[Besançon] Les 24 caméras de surveillance, c’est pour bientôt….

Le 23 février dernier, la presse locale nous apprend que le conseil municipal de Besançon a voté le budget de 850.000 euros pour l’installation de 24 caméras de vidéosurveillance dans plusieurs quartiers de la ville et de l’embauche de 7 employés de la ville à temps plein qui travailleront derrière les écrans: 10 d’entre elles seront installées dans la boucle (espace commercial oblige), 4 dans le quartier Battant et 5 dans le quartier de la Grette (« les 408 ») et à Planoise. Elles s’ajoutent à celles déjà installées sur les édifices publics et privées (banques, tribunal…).

Quelques « citations » du maire PS prises de l’Est Répugnant du 22/02 dernier (qui se passent de commentaires mais qui en disent long…):

  • « Je suis maire de Besançon, donc responsable de la qualité de vie de cette ville et cette qualité passe par la sécurité »
  • « Je ne dis pas que l’insécurité a réellement augmenté, je dis que le sentiment d’insécurité n’a pas baissé. »
  • « Je m’attends à un certain nombre de critiques […] Les grandes positions idéologiques c’est bien, mais j’invite ceux qui les ont à venir habiter à Battant ou aux 408. »

L’inauguration de ces outils de surveillance est prochaine….(se tenir informer des dépêches de la presse locale) Mais en attendant, on peut enrayer la machine à contrôler par des gestes simples:

Comment? par le sabotage… les différents moyens et techniques ne manquent pas (en prenant les précautions nécessaires bien sûr..)

Vu à Besançon, ce 8 mai 2013:

Récemment, la caméra filmant l’entrée du rectorat de Besançon (mais pas que évidemment!) a été recouverte de peinture.. Un slogan contre cette société de surveillance a également été inscrit:

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Récemment, en Allemagne, le jeu Camover, créé en marge du Congrès de la police européenne qui s’est tenu du 16 au 20/02/2013, consistait à saboter le plus de caméras de vidéosurveillance. Petite illustration en vidéo

Transmis par mail, le 9 mai 2013

[Journal] Sortie de L’Epine Noire n° III (février 2013) : « le spectre du chômage justifie une volonté délibérée de flicage »

En ce début d’année 2013, François Hollande, le président de la République, a ouvert plusieurs fronts.

Tout d’abord, il y a le front intérieur, celui de la « bataille pour l’emploi ». Or, il s’ avère que le pouvoir socialo-écologiste a une nouvelle fois démontré qu’il ne pouvait pas tenir une de ses promesses électorales, enrayer la montée du chômage pour des milliers de travailleurs. Les sidérurgistes d’Arcelor-Mittal, les ouvriers de l’automobile comme ceux de PSA à Aulnay-sous-Bois, ceux de Goodyear d’Amiens-Nord ou ceux de Pétroplus ne se font guère d’illusions : ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes, les dynamiques de luttes convergentes qui se nouent et les échos certains au sein de la société. Le ministre de la Police, à savoir Manuel Valls, ne s’y trompe pas lorsqu’il se dit inquiet des risques d’« implosions ou explosions sociales », affirme qu’« on ne peut pas casser l’outil de travail » et qu’il arbore des dispositifs policiers autour des usines occupées.

Comme le rappe le groupe La Rumeur :

« […] le spectre du chômage justifie une volonté délibérée de flicage ».

Parallèlement, il y a tout un battage médiatique (favorisé par une étrange lenteur à légiférer, même si le projet vient d’être adopté par l’Assemblée) sur la question de l’élargissement du mariage aux couples homosexuels, qui met en lumière la volonté du gouvernement de masquer les luttes en cours par un sujet, certes, sérieux en matière d’« égalité formelle des droits » mais très réformiste au regard de l’histoire des mouvements gays et lesbiens. Cela a eu pour effet de redonner du crédit aux politiques en caricaturant la dualité, rassurante, des camps politiques au Parlement comme dans la rue, gauche/droite, conservatisme/modernité, régression/progrès, croyant/athée, etc.

Puis il y a un second front, extérieur celui-là, ouvert un certain 11 janvier au nord du Mali (ou « Sahélistan »), et qui prouve une fois encore que la gauche de gouvernement souhaitait montrer aux États-Unis que la Fraaaance (!) ne peut se contenter d’être un gendarme régional en continuant d’assumer son impérialisme et son néocolonialisme en Afrique, mais qu’elle est une grande puissance. C’est comme donner un avertissement pour faire peur à tous les gens qui luttent partout, en particulier aux mouvements révolutionnaires de Tunisie et d’Égypte.

C’est ce même pouvoir qui travaille ici, dans la ville « bonhomme », où les laborantins changent de tête. À la préfecture : Élisabeth Borne. Une ancienne jospinette aux manettes dans la région, spécialiste des dossiers de grands projets d’aménagement capitaliste du territoire. Vous voyez le dièse? Cœur d’Agglo, LGV Tours-Bordeaux, LGV Poitiers-Limoges, etc. Ne vous en faites pas, quand il faudra empêcher toute manifestation hostile au contrôle social, elle en sera.

