[Publication] Résistons ensemble n°119 – Mai 2013

La tradition de la haine

Il y avait du monde, une foule énorme excitée qui découvrait les joies de s’approprier la ville, d’affirmer sa puissance. La plupart de ceux qui manifestent le font pour la première fois. Sous les banderoles pour la défense de la « famille traditionnelle », se sont retrouvés partis de droite, organisations catholiques et musulmanes, extra et ultra droites fascisantes et islamophobes. Mais l’ampleur de la mobilisation était plus importante que la clientèle habituelle des organisateurs. Une foule qui puait la haine. Au-delà du rejet du projet de loi sur le « mariage gay », c’est leur volonté de s’accrocher au vieux monde, aux préceptes de la religion, de rejeter l’Autre qui les réunissait. Ces gens, dont l’écrasante majorité vit, en dépit de – ou grâce à – la crise, dans l’aisance, sinon dans la richesse, osent dénoncer, d’une manière démagogique, le chômage et la baisse du pouvoir d’achat.

La Ve République s’enfonce dans les marécages. Dans les années 1920-30 en Allemagne et en Italie c’était pareil. Ce sont les Républiques « démocratiques », la gôche impuissante qui a ouvert la voie à Mussolini et à Hitler.

Alors le fascisme est déjà là ? Non. Les groupes paramilitaires néo-nazis ne paradent pas en France en uniforme noir comme en Grèce ou en Hongrie. Mais à ce rythme-là ça risque d’aller vite. C’est quand même la première fois depuis les mouvements pour l’« Algérie française » que l’extrême droite fascisante « non parlementaire » a pu s’intégrer à une mobilisation massive, englobant bourgeois et Églises… Une mobilisation qui a aussi permis à nombre d’activistes d’extrême droite de se rencontrer et de tisser des liens durables qui seront déterminants dans les prochaines années : il faudra compter sur leur présence régulière dans la rue.

La rue est à nous, affirmaient y compris face à la police des centaines de milliers de manifestants, le « sang va couler » a osé cracher tranquillement leur égérie Frigide Barjot. Il ne faut pas se leurrer, face à eux il n’y a rien à attendre des partis de gôche, exsangues et paralysés par l’ivresse et la corruption du pouvoir.

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[Chili] Actualisation judiciaire sur les anarchistes arrêtées le 28 mars dernier à Temuco

 

Chili : Actualisation judiciaire sur les compagnonnes du 28M de Temuco

Salutations indomptables à distance, salutations sauvages à tous/toutes pour diffuser la situation des filles prisonnières ici dans la prison de Temuco.

Pour saluer et remercier de la solidarité démontrée, nous voulons laisser quelques informations actualisée du procès judiciaire qui va venir pour les trois filles accusées* de “détention, pour leur fabrication, d´explosifs et placement de ceux-ci”:

-La défense des filles (2 avocats particuliers et un commis d’office) n’a rien pu faire jusqu’à présent par rapport aux vérifications du dossier, parce que le bureau du procureur fait retarder sa remise à la défense pour vérifier les preuves, les déclarations, les prélèvements de sang et les expertises réalisées jusqu’à présent par la Dipolcar et l’OS-9.

-Nous comprenons que cette situation est un subterfuge utilisé par l’État afin de pouvoir ainsi retarder un possible appel par rapport à la prison préventive des filles qui nous le rappelons est de 5 mois. Cette situation nous l’avons déjà vu dans d’autres montages comme le “Caso Bombas” ou bien les compagnons du “Caso Security”, qui jusqu’à aujourd’hui n’ont pas reconnu les délits dont ils sont accusés.

Jusqu’à maintenant c’est l’information que nous voulions faire passer, nous espérons qu’elle sera diffusée a travers les différents médias de contre-information, nous comptons sur eux comme outils de diffusion et d’attaque.

Salutations fraternelles à distance.
Liberté sans conditions pour Roxana, Yaritza et Ariadna !!
Nous sommes partout, hurlant pour la liberté !!

* NdT : Les deux autres personnes incarcérées, Silvana et Jota Pe, accusé-e-s de trafic de stupéfiant, ont obtenu le 5 avril l’assignation à résidence nocturne le temps de l’enquête (3 mois).

 

 Traduit de l’espagnol (blog de soutien aux anarchistes chilien.ne.s  arrêté.e.s le 28/03/2013 à Temuco) par Contra-info, 22/04/2013

[Grèce] Répression contre plusieurs médias de contre-information depuis le 11 avril 2013

La répression ne passera pas !

Trois médias grecs de contre-information et anti-autoritaires, athens.indymedia.org98FM et Radio ENTASSI subissent la répression d’état depuis le 11 avril 2013. La prestation d’internet était « interrompue » après des pressions du procureur général.

Durant cette période où toute la société souffre de la répression économique, politique et sociale, quelque soit l’échèle de la résistance, les luttes ouvrières réaniment et donnent l’espoir, transmettent la flamme révolutionnaire, inspirent et sèment des idées radicales qui vont bouleverser et renverser ce monde d’exploitation …

Maintenant que le vrai terroriste, l’État et tout ce qui le constitue, est menacé par les résistances sociales, il essaie d’imposer de manière violente un obscurantisme communicatif à travers les mass médias statutaires sans précédant.

Mais le musèlement et la répression que les médias alternatifs et antiautoritaires subissent ne resteront plus dans l’ombre.

Notre réponse sera plus forte que les célébrations fascistes et autoritaires. Les médias alternatifs sont à nous, ils sont la voix de nos luttes qui nous montrent le chemin pour créer un autre monde, un monde comme nous le voulons.

Pour plus d’infos : indymedia.squat.gr

Pour accéder à Indymedia Athènes ici

Source: Contra-info, 11 avril 2013

« La censure à l’époque de la junte du mémorandum et du capitalisme…ne va pas écraser la contre-information !

Les efforts de la censure et de la suppression, c’est une histoire qui date depuis longtemps… Des interpellations des fascistes au Parlement, jusqu’ aux menaces et aux extrajudiciaires de « O.T.E » ; des répressions évidentes et des moyens pègres comme des black-out pendant les week-ends et avant les manifestations importantes… Toutes ces années depuis 2008 jusqu’aujourd’hui, ils n’ont pas réussi à fermer athens.indymedia et ils ne réussiront jamais.

Cette fois-ci, c’est un « homme d’affaires » et un recteur. Un chasseur d’argent sans scrupules qui a fait une grande fortune à travers des arnaques immenses (Alafouzos) et un mec aléatoire et transitoire qui accepte le bradage de la Connaissance pour le profit des patrons. Un « universitaire » qui n’hésite pas à bafouer tous les droits de la liberté de s’exprimer et d’échanger des idées, les éléments qui constituent l’asile social, lequel on va défendre à tout prix. Cet infâme petit commis se joint avec les assassins de tout un peuple et conduit l’empêchement de toute revendication sociale et du travail, en ignorant ostensiblement le soutien aux moyens d’anti-information par des organisations d’étudiants. Un soutien qui a pris même la forme des résolutions sur les étudiants… Digne donc de son salaire…

Alors, aujourd’hui il est évident que l’Etat montre ses muscles et qu’il réprime toute sorte de lutte et de révolution (comme les luttes ouvrières, les actions en matière d’environnement et les espaces occupés autogérés) en censurant tous ceux qui ne sont pas soumis à ses désirs ou qui révèlent la humiliation sociale de nos jours, pour une soumission totale de toute la société.

Aujourd’hui, il est plus important que jamais pour le pouvoir, les patrons, les gouvernementaux et les autres porte-paroles de la troïka et du mémorandum que l’horreur de la propagande gouvernementale domine, comme il est présenté par la télé, la presse et les radios du régime. Aujourd’hui, pour l’Etat c’est de grande importance de museler toute liberté d’expression, tout échange des idées radicales et perturbatrices en espérant d’empêcher les résistances de ceux qui n’acceptent pas discrètement le destin qu’ils leur accordent.Leur but ultime, mais aussi leur espoir vain est de freiner et déranger toute sorte de discussion, de rêvé et d’action vers une organisation différente de l’expression et du lutte de la société. Mais ils ne vont pas le réussir, comme ils ne l’ont pas fait avec ses efforts précédents.

Athens.indymedia est composé de ses utilisateurs qui informent et s’informent pour la lutte des classes sociales qui se déroule aux sociétés capitalistes du monde entier. La censure et la suppression ne nous empêchent pas, mais contrairement elles nous renforcent. En tant qu’équipe d’administration d’athens.indymedia on fait de notre mieux pour que l’effort de la publication et de la promotion des luttes et des résistances sociales soient maintenus. Pour l’instant et jusqu’à ce qu’on revient sur internet, il y a des moyens alternatifs d’accès à la contre-information par le site web indymedia.squat.gr mais aussi normalement via le réseau Tor sur l’adresse gutneffntqonah7l.onion.to. On continue nos efforts et dans peu de temps, athens.indymedia.org va continuer sa fonction, en continuant de revendiquer le droit d’utilisation du réseau public croyant fermement que n’importe quoi de public appartienne à la société et pas au pouvoir, à l’état et au capital. On ne va pas autoriser leur joie pour la suppression. On ne va pas leur autoriser à ravager les ressources publiques qui nous appartiennent ! On ne va pas rester silencieux et se soumettre à aucune suppression, à aucune censure, même s’il s’agit de notre « exil » et de la recherche d’un terrain plus propice dans un autre lieu d’accueil !

La contre-information ni se muselle, ni se censure, ni se réprime !

La lutte des classes ne va pas être freinée par des petits commis amenés par l’argent et les régimes de la suppression !

L’équipe d’administration d’Athens.Indymedia.org

Traduction du grec envoyée par mail, 16/04/2013

[Nos médias] La Voz de la Libertad, blog d’actualité latino-américaine subversive

La voz de la libertad – ¿ Qué es esto ?

La voz de la libertad se veut être un blog d’actualité dit “subversif”.

Pourquoi subversif ? Pour bouleverser un ordre corrompu depuis trop longtemps établi mais aussi en hommage à tout ceux et celles qui ont perdu la vie dans le combat pour la liberté.

La voz de la libertad se veut proposer une transmission de la mémoire latino-américaine afin de combattre le fascisme, le militarisme, le totalitarisme, le sexisme et toutes autres formes d’injustices qui ont gangrené le continent.

La voz de la libertad est, d’abord, un outil de lutte pour l’information et la mémoire.

Ne cessons pas d’écrire pour que la lutte continue !

lavozdelalibertad.noblogs.org

[Nos médias] Présentation du site Tabula Rasa, arsenal de textes antiautoritaires et anarchistes dans de nombreuses langues

www.atabularasa.org

Tabula Rasa se veut un arsenal de textes antiautoritaires et anarchistes où chacun pourra trouver des réflexions et des idées pour affiner sa propre pensée, et approfondir ses combats. Nous espérons aussi que cet arsenal contribuera à découvrir des affinités au-delà des frontières, à ouvrir des inconnus exaltants dans la pensée et la pratique –qui en réalité ne font qu’un–, et à se jeter dans le tourbillon de la guerre sociale.

Cependant, cet arsenal n’est pas un supermarché des dernières idées à la mode où l’absence de cohérence est flagrante. La critique anarchiste n’est pas une affaire innocente. Si dans le camp antiautoritaire aussi, on voit comment les idées sont transformées en idéologie et les pensées en politique, comment les choses les plus incompatibles se combinent à tout va afin de ne pas heurter l’illusion quantitative, nous préférons remettre au premier plan une critique anarchiste qui est intimement destructrice. Elle veut détruire l’autorité, sa morale et les rapports sociaux qui en découlent, elle ne cherche pas à les aménager ni à les transformer petit-à-petit. Sans hésitations ni peur des ruines, faire table rase de l’existant. Hier comme aujourd’hui, nous pensons qu’il s’agit de porter partout cette tension destructrice, que ce soit dans les eaux tumultueuses des conflits sociaux ou dans les steppes glaciales de la pacification sociale.

Nous espérons aussi que cet outil contribuera à faire table rase de – pardonnez-nous l’expression – ce « complexe d’infériorité » dont souffrent trop souvent les partisans de l’anarchie, quand ils se retrouvent face aux critiques marxistes et politiques et aux appels à s’adapter à la réalité des choses. S’il est vrai que la destruction de l’autorité est une chose éminemment pratique, ce n’est pas pour autant qu’il faille ensevelir nos idées. Au contraire même, car comme quelqu’un a pu le résumer : l’anarchisme, c’est « de la pensée et de la dynamite ». Il est plus que temps de s’affranchir définitivement des cadavres qui continuent à prétendre que ce sont de mystérieux mécanismes sociaux qui font l’histoire, plutôt que les individus en chair et en os ; que ce sont les conditions d’exploitation qui génèrent le désir de libération, et donc la révolte, plutôt que le cœur et le cerveau ; que la liberté est certes un beau rêve, mais qu’il vaudrait mieux le ranger provisoirement au nom des exigences tactiques et organisatrices du moment. Contre tout cela, la création d’espaces autonomes de discussion, l’approfondissement des affinités, le partage et la critique des expériences de lutte et de révolte, pourraient se révéler quelques pas importants à développer.

Tabula rasa mettra donc à disposition des compagnons de nombreux textes et traductions dans plusieurs langues. Il s’agit aussi bien de textes sortis il y a longtemps, que d’autres plus récents. Bien que tout « classement » amène toujours des problèmes difficilement surmontables, nous essayerons d’archiver les textes non seulement par auteur ou par publication, mais aussi par « thème », afin de faciliter la recherche. Une dernière chose pour finir : ce projet porte l’intention internationaliste d’offrir un espace de discussion au-delà des contextes particuliers, des limites linguistiques et des frontières étatiques.

Reçu par mail, 2 avril 2013

[Besançon/Tract] Loi Fioraso: la gauche à l’assaut du service public d’enseignement et de recherche

Un compte-rendu de la journée de lutte universitaire du jeudi 21 mars 2013, date à laquelle la « commission sécurité » devait passer vérifier l’état des locaux du bâtiment Arsenal.

Trouvé sur les murs de la faculté de lettres

Trouvé sur les murs de la faculté de lettres

Le syndicat de la CNT 25 a sorti un tract sur la loi Fioraso:

Tract (recto) distribué lors de l'AG  du 28/03/2013 sur le site d'Arsenal

Tract (recto) distribué lors de l’AG du 28/03/2013 sur le site d’Arsenal

Tract (verso) distribué lors de l'AG  du 28/03/2013 sur le site d'Arsenal

Tract (verso) distribué lors de l’AG du 28/03/2013 sur le site d’Arsenal

Transmis par mail, 30/03/2013

[Argentine] Une centaine de berlines incendiées dans les quartiers riches de Buenos Aires – Janvier, février et mars 2013

Depuis le début de cette année 2013, une centaine de voitures de luxe ont été incendiées dans la capitale de Buenos Aires, une moyenne de 30 voitures par mois, principalement des marques Mercedez Benz, BMW et Alfa Romeo.

Entre autre, une Mercedes Benz a été incendiée dans le quartier bourgeois Villa Ortuzar, ainsi qu’un véhicule de sécurité privée à Nunez. A Villa Park, une BMW a été carbonisée et deux Mercedes Benz ont connu le même sort à Agronomia. Les vandales précisent que le lendemain, un camion Hilux a été cramé à Versailles (juste à côté du commissariat de police) et plus tard dans la soirée, le feu a été bouté à une voiture de luxe sur l’avenue Corrientes à Almagro.

Voiture Mercedes Benz incendiée devant une villa - Villa Ortuzar (Buenos Aires, Ar)

Voiture Mercedes Benz incendiée devant une villa – Villa Ortuzar (Buenos Aires, Ar)

 « Les Amis de la Terre » de la Fédération Anarchiste Informel ont revendiqué ces attaques incendiaires dans un communiqué publié sur Liberacion Total

[Besançon] Précisions du CAB à propos de la manif antifasciste de ce samedi 23 mars 2013

Compte-rendu de la manifestation antiraciste et antifasciste

Plus de 400 personnes ont participé à la manifestation antiraciste et antifasciste à Besançon ce Samedi 23 mars 2013.

photo3

Le point de départ était fixé à 15h place de la révolution. C’est une vraie manifestation dynamique et populaire qui a eu lieu, où tous les âges, tous les quartiers et des sensibilités politiques très diverses ont été représentés, dans une bonne ambiance évidente.

La manifestation a entonné de nombreux slogans antifascistes, comme :

« Besançon est antifasciste », « Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos » ou encore le traditionnel « Alerta antifascista ».

La banderole de tête reprenait le titre donné à la mobilisation « Stop aux agressions racistes et fascistes ! ». On aussi pu voir une autre banderole, syndicale, où était écrit : « le fascisme c’est la gangrène, on l’élimine ou on en crève ».

Le cortège est passé par toutes les places du centre ville : révolution, huit septembre, pasteur, granvelle, victor hugo pour prendre fin à la porte de rivotte, quartier où ont eu lieue plusieurs des agressions nazies répertoriées.

Les passants et bisontin.e.s ont accueilli avec joie, sourires et encouragements la manifestation. Certains passants nous ont dit « Merci de réagir, il est enfin de temps que cela cesse » (en parlant des agressions racistes et de ceux qui font de la haine raciale leur fond de boutique).

A l’issue de la manifestation, des prises de parole ont eu lieu pour rappeler le contexte des agressions racistes et/ou fascistes (au moins 6 connues depuis début 2013), le quartier de résidence des néonazis (quartier Bregille), ou encore que le Collectif Antifasciste de Besançon a été créé pour proposer aux bisontin.e.s un espace d’organisation et de lutte contre le racisme et le fascisme.

Pour le Collectif Antifasciste de Besançon c’est une mobilisation forte et réussie qui a été largement partagée avec la population de Besançon et alentours. Une victoire politique et une démonstration de force que Besançon reste une ville qui refuse les idées racistes et puantes véhiculées par les groupuscules d’extrême-droite.

Dans les temps futurs, nous invitons les bisontin.e.s à se tenir informer sur notre blog, cette manifestation étant la première pierre d’une mobilisation et d’une résistance de plus longue haleine, à construire ensemble.

QUELQUES CORRECTIONS S’IMPOSENT

Il nous faut cependant démentir une information erronée, reprise par les journalistes de l’Est Républicain et de France 3.

Un groupe d’une dizaine de néonazis était effectivement présent en ville : ce qui a amené un groupe d’environ 30 antifascistes à aller sécuriser les abords de la manifestation. C’est au croisement de la rue pasteur et de la rue d’anvers que ce groupe d’antifascistes a décidé de sortir de la manifestation.

Pendant que la manifestation continuait son chemin rue mégevand puis rue granvelle, les antifascistes mobiles sont passés par la rue d’anvers pour rejoindre la grande rue, la place du huit septembre, puis rue de la république, rue proudhon et enfin rue bersot, rue des granges et rue de la bibliothèque, dans le but de rejoindre le cortège de la manifestation grande rue.

Ce qui aurait du se réaliser à ce moment là, c’est que les 2 groupes (la manifestation et le groupe qui en était sorti 10/15 min auparavant), à moins de 70 mètres l’un de l’autre, se retrouvent. Cela a été empêché par l’intervention policière : soit générée par de la malveillance, soit par une incompréhension de la situation, en tout cas dû au manque évident de coordination des forces de police.

A noter que tout au long de l’excursion du groupe d’antifascistes, 2 motards au moins de la police nationale ont suivi le groupe, entendant distinctement les slogans antifascistes chantés dans le centre ville.

Ce sont les 2 policiers en tête de manifestation qui semblent ne pas avoir compris la situation : croyant voir arriver en face des néonazis/opposants lorsque le groupe d’antifascistes a souhaité rejoindre le cortège, ils ont alors appelé les renforts très proches, qui ont déboulé en fourgon et ont chargé sans sommation le groupe d’antifascistes, appuyé par la BAC. Un camarade a alors pris un coup de matraque sur le bras, au niveau du poignet. Il n’y a pas eu d’arrestation. Toute une partie du groupe d’antifascistes n’a alors pas pu rejoindre le cortège, ce qui a été finalement fait rue Rivotte.

Les affirmations des journalistes de l’Est Républicain et de France 3 sont ainsi erronées : ce qui est manifestement une intervention maladroite (et/ou une provocation policière) s’est transformée en une attaque des néonazis, permettant ainsi de titrer « Manifestation antifasciste sous tension », alors que cette manifestation était parfaitement détendue et bon enfant.

Le CAB corrige les affirmations de la presse :

Un groupe de néonazis était effectivement présent en ville ce samedi après-midi, en début de manifestation. Ils se sont retrouvés dans un bar non loin de la place de la révolution. Ils étaient 11 néonazis, les mêmes qui commettent les agressions depuis presque 3 ans maintenant. Au moins 2 d’entre eux se sont fait interpellés au centre ville, pendant que la manifestation avait lieu, et plusieurs étaient en possession d’armes.

En fait, la manifestation et ses abords n’ont à aucun moment étaient perturbés par ces néonazis ; l’ampleur de celle-ci leur démontrant clairement la résistance des habitant.e.s de Besançon face à leur idéologie de violence et de haine.

Source: Collectif Antifasciste de Besançon, 25 mars 2013

[Mexique] Solidarité avec Braulio Arturo Duran Gonzalez, anarchiste emprisonné depuis 2010

Solidarité avec Braulio Arturo Durán González, anarchiste mexicain emprisonné depuis 2010.

brauliocnaSuite aux rencontres européennes de solidarité avec les zapatistes et ceux et celles qui luttent en-bas et à gauche, au Mexique et partout dans le monde, plusieurs collectifs de solidarité ont considéré le fait que nous ne devons pas oublier les compagnons et compagnes kidnappé-e-s par les États répresseurs, quel que soit le lieu et l’endroit. « A tout moment et en tout lieu, la prison, l’enfermement, l’extradition, l’isolement, les centres de rétention, les centres de réinsertion sociale – ou quelque soit la façon dont ils les déguisent – nourrissent et portent en eux les quatre roues du capitalisme : l’exploitation, la spoliation, la répression et le mépris (…) Résister à l’enfermement, c’est s’attaquer à la société capitaliste qui le produit. »

Le Mexique vit une guerre multiforme et au milieu de cette guerre, l’en-bas organisé survit, résiste et construit sa révolte dans tous les espaces où il se trouve, en s’adaptant à un climat de plus en plus violent, en se ramifiant de différentes façons, et ceci a généré de nouvelles façons de faire de la politique, de sortir dans la rue pour dire ça suffit, de construire, là où chacun se trouve, quelque chose de différent, quelque chose d’urgent qui naît et résiste depuis en-bas. En ce moment, au Mexique, il y a une menace constante contre les mouvements sociaux et une criminalisation vorace contre les pauvres, les jeunes, les sans-voix.

Dans ce contexte de criminalisation, l’État a déclenché une véritable chasse contre les groupes anarchistes, et cette criminalisation s’est accélérée depuis le 1er décembre 2012, lors de la mobilisation contre l’imposition présidentielle d’Enrique Peña Nieto.

C’est pourquoi, avec nos moyens, nous lançons une campagne d’information et d’échanges avec le seul compagnon anarchiste qui se trouve actuellement enfermé au Mexique : Braulio Arturo Durán González. Et nous nous joignons, avec d’autre collectifs européens, à l’effort collectif pour sa libération.

Nous envoyons une forte salutation solidaire à Braulio, à sa famille et à ses amis, et nous leur disons qu’ils ne sont pas seuls.

En solidarité,

Les trois passants

Brève histoire de l’emprisonnement du compagnon Braulio Arturo Durán González :

Le 24 septembre 2010, l’anarchiste-vegan Braulio Arturo Durán González a été arrêté à León par la Police de l’Etat de Guanajuato au Nord du Mexique, après avoir été suivi de près par la police qui le soupçonnait d’actions de sabotage.

L’arrestation de Braulio a eu lieu après un an de supposées recherches de la part de la Police de l’État de Guanajuato qui a conclu avoir assez de preuves que Braulio était bien la personne prise en vidéo en train de mettre le feu à un distributeur automatique d’une banque HSBC, la nuit du 17 septembre 2009. Les preuves supposées de la police pour arrêter Braulio ont été obtenues sur diverses pages Internet, ainsi que par la propre vidéo de sécurité de la banque.

L’arrestation de Braulio a immédiatement été utilisée par les médias de communication de masse locaux pour déclencher une campagne médiatique de diffamation contre tout ce qui se rapporte à l’anarchisme.

Une fois arrêté, Braulio a été amené dans les locaux du Parquet général de la République (PGR)- l’équivalent au Mexique du Ministère de la Justice – dans la ville de Léon, Guanajuato, où il a été interrogé et poussé à donner des informations concernant des actions de sabotage et les noms de ceux qui les mettent en oeuvre. Un dossier lui a été présenté avec des photographies de compagnons faisant l’objet d’une enquête.

Le compagnon Braulio a été ferme dans ses convictions et il a catégoriquement refusé de collaborer avec les corps répressifs de l’État.

Le 1er octobre 2010 il a été condamné à de la prison ferme, après que le juge ait considéré qu’il existait assez de preuves pour l’accuser du délit de «Dommage dolosif par incendie» et Braulio a été enfermé au Centre de Réadaptation Sociale de la ville du Léon dans l’Etat de Guanajuato.

En mai 2010 il a été condamné à 3 ans, 1 mois et 15 jours de prison, sentence contestée par le Ministère Public dans une tentative de lui infliger une sentence plus sévère. La sentence permettait à Braulio de sortir sous caution contre le paiement de la somme de 109,011.32 pesos (environ 7 mille euros) en plus de travaux publics, ce à quoi le compagnon a renoncé. Actuellement l’appel de cette sentence est encore en cours.

Pendant tout ce temps d’enfermement, Braulio a gardé une attitude ferme et contestataire, de non collaboration et de cohérence avec ses convictions, écrivant des lettres afin de rompre l’isolement de la prison et sans permettre que celle-ci et son incarcération ne le fassent fléchir.

Si vous voulez écrire à Braulio vous pouvez lui envoyer une lettre par voie postale à :

Braulio Arturo Durán González.
Centro de Reinserción Social León, Guanajuato. Carretera Leon-Cueramaro Km 7.5 León Guanajuato C.p. 36700

Ou par mail à :

  • xliberacionxbrauliox[at]riseup[point]net
  • cna.mex[at]gmail[point]com

Traduit par les trois passants et Caracol Solidario

Source en espagnol

Pour plus d’infos sur Braulio Arturo Durán González

Appel des familles victimes de crimes policiers – Du 15 au 23 mars 2013


15-23 mars 2013 :

Semaine internationale dédiée aux victimes de crimes policiers

Samedi 23 mars 2013 :

Journée de manifestation nationale

FACE AUX CRIMES POLICIERS : TOUS UNIS

POUR QUE JUSTICE SOIT RENDUE AUX VICTIMES

Nous, familles victimes de crimes commis par des policiers, avons le devoir de dénoncer la tragédie d’avoir perdu un fils, un père, un frère, un mari, une mère, une épouse, une sœur, un grand-père, une grand-mère, une cousine ou un cousin.

Des victimes qui viennent s’ajouter tristement à la longue liste de toutes les personnes grièvement blessées ou mortes lors d’interpellations policières, de course-poursuites ou en détention. Des victimes seules et non armées, qui sont entravées et frappées, « tasées » ou tuées par balle …

L’usage de techniques d’immobilisation (clé d’étranglement, pliage, …) ou d’armes dites non létales (taserflashball…) peut provoquer la mort. Lorsqu’elle fait l’objet d’une enquête judiciaire, les policiers impliqués se cachent derrière les méthodes enseignées dans les écoles de police ou prétendent être en « légitime défense ».

Ces trente dernières années, nous constatons que dès lors que des policiers sont impliqués, la justice se rend complice en accordant l’impunité aux meurtriers, lorsqu’ils agissent au nom de d’État.

Et les familles ne parviennent jamais à obtenir réparation.

Ces meurtriers disposent ainsi d’un droit de vie ou de mort sur l’ensemble de la population.

Une population jamais reconnue comme victime mais présentée par la majorité des journalistes et des responsables politiques comme étant systématiquement coupable, principalement du fait de ses origines ethniques, sa religion ou de son lieu de résidence.

La persistance de ces violences policières nous oblige à prendre position. Nous les familles meurtries dans notre chair, nous vous appelons à vous joindre à nous pour s’organiser et résister à la répression d’État et au déni de justice.

Du 15 au 23 mars 2013, créons partout en France des initiatives dans le cadre de la semaine internationale dédiée aux victimes de crimes policiers

Samedi 23 mars 2013 13h à Paris, unissons-nous

dans une marche de la Place de l’Opéra à Stalingrad

TOUS UNIS CONTRE LES CRIMES POLICIERS

STOP A L’IMPUNITE !

Nous avons besoin de toute forme de soutien : prêt de matériel, aide logistique, financière, communication, flyers, photocopies, etc. pour mener à bien l’ensemble de ces actions.

Familles de victimes

:

Youcef MAHDI, Nabil MABTOUL, Wissam EL YAMNI, Amine BENTOUNSI, Mahamadou MAREGA, Hakim AJIMI, Ali ZIRI, Lakhamy SAMOURA et Moushin SEHHOULI…

Contact :

Email : espacecommunccp@gmail.com
Facebook : espace commun

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Rassemblement samedi 23 mars 2013 à 14h30 devant la Préfecture de Marseille

Et ça continue encore et encore…

Yassin, tombé à 19 ans sous les balles d’un policier…

Yassin Aïbeche Souilah, habitant de la cité Félix Pyat à Marseille, scolarisé et âgé de 19 ans, a été tué dans la nuit du 13 au 14 février 2013 dans une épicerie de l’avenue Roger Salengro par le tir d’un policier fortement alcoolisé et qui était hors service.

Touché à la jambe par une balle explosive, Yassin est mort à l’hôpital des suites de ses blessures, le jeudi 14 février à 7h du matin. C’est Tahar Ben Makri qui, au volant de son véhicule, a ramené Yassin à l’hôpital Desbief.

Agé de 38 ans, le policier est actuellement en détention provisoire sous le chef d’inculpation d’homicide volontaire.

Que la mémoire de Yassin soit respectée !

Défendons la mémoire de Yassin et faisons-nous entendre pour que cesse l’impunité des crimes commis par la police, impunité qui semble donner des ailes à des cow-boys en liberté !!!

La victime est rendue « responsable » de sa propre mort. Un procédé bien connu, souvent utilisé en matière de violences policières, comme lors des deux procès des meurtriers d’Abdelhakim Ajimi (à Grasse en 2012 et à Aix-en-Provence en janvier 2013).

L’espoir est que cette douloureuse perte soit la dernière.

Nous demandons à bénéficier d’une police qui accomplit ses devoirs.

Nous avons droit à une police irréprochable même dans nos quartiers Nord de Marseille.

Marseille, capitale du crime !

Marseille, capitale de la violence policière !

Comité de soutien à la famille AÏBECHE

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Source: Etat d’Exception

Pour trouver les infos concernant les mobilisations: