[Besançon] Hécatombe de ‘sucettes’ publicitaires – 8 et 9 mai 2013

PANNEAUX DECAUX : LE VANDALISME REPREND À BESANÇON

Besançon. Véritable phénomène local, le vandalisme sur les panneaux publicitaires d’abri de bus ou « sucettes » Decaux, reste soutenu à Besançon. Durant ces deux jours fériés, 18 vitres ont été explosées par des inconnus entre l’avenue Siffert et la rue des Deux princesses.

Les antipubs qui se tenaient relativement coi depuis le début de l’année viennent donc de reprendre leur périple, suivant un schéma de rues quasi immuable.

Tout a commencé en 2010 après 440 sucettes fracassées. On en a dénombré 90 en 2011 puis 210 en 2012 (1, 2 et 3). Un total de 700 panneaux détruits pour un coût approximatif de remplacement légèrement supérieur à 1.000 € pièce, soit un coût de 700.000 à 800.000 € pour la société Decaux, qui gère ces espaces publicitaires urbains.

Leur torchon local – L’est répugnant, 10/05/2013 à 12h21

Ci-dessous le décompte du même journal mais sur twitter: c’est fou comment les chiffres évoluent en si peu de temps…^^

Le nombre de "vitres" cassées est au moins 3 fois plus important que dans l'article version web

Le nombre de « vitres » publicitaires cassées est au moins 3 fois plus important que dans l’article ci-dessus

Besançon, le 10 mai 2013

Besançon, le 10 mai 2013

[Montigny-en-Gohelle, 62/Flics Porcs Assassins] Emeute suite au meurtre d’un habitant lors d’une interpellation – 28 mars 2013

Montigny-en-Gohelle : tensions avec la police après la mort d’un habitant tué au cours de son interpellation

La ville de Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais), dont un habitant est décédé jeudi lors de son interpellation, était le théâtre d’échauffourées entre des résidents et la police. Un appel au calme a été lancé par la préfecture.

Tensions, départs de feu dans le quartier autour de la rue de Lassigny à Montigny-en-Gohelle.

Tensions, départs de feu dans le quartier autour de la rue de Lassigny à Montigny-en-Gohelle.

Une trentaine de personnes du quartier, de tous âges, faisaient toujours face en fin d’après-midi aux forces de police, cibles de quelques jets de pierres, a confirmé la préfecture du Pas-de-Calais, qui parlait de « tension ». Les autorités, qui estimaient que la situation était sous contrôle, ont tout de même lancé « un appel au calme« . Des vitrines ont été brisées route de Harnes, à proximité de la rue de Lassigny où ont eu lieu les faits.

Un abri de bus cassé dans l'après-midi à Montigny-en-Gohelle.

Un abri de bus cassé dans l’après-midi à Montigny-en-Gohelle.

« Quelques poubelles ont brûlé« , a précisé par ailleurs la préfecture. Le préfet était attendu sur place, dans le quartier de la Plaine, où il devait rencontrer le maire de la commune.

Voir la vidéo de France 3 Région Nord/Pas-de-Calais

Les faits

Un homme de 26 ans a été tué par un policier jeudi en fin de matinée lors d’une interpellation mouvementée à son domicile de Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais), a-t-on appris de source judiciaire.

L’homme était recherché par la police après avoir tenté jeudi matin, muni d’une paire de ciseaux, d’extorquer de l’argent à la gérante d’un hôtel de Fontaine-Notre-Dame, près de Cambrai (Nord), où il avait passé la nuit. Il avait ensuite pris la fuite en voiture.

Vers 11H30, une patrouille de quatre policiers s’est rendue au domicile du suspect, identifié grâce à sa voiture, pour l’interpeller.

« Cela s’est mal passé », a indiqué à l’AFP une source judiciaire.

Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect se serait précipité sur l’un des policiers qui aurait alors ouvert le feu en direction de ses jambes. Le suspect est revenu à la charge, frappant le policier au thorax avant que celui-ci ne tombe à terre. Un de ses collègues aurait alors ouvert le feu en direction du suspect, l’atteignant à l’abdomen. L’homme est mort sur place.

Les jours du policier blessé ne sont pas en danger, a-t-on indiqué de même source.

Leur presse policière – France 3 Nord-Pas-de-Calais (AFP), 28/03/2013 à 18h05

Pas-de-Calais : un homme tué par un policier lors de son interpellation

Un homme de 26 ans a été tué par un policier ce jeudi en fin de matinée lors de son interpellation à son domicile, rue de Lassigny, à Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais). Un policier a été blessé au cours de l’opération, mais ses jours ne sont pas en danger.

L’homme était recherché pour avoir tenté d’extorquer de l’argent le matin même à la gérante d’un hôtel de Fontaine-Notre-Dame, près de Cambrai (Nord), où il avait passé la nuit.

Il l’avait menacée avec une paire de ciseaux, puis avait pris la fuite en voiture. C’est ce véhicule qui a permis aux policiers d’identifier son domicile, où une patrouille de quatre agents est arrivée vers 11h30.

Tensions entre des jeunes et les forces de l’ordre

«Cela s’est mal passé», explique une source judiciaire. Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect se serait précipité sur l’un des policiers qui aurait alors ouvert le feu en direction de ses jambes. Il serait ensuite revenu à la charge, frappant le policier au thorax et le faisant tomber à terre. C’est à ce moment-là qu’un autre agent aurait ouvert le feu en direction du suspect. Touché à l’abdomen, ce dernier est mort sur place.

Une quarantaine de jeunes se sont rassemblés en début d’après-midi dans le quartier où la victime est décédée, certains lançant des pierres en direction des policiers qui ont répliqué en utilisant des gaz lacrymogènes.

La victime était connue des services de police. Il avait déjà été condamné pour détention de stupéfiants. Selon France 3, ses voisins parlent eux d’un homme calme et sans histoires.

Leur presse policière – LeParisien.fr (AFP), 28/03/2013 à 17h06 (maj)

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Photo de la presse – La Voix du Nord, 28/03/2013

Montigny-en-Gohelle : les policiers ont-ils tiré en état de légitime défense ?

Les circonstances de la mort de Lahoucine Aït Omghar, ce jeudi à Montigny-en-Gohelle, suite à une interpellation qui a mal tourné, ne sont pas encore très précises. Mais d’ores et déjà, la question de la légitime défense est posée. 

Les enquêteurs de la Police judiciaire étaient sur place toute l’après-midi. Ils ont fait les premières constatations sur les conditions de la mort de Lahoucine Aït Omghar. Ils devront établir si les éléments de la légitime défense pour autrui sont réunis. Si les policiers ont bien tiré trois fois, combien de balles ont effectivement touché le jeune homme ? C’est une des principales questions qui est désormais posée.

Si la légitime défense est confirmée, les policiers ne devraient pas être mis en garde à vue.

D’après nos informations, le jeune homme décédé se trouvait dans un véhicule au moment de son interpellation. Il s’est jeté sur un des policiers en lui portant des coups de ciseaux. Protégé par son gilet pare-balles, le fonctionnaire est tombé au sol sans être blessé et a riposté avec son arme. Ses deux collègues ont également tiré. L’homme a été touché à l’abdomen.

Le policier tombé au sol a été transporté à l’hôpital, victime d’un traumatisme crânien dû à sa chute. Il en est ressorti ce jeudi soir.

Leur presse policière – Fr3 Nord-Pas de Calais (Emmanuel Magdelaine), 28/013/2013 à 19h54

Début de soirée calme à Montigny-en-Gohelle, après les incidents de l’après-midi

Après les échauffourées de l’après-midi ayant opposé des jeunes à des policiers, le calme semble être revenu à La Plaine du 7, à Montigny-en-Gohelle. Les incidents ont été déclenchés par la mort d’un jeune homme du quartier lors d’une interpellation, en fin de matinée, suspecté d’avoir agressé la réceptionniste d’un hôtel près de Cambrai, un peu plus tôt dans la matinée.

A 19h30, plusieurs camions de police stationnent en bas du quartier et patrouillent dans les rues. Celles-ci sont peu fréquentées.

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Des groupes de quelques jeunes arpentent les trottoirs et circulent entre les immeubles en contrebas du quartier. Route d’Harnes, les commerces ont fermé par précaution: « J’étais parti cet après-midi, j’avais baissé le volet », explique un gérant de tabac. Un peu plus loin, un photographe et un hard discount ont vu les vitrines de leur magasin brisées.

« Ceux qui ont fait ça sont jeunes, des mineurs, ils ont la rage. C’est une nouvelle génération, on peut difficilement les contrôler », explique un ancien du quartier.

Leur presse de l’ordre – La Voix du Nord, 28/03/2013 à 20h05

[Hors Service #34] Abandonnons les rangs des moutons

Abandonnons les rangs des moutons

Des dizaines de milliers de personnes sont venus se promener dans les rues de Bruxelles. On nous a dit que c’était une manifestation, que les gens étaient venus pour crier leur rage contre l’austérité et la crise, mais pour être honnête, ça ne ressemblait à rien. Si c’est ça que le monde politique et patronal doit craindre, il peut continuer à dormir tranquille. À la fin trajet de la promenade, il y avait même des énormes écrans qui, avec une flèche, marquaient « EXIT », c’est pour dire ! « La fin » ! Et tout le monde a suivi la flèche, s’avançant vers la fin, sagement, sans débordements, comme il faut. La fin de la résistance des travailleurs…

Pourtant, il n’y avait pas que cela sur cette manif. On a vu aussi de petits groupes d’ouvriers et de travailleurs cagoulés, bien gantés, les regards fâchés. Ils ne parlaient pas, ils voulaient castagner, mais entouré d’une telle masse inerte, on est vite découragé. A un certain moment, la tension et la tristesse devenait trop pressante pour un d’eux. Il a crié : « Qu’est-ce qu’on est en train de foutre ici ? C’est n’importe quoi, on dirait des moutons. C’est là-haut qu’il faut aller, c’est là-haut qu’il faut tout cramer, tout brûler. Ils se moquent de nous si on continue avec ces bêtes trucs de moutons et de lâches ! » Un délégué l’a embrassé, a cherché à le calmer… Il lui a dit que l’heure de la revanche viendrait et lui a sorti d’autres balivernes, de celles qu’on se dit pour mieux faire avaler la résignation.

Hier, la direction de Caterpillar, près de Charleroi, a annoncé des licenciements massifs, 1400 si vous voulez « les chiffres », et probablement des centaines d’autres chez les fournisseurs. C’est un « bastion de la lutte ouvrière » de plus que l’on saigne là.

En ce monde, on n’échappe pas facilement au travail, l’un des fondements de la domination ambiante. Coincé entre la nécessité du fric et l’impossibilité de faire autre chose que bosser, produire, consommer, revendiquer des emplois revient toutefois à niveler le terrain pour l’exploitation et les capitalistes. Nous ne mâcherons pas nos mots : on déteste le travail qui abrutit, on veut détruire le salariat qui nous enchaîne et brûler toutes ces usines de merde qui produisentdes cancers, des machines de guerre, des tas de choses inutiles. Face aux licenciements massifs de l’heure, nous ne rejoignons donc pas le mot d’ordre « sauvegardons les emplois » (et donc les patrons, le salariat, l’abrutissement, la nocivité). Si nous sommes prêts à rejoindre quelque chose, c’est la lutte des déshérités et des insoumis contre les exploiteurs et les puissants, pour autant qu’une véritable lutte il y ait.

Ce qui importe, ce ne sont pas les victoires obtenues à la table de négociations, la reconnaissance faux-cul de nos souffrances par les politicards, le fric arraché en primes et compensations. Si nous luttons, c’est avant tout parce qu’au cœur de toute lutte de libération, il y a de ces choses qu’on ne trouve nulle part ailleurs en ce monde, des choses qui peuvent saper les fondements mêmes de toute autorité : la solidarité et l’audace, le courage et la joie de détruire ce qui nous détruit, le saisissement, même pour un moment éphémère et vulnérable, de cette capacité qui dort en nous de réfléchir et d’agir par nous-mêmes.

La possibilité de rompre avec toute logique de pouvoir, toute logique de concurrence, toute logique économique.

Abandonnons les rangs des moutons. Laissons seuls les petits chefs et les apprentis-politiciens. Cessons de réfléchir dans les mêmes termes que les patrons.

Prolétaires, descendez dans vos propres profondeurs, cherchez-y la vérité, créez la vous-mêmes ! Vous ne la trouverez nulle part ailleurs.

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Quelques brèves du désordre…

Banque flambée – Quelques jours avant la manif’ des travailleurs contre l’austérité et la crise, vers 23h, des inconnus ont mis le feu à coups de cocktails Molotov à une agence bancaire BNP Paribas à Schaerbeek. Il n’y aura certes personne pour pleurer le sort d’une banque partie en fumée. Les rouages du capitalisme sont vulnérables.

Le Mistercash n’est plus… – Quelques jours après la manif’ contre l’austérité, dans la station métro Yser, à Bruxelles, des inconnus ont fait exploser un distributeur de billets à l’aide d’une grenade. La meilleure chose à faire avec tous ces machines qui crachent ce que ce monde valorise le plus, les billets de banque, c’est de les piller ou de les saccager. Ou les deux, si possible.

Une entreprise dans la ligne de mireDans la nuit, à Gilly (Charleroi), des inconnus ont incendié trois voitures et un camion appartenant à la même entreprise. Les véhicules ont été complètement détruits. Le nom de cette entreprise n’a pas été divulgué, mais, n’en doutons pas, quelqu’un avait des raisons plus que fondées pour s’attaquer ainsi à un rouage du capital.

Le train-train quotidien – Tôt le matin, un train stationné en gare d’Ath a été attaqué et endommagé. Des vitres ont été brisées et la cabine du conducteur défoncée. Vengeance pour un contrôle ou un conducteur qui a balancé un sans-papiers aux flics? Pas envie d’aller bosser le matin ? Un geste simple pour foutre le bordel dans l’infernal train-train quotidien du métro-boulot-dodo ? On ne saurait le dire, mais les raisons de s’en prendre à la circulation des hommes-marchandises ne manquent certes pas. D’ailleurs, sur la ligne entre Geraardsbergen et Bruxelles, une cabine de signalisation est récemment partie en fumée… causant depuis plusieurs semaines un énorme bordel sur cette ligne.

Bye bye écran géantSur Ixelles, les autorités communales et la ville de Bruxelles ont installé depuis quelques temps un écran géant, qui crache 24h sur 24 des publicités pour la Ville de Bruxelles et ses atouts pour les eurocrates et les représentants des entreprises, les diplomates et toute leur caste immonde. Récemment, il a – heureuse nouvelle – une fois de plus été pris pour cible par des tireurs de bombes de peinture.

Bye bye publicité – Ces six derniers mois, quelques 600 panneaux publicitaires ont été défoncés à Bruxelles. Il semble que nous ayons établi un record, car en moyenne, une centaine de panneaux sont détruit, par an, dans une ville européenne de taille moyenne. De plus, à la Louvière aussi, ce sport salutaire fait rage. Bon, basta les calculs et défonçons la publicité du capital et du pouvoir partout où on la trouve.

Bonne cavale !Sept prisonniers sans-papiers se sont évadés du centre fermé pour clandestins de Merksplas, où ils étaient enfermés en attendant leur déportation. Bon courage aux évadés et feu aux centres fermés & prisons.

Cliquer sur l'image pour télécharger en format PDF le journal "Hors Service" #34

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Source: Hors-Service

[Belgique] Une centaine d’abris-bus de la société ClearChannel vandalisée – La Louvière, janvier et février 2013

La Louvière: une centaine de faits de vandalisme sur des abris-bus en un mois

LA LOUVIÈRE – Une centaine de faits de vandalisme sur des abris-bus ont été enregistrés à La Louvière depuis le début 2013. Une enquête de police est en cours consécutivement au signal d’alarme lancé par la société gestionnaire Clear Channel.

«On peut effectivement estimer à plus de cent les faits de dégradations sur des abris-bus à La Louvière», a indiqué Cristina Iacono, porte-parole de la police de La Louvière.

«Quand on parle d’un fait, on parle, par exemple, d’une vitre brisée. Si plusieurs vitres sont brisées dans la même aubette de bus, cela correspond à autant de faits. Nous ne nions pas, au contraire, le nombre de dégradations récemment annoncé par la société gestionnaire des abris-bus, Clear Channel, sauf qu’on a peut-être attendu un peu longtemps pour nous annoncer l’ampleur et la récurrence des dégâts».

Quelque 80 abris-bus sont implantés sur la zone de La Louvière. La zone de police a lancé une enquête.

Leur presse – lavenir.net (Belga)

[Paris] Procès des militants antipub pour destruction de 75 écrans lumineux – 23 octobre 2012 à 09h00 au TGI

23 octobre à 9h : procès des militants antipub qui ont brisé 75 écrans lumineux

Après renvoi sur demande des publicitaires encore occupés à finir de chiffrer les dommages, le procès se tiendra le mardi 23 octobre 2012 à l’audience de 9h au Tribunal de grande instance (TGI) de Paris ( 4, boulevard du Palais 75055 PARIS CEDEX 01), 10ème chambre.

Trois militants parisiens (1 fille, 2 garçons) sont accusés d’avoir brisé 75 écrans publicitaires dans le métro parisien dans la période de mai à septembre 2010, date de leur arrestation au terme d’une enquête judiciaire de plusieurs mois, menée par la Brigade Ferroviaire. Les dégâts s’élèvent à plus de 200 000 euros. Depuis leur interpellation et la garde à vue qui l’a suivie, les trois personnes se retrouvent sous contrôle judiciaire mensuel. Ils risquent une amende importante et des travaux d’intérêt général, du sursis ou de la prison ferme.

Ils ne nient pas les faits reprochés. Leur action a été menée après qu’un an et demi de mobilisation anti-publicitaire contre ces panneaux, par un Collectif composé de 5 groupes et associations, se soient soldés par un débouté de référé au tribunal et un avis complaisant de la CNIL. En plus des questions de surveillance, le Collectif dénonçait l’agression visuelle imposée à l’usager. Ces panneaux captent systématiquement l’attention par la luminosité et l’animation des images, ce qui entraîne une fatigue des yeux et augmente le stress chez les personnes. Un groupe de neuro-scientifiques avait lancé une alerte sur ce danger de santé publique à travers une tribune publiée dans le monde [2] en juin 2012.

Alors qu’elle avait prévu d’implanter des dispositifs vidéos de captage des visages à des fins statistiques, Métrobus, la Régie Publicitaire de la RATP, a finalement annoncé en juillet 2009, qu’elle renonçait à implanter le dispositif. Pourtant, 7 mois plus tard, la CNIL a publié le résultat de son enquête et prétendu que le dispositif ne permettait pas de reconnaître les visages et ne présentait donc pas d’atteinte à la vie privée. Entretemps, Métrobus, retardée d’un an par les procédures entreprises contre elle, a commencé l’installation des 400 premiers écrans publicitaires en avril 2010.

En mai les premières actions ont commencé contre les écrans : à l’époque plusieurs articles de journaux reprennent les photos des vitres étoilées et recouvertes d’inscriptions anti-publicitaires. Le Directeur de la Régie déclarait aux médias, en Juin 2010 : « ça ne peut pas venir des banlieues parce qu’il n’y a pas de fautes d’orthographes et que dans ces quartiers, les écrans sont bien perçus »[1].

En 2012 ce sont 1100 de ces panneaux qui sont à présent installés en souterrain (400 sur le réseau RATP et 700 sur celui de la SNCF) et les premiers font leurs apparition à la surface [3]

Le procès se déroulera donc le 23 octobre 2012 à l’audience de 9h au Tribunal de grande instance (TGI) de Paris ( 4, boulevard du Palais 75055 PARIS CEDEX 01), 10ème chambre. Ils invitent tous ceux et celles qui ont envie de les soutenir à venir à l’audience ou à faire des actions de soutien devant le bâtiment du TGI.

Lien vers une frise chronologique de la mobilisation contre les panneaux écrans publicitaires:

[1] http://archives-lepost.huffingtonpo… [2] http://www.lemonde.fr/idees/article…[lien mort] [3] Depuis le printemps, la ville de Paris, dans le cadre de l’appel à projet « 40 mobiliers urbains intelligents », a permis, entre autres expérimentations, à JC Decaux de tester une aubette avec un écran publicitaire, sur la place de la Bastille. http://www.paris.fr/mobilierurbain

Source: Indymedia Paris, 18 octobre 2012

[Besançon] Des sucettes J-C Decaux explosées

VANDALISME DES PANNEAUX DECAUX ET DES ABRIBUS ONT UNE NOUVELLE FOIS ÉTÉ LA CIBLE DE CASSEURS.

NOUVEAU RAID ANTI-SUCETTES

C’EST L’UNE des tristes spécificités bisontines. Les panneaux publicitaires font l’objet de régulières campagnes de vandalisme.

La dernière en date a frappé cette semaine 35 « sucettes » Decaux et autres vitres d’abribus.

En une nuit, mardi dernier, les glaces des panneaux en plein trottoir et des arrêts de bus ont été pulvérisées.

Le périmètre concerné à cette fois été celui de la place Leclerc et de ses vastes alentours : rues de Dole, Voirin, Antide-Janvier, Oudet, Xavier-Marmier, ainsi que le long des avenues Siffert et Clemenceau.

PRÈS DE 180 DEPUIS LE DÉBUT DE L’ANNÉE

Un acharnement qui rappelle la vague de déprédations du début de l’année où, à début mars, pas moins de 79 vitres publicitaires avaient volé en éclat en seulement deux mois.

Renseignements pris auprès du service voirie de la mairie, le bilan est bien plus impressionnant. « Nous en étions fin août à 143 vitres brisées depuis le début de l’année, là nous avoisinons les 180 », déplore Daniel Mourot, directeur de la voirie.

Decaux ne risque-t-il pas de se lasser de ces saccages répétés propres à Besançon : « Ils déposent plainte à chaque fois mais pour l’instant les enquêtes n’ont rien donné. Pour le reste, ils ne peuvent pas dénoncer le contrat qui les lie à la Ville depuis 2007 et par lequel ils mettent à disposition et entretiennent 180 abribus en contrepartie de quoi ils disposent d’emplacements publicitaires sur la voie publique. Sachant que ce contrat court jusqu’en 2022. »

Leur presse – L’Est Répugnant (Pierre LAURENT), 14/09/2012

[Besançon] Des sucettes publicitaires vandalisées – 24 juillet 2012

Besançon, mardi 24 juillet 2012

Reçu par mail

En été comme en hiver, la casse des vitrines du capitalisme est permanente

[Turquie] Lettre ouverte de neuf prisonniers anarchistes

Comme on le sait, des anarchistes ont attaqué des banques et des entreprises du quartier Mecidiyeköy-Şişli (Istanbul) lors du Bloc Anarchiste du 1er mai. Nous, neuf des 60 personnes qui ont été mises en prison par la police, neuf prisonniers anarchistes enfermés sur la décision de la neuvième cour criminelle dans la prison de type T de Metris, écrivons cette lettre.

La plupart d’entre nous ont été mis en détention par des unités anti-terroristes à 5 heures du matin le 5 mai, et quelques un-e-s le jour suivant. Nos ordinateurs, téléphones, disques durs, livres ainsi que beaucoup d’autres objets personnels ont été saisis par les policiers, qui étaient entre 10 et 20 à venir dans notre maison. Nous sommes accusé-e-s par la police de « destruction de propriété publique au nom d’une organisation terroriste ». Des prisonniers dont les conceptions de l’anarchisme sont variées, se sont vus pour la première fois au dépôt des flics, accusés de la formation d’une organisation terroriste dont certains ont été contraints, pendant l’interrogatoire des flics, d’avouer en être les chefs. Le principe même de chef étant totalement contraire aux idées anarchistes, cela est donc impossible ; cette accusation, ainsi que celle d’ »appartenance à un même groupe terroriste » sont donc des inepties tragi-comiques… Les individus accusés par la police de faire partie d’une même organisation terroriste n’avaient ni armes ni munitions chez eux. Pendant l’interrogatoire, les policiers ont considéré des livres d’auteurs comme Kropotkine, que l’on peut trouver dans n’importe quelle librairie, comme la documentation de l’organisation. Les articles qu’ils avaient lu et les vidéos qu’ils avaient partagé via des réseaux sociaux ont été présentés à la cour comme des preuves par les policiers.

L’appartenance des individus à des organisations légales, travaillant sur des questions comme la libération animale, les droits de l’homme et l’écologie, a aussi été utilisée comme preuve par la police. Une grosse pression psychologique a été exercée sur les personnes détenues : elles étaient en détention depuis quatre jours, n’avaient pu ni voir les membres de leur famille, ni téléphoner une seule fois à quelqu’un, pas même à leurs avocats. Un-e de nos ami-e-s LGBT a été victime de « violences verbales ». Tous ont été contraints d’avouer l’existence d’une organisation terroriste et de faire de fausses déclarations à propos des autres compagnon-ne-s arrêté-e-s. Deux personnes, menacées de 15 à 20 ans de prison pour appartenance à un même groupe terroriste, ont effectué de fausses déclarations à propos de gens dont ils ne savaient strictement rien.

Sous la pression des policiers, ils ont accusé certaines personnes, contre lesquelles les policiers n’avaient pas trouvé de preuves, que ce soit dans leurs conversations téléphoniques, internet ou toute autre communication avec les autres, d’être les chefs de l’organisation, et les ont « identifiés » comme auteurs des attaques. La plupart de nos amis ont été arrêtés juste parce qu’ils avaient les mêmes types de sacs, chaussures, ceintures, etc. (comme peuvent en avoir des millions de gens) que ceux qui ont été filmés pendant les attaques. L’existence d’une organisation terroriste anarchiste ne peut bien sûr pas être prouvée avec ces arguments insuffisants et irrationnels. Pour cette raison, nous sommes aussi accusés de dégradation de propriété publique. Nous voulons qu’il soit clair que cela nous est égal à nous, en tant qu’anarchistes qui refusons toute loi et toute autorité et qui considérons tous les Etats comme des assassins, que l’Etat nous décrive comme des terroristes ou non. Il nous est égal que l’Etat tue des dizaines de personnes à Roboski, tue de 13 balles Uğur Kaymaz âgé de 11 ans et soit impuni. L’Etat qui, en 1977, a tué 34 personnes et n’a mis personne en prison pour cela, mais n’a vu aucun problème à arrêter 60 personnes et à en mettre 9 en prison pour 3-5 vitrines de banques brisées.

Deux des ami-e-s incarcéré-e-s n’ont pas pu aller à leurs examens terminaux dans leur université. Cela rend possible que ces universités mènent une enquête et décident de suspendre ou d’exclure ces deux personnes. L’un-e de nos ami-e-s préparait l’examen d’entrée à l’université, mais il est clair qu’il ne lui est pas possible d’étudier suffisamment en prison. Un-e ami-e-s qui étudie M.A/M.S à l’université ne peut plus continuer à rédiger son mémoire. Nous avons reçu la nouvelle que 3 ami-e-s ont été licencié-e-s après leur arrestation.

Depuis notre incarcération, nous avons pu expérimenter le système judiciaire que l’Etat prétend excellent : en réalité, ce n’est rien d’autre qu’un instrument d’oppression et de normalisation. Des idées comme celles de justice ou de droit restent seulement dans la théorie. Nous voulons en sortir maintenant. Mais laissez-nous affirmer que nous ne le demandons ni ne le mendions à personne. Nous savons que nous sommes en prison uniquement à cause de nos idées politiques. Pour cette raison, nous ne regrettons pas ce que nous avons ou n’avons pas fait. Notre raison d’écrire cette lettre est simplement de raconter la vérité au public, pour l’aider à cerner ce qui se passe.

Nous savons que ceux qui nous ont enfermé n’ont pas seulement pour but de nous punir pour avoir participé à une action. Ils veulent nous inculquer la peur de résister. Mais ce qu’ils ne savent pas, c’est que les prisons de leur civilisation dégueulasse ne peuvent pas étouffer nos idées, et nous nous sentons même plus forts qu’avant.

Nous considérons tous les anarchistes du monde comme nos compagnon-ne-s et envoyons nos salutations, notre amour et notre appel à solidarité à tou-te-s les insurgé-e-s du monde qui portent dans leur cœur le feu de la liberté, et qui viennent d’Athènes, Amed, Chiapas, Gaza, Toronto ou Seattle… Vous devez savoir que vous n’êtes pas seul-e-s et que dans ces lieux des gens se battent aussi. Nous les remercions tou-te-s pour la solidarité et les actions de soutien. Il est impossible de décrire nos sentiments aux anarchistes locaux, qui nous soutiennent et font des actions pour nous, comme le reste du monde. Ces pages sont trop courtes pour nos remerciements. Nous les embrassons avec nos sincères salutations. Faites leur savoir que nous savons qu’ils sont avec nous, et que nous ne nous sentons jamais seuls un instant. Avec nos souhaits pour de longs jours d’insurrection et de solidarité.

Prisonniers anarchistes :
Beyhan Çağrı Tuzcuoğlu
Burak Ercan
Deniz
Emirhan Yavuz
Murat Gümüşkaya
Oğuz Topal
Sinan Gümüş
Ünal Can Tüzüner
Yenal Yağcı

Traduit par Base de données anarchistes (5 juin 2012) de l’allemand de abc-berlin (et de l’anglais de actforfreedom).

[Besançon] Des « sucettes » Decaux vandalisées – Nuit du 2 au 3 janvier 2012

BESANÇON: NOUVELLES ATTAQUES CONTRE LES MOBILIERS DECAUX

Dégradations – Le mobilier urbain Decaux à nouveau la cible d’actes de vandalisme

Dans la nuit de lundi à mardi, pas moins de onze installations Decaux ont été dégradées, soit deux abribus et neuf sucettes. Une nouvelle fois, la ville est confrontée au problème, avenue Siffert, pont de la République ou ailleurs.

On s’en souvient : l’année 2010 avait été particulièrement dure pour la société Decaux dans la capitale comtoise, avec près de 400 dégradations. Un phénomène jugé unique en France. « En 2011, nous avons comptabilisé 105 dégradations », explique Daniel Mourot, directeur de la voirie. « 68 ont concerné des abribus. » Les actes de vandalisme ne sont pas constants. « Nous n’avons constaté que deux dégradations en mai contre 28 en décembre.»

Pour l’heure, difficile de savoir quels sont les auteurs de telles infractions. Le directeur de la voirie y voit l’expression de militants anti-pub.

À noter que toute dégradation doit être réparée par l’entreprise Decaux qui gère le parc de mobilier urbain dans le cadre d’une convention d’occupation du domaine public avec la ville. « Les installations sont réparées dans les 24 ou 48 heures », conclut Daniel Mourot. « Sauf quand il y a vraiment beaucoup d’actes de vandalisme. Cela entraîne des ruptures de stock… »

Presse bourgeoise locale – L’Est Republicain (Eric DAVIATTE), 03/12/2012

Vers une nouvelle vague de vandalisme anti-pub à Besançon ?

DÉGRADATIONS

Après une année 2010 difficile pour la société Decaux qui a du débourser plus de 150 000 euros suite aux 400 dégradation d’abris bus et de panneaux d’affichage à Besançon, deux abribus et neuf sucettes ont été la cible de vandales dans la nuit de lundi à mardi…

Onze installations dégradées en un peu plus d’une nuit. Besançon vit dans la crainte d’un nouveau gang anti-pub. En 2010, 400 dégradations avaient été recensées et Decaux avait avoué avoir perdu de l’argent dans la capitale comtoise cette année là. Si le phénomène s’est estompé en 2011  avec une centaine de dégradations, l’année 2012 commence bien mal…

Presse bourgeoise locale – MaPoubelle.info, 04/12/2011

Les anti-pub frappent fort en cette période de fêtes commerciales

« Noël sans pub »: ça frappe fort à Bruxelles

Et c’est reparti pour un tour ! Comme en décembre de l’année passée (et des années précédentes, en fait), la lutte saisonnière contre l’envahissement publicitaire en ville pendant les fêtes hyper-commercialisées est bien relancée: Noël, d’accord, mais alors sans la pub, cette espèce de campagne informelle d’actions en tous genres contre la pub dans la rue est le pendant en décembre de Faites l’amour, pas les magasins! en février.

Pour celles et ceux qui n’ont pas encore compris le principe et admirent passivement les résultats sans s’y mettre, voilà un bref topo : il s’agit d’unir informellement les forces, les motivations diverses et les groupes déjà actifs dans l’anti-pub sur un territoire connu (ici, Bruxelles) pour frapper joyeusement, rudement, souvent, longtemps, dans tous les coins, en utilisant chacunE ses méthodes préférées pour enliser et épuiser les joueurs du camps d’en face (JCDucon et Claire Channel). Rapidement débordés dès que les exédéEs de la pub de la capitale s’activent en même temps (cette fois du 10 au 31 décembre), les services de nettoyage/réparation/remplacement/entretien de JCDucon et Claire Channel ne suivent plus… Alors les pertes sont sèches, les annonceurs sont fâchés, les services de clientèle des vendeurs d’espaces croulent sous les réclamations, la ville s’affiche pour quelques temps libérée, plus nette pour touTEs. C’est la fête à la pub en rue, quoi!

Source: Indymedia Bruxelles

Nouvelle action anti-pub des Déboulonneurs lillois

MOBILISATION |

On ne les présente plus. Hier après-midi, le comité lillois des Déboulonneurs s’est de nouveau attaqué aux sentinelles de la consommation de masse, les panneaux publicitaires. Période de fin d’année oblige, les protestataires sont allés jusqu’à recruter un soldat de marque : le père Noël en personne. L’homme en rouge et sa troupe de choc se sont ensuite retrouvés en un lieu hautement stratégique en cette saison : la place Rihour et son marché de Noël. La procession d’une trentaine de personnes a aussitôt cerné une « sucette » publicitaire. Histoire de lui faire sa fête.

Aux cris de« Dépensez ! Arrêtez de penser ! », le joyeux gang a amorcé une sarabande autour de ce singulier totem. Un instant, on a même cru que le programmateur de ce panneau à images mobiles était de mèche. L’une des réclames ne proclame-t-elle pas : « L’overdose » ? Bombe de peinture au poing, le père Noël s’est chargé de régler son compte à cette multivitrine sur trottoir. Au même moment, et selon la tradition, un autre militant s’époumonait dans son mégaphone. But : se faire interpeller par la police et engager, ainsi, un débat public sur la place de la pub dans l’espace… public.

Las, et de nouveau, une maigre patrouille de policiers municipaux passant par hasard s’est contentée d’un regard flegmatique. L’un des agents se permettant même, ô sacrilège, de lever les yeux au ciel. •

Presse bourgeoise – La Voix du Nord (L. B.), 18/12/2011

D’autres optent pour la destruction de ces « sucettes » – comme à Liège et à Besançon

Leur presse (Le Parisien/Aujourd’hui), 2 janvier 2011.