Pendant ce temps-là, des travailleurs se mettent en grève, se battent, luttent comme ils peuvent soit pour sauver leur emploi, soit pour avoir des augmentations de salaire, ou bien encore pour réclamer des indemnités de licenciement comme le font les ex-ouvrières de l’usine saint-savinoise d’Aubade. Ces réactions de travailleurs (ou pas), qu’elles soient plus ou moins populaires, nous font plaisir, même si elles n’annoncent, bien évidemment, pas la fin imminente du rapport social capitaliste ; ce sont sans doute des voies qui aiguisent les lames de la critique, et comme le dit le vieil adage : « Qui ne tente rien n’a rien ».

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Le blog de l’Epine Noire

Contact: epinenoire (at) riseup (point) net

[Suisse] Un faux courrier prône le retour du fichage – Berne, 4 février 2013

Un faux courrier prône le retour du fichage

Une lettre signée par la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga dénonce le tout sécuritaire. Les auteurs de la missive seront poursuivis.

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Plusieurs habitants de Suisse romande ont reçu ce courrier. Il porte l’en-tête du Département fédéral de justice et police (DFJP) et usurpe l’identité de la ministre Simonetta Sommaruga. Son contenu laisse pourtant peu de place au doute: il milite pour des examens psychiatriques de dangerosité soumis à l’ensemble de la population. Et redirige vers un site qui, tout en admettant la «farce», dénonce les lois d’internement prévues dans le Code pénal.

«Cette lettre est un faux et une copie a été transmise à la police judiciaire fédérale pour enquête», indique le DFJP. L’acte est poursuivi d’office pénalement. La police genevoise établit désormais un lien entre ce faux et les déprédations ayant visé le Département de la sécurité (DS) à Genève mardi. C’est que leur timing n’est pas anodin.

Selon les sites antifascistes ou anarchistes, des journées d’actions contre toutes les prisons du pays devaient en effet se tenir à ces dates. A l’origine de l’appel: un groupe opposé à la détention, proche de la mouvance anarchiste. Il estime que «la fonction principale de la prison est de forcer les pauvres et les insoumis à se résigner à leur condition: trimer toute sa vie afin d’engraisser les riches». Un message que l’on retrouve dans les tags adressés au chef du DS.

D’après un connaisseur des mouvances de gauche radicale, la menace n’est «pas importante». Ce n’est pas l’avis du Service de renseignement de la Confédération, qui écrit dans son dernier rapport annuel que le «potentiel de violence» au sein de l’extrémisme de gauche reste élevé.

Leur presse – 20 Minutes.ch (Henri Della Casa), 07/02/2013 à 06h18

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[Belgique] Plusieurs caméras de surveillance du métro recouvertes de peinture à Bruxelles

STIB: des caméras vandalisées

DÉLINQUANCE ETTERBEEK Plusieurs caméras de vidéo-surveillance ont été recouvertes de peinture sur un quai de la station de métro Mérode, à deux pas du Cinquantenaire.

La vitre de protection d’une première caméra qui surveille la voie d’arrivée du métro en bout de quai avait été recouverte de peinture rouge il y a deux semaines. Celle-ci est désormais fonctionnelle, même si des marques rouges demeurent visibles.

Cependant, nous avons remarqué une seconde caméra recouverte entièrement par une peinture rouge de même couleur depuis mercredi. Il s’agit d’une caméra mobile qui peut filmer sur 360 degrés, installée au-dessus des quais de manière à protéger (et surveiller) les voyageurs. Visiblement, des bonbonnes de peinture ont été utilisées.

S’agit-il d’actes de vandalisme, ou d’actes politiques pour la protection de la vie privée ? La première hypothèse semble la plus probable, puisque les murs à proximité de la caméra aveugle ont également été tagués sur plusieurs mètres carrés.

Vendredi soir, la deuxième caméra n’avait pourtant pas encore été nettoyée. Parce que la caméra ne fonctionne pas et que personne n’avait remarqué le problème ? “La caméra fonctionne correctement”, affirme Gaétane Verwilghen, porte-parole de la Société des transports intercommunaux de Bruxelles (Stib).

“Nous essayons de réparer les dégâts le plus vite possible, car ces caméras contribuent à la sécurité des voyageurs et du personnel. En outre, “le nettoyage est une question de priorité”, poursuit la porte-parole – dans le cas en question – qui précise que “plusieurs autres caméras étaient fonctionnelles, comme c’est systématiquement le cas sur les quais comme dans les véhicules”.

