalda Machouf-Khadir, fille du député de Québec solidaire, Amir Khadir.

Sur le coup de 6h hier matin, des policiers se sont présentés au domicile familial, sur le Plateau Mont-Royal, et ont informé Nima Machouf, la femme du député, qu’ils étaient là pour arrêter sa fille de 19 ans.

La jeune fille dormait avec son ami de coeur, Xavier Beauchamp. Les deux se sont habillés, ont été menottés, puis amenés au poste de police. Une équipe d’enquêteurs a ensuite investi la résidence en quête d’objets incriminants.

«Je vais vous surveiller»

«Je vais vous surveiller pour m’assurer que vous ne saccagiez pas ma maison et n’humiliiez pas ma famille et le quartier», leur a lancé Mme Machouf, révoltée.

Les policiers auraient dit à la mère de famille que l’arrestation avait un lien avec le saccage du bureau de circonscription de l’ex-ministre de l’Éducation Line Beauchamp, le 13 avril.

Dans Hochelaga-Maisonneuve, les policiers ont aussi perquisitionné dans l’ancien appartement de François-Vivier Gagnon, un des accusés dans l’affaire des bombes fumigènes dans le métro, le 10 mai.

Ils se sont aussi rendus chez l’ancien candidat de Québec solidaire Sébastien Robert, à Longueuil. Ils y cherchaient Hugo Lebleu-Tadros, qui a déjà été arrêté dans le cadre du conflit et qui devait loger là-bas à compter d’hier soir en vertu de ses conditions de libération.

«Il est évident que ce n’est pas un hasard, cette opération. Le Bahreïn avait fait la même chose avant son Grand Prix pour arrêter des opposants politiques. On veut créer un effet psychologique sur les étudiants», affirme M. Robert.

Le SPVM mentionne que la vague d’arrestations est reliée à divers méfaits commis au bureau de l’ex-ministre Beauchamp, à l’Université de Montréal et dans le métro. Les suspects ne sont pas tous reliés entre eux. Ils seront accusés, selon les cas, d’introduction par effraction, de méfait, de voies de fait sur policier, d’intimidation de membre du gouvernement, de complot et même d’incitation à craindre des activités terroristes.

La Presse a mentionné à une source policière que le moment choisi pour intervenir pouvait difficilement passer pour un hasard. Réponse: «Ça tombe bien, en effet, qu’ils soient en dedans pour le week-end du Grand Prix. Mais l’enquête dure depuis un mois, depuis l’affaire des fumigènes dans le métro.»

Cette source était aussi consciente des parallèles que certains observateurs peuvent tracer avec le Sommet des Amériques à Québec, en 2001. Juste avant l’événement, la police avait lancé une opération spectaculaire contre des activistes. Des jeunes avaient été arrêtés en possession d’armes, en route pour Québec. Puis, leur procès avait révélé que leur groupe, Germinal, avait été infiltré par deux agents de la GRC depuis deux mois, donc que les arrestations auraient pu être effectuées bien avant. Le procès avait aussi révélé que ces agents avaient joué un rôle actif dans la préparation des plans de perturbation de Germinal.

L’affaire est différente cette fois, assure le policier. «Aucun infiltrateur n’a été utilisé pour les arrestations d’aujourd’hui», souligne-t-il. Les suspects se seraient incriminés eux-mêmes en laissant des traces ou auraient été dénoncés.

Rivalité

Tant le SPVM que la SQ ont encore plusieurs enquêtes en cours sur des activistes étudiants. Certains dossiers se recoupent, et il existe une certaine rivalité entre les enquêteurs des deux organisations. Ainsi, selon ce que La Presse a appris, des agents du SPVM auraient préféré que la SQ ne soit pas mise au parfum de l’enquête sur la fille d’Amir Khadir, de crainte que de l’information ne se rende au député.

Des policiers montréalais narguent la SQ car elle aurait «peu accompli» dans le dossier étudiant. Des gens de la SQ rétorquent qu’ils ne sont pas là pour faire «des shows de boucane».

Les hautes instances des deux organisations collaborent toutefois étroitement et se rencontrent souvent pour discuter de la crise. Hier soir, le SPVM a eu l’aide de la SQ, responsable de la surveillance du quadrilatère entourant l’endroit où se tenait le cocktail du Grand Prix. Dimanche, la mission des «verts» sera de protéger à tout prix le pont Jacques-Cartier, accès vital au circuit Gilles-Villeneuve.

Presse bourgeoise – La Presse canadienne, 08/06/2012


[QUEBEC] Répression sur des militants anti-capitalistes suite à la manif du 1er mai dernier

Quatre manifestants du 1er mai arrêtés

Les policiers d’une nouvelle escouade créée pour lutter contre les mouvements marginaux ont arrêté quatre personnes relativement aux blessures subies par des policiers, lors de la manifestation de la fête du Travail le premier mai dernier.

Les quatre suspects, deux hommes et deux femmes âgés entre 19 et 52 ans seront accusés, le 13 juillet, de voies de fait, agression armée, port d’une arme dans un dessein dangereux et entrave.

Ils ont été arrêtés la semaine dernière par les enquêteurs d’une nouvelle escouade appelée GAMMA (Guet des activités et des mouvements marginaux et anarchistes) qui relève de la Division du Crime organisé de la police de Montréal.

Il s’agit des premières arrestations de cette escouade dont la création a été pensée il y a un an, à la suite de méfaits commis contre des auto-patrouilles dans des postes de quartier de Côte-des-Neiges et d’Hochelaga-Maisonneuve.

Les menaces envers la police et les affrontements avec les policiers sont de plus en plus fréquents depuis quelques années et avec cette escouade, le SPVM veut mieux supporter ses patrouilleurs et coordonner sa lutte aux groupes marginaux et anticapitalistes.

D’autres arrestations pourraient suivre relativement aux événements du premier mai dernier.

À coups de 2×3

Ce jour-là, des policiers ont tenté d’arrêter un individu qu’ils considéraient comme un agitateur durant la manifestation organisée par la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC) de Montréal.

Mais des manifestants, cagoulés et armés de 2×3, nous a-t-on dit, se seraient mis à frapper les agents.

Six d’entre eux ont été blessés, souffrant principalement de coupures. L’un d’eux a cependant subi une commotion cérébrale.

Un communiqué du Parti communiste révolutionnaire publié sur le site internet du Centre des médias alter natifs de Montréal identifie l’un des individus arrêtés comme étant Patrice Legendre, 52 ans, un ouvrier communiste qui se ferait appeler William.

Selon le communiqué, la police se demande si Legendre pourrait être impliqué dans l’attentat à la bombe survenu au bureau de recrutement des Forces canadiennes à Trois-Rivières il y a un an.

Cet attentat, revendiqué par la Résistance internationaliste, n’a toujours pas été élucidé.

Le même groupe a revendiqué des méfaits commis contre un pylône d’Hydro-Québec en Estrie en 2004 et l’explosion de la voiture du porte-parole de l’Institut canadien des produits pétroliers, Carol Montreuil, en 2008.

Leur presse – Canoë, 08/07/2011

Des manifestants anticapitalistes auraient rossé des policiers

Le SPVM a récemment arrêté quatre personnes soupçonnées de s’être attaquées à des policiers lors d’une manifestation anticapitaliste à Montréal, le 1er mai dernier, a appris La Presse. Les quatre suspects seront accusés d’agression armée, de port d’arme dans un dessein dangereux, de voie de fait sur des agents de la paix et d’entrave au travail des policiers.

La manifestation, organisée par la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC), visait à dénoncer «le système capitaliste oppresseur et générateur de pauvreté». La police avait alors déclaré que la manifestation avait dégénéré; une vitrine avait été saccagée et six personnes avaient été arrêtées. Au moins sept policiers avaient été blessés, mais la nature de leurs blessures n’avait pas été divulguée.

Selon nos sources, trois ou quatre policiers, agressés à coups de bâton, auraient eu une commotion cérébrale. Hier, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a confirmé que des arrestations avaient eu lieu la semaine dernière, mais il s’est abstenu de commenter l’affaire avant la comparution des prévenus, qui ont été libérés sous promesse de comparaître le 13 juillet prochain.

Dans un communiqué publié mardi sur le site internet du Centre des médias alternatifs du Québec, le Parti communiste révolutionnaire (PCR) affirme que les prévenus, au nombre desquels se trouverait un de ses militants, ont été arrêtés sur «la base d’éléments de preuve dérisoires».

«Le contenu des interrogatoires et la présence d’un enquêteur de l’équipe intégrée sur la sécurité nationale laissent croire que d’autres motifs se cachent derrière cette opération», dit le communiqué.

Le PCR affirme que les policiers ont tenté d’établir un lien entre le militant arrêté et l’attentat mené l’été dernier contre le centre de recrutement des Forces armées canadiennes à Trois-Rivières. L’explosion, qui n’avait pas fait de blessé, avait été revendiquée par le groupe Résistance internationaliste. L’Équipe intégrée sur la sécurité nationale, formée de membres de la GRC, de la Sûreté du Québec, du SPVM et du Service canadien du renseignement de sécurité, enquête toujours sur l’affaire.

«Curieuse coïncidence, le lendemain des arrestations de Montréal, l’équipe intégrée sur la sécurité nationale installait pour trois jours un poste de commandement à Trois-Rivières, face au centre de recrutement… Nous savons que les policiers ont alors présenté des photos des quatre personnes arrêtées le 29 juin à la population de Trois-Rivières en espérant trouver quelqu’un qui les impliquerait d’une manière ou d’une autre», dit encore le PCR dans son communiqué.

Leur presse – La Presse, 08/07/2011

Attentat terroriste à Trois-Rivières: des manifestants sous la loupe de la GRC?

(Trois-Rivières) L’enquête menée par l’Équipe intégrée sur la sécurité nationale (ÉISN) dans le dossier de l’attentat terroriste du centre de recrutement des Forces armées canadiennes à Trois-Rivières en juillet 2010, viserait-elle des membres du Parti communiste révolutionnaire (PCR)?

C’est ce que soutient l’organisation, dont l’idéologie s’appuie sur le marxisme-léninisme-maoïsme, dans un communiqué publié le 5 juillet sur son site Internet. Le parti fait état de l’arrestation, le 29 juin dernier, de quatre personnes ayant pris part à une manifestation de la Convergence des luttes anticapitalistes de Montréal. Lors de cette manifestation, qui se tenait le 1er mai, des policiers auraient été blessés lors d’une altercation.

Les quatre personnes arrêtées le 29 juin, dont un militant du PCR, auraient été relâchées sous promesse de comparaître le 13 juillet prochain à Montréal.

Or, le parti soutient que deux jours après l’arrestation, soit au moment où l’ÉISN a installé son poste de commandement à Trois-Rivières dans le but de recueillir de l’information un an après les attentats de Trois-Rivières, les photos des quatre manifestants auraient été montrées aux Trifluviens interrogés dans le cadre de cette enquête.

«L’opération du 29 juin a manifestement été menée sur la base d’éléments de preuve dérisoires. Le contenu des interrogatoires et la présence d’un enquêteur de l’Équipe intégrée sur la sécurité nationale laissent croire que d’autres motifs se cachent derrière cette opération», clame le parti.

«Les informations recueillies par le Bureau d’information politique tendent à montrer que les policiers ont cherché avec cette opération à impliquer le PCR, et en particulier le militant Patrice Legendre, dans trois incidents antérieurs dont l’un survenu l’an dernier à Trois-Rivières alors qu’un engin explosif a fait voler en éclats les portes du centre de recrutement des Forces canadiennes. […] Nous savons que les policiers ont alors présenté des photos des quatre personnes arrêtées le 29 juin à la population de Trois-Rivières en espérant trouver quelqu’un qui les impliquerait d’une manière ou d’une autre», soutient le parti.

«L’opération du 29 juin ne tient pas du hasard. Elle s’inscrit dans un contexte où l’État bourgeois canadien est à l’offensive pour criminaliser la lutte politique et en particulier, les militantes et les militants qui y participent. On n’a qu’à penser au sommet du G20 en juin 2010 à Toronto, où plus d’un millier de personnes ont été arrêtées illégalement. Au cours des dernières années, des douzaines de militantes et de militants, dont certains du PCR, ont été l’objet de harcèlement à leur domicile et sur leur lieu de travail, de la part de cette fameuse  »équipe intégrée »», ajoute le PCR.

Du côté de la GRC, qui coordonne les communications pour l’ÉISN, on ne confirme ni n’infirme cette information, étant donné que l’enquête est actuellement en cours. «Ce qu’on peut dire, c’est que c’est une enquête qui avance, elle ne recule pas. Notre présence à Trois-Rivières la fin de semaine dernière a été très positive et nous espérons un dénouement heureux rapidement», a mentionné le caporal Luc Thibault, porte-parole de la GRC.

Le Nouvelliste a placé, par voie de courriel, une demande d’entrevue avec un représentant du PCR pour tenter d’obtenir plus de détails, mais nous n’avons obtenu aucun retour.

Leur presse – Le Nouvelliste, 09/07/2011

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