[Canada] Les matons travaillent en Alberta: Révolte à la nouvelle prison ‘Remand’ – Edmonton, 27 avril 2013

Alberta: au moins une prison aurait été saccagée en raison d’une grève

Un conflit de travail dans le cadre duquel des agents correctionnels oeuvrant dans des prisons provinciales ont quitté leur poste a résulté en un saccage du nouveau Remand Centre d’Edmonton par des détenus, selon le vice-premier ministre de l’Alberta.

Thomas Lukaszuk a pris la peine d’ajouter que les informations reçues étaient de deuxième main et que des responsables provinciaux tentaient de les confirmer.

Il a toutefois déclaré, lors d’une conférence de presse, que les prisonniers exploitaient le changement de routine au sein du bâtiment pour provoquer des dégâts.

Malgré ces informations, le vice-premier ministre a assuré que personne n’était en danger à l’intérieur ou à l’extérieur des prisons de la province.

Plus tôt samedi, le syndicat qui représente les agents correctionnels de l’Alberta avait indiqué que la Commission des relations de travail de la province avait jugé que la grève d’agents dans certains centres de détention était illégale et qu’elle leur avait ordonné de reprendre le travail.

Le porte-parole des Syndicats albertains des employés provinciaux, Bill Dechant, a précisé que le jugement s’appliquait aux agents du Remand Centre d’Edmonton et à ceux d’un établissement de Fort Saskatchewan.

La décision de la commission survient après que les travailleurs de sept centres de détentions eurent déclenché une grève pour protester contre la suspension d’un employé du Remand Centre qui se serait plaint de questions de sécurité.

Le gouvernement de l’Alberta avait affirmé que la grève était illégale et s’était tourné vers la commission pour qu’elle ordonne aux employés de reprendre le travail.

M. Dechant a déclaré que le syndicat demanderait aux employés s’ils veulent respecter le jugement de la commission.

On ne sait pas pour l’instant ce qui en était des employés en grève dans les autres centres de détention.

Les détenus dans les centres concernés ont été confinés à leur cellule et le personnel en grève a été remplacé par la police municipale et la GRC [Forces anti-émeute], ainsi que par des superviseurs des services correctionnels.

Leur presse carcérale – La Presse Canadienne, 27 avril 2013 à 20h55

Une source a rapporté à CBC que « la situation dans le centre était chaotique et dangereuse ». Les détenus ont tapé violemment les portes de leurs cellules. Les gardiens en grève se plaignent d’une situation « explosive » à l’intérieur de ce nouveau centre de rétention, qui a ouvert il y a seulement deux semaines.

En attendant, ce sont les forces anti-émeute qui gèrent le centre et les détenus sont confinés à leurs cellules. Des gardiens de plusieurs prisons du secteur (centre de détention provisoire de Calgary, centre pour jeunes délinquants d’Edmonton et les centres de détention de Lethbridge et Fort Saskatchewan) ont également rejoint leurs revendications pour ‘plus de sécurité’.

Traduit librement de la presse canadienne – CBC News, màj 27/04/2013 à 02h00

[Suisse] Mutinerie à la prison de Champ-Dollon, en réaction à la grève des matons – Genève, 8 avril 2013

Mutinerie à la prison de Champ-Dollon

A la suite du débrayage des gardiens, survenu ce lundi matin, 53 détenus ont refusé de réintégrer leurs cellules après le repas de midi. La police a dû intervenir.

Journée houleuse à la prison de Champ-Dollon. A 10h30, quelque 170 gardiens débrayaient pour protester contre les effets de la surpopulation carcérale sur leurs conditions de travail. Deux heures plus tard, 53 détenus refusaient de réintégrer leurs cellules après leur repas.

41 d’entre eux cédaient à 13h30, après des discussions avec le personnel de la prison. Douze autres, en revanche, se barricadaient dans leur étage. Après un ultimatum, la police est intervenue à 15h10. Les mutins ont été placés au cachot.

Vue plongeante sur la manifestation des gardiens

Le bâtiment des détenus a commencé à bouger lorsque les gardiens ont manifesté devant l’établissement voisin de la Brénaz, aux alentours de onze heures. Des cris s’échappent des cellules, qui donnent sur le lieu de rassemblement. Le personnel revient dans la prison de Champ-Dollon à 11h15, soit un quart d’heure après l’horaire prévu. «La distribution des repas a pris du retard», explique Constantin Franziskakis, le directeur de l’établissement.

Après avoir mangé, à 12h30, deux demi-unités, l’une regroupant 41 détenus, l’autre douze, refusent de rentrer en cellule. «Nous nous y attendions un peu, les détenus nous avaient avertis vers midi. Dès ce moment, la police était avertie», poursuit le directeur.

Une pétition, signe avant-coureur

A 13h30, le groupe de 41 prisonniers accepte de baisser pavillon. «L’usage de la contrainte n’a pas été nécessaire», précise-t-il. Ces détenus, par ailleurs, avaient des revendications. «Ils nous avaient déjà adressé une pétition qui réclamait des améliorations matérielles. Je ne pouvais rien faire pour leur donner satisfaction.»

Constantin Franziskakis, directeur de la prison de Champ-Dollon

Constantin Franziskakis, directeur de la prison de Champ-Dollon

Des détenus «qui voulaient en découdre»

Les douze autres hommes, en revanche, n’ont aucune revendications, mais profitent de l’occasion pour «mettre le bazar», et se barricadent derrière la porte de leur couloir, bloquée avec divers objets. Un ultimatum leur est lancé. Ils passent outre. A 15h10, la police intervient. «Il s’agissait de détenus déterminés, qui voulaient en découdre», décrit Constantin Franziskakis.

Aucun blessé

L’intervention n’a causé aucun blessé, ni parmi les forces de l’ordre, ni parmi les détenus. Les douze récalcitrants ont été conduits en cellule forte par les gardiens. Une procédure disciplinaire est par ailleurs engagée à l’encontre de leurs 41 collègues.

Leur presse carcérale – 20minutes.ch (Jérôme Faas/Thomas Piffaretti), 08/04/2013 à 18h54

[Prison de Lille-Sequedin] Suite à l’évasion d’un braqueur…. les matons flippent, les détenus trinquent – 16 avril 2013

Après l’évasion de Redoine Faïd, ambiance tendue à la prison de Sequedin

Parloirs suspendus, travaux de remise en état, tensions avec les détenus… La prison de Sequedin est encore loin d’un retour à la normale, 4 jours après l’évasion de Redoine Faïd.

Les détenus de la maison d’arrêt de Sequedin ont été privés de parloir aujourd’hui mardi. Et ce sera le cas au moins jusque vendredi. Une situation qui crée forcément de la frustration et de la tension. Selon un détenu qui appelé France 3 Nord Pas-de-Calais de sa cellule, les hommes d’une unité spéciale pénitentiaire ont même du intervenir cet après-midi à coups de flashballs, bombes lacrymogènes et matraques.

Parallèlement, les travaux de remise en état et de sécurité sont en cours. Les conséquences de l’évasion spectaculaire samedi de Rédoine Faïd sont donc encore bien palpables. Les surveillants continuent de réclamer une fouille généralisée de la prison.

Témoignages d’ex-détenus, de famille de détenus, de syndicalistes, d’un détenu depuis l’intérieur de la prison : le reportage d’Alice Rougerie et Bertrand Théry fait le point sur la situation à la maison d’arrêt de Sequedin ce mardi.

Voir la vidéo de FR3

« Ça nous dérangeait fortement que des parloirs se déroulent alors que tout n’est pas réparé, qu’on n’est pas sûrs que la structure de l’établissement est intacte  après l’explosion, qu’il n’y a plus aucun produit dangereux, ni arme dans l’établissement », a déclaré Nicolas Caron, secrétaire national FO-Pénitentiaire.

Selon lui, les parloirs ne devraient pas reprendre avant « le milieu de la semaine prochaine ».Le représentant régional de l’Ufap/Unsa Justice, Étienne Dobremetz, juge « impératif » qu’il y ait une fouille générale de la prison pour « envoyer un message, une réponse à la population pénale » alors que les agents « ne se sentent pas en sécurité » et sont encore « trop choqués, trop sous tension ». La fouille générale « est une opération qui est examinée », a seulement indiqué M. Jégo. »Notre objectif, c’est bien évidemment de remettre dans les meilleurs délais,quand l’ensemble des problèmes de sécurité seront réglés, les parloirs en route », a-t-il souligné.

Conséquence de l’absence de parloirs mardi, « il y avait un peu de tensions cet après-midi, les détenus traînaient un peu des pieds pour rentrer dans leurs cellules à l’issue des promenades, mais ça reste maîtrisé », a remarqué Nicolas Caron.

Leur presse carcérale – Fr3 Nord-Pas-de-Calais, 16/04/2013 à 19h29

[Belgique] Evasions de la prison de Merksplas – Nuit du 2 au 3 février 2013

Nous apprenons que 7 prisonniers se sont évadés du centre fermé de Merksplas la nuit du 2 au 3 février. Ils étaient déjà bien loin quand le personnel du centre s’est rendu compte de ces évasions et que les recherches ont débuté!!!!!!!!!!!!

Plus de traces des évadés !

Source: Indymedia Bruxelles, 6 février 2013

[Crève la taule partout] QHS en feu à la prison de Groepunt (Afrique du Sud) et évasion de 100 détenus à la taule de Franceville (Gabon)

Gabon: 100 prisonniers s’évadent à Franceville

Gabon – Le 10 janvier 2013 – Une centaine prisonniers, pour la plupart, des condamnés à perpétuité, se sont évadés de la maison d’arrêt de Franceville, le chef-lieu de la province du Haut-Ogooué, dans le sud-est du pays, mercredi après-midi.

Selon une source judiciaire, les taulards se seraient échappés du pénitencier à la suite d’une grogne observée par les matons. Ceux-ci, a expliqué la source, avaient eu des sanctions allant jusqu’à la suspension de salaires pour entorse au code de discipline. Cette situation a donc favorisé l’évasion de cent prisonniers. “Ils avaient planifié leur évasion depuis huit mois et attendaient la moindre occasion, » a confié la source jointe par téléphone, hier.

Les taulards ont cassé certains fermoirs et systèmes de verrouillage, a renchéri la source, indiquant que les matons assurant le service minimum a ont vite été débordés par l’assaut des prisonniers en furie.

D’après la même source, il régnait un climat de tension à la prison provinciale de Franceville depuis la visite du procureur de la République près le tribunal de première instance de cette localité. L’autorité judiciaire y avait dernièrement procédé à une fouille des cellules et des détenus en vue de récupérer certains objets et substances interdits tels que les téléphones GSM, les armes blanches et les stupéfiants.

Une autre source de tension, a-t-on appris, est la délivrance de faux certificats de libération négociés par les détenus et des attouchements sur les détenus féminin pratiqués par le régisseur. Une pratique immorale portée dernièrement à la connaissance du ministre de la Justice, Garde des Sceaux.

Dès l’annonce de l’évasion, les autorités de Franceville ont mis en branle l’ensemble des forces de sécurité et de défense de la ville pour traquer les évadés. Un fugitif a été rattrapé, mercredi soir, par la section de recherche de la Gendarmerie nationale.

L’antenne provinciale de la Police judiciaire a, elle, rattrapé trois fugitifs tandis que deux autres sont tombés dans les mailles de la brigade de gendarmerie de Ngouoni. Sur les cents prisonniers ayant pris la poudre d’escampette, quatre sont retournés de leur propre gré à la maison d’arrêt, a releve une source policière.

Hier, la traque des évadés s’est poursuivie dans le périmètre de Franceville et ses environs. Le gouverneur Bertrand Moundounga, les autorités judiciaires, militaires et policières de la localité ont ordonné l’îlotage de la ville pour éviter que les prisonniers évadés ne s’éloigent.

L’évasion des taulards a plongé toute la ville de Franceville dans la peur. De nombreux riverains redoutent des actes de vandalisme, de vols de viols de la part des évadés. Mercredi soir, plusieurs commerçants ont fermé boutique plus tôt que d’habitude, craignant l’assaut des fugitifs.

L’absence d’une barrière a également favorisé la fuite des prisonniers. La maison d’arrêt de Franceville est, en effet, construite sur un terrain dépourvu d’une clôture.

Leur presse – Koaci.com (Nanita), 10/01/2013 à 20h45

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Afrique du Sud: 9 gardiens et 50 prisonniers blessés lors d’une mutinerie

Cinquante prisonniers et neuf gardiens ont été blessés lundi soir lors d’une mutinerie dans une prison sud-africaine, selon le dernier bilan communiqué par la police mardi.

Les forces de sécurité ont donné l’assaut, utilisant des grenades assourdissantes, pour reprendre le contrôle du quartier de haute sécurité de la prison de Groenpunt, dans la province de l’Etat-Libre (centre), où les mutins avaient mis le feu et s’étaient barricadés.

« Cinquante prisonniers et neuf gardiens ont été blessés. Mais personne n’est mort et personne n’a été touché par un tir », a déclaré le porte-parole de la police, Peter Kareli.

Cette section de la prison compte 750 prisonniers.

Selon la police, les prisonniers ont critiqué la qualité de la nourriture et refusé de prendre leur repas lundi en fin d’après-midi puis attaqué des gardiens, avant de mettre le feu à des cellules.

La mutinerie a fait d’importants dégâts dans la prison.

En novembre, deux prisonniers avaient retenu en otage un médecin et une infirmière dans une prison privée de la même région, près de Bloemfontein. L’infirmière avait été libérée rapidement, tandis que le médecin avait été retenu pendant 20 heures.

Leur presse – Star Africa.com (Gianluigi Guercia), 08/01/2013

[Feux aux prisons] Vidéo de la ballade anti-carcérale du nouvel an à Montréal – 31 décembre 2012

Reçu par mail de Média Recherche Action, 11/01/2013

Un compte-rendu écrit de la ballade anti-carcérale du 31/12/2012 devant les prisons de Montréal

[Afrique du Sud] Révolte à la prison de Groepunt – Deneysville, 7 & 8 janvier 2013

Une cinquantaine de blessés lors d’une émeute dans une prison sud-africaine

FAPUne cinquantaine de détenus ont été blessés dans une bousculade mardi matin alors que la police tentait de maîtriser une émeute dans une prison sud-africaine, ont annoncé les autorités.

Des policiers ont été appelés en renfort. Les forces de l’ordre ont utilisé des grenades neutralisantes pour accéder à la zone où s’étaient barricadés les émeutiers, a indiqué l’agence de presse South African Press Association (SAPA).

L’incident s’est produit dans la prison de Groenpunt, à Deneysville, dans le Free State.

Quatre gardiens et une cinquantaine de détenus ont été légèrement blessés, mais désormais « la situation dans la prison est calme », a indiqué la SAPA, citant le porte-parole de la police Peter Kareli.

L’émeute a débuté lundi après-midi. Des détenus, insatisfaits de la mauvaise gestion de l’établissement et de la nourriture, ont entamé une grève de la faim et bloqué l’accès de leur unité aux gardiens, a indiqué la police.

Leur presse carcérale – Radio Chine Internationale, 08/01/2013