[Besançon] Hécatombe de ‘sucettes’ publicitaires – 8 et 9 mai 2013

PANNEAUX DECAUX : LE VANDALISME REPREND À BESANÇON

Besançon. Véritable phénomène local, le vandalisme sur les panneaux publicitaires d’abri de bus ou « sucettes » Decaux, reste soutenu à Besançon. Durant ces deux jours fériés, 18 vitres ont été explosées par des inconnus entre l’avenue Siffert et la rue des Deux princesses.

Les antipubs qui se tenaient relativement coi depuis le début de l’année viennent donc de reprendre leur périple, suivant un schéma de rues quasi immuable.

Tout a commencé en 2010 après 440 sucettes fracassées. On en a dénombré 90 en 2011 puis 210 en 2012 (1, 2 et 3). Un total de 700 panneaux détruits pour un coût approximatif de remplacement légèrement supérieur à 1.000 € pièce, soit un coût de 700.000 à 800.000 € pour la société Decaux, qui gère ces espaces publicitaires urbains.

Leur torchon local – L’est répugnant, 10/05/2013 à 12h21

Ci-dessous le décompte du même journal mais sur twitter: c’est fou comment les chiffres évoluent en si peu de temps…^^

Le nombre de "vitres" cassées est au moins 3 fois plus important que dans l'article version web

Le nombre de « vitres » publicitaires cassées est au moins 3 fois plus important que dans l’article ci-dessus

Besançon, le 10 mai 2013

Besançon, le 10 mai 2013

[Montigny-en-Gohelle, 62/Flics Porcs Assassins] Emeute suite au meurtre d’un habitant lors d’une interpellation – 28 mars 2013

Montigny-en-Gohelle : tensions avec la police après la mort d’un habitant tué au cours de son interpellation

La ville de Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais), dont un habitant est décédé jeudi lors de son interpellation, était le théâtre d’échauffourées entre des résidents et la police. Un appel au calme a été lancé par la préfecture.

Tensions, départs de feu dans le quartier autour de la rue de Lassigny à Montigny-en-Gohelle.

Tensions, départs de feu dans le quartier autour de la rue de Lassigny à Montigny-en-Gohelle.

Une trentaine de personnes du quartier, de tous âges, faisaient toujours face en fin d’après-midi aux forces de police, cibles de quelques jets de pierres, a confirmé la préfecture du Pas-de-Calais, qui parlait de « tension ». Les autorités, qui estimaient que la situation était sous contrôle, ont tout de même lancé « un appel au calme« . Des vitrines ont été brisées route de Harnes, à proximité de la rue de Lassigny où ont eu lieu les faits.

Un abri de bus cassé dans l'après-midi à Montigny-en-Gohelle.

Un abri de bus cassé dans l’après-midi à Montigny-en-Gohelle.

« Quelques poubelles ont brûlé« , a précisé par ailleurs la préfecture. Le préfet était attendu sur place, dans le quartier de la Plaine, où il devait rencontrer le maire de la commune.

Voir la vidéo de France 3 Région Nord/Pas-de-Calais

Les faits

Un homme de 26 ans a été tué par un policier jeudi en fin de matinée lors d’une interpellation mouvementée à son domicile de Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais), a-t-on appris de source judiciaire.

L’homme était recherché par la police après avoir tenté jeudi matin, muni d’une paire de ciseaux, d’extorquer de l’argent à la gérante d’un hôtel de Fontaine-Notre-Dame, près de Cambrai (Nord), où il avait passé la nuit. Il avait ensuite pris la fuite en voiture.

Vers 11H30, une patrouille de quatre policiers s’est rendue au domicile du suspect, identifié grâce à sa voiture, pour l’interpeller.

« Cela s’est mal passé », a indiqué à l’AFP une source judiciaire.

Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect se serait précipité sur l’un des policiers qui aurait alors ouvert le feu en direction de ses jambes. Le suspect est revenu à la charge, frappant le policier au thorax avant que celui-ci ne tombe à terre. Un de ses collègues aurait alors ouvert le feu en direction du suspect, l’atteignant à l’abdomen. L’homme est mort sur place.

Les jours du policier blessé ne sont pas en danger, a-t-on indiqué de même source.

Leur presse policière – France 3 Nord-Pas-de-Calais (AFP), 28/03/2013 à 18h05

Pas-de-Calais : un homme tué par un policier lors de son interpellation

Un homme de 26 ans a été tué par un policier ce jeudi en fin de matinée lors de son interpellation à son domicile, rue de Lassigny, à Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais). Un policier a été blessé au cours de l’opération, mais ses jours ne sont pas en danger.

L’homme était recherché pour avoir tenté d’extorquer de l’argent le matin même à la gérante d’un hôtel de Fontaine-Notre-Dame, près de Cambrai (Nord), où il avait passé la nuit.

Il l’avait menacée avec une paire de ciseaux, puis avait pris la fuite en voiture. C’est ce véhicule qui a permis aux policiers d’identifier son domicile, où une patrouille de quatre agents est arrivée vers 11h30.

Tensions entre des jeunes et les forces de l’ordre

«Cela s’est mal passé», explique une source judiciaire. Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect se serait précipité sur l’un des policiers qui aurait alors ouvert le feu en direction de ses jambes. Il serait ensuite revenu à la charge, frappant le policier au thorax et le faisant tomber à terre. C’est à ce moment-là qu’un autre agent aurait ouvert le feu en direction du suspect. Touché à l’abdomen, ce dernier est mort sur place.

Une quarantaine de jeunes se sont rassemblés en début d’après-midi dans le quartier où la victime est décédée, certains lançant des pierres en direction des policiers qui ont répliqué en utilisant des gaz lacrymogènes.

La victime était connue des services de police. Il avait déjà été condamné pour détention de stupéfiants. Selon France 3, ses voisins parlent eux d’un homme calme et sans histoires.

Leur presse policière – LeParisien.fr (AFP), 28/03/2013 à 17h06 (maj)

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Photo de la presse – La Voix du Nord, 28/03/2013

Montigny-en-Gohelle : les policiers ont-ils tiré en état de légitime défense ?

Les circonstances de la mort de Lahoucine Aït Omghar, ce jeudi à Montigny-en-Gohelle, suite à une interpellation qui a mal tourné, ne sont pas encore très précises. Mais d’ores et déjà, la question de la légitime défense est posée. 

Les enquêteurs de la Police judiciaire étaient sur place toute l’après-midi. Ils ont fait les premières constatations sur les conditions de la mort de Lahoucine Aït Omghar. Ils devront établir si les éléments de la légitime défense pour autrui sont réunis. Si les policiers ont bien tiré trois fois, combien de balles ont effectivement touché le jeune homme ? C’est une des principales questions qui est désormais posée.

Si la légitime défense est confirmée, les policiers ne devraient pas être mis en garde à vue.

D’après nos informations, le jeune homme décédé se trouvait dans un véhicule au moment de son interpellation. Il s’est jeté sur un des policiers en lui portant des coups de ciseaux. Protégé par son gilet pare-balles, le fonctionnaire est tombé au sol sans être blessé et a riposté avec son arme. Ses deux collègues ont également tiré. L’homme a été touché à l’abdomen.

Le policier tombé au sol a été transporté à l’hôpital, victime d’un traumatisme crânien dû à sa chute. Il en est ressorti ce jeudi soir.

Leur presse policière – Fr3 Nord-Pas de Calais (Emmanuel Magdelaine), 28/013/2013 à 19h54

Début de soirée calme à Montigny-en-Gohelle, après les incidents de l’après-midi

Après les échauffourées de l’après-midi ayant opposé des jeunes à des policiers, le calme semble être revenu à La Plaine du 7, à Montigny-en-Gohelle. Les incidents ont été déclenchés par la mort d’un jeune homme du quartier lors d’une interpellation, en fin de matinée, suspecté d’avoir agressé la réceptionniste d’un hôtel près de Cambrai, un peu plus tôt dans la matinée.

A 19h30, plusieurs camions de police stationnent en bas du quartier et patrouillent dans les rues. Celles-ci sont peu fréquentées.

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Des groupes de quelques jeunes arpentent les trottoirs et circulent entre les immeubles en contrebas du quartier. Route d’Harnes, les commerces ont fermé par précaution: « J’étais parti cet après-midi, j’avais baissé le volet », explique un gérant de tabac. Un peu plus loin, un photographe et un hard discount ont vu les vitrines de leur magasin brisées.

« Ceux qui ont fait ça sont jeunes, des mineurs, ils ont la rage. C’est une nouvelle génération, on peut difficilement les contrôler », explique un ancien du quartier.

Leur presse de l’ordre – La Voix du Nord, 28/03/2013 à 20h05

[Hors Service #34] Abandonnons les rangs des moutons

Abandonnons les rangs des moutons

Des dizaines de milliers de personnes sont venus se promener dans les rues de Bruxelles. On nous a dit que c’était une manifestation, que les gens étaient venus pour crier leur rage contre l’austérité et la crise, mais pour être honnête, ça ne ressemblait à rien. Si c’est ça que le monde politique et patronal doit craindre, il peut continuer à dormir tranquille. À la fin trajet de la promenade, il y avait même des énormes écrans qui, avec une flèche, marquaient « EXIT », c’est pour dire ! « La fin » ! Et tout le monde a suivi la flèche, s’avançant vers la fin, sagement, sans débordements, comme il faut. La fin de la résistance des travailleurs…

Pourtant, il n’y avait pas que cela sur cette manif. On a vu aussi de petits groupes d’ouvriers et de travailleurs cagoulés, bien gantés, les regards fâchés. Ils ne parlaient pas, ils voulaient castagner, mais entouré d’une telle masse inerte, on est vite découragé. A un certain moment, la tension et la tristesse devenait trop pressante pour un d’eux. Il a crié : « Qu’est-ce qu’on est en train de foutre ici ? C’est n’importe quoi, on dirait des moutons. C’est là-haut qu’il faut aller, c’est là-haut qu’il faut tout cramer, tout brûler. Ils se moquent de nous si on continue avec ces bêtes trucs de moutons et de lâches ! » Un délégué l’a embrassé, a cherché à le calmer… Il lui a dit que l’heure de la revanche viendrait et lui a sorti d’autres balivernes, de celles qu’on se dit pour mieux faire avaler la résignation.

Hier, la direction de Caterpillar, près de Charleroi, a annoncé des licenciements massifs, 1400 si vous voulez « les chiffres », et probablement des centaines d’autres chez les fournisseurs. C’est un « bastion de la lutte ouvrière » de plus que l’on saigne là.

En ce monde, on n’échappe pas facilement au travail, l’un des fondements de la domination ambiante. Coincé entre la nécessité du fric et l’impossibilité de faire autre chose que bosser, produire, consommer, revendiquer des emplois revient toutefois à niveler le terrain pour l’exploitation et les capitalistes. Nous ne mâcherons pas nos mots : on déteste le travail qui abrutit, on veut détruire le salariat qui nous enchaîne et brûler toutes ces usines de merde qui produisentdes cancers, des machines de guerre, des tas de choses inutiles. Face aux licenciements massifs de l’heure, nous ne rejoignons donc pas le mot d’ordre « sauvegardons les emplois » (et donc les patrons, le salariat, l’abrutissement, la nocivité). Si nous sommes prêts à rejoindre quelque chose, c’est la lutte des déshérités et des insoumis contre les exploiteurs et les puissants, pour autant qu’une véritable lutte il y ait.

Ce qui importe, ce ne sont pas les victoires obtenues à la table de négociations, la reconnaissance faux-cul de nos souffrances par les politicards, le fric arraché en primes et compensations. Si nous luttons, c’est avant tout parce qu’au cœur de toute lutte de libération, il y a de ces choses qu’on ne trouve nulle part ailleurs en ce monde, des choses qui peuvent saper les fondements mêmes de toute autorité : la solidarité et l’audace, le courage et la joie de détruire ce qui nous détruit, le saisissement, même pour un moment éphémère et vulnérable, de cette capacité qui dort en nous de réfléchir et d’agir par nous-mêmes.

La possibilité de rompre avec toute logique de pouvoir, toute logique de concurrence, toute logique économique.

Abandonnons les rangs des moutons. Laissons seuls les petits chefs et les apprentis-politiciens. Cessons de réfléchir dans les mêmes termes que les patrons.

Prolétaires, descendez dans vos propres profondeurs, cherchez-y la vérité, créez la vous-mêmes ! Vous ne la trouverez nulle part ailleurs.

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Quelques brèves du désordre…

Banque flambée – Quelques jours avant la manif’ des travailleurs contre l’austérité et la crise, vers 23h, des inconnus ont mis le feu à coups de cocktails Molotov à une agence bancaire BNP Paribas à Schaerbeek. Il n’y aura certes personne pour pleurer le sort d’une banque partie en fumée. Les rouages du capitalisme sont vulnérables.

Le Mistercash n’est plus… – Quelques jours après la manif’ contre l’austérité, dans la station métro Yser, à Bruxelles, des inconnus ont fait exploser un distributeur de billets à l’aide d’une grenade. La meilleure chose à faire avec tous ces machines qui crachent ce que ce monde valorise le plus, les billets de banque, c’est de les piller ou de les saccager. Ou les deux, si possible.

Une entreprise dans la ligne de mireDans la nuit, à Gilly (Charleroi), des inconnus ont incendié trois voitures et un camion appartenant à la même entreprise. Les véhicules ont été complètement détruits. Le nom de cette entreprise n’a pas été divulgué, mais, n’en doutons pas, quelqu’un avait des raisons plus que fondées pour s’attaquer ainsi à un rouage du capital.

Le train-train quotidien – Tôt le matin, un train stationné en gare d’Ath a été attaqué et endommagé. Des vitres ont été brisées et la cabine du conducteur défoncée. Vengeance pour un contrôle ou un conducteur qui a balancé un sans-papiers aux flics? Pas envie d’aller bosser le matin ? Un geste simple pour foutre le bordel dans l’infernal train-train quotidien du métro-boulot-dodo ? On ne saurait le dire, mais les raisons de s’en prendre à la circulation des hommes-marchandises ne manquent certes pas. D’ailleurs, sur la ligne entre Geraardsbergen et Bruxelles, une cabine de signalisation est récemment partie en fumée… causant depuis plusieurs semaines un énorme bordel sur cette ligne.

Bye bye écran géantSur Ixelles, les autorités communales et la ville de Bruxelles ont installé depuis quelques temps un écran géant, qui crache 24h sur 24 des publicités pour la Ville de Bruxelles et ses atouts pour les eurocrates et les représentants des entreprises, les diplomates et toute leur caste immonde. Récemment, il a – heureuse nouvelle – une fois de plus été pris pour cible par des tireurs de bombes de peinture.

Bye bye publicité – Ces six derniers mois, quelques 600 panneaux publicitaires ont été défoncés à Bruxelles. Il semble que nous ayons établi un record, car en moyenne, une centaine de panneaux sont détruit, par an, dans une ville européenne de taille moyenne. De plus, à la Louvière aussi, ce sport salutaire fait rage. Bon, basta les calculs et défonçons la publicité du capital et du pouvoir partout où on la trouve.

Bonne cavale !Sept prisonniers sans-papiers se sont évadés du centre fermé pour clandestins de Merksplas, où ils étaient enfermés en attendant leur déportation. Bon courage aux évadés et feu aux centres fermés & prisons.

Cliquer sur l'image pour télécharger en format PDF le journal "Hors Service" #34

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Source: Hors-Service

[Belgique] Une centaine d’abris-bus de la société ClearChannel vandalisée – La Louvière, janvier et février 2013

La Louvière: une centaine de faits de vandalisme sur des abris-bus en un mois

LA LOUVIÈRE – Une centaine de faits de vandalisme sur des abris-bus ont été enregistrés à La Louvière depuis le début 2013. Une enquête de police est en cours consécutivement au signal d’alarme lancé par la société gestionnaire Clear Channel.

«On peut effectivement estimer à plus de cent les faits de dégradations sur des abris-bus à La Louvière», a indiqué Cristina Iacono, porte-parole de la police de La Louvière.

«Quand on parle d’un fait, on parle, par exemple, d’une vitre brisée. Si plusieurs vitres sont brisées dans la même aubette de bus, cela correspond à autant de faits. Nous ne nions pas, au contraire, le nombre de dégradations récemment annoncé par la société gestionnaire des abris-bus, Clear Channel, sauf qu’on a peut-être attendu un peu longtemps pour nous annoncer l’ampleur et la récurrence des dégâts».

Quelque 80 abris-bus sont implantés sur la zone de La Louvière. La zone de police a lancé une enquête.

Leur presse – lavenir.net (Belga)

[Paris] Procès des militants antipub pour destruction de 75 écrans lumineux – 23 octobre 2012 à 09h00 au TGI

23 octobre à 9h : procès des militants antipub qui ont brisé 75 écrans lumineux

Après renvoi sur demande des publicitaires encore occupés à finir de chiffrer les dommages, le procès se tiendra le mardi 23 octobre 2012 à l’audience de 9h au Tribunal de grande instance (TGI) de Paris ( 4, boulevard du Palais 75055 PARIS CEDEX 01), 10ème chambre.

Trois militants parisiens (1 fille, 2 garçons) sont accusés d’avoir brisé 75 écrans publicitaires dans le métro parisien dans la période de mai à septembre 2010, date de leur arrestation au terme d’une enquête judiciaire de plusieurs mois, menée par la Brigade Ferroviaire. Les dégâts s’élèvent à plus de 200 000 euros. Depuis leur interpellation et la garde à vue qui l’a suivie, les trois personnes se retrouvent sous contrôle judiciaire mensuel. Ils risquent une amende importante et des travaux d’intérêt général, du sursis ou de la prison ferme.

Ils ne nient pas les faits reprochés. Leur action a été menée après qu’un an et demi de mobilisation anti-publicitaire contre ces panneaux, par un Collectif composé de 5 groupes et associations, se soient soldés par un débouté de référé au tribunal et un avis complaisant de la CNIL. En plus des questions de surveillance, le Collectif dénonçait l’agression visuelle imposée à l’usager. Ces panneaux captent systématiquement l’attention par la luminosité et l’animation des images, ce qui entraîne une fatigue des yeux et augmente le stress chez les personnes. Un groupe de neuro-scientifiques avait lancé une alerte sur ce danger de santé publique à travers une tribune publiée dans le monde [2] en juin 2012.

Alors qu’elle avait prévu d’implanter des dispositifs vidéos de captage des visages à des fins statistiques, Métrobus, la Régie Publicitaire de la RATP, a finalement annoncé en juillet 2009, qu’elle renonçait à implanter le dispositif. Pourtant, 7 mois plus tard, la CNIL a publié le résultat de son enquête et prétendu que le dispositif ne permettait pas de reconnaître les visages et ne présentait donc pas d’atteinte à la vie privée. Entretemps, Métrobus, retardée d’un an par les procédures entreprises contre elle, a commencé l’installation des 400 premiers écrans publicitaires en avril 2010.

En mai les premières actions ont commencé contre les écrans : à l’époque plusieurs articles de journaux reprennent les photos des vitres étoilées et recouvertes d’inscriptions anti-publicitaires. Le Directeur de la Régie déclarait aux médias, en Juin 2010 : « ça ne peut pas venir des banlieues parce qu’il n’y a pas de fautes d’orthographes et que dans ces quartiers, les écrans sont bien perçus »[1].

En 2012 ce sont 1100 de ces panneaux qui sont à présent installés en souterrain (400 sur le réseau RATP et 700 sur celui de la SNCF) et les premiers font leurs apparition à la surface [3]

Le procès se déroulera donc le 23 octobre 2012 à l’audience de 9h au Tribunal de grande instance (TGI) de Paris ( 4, boulevard du Palais 75055 PARIS CEDEX 01), 10ème chambre. Ils invitent tous ceux et celles qui ont envie de les soutenir à venir à l’audience ou à faire des actions de soutien devant le bâtiment du TGI.

Lien vers une frise chronologique de la mobilisation contre les panneaux écrans publicitaires:

[1] http://archives-lepost.huffingtonpo… [2] http://www.lemonde.fr/idees/article…[lien mort] [3] Depuis le printemps, la ville de Paris, dans le cadre de l’appel à projet « 40 mobiliers urbains intelligents », a permis, entre autres expérimentations, à JC Decaux de tester une aubette avec un écran publicitaire, sur la place de la Bastille. http://www.paris.fr/mobilierurbain

Source: Indymedia Paris, 18 octobre 2012

[Besançon] Des sucettes J-C Decaux explosées

VANDALISME DES PANNEAUX DECAUX ET DES ABRIBUS ONT UNE NOUVELLE FOIS ÉTÉ LA CIBLE DE CASSEURS.

NOUVEAU RAID ANTI-SUCETTES

C’EST L’UNE des tristes spécificités bisontines. Les panneaux publicitaires font l’objet de régulières campagnes de vandalisme.

La dernière en date a frappé cette semaine 35 « sucettes » Decaux et autres vitres d’abribus.

En une nuit, mardi dernier, les glaces des panneaux en plein trottoir et des arrêts de bus ont été pulvérisées.

Le périmètre concerné à cette fois été celui de la place Leclerc et de ses vastes alentours : rues de Dole, Voirin, Antide-Janvier, Oudet, Xavier-Marmier, ainsi que le long des avenues Siffert et Clemenceau.

PRÈS DE 180 DEPUIS LE DÉBUT DE L’ANNÉE

Un acharnement qui rappelle la vague de déprédations du début de l’année où, à début mars, pas moins de 79 vitres publicitaires avaient volé en éclat en seulement deux mois.

Renseignements pris auprès du service voirie de la mairie, le bilan est bien plus impressionnant. « Nous en étions fin août à 143 vitres brisées depuis le début de l’année, là nous avoisinons les 180 », déplore Daniel Mourot, directeur de la voirie.

Decaux ne risque-t-il pas de se lasser de ces saccages répétés propres à Besançon : « Ils déposent plainte à chaque fois mais pour l’instant les enquêtes n’ont rien donné. Pour le reste, ils ne peuvent pas dénoncer le contrat qui les lie à la Ville depuis 2007 et par lequel ils mettent à disposition et entretiennent 180 abribus en contrepartie de quoi ils disposent d’emplacements publicitaires sur la voie publique. Sachant que ce contrat court jusqu’en 2022. »

Leur presse – L’Est Répugnant (Pierre LAURENT), 14/09/2012

[Besançon] Des sucettes publicitaires vandalisées – 24 juillet 2012

Besançon, mardi 24 juillet 2012

Reçu par mail

En été comme en hiver, la casse des vitrines du capitalisme est permanente