[Chili] Grève surprise des mineurs de Codelco : la production entièrement bloquée – 9 avril 2013

Cuivre: la production du géant minier Codelco paralysée par une grève

SANTIAGO DU CHILI (Chili) – La production du géant minier public Codelco était paralysée mardi par une grève des travailleurs du secteur du cuivre au Chili, dont le pays est le premier producteur mondial, a-t-on appris auprès du gouvernement et des syndicats.

La paralysie est de 100% dans tous les secteurs de Codelco, à l’exception de quelques équipes d’urgence, a indiqué le ministre des Mines, Hernan de Solminihac.

L’activité de Codelco est paralysée. Les entreprises minières privées sont également à l’arrêt, avait déclaré auparavant à l’AFP un porte-parole de la Fédération des travailleurs du cuivre (FTC), Jorge Varas.

Le président de la FTC, Raimundo Espinoza, ainsi que celui de la Fédération minière du Chili (FMCJ), Gustavo Tapia, avaient appelé lundi à un arrêt de toutes les activités au niveau national dans toutes les unités de production ainsi qu’au siège de Codelco et dans toutes les compagnies privées.

Quelque 29.000 travailleurs de l’industrie minière d’Etat et privée sont concernés par ce mouvement, selon eux.

La grève illégale lancée aujourd’hui par les travailleurs de Codelco n’a aucune justification, a estimé pour sa part Thomas Keller, membre de la direction de Codelco.

Cela signifie que le pays, que tous les Chiliens, perdent 35 millions de dollars, a-t-il ajouté.

Les syndicats veulent protester contre une série de mesures prises par la nouvelle direction de Codelco pour limiter les coûts de production afin de se rapprocher des niveaux de compétitivité de ses concurrents privés.

Le mouvement n’a été que partiellement suivi dans les mines privées, notamment Minera Escondida, gérée par la compagnie anglo-australienne BHP Billiton.

A Collahuasi, opérée par Anglo American Sur et Xstrata, les travailleurs ne se sont pas joints au mouvement de grève, selon des sources syndicales.

Au cours des deux dernières semaines, les exportations de cuivre ont déjà été fortement perturbées par une grève dans les principaux ports chiliens.

Cette mobilisation coïncide avec le début de la sixième édition de la Conférence mondiale du cuivre, qui réunit mardi et mercredi à Santiago les principaux acteurs du secteur.

Les experts présents estiment que la forte demande de la Chine, basée sur un processus d’industrialisation qui en est encore à ses débuts, continuera à soutenir la demande en cuivre sur le long terme.

Selon nos projections, la Chine va continuer à consommer plus de 50% du cuivre mondial jusqu’en 2024, a indiqué le ministre des Mines.

La croissance de la Chine impulse la demande de cuivre à long terme, à renchéri quant à lui Jean Sebastien Jacques, directeur de la section cuivre de la compagnie anglo-australienne Rio Tinto.

Les besoins en énergie et la demande de cuivre vont augmenter, notamment dans la construction en Chine, où 60% du cuivre est utilisé pour différents types de câbles, a ajouté M. Jacques.

Le ministre de l’Economie Pablo Longueira a, par ailleurs, appelé les travailleurs du cuivre au dialogue, et rappelé qu’ils appartiennent à un secteur privilégié.

On ne comprend pas qu’il existe des paralysies illégales dans un secteur qui compte parmi les mieux rémunérés du Chili, a indiqué M. Longueira.

La production de Codelco représente environ 11% de l’offre mondiale en cuivre, et ses bénéfices sont versés à l’Etat chilien. Le Chili produit environ 5,6 millions de tonnes de cuivre par an, un tiers de l’offre mondiale.

Leur presse – Romandie.com (AFP), 09/04/2013 à 21h49

[Chili] Emeute lors d’une manifestation pour exiger la (re)nationalisation du cuivre – Santiago, 11 juillet 2012

Etudiants et travailleurs chiliens appellent à « re-nationaliser » le cuivre

Santiago du Chili, 11 juillet (EFE) -. Des groupes d’étudiants, des travailleurs chiliens et des organisations sociales sont descendus dans les rues pour commémorer le 41ème anniversaire de la nationalisation du cuivre et pour demander « la re-nationalisation » de la principale richesse du pays.

Les manifestations ont conduit à des affrontements avec la police, quand un manifestant a tenté de rejoindre le siège de la Corporation du Cuivre (Codelco) et de remettre une lettre avec leurs revendications.

La police a utilisé des jets d’eau et de gaz pour éviter l’avance des manifestants, qui étaient au nombre d’environ cinq cents et qui ont répondu avec des pierres et autres objets.

A la manifestation qui n’a pas été autorisée, ont participé La Confédération des Etudiants du Chili (CONFECH), l’Association des employés fiscaux (ANEF), la Confédération des travailleurs du cuivre (CTC) et d’autres groupes.

Il y a 41 ans, le Parlement avait adopté à l’unanimité des députés et des sénateurs, le projet du gouvernement du président Salvador Allende de nationaliser le secteur du cuivre, jusque-là détenu par des multinationales étrangères. […]

Codelco est actuellement la seule grande entreprise de cuivre appartenant à l’État, produisant environ 1,7 million de tonnes sur près de 5,6 millions de tonnes de métal. […]

Traduit de leur presse – Expansion.com (EFE), 11/07/2012

Selon d’autres articles de la presse chilienne, plus de 500 personnes ont manifesté dans les rues de Santiago. La police a chargé les manifestants sur l’avenue principale de Santiago, qui ont répliqué par des jets de pierres et de bouteilles. Il y a eu au total près de 50 arrestations.

Dans le cadre de la mobilisation des étudiants pour une éducation gratuite, laïque et gratuite, les étudiants ont organisé une action devant le siège d’Anglo American, compagnie anglo-sud-africaine d’exploitation du cuivre, qui a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 2.320.000 dollars US au cours de l’année 2011, ce qui correspond à une augmentation de 35% de plus par rapport à l’année 2010.

Des banderoles ont été suspendues au bâtiment placé dans le quartier central de la Providencia, avec comme message « Si le cuivre était aux chiliens, l’éducation serait gratuite ».

Traduit de l’ AFP et El Ciudadano (photos), 11/07/2012

[CHILI] Grève des mineurs à la société d’Etat Codelco et solidarité des luttes !

Grève dans le cuivre chilien

Une grève totale de 24 heures a stoppé l’activité de Codelco, le numéro un mondial du cuivre.

Très symbolique, la grève générale d’une journée décidée par la Fédération des travailleurs du cuivre (FTC) s’est déroulée le 11 juillet, date du quarantième anniversaire de la nationalisation de plusieurs entreprises cuprifères ayant conduit à la création du géant du cuivre Codelco. Malgré les dénégations tant du ministre chilien de Mines, Laurence Goldborne, que du nouveau directeur exécutif de Codelco, Diego Hernandez, les travailleurs craignent la privatisation de leur entreprise. Elu en 2010, le président chilien avait fait campagne sur un programme incluant l’ouverture du capital du mineur à des investisseurs privés. Il a fait marche arrière depuis et Diego Hernandez a affirmé qu’une privatisation d’une entreprise ayant rapporté 84 milliards de dollars à l’Etat depuis sa création serait une terrible erreur.

Selon les dirigeants du syndicat, la direction de Codelco a amassé trop de dettes, alors que le gouvernement n’autorisait que des investissements très insuffisants pour développer la production. Une situation qui a vu la position de Codelco se détériorer vis-à-vis de la concurrence et qui prépare la voie à une privatisation. Le syndicat réclame également une plus importante participation dans les prises de décisions concernant le plan d’investissement de 17,5 milliards de dollars grâce auquel la production du groupe devrait monter de 1,7 à 2 millions de tonnes de cuivre. S’il pointe sur ce plan pour justifier des embauches à venir, Diego Hernandez concède que des pertes d’emplois à Chiquicamata sont « inévitables » car la mine à ciel ouvert s’épuise. En attendant l’ouverture d’une mine souterraine, 500 à 600 emplois seront perdus chaque année en attendant que le complexe retrouve son niveau de production précédent.

La première grève générale depuis 1993 a recueilli la participation de la quasi-totalité des travailleurs de Codelco. Près de la moitié des cadres – 1 100 sur 2 500 – et 15 480 salariés ont adhéré à la grève, ainsi que plus de 10 000 travailleurs de la sous-traitance. Ces derniers, qui en juin (http://indices.usinenouvelle.com/metaux-non-ferreux/greve-dans-le-cuivre-chilien.3795) avaient déjà perturbé la production de la mine souterraine d’El Teniente, menacent de poursuivre le mouvement avec leurs propres revendications. Les accès à la mine ont été barrés et les grévistes ont organisé des manifestations. Un accord avec le syndicat a toutefois permis que soient effectuées des tâches de maintenance indispensables.

Outre l’annulation des célébrations prévues, la grève totale a entraîné un manque à produire pour l’entreprise de 4 900 tonnes de cuivre et donc une perte de revenus de 41 millions de dollars. Ce volume est relativement modéré en comparaison des 11 000 tonnes de cuivre, selon Barclays Capital, qui n’ont pu être extraites suite à des pluies torrentielles. Et de nouvelles pluies sont prévues dans les régions cuprifères d’Antofagasta et d’Atacama.

Le Chili n’est pas le seul pays où les travailleurs du cuivre s’agitent. Malgré la signature le 11 juillet d’un accord préalable avec le syndicat des mineurs, la production de la mine géante de Grasberg (481 000 tonnes en 2010) en Indonésie est toujours sous les 10% de ses capacités. Pour la deuxième semaine consécutive, les grévistes ont fait perdre à Freeport-McMoran un volume quotidien d’environ 1 200 tonnes. Toutefois, les marchés n’ont pas encore été directement affectés car le mineur américain puise sur ses stocks pour livrer ses clients.

Leur presse – Usine Nouvelle, 12/07/2011

Chili: grève de 24 heures à Codelco, premier producteur mondial de cuivre

SANTIAGO – La société d’Etat chilienne Codelco, premier producteur mondial de cuivre, voyait lundi ses activités paralysées par une grève de 24 heures, ses salariés s’opposant à un plan de modernisation préalable, selon eux, à sa privatisation.

L’arrêt de travail touche toutes les activités de l’entreprise, a indiqué Raimundo Espinoza, président de la Fédération des travailleurs du cuivre (FTC) qui compte quelque 15.000 salariés du groupe public, lequel assure à lui seul 11% de la production mondiale de cuivre.

L’entreprise prévoit le départ de 2.600 employés d’ici 2015 dans le cadre d’un plan justifié notamment par une perte de compétitivité face à la concurrence privée du fait de la baisse de productivité de ses mines.

Cette grève devrait faire subir à Codelco des pertes de l’ordre de 40 millions de dollars, selon les estimations du groupe, pour un déficit de production évalué à 4.900 tonnes de cuivre.

Le mouvement survient le jour où l’entreprise célèbre ses 40 ans d’existence : elle fut créée par le gouvernement socialiste de Salvador Allende, lors de la nationalisation de la production de cuivre en 1971.

La grève qui affecte les six divisions de l’entreprise et concerne les mines de Chuquicamata – la plus grande mine à ciel ouvert du monde -, El Teniente et Andina (les plus productives), est la première enregistrée en 18 ans dans l’entreprise.

Les salariés s’inquiètent du plan de modernisation lancé par la nouvelle direction mise en place après l’élection de Sebastian Piñera, premier président de droite après vingt ans de gouvernements de centre-gauche au Chili, dans lequel ils voient un prélude à la privatisation de l’entreprise.

Le gouvernement a démenti toute volonté de privatiser Codelco, par la voix du ministre des Mines Laurence Golborne. Nous n’avons aucune intention de privatiser Codelco. Cela ne fait partie ni des priorités, ni du programme du gouvernement, a assuré le ministre.

Le président de Codelco, Diego Hernandez, avait également nié dimanche toute intention de privatiser, et a attribué ce mouvement de grève à l’insatisfaction des travailleurs.

Codelco extrait chaque année de ses mines 11% de la production mondiale de cuivre, soit 1,7 millions de tonnes.

Leur presse – Romandie, 11/07/2011

Chili : face-à-face musclé entre policiers et mineurs

Des milliers de personnes ont envahi les rues de Santiago hier soir pour s’opposer à la restructuration de Codelco, société d‘état chilienne premier producteur mondial de cuivre.

Les mineurs, qui ont observé une grève de 24 heures, craignent que le plan de modernisation de la compagnie mis en place au lendemain de l‘élection du président Piñera n’ouvre la voie à une vague de licenciement. Des centaines de postes devraient ainsi être supprimés à Chuquicamata, la plus grande mine à ciel ouvert de la planète.

Et d’ici 4 ans, ce sont près de 2600 employés qui pourraient se retrouver sur le carreau.

Quant au coût de la grève, il est considérable pour le groupe public chilien : les 5000 tonnes de cuivre non extraites en l’espace d’une journée représentent un manque à gagner de près de 40 millions de dollars.

Leur presse – Euronews, 12/07/2011

Ci-dessous des articles de la presse bourgeoise chilienne qui évoque les affrontements avec les flics et les arrestations lors des manifestations d’étudiantEs en solidarité avec la lutte des mineurs de Codelco

Diez detenidos por incidentes tras protesta en Plaza Baquedano

Manifestación no estaba autorizada.Foto: Agencia Uno

Manifestación no estaba autorizada.
Foto: Agencia Uno

SANTIAGO.- Diez detenidos dejaron los serios incidentes entre estudiantes y Carabineros registrados en las inmediaciones de la Plaza Baquedano, comuna de Santiago, donde se realizó una manifestación no autorizada en apoyo a los trabajadores de Codelco en huelga.

La protesta comenzó esta tarde cuando trabajadores y estudiantes secundarios y universitarios se congregaron en la vereda en la que se ubica la Estación Baquedano del Metro de Santiago, por lo que fueron rápidamente resguardados por personal de Fuerzas Especiales de Carabineros.

Tras esto, comenzaron los incidentes y debió actuar el carro lanzaaguas de Carabineros, lo que derivó en problemas en el tránsito.

Producto de los disturbios, Metro de Santiago comunicó en un primer momento que los accesos a la Estación Baquedano eran controlados, lo que finalmente ya fue restablecido.

Leur presse – Terra, 11/07/2011

Carabineros dispersa a manifestantes en Plaza Baquedano

Ello luego que los estudiantes congregados en el emblemático lugar, intentaran agredir a la fuerza pública que resguardaba la manifestación en solidaridad con los trabajadores en paro de Codelco.

La concentración en la participaron estudiantes para solidarizar con los trabajadores del cobre en paro, concluyó con disturbios, luego que los manifestantes comenzaran a agredir con diversos elementos a Carabineros.

Esto motivó la intervención del personal policial con carros lanza aguas para dispersar a aquellos que usando palos de sus carteles intentaron agredir a la fuerza pública en la Plaza Baquedano, lo que provocó la suspensión del tránsito.

En total participaron unos 2 mil estudiantes en una manifestación que no estaba autorizada por la Intendencia Metropolitana y que iba a en adhesión a los trabajadores de todas las divisiones de Codelco, quienes exigen al gobierno no privatizar la empresa y otras demandas.

 “El objetivo de esta movilización es lograr la nacionalización del cobre y de otros recursos naturales del país. Esto sirve para poder inyectar más recursos a la educación, que es nuestro objetivo en estos momentos”, declaró al comienzo de la actividad uno de los voceros de la ACES, Mauricio Campos.

En tanto, un centenar de carabineros resguardó la concertación para evitar que sea interrumpido el tránsito o el orden público.

Leur presse – Nacion, 11/07/2011