Leur presse – DH.be, 19/01/2013 via Suie & Cendres

[Paris] Enième coup de pression contre le site Non-Fides.fr

Mardi 22 janvier à 16h45, la BRDP frappe à la porte d’Olivier et annonce : «perquisition!». Olivier est visé cette fois-ci parce que c’est à son nom qu’est hébergé le site non-fides.fr. Encore une fois, il s’agit pour eux de retrouver les auteurs du tract «Correspondants de nuit : des agents de proximité de la guerre aux pauvres» publié le 06 octobre 2010 sur Indymedia Nantes et relayé ensuite sur divers sites (dont Non Fides) et largement distribué à Belleville et dans le Nord-Est de Paris, pour lequel cinq correspondants de nuit et la mairie de Paris avaient porté plainte pour « diffamation » et « provocation à la commission d’une infraction non suivie d’effet ». De nombreuses convocations ainsi qu’une perquisition chez Dan avaient déjà eu lieu.

Au-delà de leurs petites enquêtes anecdotiques dans lesquelles les flics savent bien qu’ils n’obtiendront pas grand chose en terme de répression, il s’agit pour les « services spécialisés » (DCRI, SAT, etc.) et à travers eux le parquet, de maintenir la pression sur des personnes « en attente » de procès sur les affaires de machine à expulser et leurs ballades et sabotages de DAB et aussi de remettre à jour quelques données en volant des ordinateurs, clés USB, etc.

Il va de soi qu’aucun gigotement des forces de répression de l’Etat n’arrêtera nos rebellions.

Sans peur ni résignation,
vive la guerre sociale.

Des anarchistes.

N.B. : La BRDP, qui se présente elle-même comme une « antichambre de la section antiterroriste » (dixit les flics) est spécialisée dans la répression de la diffamation, jusqu’à la menace nominative. Ils se sont déjà illustrés pour leur enquête sur le texte «Analyse d’un dossier d’instruction antiterroriste» dans laquelle ils avaient interrogé un compagnon soupçonné d’animer le blog «Même pas peur», puis Olivier et Camille lors de leur arrestation en janvier 2011 par la section antiterroriste.

Source: Base de Données Anarchistes, 23 janvier 2013

[Besançon] Enfin un local syndical à la fac de lettres – 27 novembre 2012

Transmis par mail, 28/11/2012:

Mardi 27 novembre 2012. Faculté de Lettres de Besançon.

Suite à l’appel de la CNT 25 et de l’AMEB, 15 personnes se sont rassemblées dans la cour du Grand Salon (bâtiment Chifflet) pour faire pression sur le conseil de gestion de l’UFR SLHS, qui se tenait ce mardi.

Des tracts distribués, une bataille acharnée pour pouvoir afficher tracts et appels au rassemblement (le personnel de nettoyage est forcé par l’administration de l’UFR SLHS d’enlever toute affiche ou/et tract qui ne rentrerait pas dans la case légale des panneaux d’affichage…lorsqu’on sait que ces panneaux sont recouverts régulièrement de grosses affiches fluos dégueulasses appelant à enrichir commerces et boîtes de nuit, on n’a pas d’autres choix que de coller illégalement…et franchement, on préfère ça mais que la fac nous foutent la paix!). 

Bref, la mobilisation a quand même l’air d’avoir payer: le conseil de gestion a voté à l’unanimité pour l’attribution d’un local syndical, alors que ça devait faire plus de 3 mois qu’on devait l’obtenir… Et que si leur mascarade de cérémonie nous avait refusé ce local, nous serions monté.e.s à 15 (et ça suffit largement) sans tergiverser.

Cependant, faut voir la gueule de ce local qui doit être dans le bâtiment Granvelle, qui est en état de décomposition permanent (comme tous les bâtiments de la fac de lettres).

Concernant l’attribution d’un local pour la convertir en cafét’, le doyen Mariage nous affirme qu’il n’y a plus de locaux disponibles à part sur la fac « décharge/poubelle » de l’ancienne fac de médecine, où une cafét’ est déjà en phase d’ouvrir par les étudiant.e.s d’Erasmus. Cependant, on en veut une autogérée et sur le site mégevand (où ça fait des années qu’il n’y a rien… Sauf en période de (g)rèves et de blocages…)

Sinon, le doyen aurait déclaré que désormais, lorsque nous souhaiterons organiser tables de presse, accrocher des banderoles ou encore diffuser des tracts, il faudra demander l’autorisation au doyen ou à l’administration! En gros, pouvoir contrôler les contestations sociales comme le font les flics, lorsque syndicats réformistes et partis déclarent gentiment à l’Etat leurs grèves ou manifestations. 

Après avoir appelé les keufs pour une simple action contre l’UNI, c’est clair qu’il va falloir rester vigilant.e.s quant à ces tentatives de flicage et de contrôle social !

Restons ingouvernables et incontrôlables.

Un anarchiste de la fac de lettres.

[Lyon] Plus de 1000 caméras de surveillance recensées par Lyon.sous-surveillance.net

Le site Lyon.sous-surveillance.net (cliquer sur la bannière pour accéder au site), projet de cartographie collaborative de la vidéo-surveillance, compte déjà plus de 1000 caméras recensées à Lyon. Le site n’attend que votre participation et vos visites. Les sites d’autres villes sont en cours de lancement.

 Le clip posté par Rebellyon sur dailymotion: