[Chili] Protestations et émeutes en mémoire aux victimes de la dictature de Pinochet – Santiago, 9, 10, 11 et 12 septembre 2012

Quelques images des manifestations en mémoire aux victimes de la dictature de Pinochet, qui se sont déroulées à Santiago les 9, 10, 11 et 12 septembre 2012 (voir le compte-rendu de la journée du 9 septembre 2012):

 

Photos prises d’Indymedia UK

Une vidéo des affrontements à Santiago:

Les journées du 10/09, du 11/09 et du 12/09 sur Anthropologie du Présent: ensemble d’articles de leur presse chilienne, anglaises,etc…

[Chili] Emeute lors d’une marche en commemoration avec les victimes de l’ere Pinochet – Santiago, 9 septembre 2012

A la rue San Martin un bâtiment appartenant au ministère de l’Éducation a été attaqué avec des pierres et de la peinture, laissant leurs fenêtres brisées. Au premier étage un cocktail Molotov a été jeté.

Dans le secteur de la gare Mapocho l’agitation et les attaques contre la police se sont poursuivies. Dans la rue Recoleta une agence bancaire de BCI a été attaquée, et qui a ete en partie pillée et détruite. L’intérieur de la banque a ete incendie, mais la police a reussi a éteindre les flammes.

Une fois atteint la rue Valdivieso, en face du cimetière général, il y a eu des attaques contre la presse, qui couvrent sans arret la police.

Des pierres, des bâtons, des bombes de peinture et quelques Molotov, le tout servi pour tenter de résoudre l’appareil d’application de la loi, le tout nourri de barricade.

Concernant l’ennemi, gaz lacrymos, canons à eau, matraques et flashball utilises.

Les combats ont continué dans les rues et les allées du cimetière jusqu’à environ 15h00.

Arrestations

A la fin de la journee, 13 personnes ont été arrêtées, dont trois sont accusés d’avoir pille la banque et deux jeunes de 16 ans accusés d’avoir lances des cocktails Molotov. Les gens vont être porté devant le tribunal lundi matin 10 Septembre.

Traduit de l’espagnol de Liberacion Total (voir plus de photos des affrontements)

Des milliers de chiliens ont pris les rues de Santiago ce 9 septembre, en memoire avec les prisonniers et disparus sous la dictature de Pinochet et qui correspond au 39eme coup d’Etat de Pinochet le 11 septembre 1973.

Les manifestations se sont terminees par des affrontememts violents entre des groupes d’encapuchados et la police anti-emeute. Les policiers ont utilise gaz lacrymogenes et canons a eau pour disperser les groupes de jeunes qui avaient monte des barricades en feu partout dans Santiago.

Les victimes de la dictature de Pinochet se comptent par dizaines de milliers (40000 officiellement) dont 3000 ont ete assassinees. Sans compter les centaines de milliers de personnes disparues. Quelques 700 militaires sont poursuivis par la justice chilienne, mais seulement 80 sont emprisonnes.

De leur presse – AFP & AP, 09/09/2012

[Chili] Ni olvido ni perdon ! Emeute lors de l’hommage rendu à Pinochet – Santiago et Valparaiso, 10 juin 2012

Chili: violents affrontements lors d’un hommage à Augusto Pinochet

De violents affrontements ont éclaté dimanche dans le centre de Santiago entre la police et quelque 30 000 manifestants opposés à une cérémonie en hommage à Augusto Pinochet, faisant 16 blessés – 14 policiers et deux journalistes – tandis que 25 personnes ont été arrêtées, selon les autorités.

Ces affrontements, parmi les plus violents de ces derniers mois, qui illustrent à quel point la figure de l’ex-dictateur divise encore la société chilienne, se sont concentrés près du théâtre Caupolicán, à quelques centaines de mètres du palais présidentiel où des manifestants cagoulés se sont opposés aux forces de l’ordre, armés de pierres et de bâtons.

La police, qui avait déployé des moyens importants pour empêcher toutes violences, a pour sa part eu recours à des gaz lacrymogènes et à des lances à eau pour disperser les quelque 30 000 manifestants.

Les heurts ont duré plus de trois heures.

«Assassin, assassin!», scandaient les manifestants qui se trouvaient à proximité du théâtre Caupolican, dans le centre de la capitale chilienne, pour protester contre la cérémonie au cours de laquelle était projeté un documentaire intitulé «Pinochet», consacré à l’ex-dictateur resté au pouvoir de 1973 à 1990.

«Il est totalement immoral que l’on rende hommage à un assassin, à un génocidaire, qui a assassiné, torturé, fait disparaître des gens ou les a forcés à l’exil, et a laissé le peuple dépouillé de tous ses droits sociaux» a déclaré à l’AFP Yolanda Contreras, une des manifestantes.

Quelque 2000 partisans de l’ex-général étaient réunis dans la salle de spectacles.

«Je viens faire acte de présence, parce que nous n’avons pas le droit de parler. Je suis pinochetiste depuis l’âge de 15 ans, quand j’étais étudiante et je ne vais pas changer d’avis, ni mes enfants non plus», martèle ainsi Lucila Ruiz.

La cérémonie a été organisée par la Corporation 11 Septembre, qui tire son nom de la date du coup d’État contre le gouvernement socialiste du président Salvador Allende qui l’a porté au pouvoir le 11 septembre 1973.

À l’intérieur du théâtre, avant la projection du documentaire, plusieurs partisans de l’ex-dictateur ont pris la parole dont son petit-fils, Augusto Pinochet Molina, seul membre de la famille présent.

«C’est une cérémonie pour honorer l’histoire», a- t-il ajouté.

«J’estime qu’en démocratie, nous avons tous le droit de présenter ce documentaire», a déclaré l’ancien militaire Juan González, président de la Corporation 11 Septembre.

«Nous nous sommes tus pendant 20 ans et maintenant nous commençons à parler», a-t-il ajouté.

Près de 40 ans après le coup d’État contre le président Salvador Allende, le documentaire expose la situation politique ayant précédé le putsch et recense les principales réalisations du régime.

À l’époque où le général Pinochet était au pouvoir, 3225 personnes ont été tuées ou ont disparu et 37 000 cas de tortures et de détentions illégales ont été recensés.

L’annonce de cette soirée d’hommage quelques jours avant son déroulement a provoqué une vive polémique entre les défenseurs de la liberté d’expression et les familles des victimes, déterminées à faire interdire l’événement.

Le gouvernement a déclaré qu’il ne s’associait pas à l’initiative, mais qu’il respectait le droit de réunion. Quant à la justice, elle a rejeté le recours déposé par le Groupe des proches de détenus et de disparus pour tenter de l’interdire, estimant qu’il n’était pas dans ses attributions d’interdire un événement dans un lieu privé.

Toutefois dimanche, dans un entretien à la télévision nationale, un ancien membre du régime, actuel porte-parole du gouvernement du président Sebastián Piñera, Andrés Chadwick, a avoué «se repentir profondément» d’avoir soutenu la dictature en raison de la «violation brutale des droits de l’homme durant le gouvernement militaire».

 Leur presse – AFP (Paulina Abramovic) par la presse canadienne, 10/06/2012

Une vidéo qui montre les flics protéger les fascistes, pris à partie par les manifestant.e.s:

Des vidéos des affrontements:

 

Selon La Tercera, un engin explosif a été signalé le matin vers 9h30 devant le théatre qui accueille la commémoration du régime fasciste de Pinochet. Peu après l’annonce de l’alerte à la bombe, une trentaine de partisans de Pinochet s’est ramené sur les lieux et ont reçu  des oeufs et des bouteilles, tout comme l’ensemble de ceux qui se sont rendus au théatre durant la matinée.

D’après la presse chilienne (noticia), des barricades en feu étaient visibles dans plusieurs quartier de Santiago, notamment à proximité du théatre où avait lieu l’hommage à Pinochet. Des partisans de Pinochet ont été pris à partie par les manifestant.e.s

Des groupes d’encapuchados ont attaqué les flics avec des barres et des pierres à plusieurs endroits, notamment au niveau de la rue San Diego.

Des manifestations similaires ont eu lieu à Valparaiso. Plus de cent personnes ont tenté de manifester contre cet hommage rendu à Pinochet, de la Place Victoria à l’avenue Pedro Montt mais les flics ont utilisé lacrymos et canons à eau pour disperser la manifestation.

D’autres photos des manifs à Santiago de ce 10 juin 2012:

Des photos des manifs à Valparaiso: