[Angleterre] A propos de la présence du maire au salon du livre anarchiste – Bristol, 20 avril 2013

[Au-delà de la saine réaction de quelques compagnonNEs, la question demeure tout de même de comment un maire a pu penser qu’il pourrait tranquillement se balader là… et comment il a pu y rester une heure de plus sans autre incident majeur, avant de rentrer se changer (The Telegraph, 22 avril 2013). Ne s’agirait-il pas là d’un énième exemple du possibilisme anarchiste dans ses grandes largeurs/largesses ? Ou comment à force de demander systématiquement des autorisations au pouvoir pour organiser nos initiatives sous prétexte de ratisser plus large et d’ouverture, on finit par accepter en leur sein ses représentants.

Si cela vous dit quelque chose, on se souvient par exemple qu’en août 2012, à la rencontre de l’Internationale des Fédérations anarchistes de St Imier, une crapule malvenue avait aussi été contestée dans un raout anarchiste du même genre, au grand dam de l’assistance : l’ex-adjoint du chef de la police lausannoise Aristide Pedraza]

Le maire de Bristol prend une douche caféinée au salon du livre anarchiste

actualitte.com, mercredi 24 avril 2013 à 12:41

Il a été poussé, est tombé à terre et a reçu du café sur la tête. « Ce n’était pas chaud, je n’ai pas du tout été brûlé » a déclaré avec humour George Ferguson, maire de Bristol, sur la BBC Radio Bristol. L’incident s’est produit samedi 20 avril 2013, en Grande-Bretagne. Cette année, le salon anarchiste du livre de Bristol s’est tenu au Trinity Centre, en plein air.

Un geste inattendu est venu bousculer cette fête. Sans rancune, le maire reste malgré tout partisan de cet évènement : « Beaucoup de gens étaient ravis, il y avait un bon état d’esprit général, sans compter les idiots ».

Ce qui était en revanche prévu : 65 stands, plus de 30 ateliers avec des présentations et des discussions en compagnie d’éditeurs, sur fond de crise économique mondiale. L’entrée était gratuite. Les politiciens en ligne de mire. Le maire n’était apparemment pas spécialement le bienvenu lorsqu’on connaît les motivations des organisateurs : « nous ne voulons pas payer pour la crise ».

Malgré l’incident plutôt amusant, l’évènement organisé par le Book Fair Collective a une ambition sérieuse. Le message est clair sur leur site : « Nous vivons une période dramatique. Les enjeux sont énormes ». Le comité a été créé en 2008 par des personnes se revendiquant anarchistes, dans leur démarche citoyenne et leurs activités.

Le but, en plus de présenter des livres d’hier et d’aujourd’hui, est d’ouvrir des débats, partager des idées et dans la bonne humeur. Il était précisé sur le site du Bristol Anarchist Bookfair qu’il y aurait des jeux et des activités organisées, un espace pour les enfants et un café délicieux. Le maire n’aurait peut-être pas dû passer par là…

Repris de Brèves du désordre

“Amnistie sociale” et illusions démocratiques…

“Il est toujours facile de trouver quelqu’âme sélecte qui “parle” de révolution, néanmoins ils sont peu nombreux ceux qui cherchent à faire concrètement quelque chose. Tant qu’on ne fait que bavarder, on peut être plus ou moins tous d’accord. […]

Nous réaffirmons avec insistance notre conviction que l’usage de la violence organisée contre les exploiteurs, même lorsqu’elle prend l’aspect de l’action minoritaire et circonscrite, est un instrument indispensable de la lutte anarchiste contre l’exploitation”

Alfredo Bonanno,Contre l’amnistie*

ON ne parle pas souvent de ce qui se passe à l’assemblée nationale ou dans les autres antichambres de l’Etat. On en parle pas souvent puisqu’on en a pas grand chose à foutre la plupart du temps.

Mais aujourd’hui, a été rejetée le proposition de loi du groupe communiste et du Front de Gauche sur “l’amnistie sociale” par la commission des lois de l’assemblée nationale.

Ce projet visait à amnistier les “délits commis lors de mouvements sociaux”. C’est l’occasion de parler de ce micro-évènement qui illustre bien tout un ensemble de choses qu’on peut reprocher à la Gauche, même “extrême”, notamment dans sa manière d’envisager la conflictualité sociale.

Déjà, il y a cette illusion toute démocrate qu’on peut changer le système en faisant voter des lois de l’intérieur. Ce procédé est le même échec répété et crevé depuis 100 ans. Il découle de la vieille stratégie d’inspiration léniniste selon laquelle le parlement ou quelque autre institution électorale peut être utilisée soit comme “tribune” pour un discours soit-disant subversif, soit comme tremplin pour porter des lois qui “déstabiliseraient” l’Etat et le capitalisme.

Il y a deux excellentes raisons de constater que sur cette question comme sur d’autres, les mêmes causes produisent les mêmes effet.

Premièrement les lois sont toujours votées par les valets de la classe dominante -et appliquées par ses flics et ses juges- : qu’ils soient députés, élus, ou toute sorte de dirigeants. Mieux : ils en font partie de part leur statut même et n’ont donc absolument aucun intérêt à aller contre ce qu’ils sont et voter des lois qui les mettraient en danger (c’est d’ailleurs un des arguments principaux utilisés par les parlementaires socialistes contre le projet de loi : protéger les élus). Et si l’Etat et ses institutions républicaines n’avaient pas été savamment pensés pour ne pas être “changés de l’intérieur” depuis Rousseau ou Hobbes, ça fait sans doutes longtemps qu’on en aurai finit avec ce monde…

Deuxièmement, la prétention de transformer ces institutions en “tribunes” pose une autre question centrale : à qui s’adresse t’on ? Et depuis quelle position ? On l’a vu, les élus parlent surtout aux élus, à l’Etat, à la rigueur aux médias, et ceux et celles qui ont la délicate attention de croire aux promesses les écoutes et les suivent.

Le mouvement reste donc à l’initiative des dirigeants, qu’ils soient du parti, investis par une fonction étatique ou les deux.

Mais cette proposition “d’amnistie sociale” et les illusions qu’elle a nourrit chez les militant-e-s communistes et autres syndicalistes de la CGT pose d’autres problèmes. D’une certaine manière déjà, “elle tombe mal” dans l’agenda “militant”. En plein mouvement social réactionnaire et fascisant contre le “mariage étendu” et “l’égalité des droits” : mouvement face auquel l’extrême-gauche -PCF et FdG inclus- est totalement à la ramasse et quasiment aphone. Pour ne pas dire inexistante.

Et évidemment, l’argument du gouvernement consiste donc simplement à leur répondre avec cet exemple à l’appuie que “force doit revenir à la loi”. Et ce n’est pas Jean-luc Mélenchon qui pourra contredire ça… Les démocrates radicaux de toute engeance sont pris au piège de leur propre discours citoyenniste et légaliste. Mais que pouvaient ils donc espérer d’autre ?

Que le gouvernement leur offre un chèque en blanc pour faire la révolution ?

Et puis depuis quand on a besoin de violer la loi pour faire la “révolution citoyenne” ?! L’hypocrisie crasse d’une extrême-gauche française toujours plus empêtrée dans ses contradictions.

Dans laquelle on vénère la loi comme le veau d’or parce qu’on aimerait y substituer la sienne (plus démocrate, plus républicaine, plus “communiste”, etc…), tout en essayant de tenir un discours intenable comme quoi il faudrait “enfreindre la loi sans l’enfreindre”, aménager une temporalité “mouvement social” dans laquelle on aurait soudain “le droit” de faire la révolution. Bref… Un casse tête de citoyenniste à se taper la tête contre les murs.

Mais les actes de révolte, d’insoumission, de rébellion, de lutte de classes, etc, n’ont pas moins de sens lorsqu’ils surgissent au milieu de la vie quotidienne, tout les jours, même en dehors de tout “mouvement social”. Ils sont un produit de l’antagonisme permanent entre les exploité-e-s, les dominé-e-s et la société dans laquelle nous vivons.

Et d’ailleurs, tout les “mouvements sociaux” sont initiés par des actes ou des actions (de la grève au sabotage en passant par les manifs sauvages, les émeutes ou les occupations) qui ne sont pas considérés comme en faisant parti à la base (et bien souvent même pas du tout…).

Du reste : qui décide de ce qu’est un mouvement social ? L’Etat ? Les médias ? le PCF, laCGT et le FdG lorsqu’ils décident d’y participer ?

Cette idée “d’amnistie sociale”, donc, même telle qu’elle a été “pensée à la base” dans une proposition de loi (au delà de l’aspect légaliste) ne peut pas nous convenir par quelque angle qu’on la prenne. Au delà de l’aspect délirant de la chose donc, cette idée “d’amnistie sociale” n’a été pensée que par et pour la CGT et ses ouailles, le PCF, Le Front de gauche et leurs militant-e-s. C’est d’ailleurs à l’appel exclusif de ces organisations que leurs seul-e-s militant-e-s se sont rassemblé-e-s devant le Sénat pour soutenir ce projet bidon (bidon dans le sens où il n’avait simplement aucune chance d’aboutir – indépendamment du principe). Car tout ce cirque n’est bien qu’une mascarade où quelques pseudo-révolutionnaires tentent simplement de s’arroger le droit de définir ce qui est ou non un mouvement social, et des privilèges dans la “lutte”.  Un élan désespéré d’une extrême-gauche sans avenir pour se sauver elle-même.

En effet, on le sait depuis longtemps : le SO de la CGT balance à chaque “mouvement social” les radicaux ou révolté-e-s aux flics dans les manifs ou les tabasses directement pour attendrir la viande préventivement. Vieille tradition stalinienne française. La direction, aussi, exclue régulièrement ses dissidences syndicales (parfois des sections entières), notamment à l’occasion de grèves qui débordent. Ou bien elle se contente de laisser pourrir ses syndiqué-e-s dans la répression lorsqu’ils ou elles n’ont pas respecté-e-s les consignes (comme pour les Goodyear lâchés face à leurs procès à Amiens).  Même chose pour le S.O du PCF dans les manifs, ou celui du Front de Gauche pendant le mouvement des retraites en 2010 (par exemple) avec les déclarations de Jean-Luc Mélenchon et Bernard Thibaut sur les “casseurs”, et “anarcho-autonomes” soit-disant “infiltrés par la police”. Déclarations mensongères qui auront valus de la prison ou des condamnations à plusieurs compagnon-e-s et camarades.

Là encore, toute l’hypocrisie du caractère “social” de cette soit-disant amnistie montre bien ses limites : amnistie pour les “délits” commis par des syndicalistes et militants certifiés A.O.C.

Et pour les autres : la taule, la répression, la calomnie,  et l’isolation. En gros, cette proposition scelle aussi la division omniprésente dans la conception de ces organisations entre les réprimé-e-s ou prisonnier-e-s “politiques” d’un coté justement, et les “cas sociaux” de l’autre (qui, ironie du sort, sont donc exclu-e-s de cette idée farfelue d’amnistie “sociale”).

Bref, tout ces soit-disant révolutionnaires se retrouvent être à chaque période de trouble, ou “mouvement” de bons agents bénévoles du maintiens de l’ordre et la paix sociale. Un bon alibi en soi…

Enfin, pour cette simple raison que le principe même implique la reconnaissance de l’Etat, ses institutions et ses lois, et la paix -même “temporaire”- avec lui, nous ne voulons pas d’aucune “amnistie”.

Nous voulons la révolte, l’insurrection, et la révolution sociale. Et pour ça dans l’immédiat, il  faut assumer l’antagonisme de classe et contre l’Etat, la solidarité, l’entraide, et l’action directe sous toutes ses formes.

Pas de paix avec l’oppression et l’exploitation. Pas de paix avec l’Etat.

Des anarchistes du Cri Du Dodo

* : Cette question s’est posée en d’autres termes en Italie il y a quelques années. Bien que pour des faits “plus graves” du point de vue de la loi, puisqu’il s’agissait -entre autres- d’accusations pour des faits qualifiés de “terroristes”. Néanmoins, des remarques et réflexions similaires peuvent être portées dans les deux cas.  Pour lire le texte : c’est ici.

[Grèce] Attaque incendiaire contre une permanence de la Gauche Démocratique à Athènes – 11 octobre 2012

Athènes : Attaque incendiaire contre la permanence locale de la Gauche Démocratique (DIMAR) à Kaisariani

Dans les petites heures du jeudi 11 octobre, un groupe d’action directe a mené une attaque incendiaire contre une permanence locale du parti politique Gauche Démocratique (Dimokratiki Aristera), permanence située dans la rue Ethnikis Antistaseos dans le quartier de Kaisariani. Ce parti, dirigé par Fotis Kouvelis, fait partie de la coalition gouvernementale tripartite actuelle, avec Nea Dimokratia et le PASOK.

Voici un extrait de la revendication [Publiée sur Indymedia Athens], une expression de solidarité avec tous ceux poursuivis pour leur action subversive :

“La moindre des choses qui conviennent à de tels laquais et larbins du système est le feu. Et à ceux qui parlent déjà de fascisme pour décrire nos actes, nous disons que le fascisme c’est les centaines d’arrestations “préventives” d’activistes et de grévistes. Le fascisme c’est l’appauvrissement de la société comme un tout et les pogroms contre ceux de trop. Le fascisme c’est les tortures contre les manifestants antifascistes et les compagnons solidaires dans le quartier général de la police d’Athènes, les raids contre les squats et les hordes déchaînées des anthropoïdes de DELTA et DIAS [unités de flics à moto]. Et chaque lutte contre ce fascisme de l’État et des patrons c’est la RÉSISTANCE.”

Sources: Indymedia Athens, traduit du grec par Contra-info, 12 octobre 2012

[Propagande] Du pacifisme au paci-flic … Retour sur quelques idées reçues

DU PACIFISME…
Retour sur quelques idées recues

«Le pacifisme ça marche»

Les luttes pacifiques de Gandhi ou Luther King s’inscrivaient à l’intérieur de contextes où des actions plus radicales s’effectuaient et sans lesquelles rien n’aurait abouti. Quant à la prétendue ‘Révolution Tranquille’ du Québec, elle n’était pas tranquille du tout: c’est le pouvoir qui voudrait qu’on pense que le Québec progressiste est fondé sur une culture du changement social sans violence.

«La ministre négociera quand la paix sociale sera rétablie, lorsqu’elle trouvera des interlocuteurs sérieux, de bons élèves respectueux de l’État de droit et qui obéissent aux lois»

La ministre ne négocie pas par choix mais parce qu’elle le doit, parce qu’un rapport de force l’y oblige, parce que nous persistons dans la lutte. Ses appels au calme trahissent simplement le fait que la situation est devenue, pour l’État, intenable. Il n’y a pas de paix sociale à rétablir, ni à maintenir, pas d’État pacifique lorsque la légitimité de ses décisions est remise en question. Notre mobilisation en est la preuve: nous répondons à une attaque à l’éducation, l’État nous envoie ses chiens de garde.

«L’opinion publique est le nerf de la guerre: l’objectif est de gagner à notre cause ‘les gens à la maison’, par l’entremise de médias neutres, pour faire flancher le gouvernement sous le poids des sondages. Pour cela, nous devons multiplier les actions créatives, considérer la manif parfaite comme celle où il ne se passe rien – et espérer que les médias en parlent.»

Mais voyez-vous le gouvernement flancher devant l’opposition générale aux gaz de schiste, au Plan Nord? Croyez-vous encore que Charest et ses ministres oeuvrent dans l’intérêt de la population plutôt que dans le sien et celui de ses « amis »? Quant aux médias, ce serait être naïf de croire qu’ils sont neutres et qu’ils cherchent avant tout à relayer fidèlement « notre message ». Il n’en restera toujours que ce qui, une fois traversé le filtre du bête sens commun, pourra aussi servir leurs objectifs de profit et de contrôle social. Et on voudrait remettre notre « victoire » entre leurs mains?

«Être gentil devant les flics « ça marche »: faire des signes de peace, scander « S’il vous plaît, tassez-vous » à une ligne anti-émeute, leur dire bravo merci bonne nuit après la manif’, s’habiller en blanc-pacifiste et s’asseoir par terre pour pas être arrêté quand les boeufs nous rentrent dedans.»

Les dernières semaines nous ont rappelé que face à la foule, la police frappe sans discrimination: lorsqu’elle le décide, elle matraque, gaze et judiciarise sans égard à la soumission des personnes qu’elle rencontre sur son chemin. Si par chance le fait de s’asseoir par terre, se vêtir de blanc ou émettre des bouuu devant les bureaux des Forces armées canadiennes aux vitres éclatées permet au pacifiste de sauver sa propre peau, elle mettra surtout en danger ceux qui ne suivront pas son geste, que ce soit par conviction ou non.

«Si les flics interviennent, c’est la faute aux casseurs professionnels qui infiltrent les manifs»

D’abord, on ne gagne pas sa vie à faire partie d’un Black Bloc: il ne s’agit pas d’une profession, ni même d’un passé temps rigolo, mais bien d’une tactique qui s’accompagne d’une pensée politique. Ces « casseurs » sont bien souvent, d’ailleurs, des étudiants, des étudiantes, avec qui vous partagez cours, jobs de merde, etc. Quoi qu’il en soit, qu’on soit d’accord ou non avec leurs actions, la police trouve toujours des raisons pour intervenir lorsqu’elle le souhaite, du moment où on représente une menace pour le projet politique auquel on s’oppose ou pour l’ordre normal des choses.

On ne dit pas que la seule bonne stratégie c’est de péter des vitres. Mais on avance que le pacifisme qui se manifeste généralement en ce moment représente surtout une posture morale superficielle et confortable. Elle n’est rien d’autre que la stratégie que le gouvernement désire qu’on adopte, pour bien que le mouvement se pacifie, se divise, se rende lui-même inopérant et contrôlable, cesse de représenter une menace réelle et se perde dans les marasmes de l’image, inoffensive.

Les Paci-Flics
Veux-tu vraiment être…
le Stool de la Classe?

Il faut être naïfs pour ne pas se rendre compte de la stratégie ridiculement simple du gouvernement, celle de « diviser pour mieux régner », et céder à l’appel de l’Etat: « manifestants « pacifiques », super-citoyens, faites preuve de civisme, dénoncez-vous entre vous! »

Ces derniers jours, on a vu des prétenduEs « pacifistes » tabasser une fille qui aurait brisé une vitre du bureau des forces armées, prendre des « casseurs » en photo pour les publier sur Facebook, ou carrément les livrer aux flics.

Au nom de quel principe de non-violence frappe-t-on quelqu’un qui ne casse qu’une vitre, le livre-t-on à la police au risque non seulement de créer un climat de méfiance généralisée, mais, très concrètement, de mettre des camarades en cage?

Il faut prendre conscience que les arrestations mènent à la judiciarisation, qu’elles ont des conséquences désastreuses sur la vie des personnes que vous sacrifiez sur l’autel de votre bonne conscience.

C’est déjà assez navrant de voir une foule de milliers de personnes rester impassible devant l’arrestation de camarades, veut-on vraiment passer de la passivité à la collaboration pure et simple?

Des flics infiltrés, y’en a déjà pleins nos manifs on a pas besoin de venir grossir leurs rangs!

C’est une posture valable de simplement faire partie de la foule qui protégé les camarades. Les pacifistes sont pas-si-flics quand ils sont pas collabos.

Ne tombez pas dans le panneau, ne jouez pas le jeu de l’État, y’a moyen d’être pacifiste sans être paci-flic!

Source: Counter-information, 21 juin 2012