[Québec] « La paix sociale est derrière nous » – Brèves sur les évènements du 25 février au 5 mars 2013

brèves sur les évènements du 25 février au 5 mars:

25 février

Pendant la nuit, les façades du bureau du Ministère de l’éducation et celles du bureau du député et ex-président de la Fédération étudiante collégiale du Québec pendant le printemps 2012, Léo Bureau-Blouin, ont été aspergées de peinture rouge. Les vitrines du bureau du Ministre des relations internationales et du Commerce extérieur et ex-journaliste, Jean-François Lisée, ont été fracassées et «Enlisée dans l’austérité» a été peint sur l’édifice.

25-26 février

Après avoir collaborés à la démobilisation et à la légitimation du présent gouvernement par leurs positions électoralistes l’été dernier, les étudiants de service de la FECQ et la FEUQ se prêtaient à un autre exercice de propagande de l’État pour légitimer ses mesures imposées, cette-fois la hausse des frais de l’éducation lors du «Sommet sur l’enseignement supérieur».

Pendant les deux jours que duraient le sommet, des manifs de plusieurs milliers ont défilé dans un Montréal encore plus militarisé et, pendant les deux jours, elles furent attaquées par les flics à coup de matraques, de bombes et des balles de plastique. Quelques bouteilles, balles de neiges et de peinture ont été lancés au flics et la deuxième journée certains.es ont tenté d’ériger des barricades devant les charges de l’antiémeute.

Pour qui répondaient à l’appel de l’ASSÉ, ceux/celles qui veulent réformer l’oppresseur, la manif réclamait la gratuité scolaire. Pour d’autres c’était plutôt une réaffirmation que la lutte contre l’autorité imposée sur nos vies continue.

Selon les flics, une dizaine d’arrestations ont eu lieu.

Un des arrêtés se trouvait en possession de deux molotovs, selon les flics, qui ont ensuite ajouté à l’accusation de possession d’explosifs, des accusations de menaces et d’incitation au terrorisme pour des commentaires faits sur facebook. Le 24 une autre personne avait reçu la visite de la police après des propos sur facebook par rapport au prochaines manifestations.

À noter aussi que le 26 en début de journée la GRC a intercepté un bus en provenance de Sherbrooke qui se rendait à Montréal pour la manifestation. Une personne à été arrêtée.

Le soir du 26 une caméra de sécurité fut saboté et un énorme (A) fut peinturé sur le mur du Cégep du Vieux Montréal. Voir la revendication içi.

27 février

L’Équipe intégrée sur la sécurité nationale de la GRC a commandé plusieurs perquisitions, dont une au local de l’association étudiante du Cégep de Lionel-Groulx (avec médias sur place pour les photos). Une personne fut aussi arrêtée pour interrogation. Selon la GRC ses mesures sont prises en relation à l’enquête sur les actions revendiquées par Résistance Internationaliste; un pylône d’Hydro-Québec endommagé en 2004, l’explosion de la voiture d’un porte-parole de l’Institut canadien des produits pétroliers en 2006 et l’explosion devant un centre de recrutement de l’armée canadienne à Trois-Rivières en 2010.

2 mars

Les vitrines du bureau du Ministre des relations internationales et du Commerce extérieur ont encore été fracassées.

3 mars

Pendant la nuit, une caméra de sécurité au Cégep Maisonneuve fut brisée et les portes de l’entrée principale ont été fracassées. Voir la revendication içi.

5 mars

Plusieurs milliers de personnes ont pris la rue, pour une autre manif illégale, une initiative de la base. Les flics sont partout; escouades antiémeute, cavalerie et hélico, Les flics flanquent et provoque la manif et comme les précédentes cherchent une opportunité pour la briser. La tension monte à mesure que la manif avance dans la nuit, gueulant des slogans antiflics et anticapitalistes sous les feux d’artifices.

À partir d’environ 21h30 des affrontements ont éclaté, les flics ont chargé la foule et l’ont attaqué en lançant des bombes et en tirant balles de plastique, la foule lançant des balles de neige, de peinture, des feux d’artifices, quelques bouteilles et pierres.

Plusieurs graffitis, surtout antiflics, ont été peints. Des vitrines du centre Sheraton et d’un Starbucks ont été fracassées, quelques banques eurent aussi leurs vitrines brisées et/ou vandalisées (huées par les paciflics qui scandaient quelques minutes auparavant «le capital nous fait la guerre, guerre au capital!»), et selon les flics quatre de leurs véhicules furent endommagés.

Plusieurs personnes ont été blessées, dont une qui saignait profusément après qu’elle ai reçue les éclats d’une bombe lancée par les flics. C’est derniers ont d’ailleurs chargé sur les gens qui lui apportaient des soins. Un flic aurait aussi été blessé par un feu d’artifice.

La popo a confirmé une dizaine d’arrestations et une soixantaine de personnes se sont faits prendre et retenir en souricière pour ensuite recevoir des contraventions.

…et la lutte continue…

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Source: Sabotage Media, 7 mars 2013

[Chili] Luttes étudiantes : au moins 30 manifestant.e.s arrêté.e.s à Santiago – 7 mars 2013

Ce jeudi 7 mars 2013, une journée de manifestations dans de nombreuses villes du pays, pour protester contre les coupes budgétaires, la hausse des frais de scolarité, la marchandisation du savoir… 

A Santiago, environ 300 étudiantEs et lycéenNEs se sont rassembléEs place d’Italie (centre-ville), et ce sans le soutien des organisations étudiantes et l’accord des autorités. Le rassemblement a été déclaré illégal par la police, qui n’a pas tardé à disperser la foule à coups de gaz lacrymos et canons à eau. Les manifestantEs ont répliqué en lançant des pierres et divers objets sur les carabiniers. Le colonel carabinier Hugo Insunza a déclaré que 30 personnes ont été arrêtées (pour la plupart des lycéenNEs) à l’issue de la journée mais aucune information n’ a été communiquée quant au nombre de manifestantEs et policiers blessés.  Il a également affirmé que la police a chargé la foule après avoir reçu des cocktails molotov.

Pendant ce temps, la ministre porte-parole du gouvernement, Cecilia Perez , a déclaré aux journalistes que « la marche a rassemblé très peu de personnes mais s’est exprimée avec beaucoup de violences ». Elle a affirmé également que la justice devra être intransigeante avec les jeunes arrêtéEs.

Des incidents ont eu lieu à plusieurs endroits dans le centre de la capitale et ont contraint les autorités à bloquer le trafic à certains moments.

Des manifestations ont également été organisées dans les villes de Valparaíso, Concepción et Valdivia.

A Valparaiso, selon les médias locaux, la manifestation a rassemblé environ 150 personnes, tandis que, à Valdivia, dans le sud du pays, impliquant des dizaines de jeunes, majoritairement étudiantEs.

Les jeunes ont commencé leurs protestations en mai 2011 avec des occupations d’écoles et des manifestations de masse.

Infos reformulées de la presse  (Reuters via lainformacion.com, 08/03/2013 à 03h25) via Alain Bertho

Photos et vidéo de la manif à Santiago de ce 07/03/2013:

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[Québec] La manif étudiante se termine en émeute – Montréal, soirée du 5 mars 2013

Des milliers de personnes dénoncent l’indexation

MONTRÉAL – Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a interpellé plus d’une cinquantaine de manifestants venus dénoncer l’indexation de 3 pour cent des frais de scolarité universitaire, mardi soir, rappelant les péripéties du «printemps érable» de l’an dernier.

Quelques milliers de personnes ont répondu à l’appel du site Internet mouvementétudiant.org et manifesté dans les rues du centre-ville de Montréal. On pouvait lire sur la page Facebook des organisateurs que «l’indexation est une hausse éternelle».

La manifestation s’est mise en branle peu après 20h30. Elle s’est déroulée de façon pacifique pendant une bonne partie du trajet. Moins de deux heures plus tard, toutefois, le Service de police de Montréal, prétextant des méfaits et des voies de fait contre des policiers, a lancé un ordre de dispersion dans les deux langues alors que les manifestants défilaient sur la rue Saint-Antoine, près du palais des Congrès.

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Des projectiles et une cinquantaine de pièces pyrotechniques auraient été lancés vers les agents, selon le sergent Laurent Gingras.

Les policiers ont fait usage de grenades assourdissantes. Ils ont aussi chargé la foule en frappant sur leur bouclier. La manifestation s’est scindée en plusieurs petits groupements. Certains manifestants ont tenté de se regrouper en se dirigeant vers le parc Émilie-Gamelin mais les forces de l’ordre les en ont empêchés avant de les laisser passer. D’autres petits groupes ont plus tard déambulé dans les rues du centre-ville.

Un policier et un manifestant ont été blessés lors des affrontements. Le premier aurait subi une blessure légère près d’un oeil, résultat d’une pièce pyrotechnique. Le second a été coupé à une jambe.

Le SPVM a indiqué qu’une cinquantaine de personnes ont été prises en souricière à l’angle des rues Sainte-Catherine et Amherst et ont été arrêtées autour de minuit. Un constat d’infraction leur a été remis pour attroupement illégal. Au moins trois autres arrestations isolées ont été effectuées, pour méfait ou bris de condition.

Des manifestants ont porté des bannières appelant à la gratuité scolaire. Plusieurs autres scandaient des slogans contre Pauline Marois.

La manifestation a été déclarée illégale avant même son départ parce que les organisateurs avaient refusé de dévoiler l’itinéraire au SPVM. D’ailleurs, il y avait une forte présence policière. La cavalerie des policiers à pied, notamment, suivaient les manifestants. Et à l’instar du printemps 2013, les citoyens montréalais ont pu entendre l’hélicoptère de la Sûreté du Québec pendant une bonne partie de la soirée.

Les organisateurs avaient donné rendez-vous aux manifestants au parc Émilie-Gamelin, là d’où sont parties les manifestations nocturnes du printemps-été 2012 qui ont caractérisé le «printemps étable».

Le SPVM a déploré des actes de vandalisme dont une vitrine d’un hôtel et deux autres d’institutions bancaires qui ont été fracassées.

Les étudiants québécois s’étaient mis en grève à partir de février 2012 pour protester contre la décision du précédent gouvernement québécois de décréter une hausse de 1625 $ des droits de scolarité au cours des cinq prochaines années.

Le gouvernement de Pauline Marois a annulé la décision des libéraux après avoir été élu aux élections du 4 septembre 2013. Il a toutefois annoncé des hausses annuelles d’environ 70 $.

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« La paix sociale est derrière nous »

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Leur presse de l’ordre – La Presse Canadienne, 06/03/2013 à 01h27

[Québec] Emeute lors du sommet de l’enseignement supérieur – Montréal, 26 février 2013

La manifestation tourne à l’affrontement

La manifestation qui a eu lieu ce mardi après-midi à Montréal a tourné au vinaigre. Elle avait pris calmement son départ vers 14h45 au centre-ville, mais des affrontements ont éclaté peu après 16h, forçant l’intervention du service anti-émeute de la SQ.

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Environ 5000 manifestants se sont réunis au square Victoria pour ensuite investir les rues du centre-ville de Montréal, tout juste après la clôture du Sommet sur l’éducation supérieure.

Le Service de police de la Ville de Montréal a déclaré la manifestation illégale dès son départ, aucun itinéraire n’ayant été remis par l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), instigatrice de l’événement.

L’ambiance était plutôt calme jusqu’à 16h, mais boules de neige, des oeufs, dess pétards et de pierres ont été lancés contre des policiers et divers bâtiments, comme les bureaux de Loto-Québec. Une vitre de l’UQAM a été brisée. La circulation au centre-ville a été fortement perturbée, notamment celle des bus de la STM.

Peu après 16h, les choses se sont envenimées.

Devant l’ITHQ les policiers disent avoir été l’objet d’attaques de manifestants après qu’ils eurent arrêté l’un d’entre eux. Les marcheurs, eux, répliquent que ce sont les policiers qui ont semé la pagaille lorsqu’un peloton du groupe d’intervention a séparé la foule en deux de façon plutôt musclée.

Quoi qu’il en soit, le virage pris à cet instant a été irréversible.

Des dizaines de boules de neige ont été lancées aux policiers, lesquels ont procédé à des arrestations parfois musclées, y allant de plaquages et de coups de pieds brutaux. En réplique, un jeune homme a lancé aux agents un bâton de bois servant à tenir une pancarte. Un autre a frappé un policier en plein thorax avec la hampe d’un drapeau noir.

D’autres ont utilisé les clôtures de chantier ceinturant le carré Saint-Louis pour ériger une barricade devant les agents, en vain.

Les bombes assourdissantes ont alors résonné et la foule s’est dispersée en petits groupes dans les rues environnantes.

Au total, treize personnes ont été arrêtées: cinq pour agression armée envers des policiers, six pour attroupement illégal, une autre pour avoir commis des méfaits sur des véhicules et une dernière pour avoir eu en sa possession du matériel incendiaire.

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«Tout n’est pas réglé»

Le rassemblement se voulait, au dire de l’ASSÉ, un plaidoyer en faveur de la gratuité de l’éducation au Québec, après un sommet au cours duquel le gouvernement s’est montré inflexible sur la question de l’indexation des droits de scolarité.

«Nous sommes ici pour démontrer que tout n’est pas réglé», a dit Marianne Chartand, étudiante.

Rue Sherbrooke, Luc Fournier, un travailleur, regardait la manifestation. «Ils ont gagné en partie leurs revendications. Je crois que la paix sociale devrait revenir.» Cet homme de Sherbrooke est séduit par l’idée de la modulation des droits de scolarité en fonction du coût des programmes d’étude.

Québec solidaire a appuyé la manifestation de l’ASSÉ. Les députés Françoise David et Amir Khadir y ont participé. Le parti de gauche est le seul à prôner la gratuité scolaire à l’Assemblée nationale.

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Leur presse – La Presse Canadienne (David Santerre, Émilie Bilodeau et Sylvain Sarrazin), 26/02/2013 à 17h30

des grenades assourdissantes ont été lancées sur la rue Saint-Denis.

des grenades assourdissantes ont été lancées sur la rue Saint-Denis.

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Un face à face à eu lieu au coin des rues Ontario et Berri.

Un face à face à eu lieu au coin des rues Ontario et Berri.

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Quelques photos prises de la presse Guide Montréal Nord (Claude Guiguère) & CTV news, 26/02/2013

[Québec] Protestations étudiantes lors du sommet sur l’enseignement supérieur – Montréal, 25 février 2013

Manifestations et vandalisme : deux arrestations à Montréal

Des manifestations et des actes de vandalisme ont marqué la première journée du Sommet sur l’enseignement supérieur organisé par le gouvernement du Québec.

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Les agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont dispersé en fin de journée les manifestants au centre-ville après avoir déclaré l’« attroupement illégal dû aux actes criminels commis ». Ils ont fait état de deux arrestations pour « agression armée ».

Plusieurs manifestants s’étaient déplacés sur le boulevard De Maisonneuve, à Montréal, avant de se rassembler au square Cabot. Ils se sont dirigés vers L’Arsenal qui accueille les travaux du sommet. Un important dispositif de sécurité les y attendait.

Les marcheurs se sont ensuite dirigés vers l’est, rue Notre-Dame, sans avoir à aucun moment fait part de leur itinéraire.

Des manifestants interrogés par des journalistes de Radio-Canada ont plaidé pour un débat plus large, estimant que les travaux du sommet, étalés sur deux jours, ne sauront pas suffisants aborder en profondeur tous les dossiers.

Avant l’ouverture du sommet, une vingtaine de manifestants avaient marché en silence, aux abords de L’Arsenal. Les protestataires, dont certains étaient masqués, portaient une banderole où l’on pouvait lire « Grève mondiale contre les mesures d’austérité ». Ils étaient encadrés par des policiers à vélo.

Le SPVM prêt à faire face aux débordements

Le SPVM se disait prêt à faire face à tout débordement devant l’édifice historique du secteur de Griffintown. Les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) prêtent main-forte à leurs collègues montréalais à l’intérieur du bâtiment, notamment pour assurer la sécurité de la première ministre. Selon les autorités policières, tout a été mis en place pour assurer sécurité et fluidité de la circulation.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, avait dit ne pas s’attendre à des débordements. « Nous ne nous sommes pas lancés dans une confrontation et nous ne sommes pas au coeur d’une crise, a-t-il expliqué. Il y en a eu une, l’année dernière, une crise. On n’est pas dans une crise actuellement. On a réussi à désamorcer ce rapport-là. »

Les bureaux de trois députés péquistes vandalisés

Les immeubles abritant les bureaux de trois députés péquistes, dont deux ministres, ont été vandalisés lundi matin.

Les bureaux de Beloeil du ministre Pierre Duchesne ont été barbouillés avec de la peinture rouge. Celui de Jean-François Lisée, ministre responsable de la région de Montréal, a également été vandalisé. Des vitres ont été fracassées et de la peinture blanche a été utilisée pour écrire « enlisée dans l’austérité ».

À Laval, l’entrée du bâtiment donnant accès aux bureaux du député et ancien président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, a subi le même sort.

L’édifice du ministère de l’Éducation, situé au 600 rue Fullum, a aussi été la cible de vandales. Des murs et des vitres ont été souillés.

Les vitrines du bureau de circonscription du député péquiste Jean-François Lisée ont été fracassées par des vandales la nuit dernière (du 24 au 25/02/2013)

Les vitrines du bureau de circonscription du député péquiste Jean-François Lisée ont été fracassées par des vandales la nuit dernière (du 24 au 25/02/2013)

La façade du 600 Fullum, immeuble qui abrite des bureaux du ministère de l'Éducation, a été aspergée de peinture.

La façade du 600 Fullum, immeuble qui abrite des bureaux du ministère de l’Éducation, a été aspergée de peinture.

130225_4196e_lbb-sommet-vandalisme_6Leur presse – Radio Canada, 25/02/2013 à 19h48

Un millier de personnes manifestent en marge du Sommet

Près de 1000 personnes ont marché dans les rues du centre-ville de Montréal pour la gratuité scolaire et surtout pour dénoncer le Sommet sur l’enseignement supérieur qui se tient lundi et mardi.

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Plusieurs protestataires ont affirmé s’être sentis trompés par la première ministre. «On a fait la grève pendant six mois et Pauline Marois a porté le carré rouge pendant une partie de cette grève. Elle disait qu’elle était de notre côté ce qui n’est plus vrai aujourd’hui», a dit Jérémie Barberger, un élève du cégep du Vieux-Montréal.

Son amie Alice Lefèvre qualifie le Sommet de «farce» puisqu’il ne durera que deux jours. «Ils vont discuter des frais, mais le gouvernement a déjà son idée sur le sujet… En plus, l’indexation, c’est une hausse, mais plus subtile.»

Les manifestants se sont rassemblés à la Place Cabot, à l’angle des rues Sainte-Catherine et Atwater. Un peu après 16h30, ils se sont mis en marche vers l’Arsenal, l’endroit où se tient le Sommet sur l’enseignement supérieur.

À l’arrivée des manifestants, plusieurs dizaines de policiers du Service de police de la Ville de Montréal et de la Sûreté du Québec surveillaient l’endroit. Des clôtures métalliques avaient également été installées autour de l’Arsenal pour l’événement. Les manifestants y sont restés pendant un peu moins d’une demi-heure en chantant des slogans avant de reprendre leur chemin.

Vers 18h30, la tension a cependant monté d’un cran sur la rue Sainte-Catherine lorsque des objets ont été lancés en direction des policiers qui suivaient sur le trottoir le déroulement de la manifestation. Ils ont répliqué en chargeant les protestataires, puis en utilisant une grenade assourdissante.

Les manifestants se sont finalement dispersés. Deux personnes ont été arrêtées.

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Leur presse – La Presse.ca (Emilie Bilodeau), 25/02/2013 à 19h53

[Québec] «La libération des savoirs passe par la critique de nos institutions» – Université de Montréal, nuit du 21 au 22 novembre 2012

Un pavillon de l’UQAM est la cible des graffiteurs

Le pavillon Hubert-Aquin de l’Université de Québec à Montréal (UQAM) a été la cible de vandalisme, dans la nuit de mercredi à jeudi. Des graffitis ont été dessinés sur plusieurs murs près du café des étudiants en sciences humaines. Les dommages matériels atteignent plusieurs milliers de dollars, affirme la direction de l’établissement.

«Nous évaluons la situation afin de déterminer les actions que nous prendrons. Ce qui est certain, c’est que ces actes sont inacceptables et que les personnes qui ont fait ces graffitis auront des sanctions», a dit la porte-parole des communications de l’UQAM, Jenny Desrochers.

Les messages des graffitis sont multiples: «Libérez les prisonniers politiques», «Autogestion de notre université», «L’État, c’est juste une entreprise corrompue», ou «La libération des savoirs passe par la critique de nos institutions».

«En général, il y a toujours eu des graffitis près des locaux des associations étudiantes, a expliqué le secrétaire à la coordination de l’Association facultaire des étudiants en sciences humaines (AFESH). Nous à l’AFESH, on ne joue pas à la police. On considère que ce qui a été fait est légitime. Il faut se demander à qui appartient l’UQAM. C’est une question politique.»

Plusieurs associations étudiantes de l’Université, dont l’AFESH, ont voté cette semaine pour la levée des cours afin de participer à un mouvement international qui conteste, notamment, la marchandisation du savoir et le capitalisme. C’est dans ce contexte qu’une grande manifestation a rassemblé jeudi plus de 2000 étudiants dans les rues du centre-ville de Montréal.

Selon un étudiant de l’UQAM qui termine sa maîtrise, certains membres des associations étudiantes croient qu’il est légitime de faire des graffitis dans l’université parce qu’elle leur appartient.

«Je suis personnellement contre la hausse des droits de scolarité et pour la grève, mais il faut que ça se fasse dans le respect des lois. Si la désobéissance civile est une technique, il faut alors en accepter les conséquences. Il faut assumer son geste», croit cet étudiant, qui désire rester anonyme.

Dans un courriel envoyé hier à l’ensemble de la communauté universitaire, que La Presse a obtenu, l’UQAM écrit: «Faut-il le rappeler, il s’agit de biens publics appartenant à la population québécoise qui les a payés de ses taxes et impôts.»

Une enquête interne est en cours, afin de trouver les auteurs de ces graffitis.

Leur presse – LaPresse.ca, 23/11/2012 à 16h15

[Angleterre] Des milliers d’étudiant.e.s dans les rues de Londres contre la hausse des frais universitaires – 21 novembre 2012

Milliers d’étudiants dans la rue contre les frais universitaires

 Des milliers d’étudiants britanniques ont défilé mercredi à Londres sous étroite surveillance policière. Ils protestaient contre la hausse des frais d’inscription et le chômage des jeunes.

Le défilé, encadré par un important dispositif policier pour éviter les débordements des manifestations étudiantes fin 2010, n’a cependant pas fait le plein par rapport au mouvement de 2010, quand 50’000 personnes avaient défilé au moment du vote de la loi sur l’augmentation des droits universitaires.

Mercredi, environ 10’000 étudiants ont manifesté sous la pluie, selon les organisateurs National Union of Students (NUS), mais la police n’a pas avancé de chiffres.

De brefs accrochages ont opposé la police et une minorité de manifestants à proximité du parlement, mais la manifestation s’est ensuite poursuivie de façon pacifique.

Sans avenir

« L’éducation est un droit, pas un privilège », « Arrêtez de jouer avec notre avenir », pouvait-on lire sur des pancartes du cortège, au dessus duquel flottaient aussi des drapeaux palestiniens en soutien à Gaza.

Les manifestants protestaient aussi contre l’absence de perspective professionnelle. « Rien n’a été fait pour aider la jeunesse à trouver des emplois », a déclaré Jack Everet, étudiant en politique.

« Dans deux ans, on va sortir de fac et on ne pourra pas avoir de travail. C’est comme ça que ça se passe maintenant, comme partout en Europe », a ajouté John Corrun, qui étudie la sociologie et la politique.

La manifestation s’est terminée précipitamment, le président du NUS Liam Burns étant hué et la cible de jets d’oeufs, illustration des divisions au sein du syndicat.

L’augmentation des frais d’inscription est entrée en vigueur à la rentrée 2012: les deux-tiers des universités ont accru les droits, avec une moyenne de 8500 livres (10’500 euros ou 13’500 dollars) par an contre 3300 livres auparavant. Quelque 3,7 millions de jeunes âgés de 16 à 24 ans sont actuellement au chômage au Royaume-Uni, selon les derniers chiffres officiels.

Leur presse – Tribunal de Genève, (ats/afp/Newsnet), 21/11/2012 à 20h22

Manifestation d‘étudiants britanniques contre les frais universitaires

Des milliers d‘étudiants britanniques ont manifesté ce mercredi dans les rues de Londres pour dénoncer l’augmentation des frais de scolarité, notamment dans l’enseignement supérieur. Ils critiquent plus largement les coupes budgétaires opérées par l’actuel gouvernement.

Le correspondant d’euronews à Londres Ali Sheikholeslami explique que “les étudiants sont venus de tout le pays”. Ils réclament donc une baisse des frais de scolarité à l’université, mais aussi, dit-il, “ils exigent du gouvernement qu’il change sa politique en matière d‘éducation et d’emploi.

“Ce qui est important, explique Liam Burns, leader du principal syndicat étudiant (National Union of Students,NUS), c’est de se situer dans la perspective des élections générales de 2015. Quel investissement public dans le domaine de l‘éducation, quel montant pour les frais de scolarité, quel type de bourse pour les étudiants… ce sont des dossiers sur lesquels les politiciens vont devoir s’exprimer”.

“Sans l’aide financière du gouvernement, confie une des manifestantes, je n’aurai pas pu suivre d‘études. Or, cette aide n’existe plus. Cela va donc priver les plus modestes de tout accès à l‘éducation”.

La manifestations a été marquée par quelques accrochages avec la police, mais sans commune mesure avec les heurts violents qui avaient opposés certains jeunes aux forces de l’ordre il y a deux ans, quasiment jours pour jour.

Leur presse – Euronews.fr, 21/11/2012 à 20h14

Cliquer sur la photo ci-dessus pour accéder à un résumé de la journée publié sur Indymedia UK