[Poitiers] Projections-débats contre le nucléaire et l’apartheid israélien – 20 et 27 avril 2013

[Poitiers] Deux films contre le nucléaire!

Le 27 Avril à Poitiers, salle Jouhaux, Maison du Peuple (21 rue Arsène Orillard)

A partir de 14h30 projection de 2 films contre le nucléaire, les films seront suivis de débat. (bouffe et apéro…)

  • 14h37: R.A.S. Nucléaire, Rien à Signaler France/Belgique, Documentaire 2009, 58′
  • 20h02: THT, Remballe ton éleck! France, Doc auto-média 2012, 42′
source affiche: MediaTours

source affiche: MediaTours

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[Poitiers] Pierre Stambul: Israël – Palestine, Du refus d’être complice à l’engagement!

  • Le Samedi 20 Avril, 15h, à la Maison du Peuple Salle Jouhaux (21 rue Arsène Orillard)

UN POINT DE VUE JUIF SUR L’APARTHEID ISRAÉLIEN

Il faut dire les mots justes pour dire ce que l’État d’Israël inflige à des millions de Palestinien-ne-s. Ces mots, ce sont : occupation, colonisation, racisme, apartheid, fragmentation, enfermement, crimes de guerre, crimes contre l’humanité… La société civile palestinienne a lancé un appel au BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) contre l’État d’Israël sur trois revendications : fin de l’occupation et de la colonisation, égalité des droits, droit au retour des réfugiés. À la base de cette situation coloniale insupportable, il y a l’idéologie sioniste. D’un point de vue juif, c’est une gigantesque manipulation de l’histoire, de la mémoire et des identités juives. C’est une théorie de la séparation qui proclame que Juifs et Non-juifs ne peuvent pas vivre ensemble. Les Juifs étaient les parias de l’Europe considérés comme inassimilables. L’Occident et les sionistes en ont fait des colons européens au Proche-Orient. Le sionisme essaie de transformer l’antisémitisme et le génocide nazi en moyen de faire taire toute critique des crimes commis contre les Palestiniens.

NE LES LAISSONS PAS FAIRE !

Transmis par mail, 30 mars 2013

[Anti-nucléaire] Un convoi de déchets nucléaires bloqué près de Lille – Soirée du 5 février 2013

Plus d’infos sur ce convoi 

Un convoi de déchets nucléaires immobilisé près de Lille

STOP-nucleaireLILLE – Un train transportant des déchets nucléaires en provenance des Pays-Bas et destinés au centre de retraitement de La Hague (Manche) a été immobilisé par des militants écologistes mardi soir dans la banlieue de Lille, a-t-on appris de sources concordantes.

Le train qui a franchi la frontière franco-belge à Mouscron (Belgique) vers 22H00 a été immobilisé un peu plus tard à Marcq-en-Baroeul (Nord), dans la banlieue de Lille, à l’aide d’un fumigène lancé sur la voie, a indiqué à l’AFP Laura Hameaux, de Réseau Sortir du nucléaire.

Le train a dû s’arrêter ensuite un peu plus loin lorsque plusieurs militants se sont mis en travers de la voie.

Il a été immobilisé 45 minutes au total, en deux fois, a déclaré à l’AFP le conseiller régional écologiste Dominique Plancke. On a montré qu’on pouvait arrêter le train où on voulait et quand on voulait.

Le train était sur le point de repartir peu avant 23H30, a-t-on appris auprès de la préfecture du Nord.

D’autres actions des opposants au nucléaire, qui dénoncent la dangerosité de ces convois et l’absence de transparence qui les entoure, sont prévues mercredi notamment au Bourget (Seine-Saint-Denis) et à Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime), selon Réseau Sortir du nucléaire. Le train devrait arriver jeudi matin à Valognes (Manche).

Le 11 décembre 2012, un autre train de déchets nucléaires en provenance des Pays-Bas avait été arrêté par des écologistes après avoir franchi la frontière franco-belge.

Leur presse irradiée – Romandie.com (AFP), 05/02/2013 à 23h50

[Italie] Les no-tav se mobilisent contre le passage du train de la mort à Bussoleno – Soirée du 23 juillet 2012

Val Susa:  une nuit de folie nucléaire ordinaire

La vallée est complètement militarisée cette nuit, non seulement pour le TAV comme malheureusement nous en sommes habitué-e-s, mais pour le passage d’un train contenant des déchets nucléaires qui sont transportés de Saluggia à la Haye, dans le Nord-Est de la France, où ils sont retraités. Un passage périlleux pour la santé des habitantEs au coeur du Piémont, qui, inconsciemment, est un souffle de charge nucléaire à proximité de leurs maisons. La dangerosité de ces trains est prouvée depuis longtemps, mais pour les démocrates, tout passe en second plan et le transport de la mort est plus important que la sécurité des citoyen-ne-s. Nous avions décidé de manifester à la station de Bussoleno pour rendre public ce sort très grave que même les maires des communes concernées par le passage n’en savaient rien, en dépit des règles de sécurité les plus élémentaires et des pratiques institutionnelles.

Après le comité de coordination sur le camping, environ 200 notav ont investi la gare de Bussoleno, où les machines et la scène trouvée étaient hallucinantes: des dizaines de véhicules de police, des centaines d’agents de forces de l’ordre anti-émeute et des dizaines de lumières bleues à percer le ciel de la nuit dans la vallée, nerveux et prêt à tout.

Le train parti de Chiomonte avec des notes du Conseil qui a été saisi, a été arrêté pendant des heures sans raison, mis à part pour montrer le déploiement musclé de la préfecture de police de Turin. Durant un certain temps, policiers et carabiniers très nerveux criaient sur les manifestants qui ont tenté de se mettre à travers le passage du train radio-actif: «Vous nous cassez les couilles», «nous ne pouvons pas toujours souffrir», «vous semez la guerre » ? … « La guerre, c’est vous qui l’avez commencé il y a un an », ont répondu les notav. « Vous ne vous rendez pas compte que le Tav il se fera! », poursuit l’agent. « Nous sommes confiants de gagner», affirmaient les no-tav.

Pendant tout ce temps, Chiomonte va être assiégé d’une cinquantaine d’agents déployés sur le camp avec un bulldozer et des tirs de canons à eau de temps à autre dans les prairies afin d’effrayer un peu les notav resté-e-s au camping. Une action qui a duré quatre heures avec l’avance et le recul des ministères pour faire croire à une clairière du camp et de mettre un peu de pression sur les notav à Bussoleno.

Tout cela pour le passage d’un train de la mort et pour le chantier d’un train chargé de dettes et d’arrogance.

Traduit de notav.info, 24 juillet 2012 10h45

[STOP CASTOR] Sabotages et affrontements à Valognes – Mercredi 23 novembre 2011

Un fourgon de CRS brûlé après des heurts avec des anti-nucléaires dans La Manche

De violents heurts ont opposés les forces de l’ordre et des manifestants anti-nucléaire ce mercredi près Valognes dans la Manche. Un fourgon de CRS a été incendié.

Les manifestants ont bloqué la voie ferrée qu’un convoi de déchets nucléaires allemands retraités par Areva devait emprunter pour retrouner outre-Rhin.

La préfecture de la Manche a confirmé l’incendie du fourgon sur la commune de Flottemanville-Bocage, à quelques kilomètres du lieu de départ du convoi. Selon les pompiers, le fourgon servait de cantine aux forces de l’ordre, a l’intérieur de laquelle se trouvaient des vivres et une glacière, ainsi qu’une bouteille de gaz.

Cinq interpellations

Selon la préfecture cinq militants ont été interpellés. Les heurts, cocktails Molotov et cailloux contre gaz lacrimogènes, ont fait au moins deux blessés légers : un militant qui aurait reçu un coup de matraque et un gendarme blessé à la tête.

En début de matinée, les forces de l’ordre avaient abondamment aspergé de gaz lacrimongènes les quelque 100 à 200 manifestants qui bloquaient la voie ferrée. Les anti-nucléaires « ont attaqué très frontalement les forces de l’ordre avec des cocktails Molotov et des cailloux », a déclaré le directeur de cabinet du préfet, Benoît Lemaire.

« Le côté un peu féroce venait des forces de l’ordre », a au contraire affirmé un des porte-parole du collectif « Valognes Stop Castor », qui contrairement à Greenpeace appellait à bloquer le train.

Vers 11 heures, les voies ont été dégagées et le convoi a pu partir, non sans que des objets aient été lancés sur la voie où des agents de la SNCF travaillaient, selon la préfecture.

Presse bourgeoise – La Dépêche, 23/11/2011

Trains de déchets allemands à Valognes: 12 arrestations, 3 blessés

De vifs affrontements qui ont fait au moins trois blessés légers et entrainé douze arrestations, ont opposé antinucléaires et forces de l’ordre mercredi matin près de Valognes, le long de la voie ferrée où doit passer dans l’après-midi le dernier convoi de déchets nucléaires allemands. Le train était toujours à poste au terminal de Valognes à 15h25, a constaté l’AFP sur place. « Les installations SNCF ont été endommagées.

Des réparations sont en cours », a indiqué le directeur de cabinet du préfet Benoît Lemaire à l’AFP sans pouvoir préciser si cela empêcherait le train de partir. Douze militants ont été interpellés depuis mercredi matin selon la préfecture qui recense un blessé léger chez les gendarmes et deux blessés légers chez les manifestants. Un fourgon de CRS a brûlé, non loin des voies à quelques kilomètres à peine de Valognes, après avoir été « a priori » incendié par des manifestants, via des cocktails molotov, selon la préfecture.

Selon Greenpeace qui n’appelle pas à bloquer le train, et selon des agents SNCF interrogés par l’AFP sur le terrain, un rail a été soulevé par des manifestants avec un cric et beaucoup de boîtiers électriques ont été incendiés.

En début d’après-midi des informations contradictoires circulaient sur l’heure de départ du train prévue dans un premier temps à 14H20 selon Greenpeace.

En début de matinée, les forces de l’ordre ont fait abondamment usage de gaz lacrymogènes et parfois employé leurs matraques pour déloger 100 à 200 manifestants qui retiraient le ballast de la voie ferrée ou déposaient grosses pierres, barres de fer et autres morceaux de béton, a constaté l’AFP sur place.

« Vers 8H00 j’ai commencé à attendre les gaz lacrymogènes. C’était de la folie. On voyait pas à un mètre », a déclaré à l’AFP Hubert Lemonnier, maire de Flottemanville, une des communes proches de Valognes concernées par les affrontements.

Dans les champs proches des rails, les échauffourées entre militants, qui ont lancé parfois des cailloux, et forces de l’ordre, chargeant dans la brume au milieu des vaches affolées, ont alterné toute la matinée avec des accalmies, a constaté l’AFP. Les militants se montrent hostiles à la presse et l’un d’eux a délibérement cassé une caméra de l’AFP pendant une escamourche mercredi à la mi-journée.

Les militants du collectif sont installés dans un camp installé dans un champ privé à Yvetot-Bocage, près de Valognes, réunissant 200 à 250 personnes selon la préfecture, 400 à 500 selon les organisateur

s, surtout des Français mais aussi des Anglais, Allemands, Espagnols, Belges.
De source proche de l’Etat, plus de 3.000 gendarmes sont mobilisés pour assurer la sécurité de convoi sur la partie française d’un trajet de 1.500 km.
Quelques centaines d’hommes sont mobilisés pour assurer la sécurité du convoi et des manifestants dans la Manche, a indiqué M. Lemaire.
En Allemagne, plusieurs disaines de milliers de manifestants sont attendus contre ce qu’on appelle outre-Rhin les « Castors » – du sigle qui désigne ces conteneurs en anglais: Cask for Storage and Transportation of Radioactive Material.
Selon Areva, 11 wagons de déchets nucléaires vitrifiés attendent au terminal ferroviaire de la société à Valognes, « une forteresse roulante », avec des déchets vitrifiés transportés dans des emballages de 40 cm d’épaisseur.
Entre 1977 et 2008, le groupe nucléaire français a retraité 5.483 tonnes de combustibles irradiés dans les centrales allemandes dans le cadre d’un contrat – le plus gros contrat étranger de l’usine de retraitement Areva de Beaumont-Hague (Manche) – parvenu à échéance.
Ce contrat, comme d’autres avec l’étranger, n’a pas été renouvelé, mais Areva dit – depuis plusieurs années – être en négociations avec plusieurs pays.

 

Presse bourgeoise – Le Parisien (avec AFP), 23/11/2011

Après des accrochages, le train nucléaire est bien parti

18h 45. Après de violents accrochages à Valognes, le train de onze wagons de déchets nucléaires à destination de l’Allemagne est passé sans incident à Caen vers 18 h 30. Depuis midi les policiers du commissariat, en civil et en tenue, avaient pris position autour de la gare et à l’intérieur afin de prévenir tout heurt éventuel.

17h20. Le train a dépassé Flottemanville-Bocage

Le train a passé le pont de Flottemanville-Bocage (Manche), lieu des principaux affrontements entre manifestants antinucléaires et forces de l’ordre, vers 17 h 10 aujourd’hui.

Il aura mis plus d’une heure pour parcourir les 4,5 km qui sépare Flottemanville du terminal ferroviaire de Valognes, d’où il est parti.

16 h 50. Immobilisé le train vient de repartir

Immobilisé juste après son départ vers 16 h, le train Castor transportant des déchets radioactifs allemands vient de repartir. La raison de son arrêt n’a pas été communiquée par Areva.

16 h 00. Le Train a quitté le terminal de Valognes

Le train emportant les déchets nucléaires à destination de l’Allemagne a quitté le terminal Areva de Valognes à 16h précises.

15 h 30. Greenpeace condamne « toute forme de violence »

« Greenpeace condamne toute forme de violence tant au niveau des manifestants que des forces de l’ordre », a déclaré Axel Renaudin, porte-parole de Greenpeace France.

« Ce qui se passe à Valognes aujourd’hui, c’est le résultat du ras-le-bol du nucléaire d’une grande partie des citoyens français », a-t-il ajouté en notant que la ville était« pratiquement fermée, les écoles sont fermées, la circulation arrêtée ».

14 h 15. Tension très forte, un camion brûlé

Nouvelle échauffourée à Flottemanville-Bocage. Les antinucléaires, pensant qu’un camion contenait la nourriture des CRS, y ont mis le feu.

13 h 35. Pause ou départ définitif ?

Après un énième affrontement à Flottemanville Bocage, les antinucléaires se sont dispersés. Pause ou départ définitif ?

Le convoi nucléaire est toujours à son point de départ dans le terminal ferroviaire d’Areva à Valognes.

12 h 55. Des dégâts sur la voie ferrée à proximité de la communauté de Flottemanville-bocage

Un rail a été déformé et un transformateur électrique a brûlé, rendant difficile pour l’instant le passage d’un train.

À quelques kilomètres de Valognes, les cheminots procèdent aux réparations sur la voie ferrée après le passage des manifestants.

11 h 30. Réaction de Julien Duperray, porte-parole de la branche transports d’Areva

« Chez Areva nous respectons toutes les opinions sur le nucléaire. Et il y en a beaucoup qui s’expriment en ce moment. En revanche, nous les condamnons lorsqu’elles s’expriment de façon violente ou malveillante », a déclaré Julien Duperray.

11 h 25. Passage du train impossible

Selon un cheminot sur le terrain, l’intervention d’une partie des manifestants a endommagé les rails rendant difficile le passage d’un train dans l’immédiat. Le convoi nucléaire devait partir du terminal ferroviaire de Valognes à 14 h 20. Un horaire qui n a jamais été confirmé par Areva.

10 h 32. Près de 400 manifestants face aux forces de l’ordre

Environ 400 personnes continuent de faire face aux forces de l’ordre dans un champ à proximité de la ligne Cherbourg-Paris dans un champ près de Valognes. Une partie des antinucléaires a réussi à accéder à la voie ferrée pour y déposer des obstacles. Les CRS ont réussi à les repousser, permettant à des cheminots d’intervenir sur les voies.

10 h 20. Trafic de trains interrompu

Le quartier de la gare à Valognes est totalement interdit à la circulation. Le trafic des trains entre Cherbourg et Lison dans le Calvados est totalement interrompu ce mercredi. Des navettes de bus le remplacent.

Valognes

10 h 00. Le face-à-face continue dans un champ de Lieusaint

De nombreuses grenades lacrymogènes sont lancées par les CRS. À tel point que quelques sections sur le terrain ont besoin d’être ravitaillées par leurs collègues restés en retrait.

9 h 50. Une partie du dispositif des forces de l’ordre est sur un pont au-dessus de la voie ferrée entre Valognes et Lieusaint : les CRS tiennent la route.

Valognes

9 h 35. Cinq interpellations

Les forces de l’ordre ont procédé à cinq interpellations, selon la préfecture de la Manche.

9 h 30. Bombes lacrymogènes

Le collectif Stop Castor Valognes avait appelé à un rassemblement à 10 h ce matin à Lieusaint, à 4 km de Valognes. Une action pour s’opposer au départ d’un convoi de déchets nucléaire vers l’Allemagne.

Les antinucléaires ont commencé leur action plus tôt. Depuis un peu plus d’une heure, CRS et manifestants se font face dans les champs à une vingtaine de mètres des voies. Des lacrymogènes ont déjà été tirées pour empoigner les antinucléaires.

 Presse bourgeoise – Ouest France, 23/11/2011

[ANTI-NUCLEAIRE] Le train de déchets nucléaires castor ne passera pas comme ça ! Tou.te.s à Valognes du 22 au 24 novembre 2011 pour le bloquer !

Le train de déchets nucléaires castor ne passera pas comme ça ! Retrouvons-nous à Valognes du 22 au 24 novembre 2011 pour le bloquer.

La catastrophe de Fukushima se rajoute à la longue liste de l’horreur quotidienne du nucléaire, mais il n’est plus temps de s’étonner de cette réalité. Si pour certains elle est l’alibi d’un contrôle et d’une gestion de la vie plus poussée, elle attise pour d’autres un sentiment de colère qui ne se dissout pas dans le fatalisme ambiant ou l’attente désespérée d’une échéance électorale. C’est par un geste fort porté collectivement à l’intérieur même du pays le plus nucléarisé du monde que sortir de cette impuissance devient tangible.

En novembre prochain partira le dernier transport de déchets nucléaires CASTOR (Cask for Storage and Transport Of Radioactive Material) de La Hague à Gorleben en Allemagne. Voilà qui nous donne une occasion d’agir. La question des déchets constitue le maillon faible de l’industrie nucléaire, et l’illustration la plus frappante du scandale qu’elle est dans son ensemble : on ne sait pas plus s’en débarrasser aujourd’hui qu’il y a soixante ans – on les envoie finir leur demi-vie sous terre à Bure, en Lorraine, ou à l’air libre en Sibérie.

Le transport de novembre 2010 a été marqué par une très forte mobilisation en Allemagne. Depuis 15 ans, pas un train ne passe sans embûches. La diversité des pratiques de blocage permet un véritable harcèlement sur la quasi totalité de la ligne: par exemple, quand 50000 personnes manifestent à Dannenberg, 400 paysans du Wendland stationnent leurs tracteurs pour bloquer les convois policiers, tandis qu’à Hitzacker, 1400 personnes s’invitent sur les voies. L’an passé, l’arrêt du convoi durant quatre jours a rendu plus onéreux la sécurisation du transport que le transport lui-même.

Ce que nous proposons, c’est donc de nous approprier les méthodes les plus éprouvées du mouvement anti-nucléaire allemand et de doubler le traditionnel rassemblement de Valognes d’un camp de deux jours, d’où partent actions et réflexions. Il existe d’ors et déjà des collectifs locaux constitués ces derniers mois à la suite de Fukushima, ainsi que des personnes qui s’organisent contre le projet de ligne Très Haute Tension dans la Manche, en Mayenne et en Ille et Vilaine. Nous appelons au rassemblement le plus large possible afin de bloquer le train CASTOR à son point de départ et pourquoi pas sur tout le reste de son trajet. Après la grande manifestation de Rennes du 15 octobre, ce serait une façon d’insuffler un nouvel élan à la lutte, de relancer le mouvement anti-nucléaire en France et, qui sait ?, d’un jour vaincre.

La fermeture de la centrale de Fessenheim repoussée de dix ans. Un président de la République qui ne voit pas en quoi la catastrophe de Fukushima pourrait remettre en cause l’industrie nucléaire française. La présidente d’Areva qui, à peine limogée, trouve refuge au conseil d’administration d’un quotidien national réputé « de gauche ». Comme le nuage de Tchernobyl en son temps, il semble que les effets dévastateurs de l’explosion de Fukushima sur le consensus nucléariste doivent une nouvelle fois s’arrêter aux frontières de la France. La folle arrogance des nucléocrates hexagonaux n’a pas de limites : l’Allemagne décide de sortir du nucléaire, c’est un « cas isolé ». La Suisse puis l’Italie lui emboîtent le pas : tant mieux, on leur vendra notre électricité. Un peu plus et on nous expliquait, diagrammes psychologiques à l’appui, que si le Japon, à son tour, veut en finir avec ses centrales, c’est en vertu d’un excès passager de radiophobie.

Partout dans le monde, le tissu de raisonnements spécieux, de promesses mirifiques et de mensonges éhontés avec lequel se soutenait le lobby nucléaire se déchire. Fukushima a exposé aux yeux de tous l’incroyable bricolage à quoi se réduit le fonctionnement quotidien d’une centrale dans le pays « le plus avancé technologiquement au monde ». On ne peut plus ignorer sans mauvaise foi la démission soudaine de tous les responsables dès que survient l’accident, l’impuissance du gouvernement japonais à faire face à la moindre des conséquences de celui-ci, les dosimètres distribués aux écoliers pour déguiser cette impuissance en constat scientifique, le réhaussement aléatoire et opportun des seuils de toxicité admissibles par l’organisme humain, bref : l’incompatibilité entre le nucléaire et le fait d’habiter quelque part sur la planète Terre. Tandis que s’effondrent tous les arguments économiques en faveur de l’atome, les Etats les plus lucides laissent derrière eux ce monstre incontrôlable. Avec ses projets d’EPR, d’ITER, avec son MOX et ses « dommages collatéraux » que des territoires entiers subissent à l’extérieur de l’Europe, la France fait de plus en plus l’effet d’un malade en plein délire qui divague dangereusement dans le concert des nations. A voir l’Etat français engloutir depuis des décennies des milliards en pure perte, on se dit que s’il s’agissait d’un individu, cela ferait bien longtemps qu’on l’aurait mis sous curatelle. Mais la passion nationale des grands équipements et des nouvelles technologies, le rêve d’exporter un jour quelque chose d’autre que du vin, des armes et des bagnoles rencontrent ici les intérêts bien compris d’une mafia économique, d’une secte de scientifiques et d’ingénieurs qui se croient une élite. Pour le lobby nucléariste français, la seule façon d’échapper à la sanction de tous ses crimes et mensonges passés est d’en commettre d’encore plus énormes. Si la population a été un jour prise en otage, c’est par ces gens et cette démence-là. Le nucléaire en France est un cauchemar dont Fukushima doit sonner le réveil.

Pour commencer, il faut reconnaître l’échec des hypothèses qui ont porté les réseaux anti-nucléaires de la phase précédente.

1- L’hypothèse qu’il suffirait de « faire de l’information » et de faire pression sur les élus, qui ne seraient pas assez au fait de la menace nucléaire, a été battue en brèche par Fukushima : tout le monde sait désormais. Des sondages veulent bien admettre que 60 % de la population française ne veut plus du nucléaire et pourtant rien ne change. C’est donc que le problème nucléaire en France n’est pas une question technique d’argumentation rationnelle et de transparence de l’information, mais une question politique de rapport de force. Si le gouvernement allemand, clairement nucléariste, a décidé de sortir du nucléaire sous dix ans, ce n’est pas en vertu d’une soudaine illumination de la raison, mais grâce à la puissance d’un mouvement capable d’agir et de mettre des centaines de milliers de gens dans la rue.

2- Les luttes anti-nucléaires historiques en France et ailleurs dans le monde n’ont jamais remporté de victoire qu’à condition d’avoir une forte emprise locale. C’est au fond la différence entre Plogoff et Malville. C’est aussi l’explication de la longevité et de la vigueur intacte de la mobilisation allemande dans le Wendland contre les transports de déchets Castor. C’est donc pour commencer localement qu’il faut s’organiser, et de là être capable d’en appeler au soutien de tous ceux qui viennent d’ailleurs.

3- Le problème nucléaire ne se pose pas en termes de risques qu’il faudrait gérer et idéalement faire tendre vers zéro. Il n’y a pas le fonctionnement normal du nucléaire et ses regrettables accidents. Lorsqu’il se rappelle à nous périodiquement, par une catastrophe tonitruante, on en oublierait presque que la catastrophe tient tant dans ses dysfonctionnements que dans ce qu’il empêche même en parfait état de marche. Le nucléaire irradie au moins autant nos imaginaires que nos thyroïdes. Tous nos possibles s’éclipsent derrière l’échelle démesurée qu’il impose. De telles infrastructures, quadrillant des milliers de km², induisent une gestion et une organisation à cette mesure. Quant à la dangerosité, elle sous-tend une parfaite maîtrise des “populations” vivant sur les territoires impliquées. Le nucléaire contraint à un monde globalisé et pacifié; il réalise en cela l’idéal du crédit sur plusieurs générations. Et, tout comme l’économie, la nécessité de s’en défaire apparaît impérieusement à quiconque ne voit pas, dans la perpétuation de ce monde, un horizon désirable.

4 – La nécessité de nous opposer au nucléaire ne signifie pas qu’il faille lui opposer les « énergies alternatives », sous peine de nous retrouver aux côtés des nouvelles mafias industrielles qui exproprient les paysans des Pouilles et bientôt du Maghreb pour y construire leurs absurdes centrales solaires, et pour finir aux côtés du CEA devenu entre-temps Commissariat aux Energies Alternatives. La ligne de partage n’est pas entre le nucléaire et les énergies alternatives mais entre une production d’énergie centralisée, commerciale et gérée par en haut, et une production décentralisée, contrôlée localement et renouvelable ; une production en contact direct avec les besoins qu’elle doit satisfaire. C’est seulement à l’échelle locale que se dissout l’alternative entre le nucléaire et la bougie : car là les besoins existants peuvent se donner les moyens de la production qui leur est nécessaire, et en retour les possibilités de production peuvent redéfinir intelligemment les besoins. Il faut cesser de penser la question de l’énergie en terme national si l’on entend sortir de l’impuissance.

5 – A quelque tendance du mouvement anti-nucléaire que l’on appartienne, il faut cesser de faire grief de notre échec collectif à telle ou telle autre tendance. Ce mécanisme de division atavique nous dédouane certes de toute responsabilité, mais nous condamne à perpétuer les causes de notre faiblesse. L’enseignement qui nous vient du mouvement allemand est précisément que les différentes tendances peuvent coexister sur une base pratique, en ayant chacune son mode d’action. A partir du moment où toutes poursuivent sincèrement le but commun d’en finir maintenant et par elles-mêmes avec le nucléaire, aucune n’a de titre à condamner la stratégie adoptée par les autres. La permanence des luttes de chapelles en France n’exprime que l’insuffisance pratique du mouvement. C’est justement par les différentes manières de se rapporter aux gestes de lutte sur un territoire que les luttes du Wendland ou du Val de Susa (la vallée italienne opposée à la construction d’une ligne de TGV) ont trouvé leur force.

Maintenant que des Etats s’engagent à renoncer au nucléaire, poussons avec force vers une sortie totale et immédiate. Ne soyons pas dupes des effets d’annonce gouvernementaux, comme celles d’une sortie « responsable » du nucléaire en 30 ans : il se peut bien que ce ne soit pour les dirigeants qu’une façon de gagner du temps, et qu’ils reviennent sur cette décision dès que l’occasion s’en présentera et que l’émotion sera retombée. Le nucléaire a la peau dure. Dans la mesure où l’on ne peut laisser nos vies entre les mains d’aucun dirigeant, la seule garantie de l’exécution effective des décisions prises est justement la permanence et la puissance du mouvement. On a assez joué avec nos vies. Nous ne nous laisserons pas gérer dans le cadre de la dénucléarisation comme on a pu gérer notre nucléarisation.

[…]

Les détails de ce camp seront sur le blog. N’hésitez pas à nous contacter pour les différentes contributions logistiques que chacun ou que chaque groupe pourrait apporter, comme des cantines, des barnums, etc…

Télécharger le texte d’appel au camp en PDF en cliquant sur l’image:

[DROME] Incendie à la centrale nucléaire de Tricastin – Assez de désastres , arrêt immédiat du nucléaire !

Inquiétude après l’incendie à la centrale du Tricastin

Tricastin

Les quatre réacteurs de la centrale nucléaire du Tricastin Photo : DR

Un incendie a touché un transformateur samedi. EDF rassure mais la centrale nucléaire est vieillissante

L’épaisse fumée noire était visible de l’autoroute A7, où des milliers de vacanciers prenaient la route des vacances. Elle provenait de la centrale du Tricastin, dans la Drôme. Samedi, vers 15 h 30, un transformateur a explosé et a provoqué un incendie.

« Aucune conséquence radiologique », selon EDF
Les pompiers sont intervenus rapidement pour maîtriser le feu, qui n’a causé aucun blessé. L’exploitant de la centrale, EDF, a précisé que l’incident s’est produit « dans la partie non-nucléaire de l’installation et n’a eu aucune conséquence radiologique sur l’environnement et la population ». Le réacteur 1 de la centrale était à l’arrêt pour maintenance.

« Un incident qui se voit »
« Ce n’est pas un accident nucléaire, mais pour une fois, c’est un incident qui se voit et qui repose la question de la sécurité de cette centrale », a réagi Corinne Morel-Darleux, secrétaire à l’écologie du Parti de gauche. Cette élue de la Drôme rappelle que la centrale a « déjà connu beaucoup d’incidents ».

Des rejets d’uranium en 2008
En 2008, lors du nettoyage d’une cuve, de l’uranium avait été rejeté sur le site et avait pollué les rivières avoisinantes. La pêche et la baignade avaient été interdites par précaution. Le réseau Sortir du nucléaire avait dénoncé l’information tardive du public.

Feu vert pour dix ans
Entré en fonctionnement en 1980, le réacteur n°1 de la centrale du Tricastin fait partie des plus vieilles installations en exploitation, comme Fessenheim. Il a reçu en juillet 2009 le feu vert de l’Autorité de sûreté du nucléaire (ASN) pour une prolongation d’exploitation jusqu’à quarante ans.

32 mesures de sécurité imposées par l’ASN
A la suite de la catastrophe de Fukushima, l’ASN a imposé jeudi trente-deux mesures de sécurité pour prolonger l’exploitation du réacteur. Des travaux doivent être menés pour renforcer la protection contre les inondations et les risques sismiques, mais aussi pour améliorer le refroidissement du combustible dans les piscines et pour éviter une explosion d’hydrogène dans l’enceinte de confinement. « Deux prescriptions imposent, entre 2013 et 2015, un nouveau contrôle de la zone de la cuve dont les défauts sont connus et surveillés », précise l’ASN.

Leur presse – Métro France, 03/07/2011 à 15h57

 

Incendie à la centrale nucléaire de Tricastin

Un incendie, provoqué par une explosion, est survenu samedi à la centrale nucléaire EDF de Tricastin, située à Saint-Paul-Trois-Châteaux, dans la Drôme. Il ne s’agit pas du premier incident dans la centrale.

Samedi, une explosion est survenue à la centrale nucléaire de Tricastin

Samedi, une explosion est survenue à la centrale nucléaire de Tricastin MaxPPP

Une explosion serait survenue samedi vers 15 heures dans la centrale nucléaire de Tricastin entraînant un incendie à l’intérieur du bâtiment. Un panache noire s’est alors dégagé au-dessus de la centrale. C’est le transformateur de la tranche 1 qui aurait explosé. Il est donc aujourd’hui à l’arrêt. Et l’installation serait située hors zone nucléaire.

L’explosion n’a fait aucun blessé. Le feu a été maîtrisé vers 16 heures. Un grand nombre de pompiers ont été dépêchés sur place. Les gendarmes ont aussi convergé vers le lieu.

Les causes de l’explosion restent à déterminer

Selon un communiqué de l’exploitant, EDF, il n’y aurait eu aucune atteinte à l’environnement. « L’incendie s’est déroulé dans la partie non nucléaire des installations et n’a aucune conséquence radiologique sur l’environnement et la population », a donc déclaré EDF, en précisant que l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait été prévenue. L’exploitant a encore ajouté ne pas connaître l’origine de cette explosion.

Il ne s’agit pas du premier incident à toucher cette centrale EDF de Tricastin. En 2008, des rejets trop importants de carbone 14 gazeux avaient alerté les autorités. Et en 2009, le bâtiment du réacteur n°2 avait été fermé suite à un incident survenu lors du déchargement d’une partie des barres d’uranium.

Leur presse – France Soir, 03/07/2011

Un incendie à la centrale de Tricastin

Un incendie a touché cet après-midi le transformateur d’une unité à l’arrêt de la centrale nucléaire du Tricastin, dans la Drôme, laissant s’échapper des panaches noires de fumée mais sans conséquences sur l’environnement, a indiqué EDF. L’information avait été donnée dans un premier temps par Europe 1 via le témoignage d’un chaufeur qui sur l’A7, avait vu de la fumée s’échapper du site.

L’incendie, qui s’est déclenché vers 15h00 pour une raison inconnue, « s’est déroulé dans la partie non nucléaire des installations et n’a aucune conséquence radiologique sur l’environnement et la population », a précisé EDF. Le transformateur sert à évacuer la production d’électricité vers le réseau électrique national.

Les flammes ont été rapidement maîtrisées et il n’y a pas eu de blessés. L’unité de production N°1 était en arrêt pour sa maintenance annuelle.

Des précédentes alertes

Le site a déjà connu deux alertes. En juillet 2008, une fuite de 30 mètres cubes d’une solution contenant de l’uranium s’est produite, une partie se déversant dans les rivières environnantes. En 2009, le bâtiment du réacteur numéro 2 avait été fermé après un incendie.

En décembre 2010, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait annoncé avoir approuvé une prolongation de « dix années supplémentaires » de l’exploitation du réacteur numéro 1 de la centrale.

Leur presse – Le Figaro, 02/07/2011