[Bordeaux] Le centre de rétention incendié… et hors-service – 7 mai 2013

Incendie au centre de rétention de Bordeaux

En pleine cérémonie d’hommage, un incendie est parti d’une chambre du centre de rétention administrative, hier

La cérémonie en hommage aux policiers commençait à peine, vers 11 h 30 hier, quand un Égyptien de 24 ans, actuellement placé au Centre de rétention administrative (CRA) de Bordeaux, a mis le feu à son matelas. Situé au sous-sol du commissariat central de Bordeaux, le CRA a vite laissé échapper une épaisse et odorante fumée qui s’est propagée sur l’esplanade très fréquentée.

L’alarme s’est déclenchée et un des fonctionnaires de la Police aux frontières, qui gère le CRA, a immédiatement porté secours à l’Égyptien. Mais ce dernier s’était enfermé dans sa chambre. Le policier est parvenu à l’en sortir, non sans respirer la fumée provoquée par l’incendie. Très rapidement sur place et ne voulant pas interrompre la cérémonie, les pompiers ont fini de circonscrire le feu, déjà attaqué par le personnel du PC de sécurité. Les lieux ont été ventilés. Pris en charge, le policier a été légèrement blessé du fait des émanations. Mis à l’écart dans une autre cour, il avait du mal à retrouver son souffle et toussait pour dégager ses bronches. Il a été évacué à l’hôpital pour des examens de contrôle.

Le retenu a quant à lui été brûlé au visage et intoxiqué. Le temps de leur intervention, les pompiers l’ont enveloppé dans une couverture de survie et ont appliqué un linge humide sur ses joues.

Le CRA occupe 450 mètres carrés dans les locaux de l’hôtel de Police. Réservé aux hommes, il a une capacité d’accueil de 20 personnes réparties dans cinq chambres de quatre lits. À leur disposition, deux espaces sanitaires, deux salles de détente avec téléviseurs à écran plat dont une sert à la restauration, une cour conçue pour lutter contre le sentiment de cloisonnement, trois cabines téléphoniques, une machine pour changer de l’argent, un espace dédié aux visites (consul, avocats, proches), une salle de la Cimade, une unité médicale. Et la possibilité de garder librement cigarettes, briquets et autres effets.

Hier, sept étrangers se trouvaient dans le CRA au moment de l’incendie. L’Égyptien est toujours hospitalisé. Les six autres ont été mis en sécurité et transférés au CRA de Toulouse. Celui de Bordeaux est fermé jusqu’à nouvel ordre. L’enquête privilégierait l’acte volontaire.

Leur presse – OuestFrance.fr (Florence Moreau), 08/05/2013 à 10h02 

[Résistons Ensemble #117] Semaine de mobilisation contre les violences policières du 15 au 23 mars 2013

Du 15 au 23 mars une semaine de mobilisation contre les violences policières
Réagir ensemble…

Été 2012, des centaines de Rroms sont expulsés, jetés à la rue à Lille, Lyon, St-Étienne, Grenoble, Aix-En-Provence…

Le 28 novembre 2012, Cyril est arrêté sur une barricade érigée sur la ZAD (projet d’aéroport Notre Dame des Landes) et écope de 5 mois fermes et autant de sursis.

Le 31 janvier, le ministre de l’intérieur porte plainte pour diffamation contre Amal Bentounsi qui administre le site urgence-notre-police-assassine.fr.

Le 6 février, à Strasbourg, John David perd un œil à cause d’un flashball lors d’une manifestation, vigiles privés à PSA Aulnay, menace de Valls contre les luttes sociales.

Le 13 février, un policier ivre qui n’était pas en service abat un jeune homme de 19 ans à Marseille.

Le 1er mars, la cours d’appel confirme le non-lieu envers les policiers impliqués dans la mort d’Ali Ziri, décédé suite à un arrêt cardiaque par suffocation lors d’un contrôle…

En France, depuis deux ans, suite aux appels lancés à Poitiers par des collectifs anti-répression, des actions diverses ont été organisées pour dénoncer ces brutalités engendrées par l’État, inspirées par le Collectif Opposé à la Brutalité Policière (C.O.B.P) de Montréal, mobilisé dès 1997 autour d’une journée internationale contre les violences policières.

Cette année les familles dont des membres ont été tués par la police, des collectifs antirépression appellent à une journée de manifestation le samedi 23 mars et d’actions diverses du 15 au 23 mars dédiées aux victimes des crimes policiers à Paris et certaines villes.

À Grasse, samedi 23 mars 2013 RDV à 15h sur le Cours, le Comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi organise un rassemblement en mémoire d’Abdelhakim, en vue d’obtenir la révocation des 3 policiers reconnus coupables de sa mort, pour militer contre la pratique de la clé d’étranglement comme méthode d’interpellation enseignée dans les écoles de police française.

À Bordeaux, vendredi 22 mars : « Garde-à-vue : mode d’emploi » 20h, Tchai Bar, 49 rue du Mirail (annulée)samedi 23 mars : « Scènes de crimes », Hommage aux victimes, 15h Place de la Victoire, 17h Place St Michel, 20h Concert contre les violences policières, Avec O.P.A, Bar Tabac de la Place St Michel, Entrée Libre. Infos : C.L.A.P 33

À Paris, marche tous unis contre les crimes policiers – samedi 23 mars 2013 à 13h depuis la place de l’Opéra jusqu’à Stalingrad.

Le numéro 117 du mois de mars de Résistons Ensemble: à télécharger, diffuser largement….

Cliquer sur l'image pour télécharger le numéro du mois de mars 2013 au format PDF

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[NDdL] Brèves de voeux 2013 en solidarité avec la ZAD (et pas que)

Ce genre d’articles des mass medias si pitoyables dont il faut mieux en rire (jaune)…

Le mystérieux groupuscule ZAD tague en pleine nuit

Trois lettres taguées en noir, comme une signature : ZAD pour « Zone à défendre ». C’est dans la nuit de mardi à hier que la section du Parti socialiste (PS) de Pantin a été touchée par un mystérieux groupuscule anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Les inscriptions « Non à l’Ayraulport.

PantinS

Vive la ZAD! », ont été découvertes hier matin par les militants socialistes qui ont immédiatement porté plainte contre X pour dégradation au commissariat de Pantin.

Ces tags sont une référence directe à la Zone d’aménagement différée (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes, le vaste territoire qui doit accueillir un futur aéroport international près de Nantes, projet porté par l’ancien maire PS de la ville et Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. « Nous sommes attachés au respect du droit d’expression et à la pluralité des opinions, mais ne pouvons accepter ces méthodes qui desservent le débat politique! » s’est indigné le secrétaire de la section PS, Mathieu Monot. Les tagueurs nocturnes qui œuvrent depuis fin octobre sur différentes façades de sections PS à travers la France se sont déjà distingués à Paris, à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne), à Bordeaux (Gironde) ou encore à La Rochelle (Charente-Maritime). Pantin est la première ville de Seine-Saint-Denis à être touchée.

Publiés par des pantins du capital – Le Parisien (B.L), 27/12/2012 à 07h00

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Bonjour !

La nuit du 24 au 25 décembre une action de solidarité pour la ZAD a été réalisée à Lausanne en Suisse.

Des personnes se sont attaquée à l’aide de spray et de cambouis à la façade d’un groupe, Etavis, qui appartient à Vinci group.

Bon courage à vous, tenez bon la fin est proche !

Lausanne________________________________________________________________

Une affiche de l’OPA de Bordeaux:

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Cliquer sur l’affiche pour l’agrandir ou l’enregistrer

A Lille, le jour de l’an 2013:

Et à Nantes (en plein centre):

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Toutes les infos sur:

[Bordeaux] Feux solidaires devant la prison de Gradignan – Nuit de la St-Sylvestre 2013

Le Chat Noir Emeutier reçoit et transmet (02/01/2013):

2012: encore une année pleine de richesse

letat_emprisonneA la pointe de la technologie et de la démocratie, la presse virtuelle accumule les informations sur la prison. 67674 prisonnières et prisonniers, une demande de grâce de Philippe El Shennawy, et des millions de français qui au pire s’en carrent, au mieux s’entêtent  à décrire et penser le système carcéral qu’au travers de conceptions sécuritaires et raciales, crachées par ceux qui sont censés les informer… Ce sont les mêmes qui stigmatisent les actions militantes comme des gestes philanthropique (mes fesses), au pire l’opération d’apprentis gauchistes.

1er janvier 2013les beaux gosses et les CRS dansaient la farandole sur les quais, la plupart des bars n’ouvrait que sur invitations privées, mais puisque se mobiliser avec le reste du peuple pour célébrer la fin d’une année qu’on a trouvé pourrie ne nous bottait pas plus qu’une bonne gastro, on est parti pour la deuxième année consécutive avec nos petits feux de supermarché direction la maison d’arrêt de Gradignan en espérant que nos cris dehors et nos pensées arrivent jusque de l’autre côté des murs.

Puisqu’on a entendu « Encore! Encore! », on se dit que le message est passé.

C’est clair qu’on va pas faire ça toute notre vie, et on ne sait pas si on sera là l’année prochaine. En attendant, puisqu’on sent que cette année va perpétuer le bal de tous les bons gros réacs des rédactions et forums de tous les médias de merde de ce pays, on pense que la relève, de toute part, ferait bien de se magner à arriver.

La propagande par la fête.

Attaques solidaires des locaux du PS: ça vaut au moins ZAD’ !

Une nouvelle section PS vandalisée à Paris

FAITS DIVERS – La section PS du 3e arrondissement de Paris a été vandalisée cette nuit. Ce serait la cinquième permanence du Parti socialiste visée en deux semaines.

Les membres de la section PS du 3e ont eu une bien étrange surprise en ouvrant les portes de leur local ce matin. Des inscriptions telles que « des légumes pas du bitume » avaient été marquées en couleur sur le trottoir, au 40 rue Charlot.

« C’est inquiétant »

Cet acte de vandalisme serait en rapport avec le projet d’aéroport de Notre-Dame-les-Landes près de Nantes. « Nous avons déjà eu des problèmes par le passé des dégradations. Mais c’est la première fois que les tags sont reliés à ce projet », se désole Flore Bolter de la section PS.

Sur le sol, devant le local, on peut lire en rose « non à l’Ayrauport » et « PS gare à tes fesses » ou encore « des légumes pas du bitume »en vert. Des phrases loin d’être effrayantes mais qui agacent tout de même la section. « C’est quand même inquiétant. En terme de démocratie, s’attaquer à une section ce n’est pas un bon symbole », considère Flore Bolter.

« Ce sont de véritables agressions »

Le maire de Paris a immédiatement réagi à la nouvelle. « J’apprends avec consternation les actes de vandalisme commis contre les locaux du Parti socialiste dans le 3e arrondissement de Paris (…). Ces actes sont de véritables agressions contre des lieux où se vit au quotidien la démocratie à Paris », a écrit Bertand Delanoë qui a assuré sa « solidarité » aux élus et militants.

Du côté des Verts, Barbara Pompili, la coprésidente du groupe écologiste à l’Assemblée nationale et dont le parti est opposé au projet d’aéroport, a indiqué que ces actes sont le fait d' »activistes d’extrême gauche qui sont dans la lutte pour la lutte ». Pendant l’émission « Questions d’Info » organisée par LCP/France Info/AFP/Le Monde, elle a ajouté qu’ils « sont minoritaires » dans le combat anti-aéroport auquel prennent part agriculteurs locaux et écologistes. « Dans cette lutte, il y a d’autres personnes « vraiment pas extrémistes, qui sont jetées dehors, notamment les agriculteurs, mais aussi tous les expropriés », a indiqué l’élue.

Ce serait la cinquième section PS en deux semaines à être visée, selon Le Parisien. Les locaux des 20e et 11e arrondissements ont aussi été touchés les 22 et le 31 octobre et ceux 5e et 6e arrondissements ce samedi.

Leur presse – Métro France.com, 07/11/2012 à 18h37

Notre-Dame-des-Landes : vague de vandalisme anti-PS

Depuis mi-octobre, une quinzaine de permanences socialistes ont été dégradées et recouvertes de tags hostiles au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, soutenu par Jean-Marc Ayrault.

«Trop, c’est trop!». Mercredi, le porte-parole du PS, David Assouline, a haussé le ton suite à la multiplication des actes de vandalisme contre des locaux du parti ces derniers jours. La liste est impressionnante. À Brest, BesançonTulle, Bordeaux, Limoges… Depuis le 16 octobre, une quinzaine de fédérations, de sections ou de permanences socialistes ont été dégradées. Les murs des locaux ont été systématiquement recouverts de tags hostiles au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, défendu de longue date par le premier ministre, Jean-Marc Ayrault.

Les actes de vandalisme anti-PS depuis trois semaines

À Paris, par exemple, quatre façades ont été successivement dégradées depuis le 22 octobre. Sur le mur de la permanence de la députée socialiste du XXe arrondissement, cette inscription: «La ZAD est partout». ZAD comme la «zone d’aménagement différée» où doit être construit l’aéroport, rebaptisée «zone à défendre» par ses détracteurs. L’acronyme est devenu une signature pour les 150 opposants au projet qui occupent illégalement l’espace de 2000 hectares dédié à l’aéroport et en sont régulièrement expulsés par les forces de l’ordre. Pour la plupart d’entre eux, des jeunes radicaux, issus des mouvements anarchistes libertaires, qui disposent d’importants relais sur Internet.

«La vraie violence, c’est de détruire des maisons»

Certains soutiens au mouvement n’hésitent d’ailleurs pas à publier sur le Web le récit de leurs «sorties punitives» contre le PS. Comme celle qui a visé la permanence de Besançon, dans la nuit du 30 au 31 octobre: «Au total, trois tags ont été inscrits sur le local: «ZAD vaincra», «Stop AyraultPorc» et un «A» (symbole anarchiste, NDLR). En plus de cela, nous avons également fracassé trois vitres de la permanence à l’aide de trois gros parpaings: pour l’une, le pavé est parti si vite qu’il a traversé la vitre et laissé un gros trou au milieu. Les deux autres ont été littéralement explosées», raconte un activiste sur un blog.

Les responsables de la ZAD, qui se décrit comme un mouvement non-violent, cautionnent-ils ces actes de vandalisme? «Nous ne les téléguidons pas, mais nous ne les condamnons pas non plus», résume Gaël, porte-parole du collectif. «Au moment où les expulsions ont démarré à Notre-Dame-des-Landes, à la mi-octobre, nous avons lancé un appel à des actions de solidarité. Cela peut être un paysan qui décide de tracter en notre faveur sur son marché. D’autres peuvent considérer que le PS est responsable et taguer leurs locaux… Mais la vraie violence, c’est celle qui consiste à transformer des hectares de forêt en aéroport et à détruire des maisons», ajoute le jeune homme, qui se décrit comme «anticapitaliste» et «antiautoritaire».

Au PS, l’agacement monte contre ces «actions concertées». «Aucune pseudo-cause ne peut justifier de tels actes de vandalisme politique», juge David Assouline. «Il doit y avoir maintenant une réaction énergique pour arrêter là cette dérive qui constitue une atteinte insupportable à la démocratie». Le PS a systématiquement déposé plainte auprès de la police ou de la gendarmerie. À Paris, où les dégradations se sont étendues jusqu’aux murs des stations de métro Solferino et Assemblée-Nationale, l’enquête a été confiée au service de l’investigation transversale (SIT) de la Préfecture de police. Aucun suspect n’a été arrêté pour le moment.

Leur presse – Le Figaro.fr, 08/11/2012 à 19h50

Une enquête préliminaire ouverte sur des dégradations de locaux PS à Paris

PARIS (Sipa) — Une enquête préliminaire a été ouverte le 23 octobre sur des dégradations visant les locaux de la fédération parisienne du Parti socialiste, ainsi que plusieurs sections d’arrondissement et permanences d’élus, a-t-on appris jeudi auprès du parquet de Paris. Ces faits sont reliés à une vague de vandalisme visant les locaux du PS un peu partout en France depuis la mi-octobre et revendiqués par des opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).

L’enquête a été ouverte après le dépôt d’une première plainte pour des dégradations commises dans la nuit du 21 au 22 octobre contre la permanence de la députée Fanélie Carrey-Conte dans le XXe arrondissement. D’autres actes de vandalisme ont depuis été perpétrés contre la fédération départementale, située dans le XIe arrondissement, les sections des IIIe, Ve et VIe arrondissements et la permanence du député Patrick Bloche, dans le XIe.

Neuf plaintes ont été déposées à ce jour. L’enquête a été confiée au service d’investigation transversal (SIT) de la préfecture de police de Paris. D’après les informations recueillies par Sipa, des fédérations ou sections locales ont déjà été prises pour cible à Angers, Arles, Bordeaux, Brest, Dijon, Douarnenez, La Rochelle, Limoges, Rennes et Tulle.

 Leur presse – Le Nouvel Obs (SIPA), 08/11/2012 à 19h50

Nantes/Nddl : premières prises de distance avec les dégradations de locaux du PS

Les récits détaillés et mis-à-jour des journées de résistance de la ZAD aux expulsions des 7, 8 et 9 novembre 2012

[Bordeaux/La Rochelle] Quand on vous dit que la ZAD est partout… Nuit du 6 au 7 novembre 2012

Des tags sur les murs de la Fédération PS de Gironde

Les locaux de la fédération du parti socialiste de la Gironde et de la Charente-Maritime ont été tagués dans la nuit de lundi à mardi, avec des inscriptions faisant référence au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Le sigle ZAD (Zone à défendre), du nom d’un groupe qui milite contre le projet de l’aéroport, a été retrouvé sur la permanence de La Rochelle tout comme sur celle de Bordeaux, a-t-on appris auprès du PS.  « Non à l’Ayraultport » (référence au projet d’aéroport contesté de Notre-Dame-des-Landes en Loire-Atlantique, cher au Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ndlr) et « tremblez » ont été apposés sur la façade de la permanence charentaise.

A Bordeaux, on peut lire inscrit à la peinture bleue: « UMP-PS-Vinci dégagent » et « Ayrault vendu » sur le mur d’enceinte.  Emmanuel Arcobelli, premier secrétaire fédéral par intérim de la Fédération du PS de Charente-Maritime, a indiqué à l’AFP avoir déposé plainte » contre ce qu’il qualifie d' »agissements qui ne sont pas admissibles ». La fédération girondine a fait de même.

Leur presse – Fr3 Pays-de-la-Loire (Evelyne Jousset), 06/11/2012 à 18h10

Au passage, la ZAD (dont la signification est détaillée dans l’article) devient un groupe de militantEs … fallait oser dans la connerie !

Rassemblements en solidarité avec les mineurs espagnoles en lutte à Strasbourg et partout ailleurs – 14 juillet 2012

Reçu par mail:

Contre la répression d’Etat et le chaos capitaliste, la solidarité est l’arme des peuples:

Depuis trois mois, 8000 mineurs des Asturies en grève illimitée refusent une mise à mort sociale planifiée par les grandes banques et la classe bourgeoise, et bloquent leur économie par des dizaines de barricades défendues chaque jour au lance-pierre et au lance-roquette artisanal;

Depuis trois mois, 8000 mineurs des Asturies repoussent au jour et jour les attaques policières sur les piquets de grève aux mines et sur les points de blocage dans les villages, Depuis trois mois, les mineurs et leurs familles luttent seuls contre l’Etat et les flics pour protéger leurs lieux de vie et leurs proches. En ce 11 juillet, des dizaines de milliers de travailleurs solidaires ont pris la rue avec les mineurs grévistes à Madrid. Face à la menace d’un mouvement social déterminé et solidaire, l’Etat a lâché ses porcs pour réprimer dans le sang l’élan populaire. Une centaine de blessés, dont plusieurs enfants. En ce moment même, le peuple espagnol reprend la rue, à Madrid mais aussi à Barcelone et dans d’autres villes. La répression est logiquement impitoyable.

Nous sommes tous des mineurs des Asturies, solidarité totale et inconditionnelle avec la révolte du peuple espagnol !

Face à la répression d’Etat, solidarité totale, inconditionnelle et offensive !

De la Grèce au Portugal, de l’Italie à l’Espagne, la Machine capitaliste continu de condamner des peuples entiers à la misère sociale, détruisant des vies humaines par les plans d’austérité, armes de guerre de la classe bourgeoise. Notre seule arme pour stopper l’hécatombe sont solidarité et détermination.

De Athènes à Rome, de Barcelone à Lisbonne, l’Etat réprime et écrase la moindre révolte.

La passivité est complicité,

Tous au Consulat d’Espagne ce samedi 14 h

13 quai Kleber à Strasbourg

 

Des rassemblements de solidarité avec les mineurs en lutte ont lieu partout en France devant les consulats et ambassades d’Espagne: voir la page facebook (liste des rassemblements dans les différentes villes)

Un rassemblement est prévu à Besançon ce samedi 14 juillet à 14h devant le Consulat d’Espagne (2 E, rue Isenbart)

La liste des autres rassemblements:

Paris 14h00 | Ambassade
Adresse : 22, avenue Marceau

Fort-de-France (Martinique) 14h00 | Consulat Honoraire
Adresse : Pointe La Rose
97231 Le Robert

Bayonne 14h00 | Consulat général
Adresse : Résidence du Parc
4, avenue du B.A.B.
64100 Bayonne

Bordeaux 14h00| Consulat général
Adresse : 1, rue Notre-Dame
33000 Bordeaux

Dijon 14h00| Vice-Consulat Honoraire
Adresse : 11, rue du Tillot
21000 Dijon

Le Havre 14h00 | Vice-Consulat Honoraire
Adresse : Europe building
Quai de l’Europe B.P 119
76051 Le Havre Cédex

La Rochelle 14h00 | Vice-Consulat Honoraire
Adresse : Quai des Chaluts
Port de Pêche Chef de Baie
17045 La Rochelle Cedex 01

Lyon 14h00 | Consulat général
Adresse : 1, rue Louis Guérin
69100 Villeurbanne

Marseille 14h00 | Consulat général
Adresse : 38, rue Edouard Delanglade
13006 Marseille

Montpellier 14h00 | Consulat général
Adresse : 24, rue Marceau – B.P. 51221
34010 Montpellier Cédex 01

Nice 14h00 | Vice-Consulat Honoraire
Adresse : 4, boulevard Jean Jaurès
06300 NICE

Pau 14h00 | Consulat général
Adresse : 6, place Royale
64000 Pau

Perpignan 14h00 | Consulat général
Adresse : 12, rue Franklin
66000 Perpignan

Rennes 14h00 | Consulat Honoraire
Adresse : 2, allée des Açores
35200 Rennes

Rouen 14H00 Vice Consulat,                                                                                                      22 Rue de la Croix d’Yonville, 76000 Rouen

Toulouse 14h00| Consulat général
Adresse : 16, rue Sainte Anne
31000 Toulouse

Toulon 14h00| Vice-Consulat Honoraire
Adresse : 215, avenue de la Victoire
Immeuble Le Mont d’Or
83100 Toulon

Et ailleurs dans le monde:

[Canada] Montréal:

14h00 | Consulat d’Espagne à Montréal
Adresse: 1, Westmount Square

[Suisse] Berne:

14H00 Berne
Kalcheggweg 24
3000 Berne 15

[Belgique] Bruxelles:

Ambassade de l’Espagne
Wetenschapstraat 19 rue de la Science                                                                                              1040 Brussel/Bruxelles

Une pétition de soutien aux mineurs: Appel de soutien à la lutte des mineurs espagnols

Action de solidarité avec nos camarades emprisonné.e.s à la prison de Bordeaux-Gradignan – 31 décembre 2011

Reçu par mail:

Le 1er janvier 2012 à Gradignan.

Communiqué de presse:

Nous allons vous raconter une petite histoire.

Hier soir, à minuit, alors que Monsieur Audouart, directeur du centre pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan bouffait grassement sa dinde et ses petits fours en compagnie de ses convives. Et que ses maton.ne.s perché.e.s dans leur miradors se pintant la gueule et fumant le Hasch et le sub’ chouravés à nos camarades embastillé.e.s.

Les quelques 800 taulard.e.s entassé.e.s dans la prison se contentaient de maigres produits cantinés grâce au racket organisé par G.E.P.S.A.  (filiale de SUEZ… http://www.gepsa.fr/)  en attendant machinalement et sans espoir la nouvelle année 2012.

Et nous, comme on n’en a rien a carrer du nouvel an et de toute cette société de merde, on a décidé de faire un modeste spectacle pour nos pote.sse.s.

1minute 20 et 90 coups de feux d’artifice pour venir éclairer la misère dans laquelle l’État laisse moisir et crever ceulles qu’il considère indésirables. Et bien nous en sommes !

Pas de bonne année, tant qu’il y aura des prisons ! Bloquons et détruisons toutes les machines à enfermer ! 

En solidarité avec nos camarades en prison ! Ce n’est qu’un début…

Signé la propagande par la fête.

[BORDEAUX] Affiches et pochoir anti-répression – 25 décembre 2011

Vu(e)s dans les rue(lle)s bordelaises (25/12/2011):

Manifestations à Rennes, Bordeaux et Bugey samedi 15 octobre 2011 pour l’arrêt immédiat du nucléaire !

Les manifestations du 15 octobre, un enjeu important

Nous appelons à constituer (ou à rejoindre) des cortèges anticapitalistes pour l’arrêt immédiat du nucléaire comme à Rennes le 15 octobre.

L’incapacité à réagir à la catastrophe de Fukushima est lourde de sens quant au poids du lobby nucléaire en France, et à la dégénérescence du mouvement antinucléaire hexagonal de ces dernières années. L’initiative impulsée par la coordination antinucléaire de l’Ouest de faire du 15 octobre 2011 une journée nationale pour dire Stop au nucléaire revêt donc une importance particulière pour l’avenir de cette lutte.

Tract d’appel téléchargeable en PDF en cliquant sur l’image

Les manifestations du 15 octobre, un enjeu important L’incapacité à réagir à la catastrophe de Fukushima est lourde de sens quant au poids du lobby nucléaire en France, et à la dégénérescence du mouvement antinucléaire hexagonal de ces dernières années. L’initiative impulsée par la coordination antinucléaire de l’Ouest de faire du 15 octobre 2011 une journée nationale pour dire Stop au nucléaire revêt donc une importance particulière pour l’avenir de cette lutte.

L’enjeu des manifestations antinucléaires qui vont se dérouler dans plusieurs villes de France le 15 octobre est double.

Leur réussite d’abord, la mobilisation de plusieurs dizaines de milliers de personnes est primordiale. L’échec ne serait que secondairement une claque pour les écolos (et d’ailleurs ces derniers ne souhaitent qu’une réussite modérée) mais beaucoup plus importante pour qui pense que c’est dans la rue que se gagnera la bataille du nucléaire, et non au parlement où dans les urnes. Ensuite la tonalité des manifestations. Quel message délivreront-elles ? Bien sûr, personne n’osera venir avec des banderoles « arrêt progressif, dans 20 ou trente ans » au risque d’être brocardé et de subir même quelques horions bien mérités. Les écologistes vert et/ou roses dont c’est le programme préfèreront sans doute un de ces défilés-enterrements traditionnels, colorés de drapeaux vert et de la récupération du soleil antinucléaire, pour parler énergies renouvelables et suggérer l’échéance de la prochaine présidentielle comme premier pas vers le commencement du coup d’arrêt à porter bientôt…

Mais un autre message autrement plus porteur d’espoir pourrait émerger de ces manifestations, celui de l’exigence d’un arrêt immédiat. C’est en tous les cas celui que nous essaierons de porter avec tous les antinucléaires radicaux ou au moins conséquents. C’est que cet arrêt immédiat signifie aujourd’hui, dans le paysage écolo et antinucléaire, bien autre chose qu’une simple querelle de date. Il est devenu le symbole d’un clivage plus général entre une écologie sociale qui s’insère dans une perspective anticapitaliste et anti-productiviste et les tenants d’un néocapitalisme vert pour lequel les questions énergétiques peuvent servir à relancer une fois encore une économie de marché en crise. Il est pourtant très clair, qu’arrêter le nucléaire sera aussi difficile avec la gauche au pouvoir qu’avec la droite.

Les Verts et le nucléaire

Se vendre pour un plat de lentilles leur sert de programme. En 1997, Ils arrivent aux affaires dans le gouvernement Jospin : ministère de l’environnement et de l’aménagement du territoire pour Dominique Voynet – juin 97-juillet 2001 –, puis pour Yves Cochet (Juillet 2001-mai 2002). Bilan ? La part du nucléaire continue de monter jusqu’à 80 % de l’électricité produite, Voynet signe une dizaine de décrets favorables au nucléaire comme l’introduction du MOX à Chinon et l’érection de deux tranches à Civaux, l’autorisation du chantier pour l’enfouissement de déchets radioactifs à Bure, etc.

En 2002 ils présentent à l’élection présidentielle une de leurs icônes, Noël Mamère, celui qui, quelques années plus tôt en 1997, chantait les louanges de Superphénix « le prototype les plus évolué de cette filière à neutrons rapides » et qui considèraient que « ces centrales sont très économes en combustible et présentent une parade à toute crise et pénurie d’énergie » et pour finir « le paradoxe de cette industrie nucléaire dont la France s’est dotée d’abord par la volonté d’indépendance nationale et qui finalement aura été pour elle l’occasion d’une nouvelle ouverture sur le monde » [1] (en vendant des centrales sur tous les continents, en traitant les déchets de la planète, en pillant l’Uranium un peu partout, et en exportant du courant !). L’année suivante (1998) il adhère aux Verts sans que nul n’y trouve à redire. Non que les militants de base approuvent les paroles de l’ancien Noël, mais que, entre le bénéfice supposé de l’adhésion d’un député connu (Gironde) et quelques entorses à la ligne, il n’y a pas photo. Médiatisation et notabilisme sont durablement installés dès cette période.

On peut, à la rigueur, considérer qu’à cette époque pas mal de Verts de base on dû avaler des couleuvres pour le prix du pouvoir et du « réalisme », mais ce n’est plus le cas à présent. La composition sociale et l’histoire des militants a changé. S’ils étaient majoritairement issus des mouvements antinucléaires des années 1970, ce sont maintenant des apparatchiks qui ont grimpé dans le parti en prenant des places dans les instances régionales et municipales qui sont majoritaires.

Plus que de luttes de terrain ils sont idéologiquement (et souvent matériellement) liés à un néo-entrepreunariat consacré aux énergies alternatives et aux préoccupations de quelques classes moyennes, « éduquées » comme on dit, qui ne veulent pas de nucléaire dans leurs assiettes confortablement posées sur des tables en bois « équitable » dans une maison politiquement correcte et qui sont prêt à assumer une part de nucléaire pour conserver ce confort. Ce sont les promoteurs d’un capitalisme vert, créateur d’emplois verts, zélateur d’une croissance verte et de rapports d’exploitation… verts [2].

Actuellement, en terme de stratégie politique ils sont porteurs d’un unique message : voter massivement pour eux pour être mieux à même de faire pression sur leur partenaire socialiste dans la perspective du second tour de la présidentielle de 2012.

Or il n’est qu’à voir ce qui se passe en Allemagne pour comprendre que c’est l’inverse qui se passe, à savoir que ce sont les socialistes qui exercent les pressions sur les écologistes. Ainsi la direction du parti est parvenue à imposer aux députés de Die Grünen d’accorder leur soutien au gouvernement conservateur-libéral de Merkel lors du vote du Bundestag sur l’abandon du nucléaire à l’horizon 2022, à contre-courant de l’opinion dominante au sein du parti écologiste favorable à un arrêt des centrales dès 2017, et ce au prix du maintient des Verts dans les coalitions diverses et variées avec la droite. Et c’est bien ce que nous avions déjà vu ici en 2004 quand au Conseil régional de Basse-Normandie quand les élus Verts avaient laissé passer une motion favorable à l’implantation de l’EPR à Flamanville sous prétexte de ne pas « ne pas mettre en difficulté un exécutif de gauche récemment élu ».

En définitive c’est Denis Baupin [3] qui résume le mieux ce que sera l’accord avec le PS : « il y aura des négociations, nous pouvons discuter sur le calendrier, ce qui est important, c’est qu’au moment de cet accord le signal soit “On va faire la fin du nucléaire” ». Ce qui est une évidence, le nucléaire n’est pas éternel et, par définition, on va vers sa fin. Quand et comment, c’est une autre question, seul compte l’effet d’annonce, tant les promesses n’engagent que ceux et celles qui y croient….

Pour le parti écologiste la quadrature du cercle c’est d’exister en dehors du PS et de ne pas se ranger derrière une candidature unique en 2012 que beaucoup souhaitent. Et le prix c’est à la fois l’appui franc aux politiques d’austérité et l’acceptation d’un arrêt progressif dans 30 ans. Moyennant quoi nous auront peut être, comme en 81 avec Plogoff et le Larzac, ou comme en 97 avec Superphénix une ou deux mesures symboliques concernant l’abandon de projets déjà condamnés. Car concernant les socialistes il est clair qu’il n’y a pas de couleuvres à avaler (il n’y a plus guère que la romancière Aurélie Filipetti, député PS de Moselle et transfuge des Verts, qui fait semblant de mal digérer), c’est un parti pro-nucléaire depuis toujours.

Les socialistes

En 1981 lorsque les socialistes accèdent au pouvoir, l’électricité d’origine nucléaire ne représente que 38 % de la production totale. Au terme de la première législature socialo-communiste cette part atteint 60 %. Les Verts seront du voyage dans le gouvernement Jospin pour parvenir à 80 %

Ces derniers mois les déclarations des socialistes concernant le nucléaire nous en disent long sur ce que sont les politiciens… qui ne seront élus, de toutes les manières qu’avec une infime minorité de voix par rapport au nombre d’habitants du pays.

Martine Aubry : « Il faut aller vers une sortie et cela peut prendre 20 ou 30 ans ». François Hollande : « Un candidat socialiste ne peut prétendre sortir du nucléaire. » Il estime qu’abandonner une industrie « où on est sans doute les meilleurs » (sic) serait « ni économiquement sérieux, ni écologiquement protecteur, ni socialement rassurant ».

Ségolène Royal : « Nous devons ramener le nucléaire à une énergie d’appoint. » Après l’accident survenu à Fukushima elle avait reproché aux écologistes de ne pas respecter un « délai de décence » (c’est-à-dire selon elle de ne pas se cantonner à la solidarité avec les victimes, mais dans le même temps d’accuser le nucléaire). Jack Lang, lui, qui trouve que dans l’ensemble le nucléaire « est une énergie pacifique et non-polluante » Jean-Michel Baylet : « Une sortie radicale du nucléaire […] n’est pas réaliste. Nous demandons un rééquilibrage vers les autres énergies. » Arnaud Montebourg : « Je souhaite le dépassement du nucléaire. » Manuel Valls : « Je défendrai […] une sortie progressive et maîtrisée du nucléaire […] » (maîtrisée pour lui ça ne veut pas dire « techniquement », ça veut dire sans danger pour le taux de profit et la croissance !)

Mais c’est là une vieille histoire : Edith Cresson, en charge à Bruxelles du programme JOULE sucra 655 millions de francs alloués aux énergies renouvelables. On apprend également dans le livre Les vies cachées de DSK que l’ex-futur président avait autant d’attache avec le lobby nucléaire qu’avec le lobby sioniste. Il touche 1,5 millions de francs d’EDF pour avoir favorisé la coopération franco-allemande sur l’EPR entre 94 et 96. « De la Cogéma, le natif de Neuilly-sur-Seine palpa quelque 600 000 francs pour des interventions auprès de députés sociaux-démocrates qu’il s’agissait de convaincre quant à l’opération susvisée. Il « pigea » aussi pour l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs. Au total, il perçut jusqu’en 1997 en moyenne 200 000 francs par mois pour quelques rapports, courriers, entretiens de visu et coups de fil… Alors que son… addiction à…l’atome lui avait rapporté gros » [4]. Bref, les imbéciles qui vont voter à la primaire du PS (et qui, soyons en certains seront moins nombreux que les uns ou deux millions espérés) pourraient tirer quelques conclusions de ces déclarations. Non pas sur l’attachement du parti au nucléaire, là-dessus religion est faite, mais sur la façon dont les politiciens à quelques mois des élections nuancent et diversifient leurs déclarations en vue de la prochaine bataille pour accéder au pouvoir.

Cerise sur le gâteau, il n’est qu’à voir le revirement de Mélanchon se découvrant soudain, après Fuskushima, une âme d’antinucléaire sans que cela ne le gêne en rien, évidemment, dans son alliance avec le PC qui, lui, ne parvient pas à être aussi girouette (et pourtant il fait des efforts !).

Que reste-t-il du mouvement antinucléaire ?

Toutes ces pantalonnades politiciennes se retrouvent dans le rapport entre le Réseau pour un avenir sans nucléaire et les manifestations du 15 octobre. Si les positions officielles du Réseau ne se différencient guère de celles des Verts dont nous avons parlées (rappelons que les Verts y sont plus que largement représentés) il s’y ajoute d’autres embrouilles qu’il nous faut évoquer. En vue du sommet de Copenhagen pour le climat en décembre 2009, Greenpeace (membre du réseau jusqu’en 2007) le WWF, réseau action climat (membre du Réseau) lancent en mai 2009 un appel (Ultimatum climatique) à Sarkozy qui introduit un sacré bémol dans le revendication d’arrêt du nucléaire. D’un seul coup c’est le réchauffement climatique et l’effet de serre qui passent au premier plan et finalement le nucléaire, de ce point de vue, est jugé plutôt positif. Si bien que l’on change son fusil d’épaule : pas de nouvelles centrales certes, mais prolongation de 10 à 20 ans de celles existantes. Ainsi le directeur général de Greenpeace pour la France, Pascal Husting déclare : « On éviterait ainsi de se lancer à corps perdu dans un renouvellement du parc qui compromettrait la mise en oeuvre de toute vraie solution face aux changements climatiques […] En France, les bénéfices opérationnels issus de cette prolongation devraient être investis exclusivement dans le changement de notre modèle de production et de consommation de l’énergie. » l’Appel est rejoint par la fondation Hulot, France nature environnement, les amis de la terre etc. [5] ….
Sous l’influence de son porte parole Stéphane Lhomme, le Réseau sortir du nucléaire, sollicité en juin pour rejoindre en tant que tel l’Ultimatum climatique, refuse de signer un texte sur le climat qui n’exclurait pas explicitement le recours au nucléaire. Mais en septembre, le directeur du réseau, Philippe Brousse, force la décision du conseil d’administration du Réseau qui signe l’appel. La crise est ouverte, les opposants dont le porte parole sont virés et à ce jour, le Réseau sortir du nucléaire reste signataire de l’appel « Ultimatum Climatique », même si son assemblée générale de juin 2010 à décidée son retrait de cet appel…

`Quelques mois auparavant, Anne Lauvergeon (à l’époque présidente d’AREVA) déclarait : « Dans les années soixante-dix, le mouvement écolo s’est développé à partir de sa lutte antinucléaire, mais je pense qu’une scission interviendra sous peu entre les écolos “canal historique”, qui resteront antinucléaires jusqu’à la fin des temps, et les écolos modernes qui vont finir par reconnaître que le nucléaire fait partie des solutions ». Elle n’a pas eu à attendre longtemps pour que les faits lui donnent raison ! On comprend mieux avec ces exemples, le sens que prend l’opposition entre arrêt immédiat et toutes les autres propositions de sortie ou de non sortie.
Nous remarquons que les propositions de sortie « à terme », « différée », « progressives », oscillent allègrement entre des délais de dix ans, de vingts ans, de trente ans, pour faire le chemin inverse au fur et à mesure que les concurrents marquent des points. C’est que leurs propositions ne s’assortissent jamais de plan sérieux s’insérant dans leurs délais, il ne s’agit rien d’autre que de slogans politiciens variant au fil du temps et se donnant des allures scientiques et sérieuses. Le mieux pour eux serait de dire… 50 ans, car ainsi ils auraient pas mal de chance d’avoir eu raison, compte tenu qu’il y a fort à parier que d’ici-là les capitalistes auront tiré un trait sur la production électrique nucléaire, s’ils considèrent que ça ne dégage plus assez de plus-value face aux coûts « catastrophiques » que cela génère. Ainsi, le groupe allemand Siemens, anticipant sur les déboires de l’EPR avait déjà quitté Areva en 2009, et aujourd’hui annonce que le chapitre de la construction ou du financement de centrale nucléaire est clos et qu’il abandonne également ses projets avec le groupe russe Rosatom. Siemens s’intéresse maintenant… à l’éolien et au solaire ! Mais il est vrai que la place du nucléaire dans le domino capitaliste français est sans commune mesure avec celle de son homologue allemand ! Et que dans toutes ces affaires de délais une seule chose compte : retrouver la croissance, maintenir les profits, sauver les investissements et le capitalisme, pas la planète et les humains.

Pour un arrêt immédiat, définitif et sans condition du nucléaire

Pour nous il donc est déterminant, comme nous le disions au début, que les manifestations du 15 octobre soient un succès et que le message qui en sorte ne soit pas celui des écologistes de gouvernement. Mais ce n’est pas suffisant. Il faudra aussi que si cette présence d’arrêt immédiat est conséquente, qu’elle marque un point de départ vers une véritable re-fondation d’un mouvement antinucléaire. Il ne manque pas de groupes comme « Stop nucléaire » (coordination qui vient de se relancer avec Stop-Nogent), coordination contre la société nucléaire, CRAN, groupes locaux venant de quitter le réseau ou sur le point de le faire qui, pour peu qu’ils désirent se doter d’une perspective politique allant au-delà d’un simple témoignage pourraient participer à la construction d’une phase nouvelle du mouvement antinucléaire.
A cet effet il est prévu qu’à l’issue de la manifestation de Rennes se tienne un forum de discussion sur l’avenir d’un mouvement nucléaire à reconstruire, sur quelles bases et avec qui. Espérons que les circonstances feront qu’il puisse se tenir et qu’il y en ait aussi dans les autres villes qui manifesteront ce jour-là.

Il ne nous paraît pas possible que ce nouveau mouvement se cantonne au strict nucléaire. Car s’il s’agit d’exiger la fermeture de TOUTES les centrales en fonctionnement, ces combats ne sont pas sans liens avec les luttes en cours contre les dévastations sociales et écologiques de cette société énergivore et électrifiée de toute part : aéroport à Notre-Dame-des-Landes, nouvelles lignes TGV, forages de gaz de schiste, électronique généralisée etc. Contester le nucléaire demande à coup sûr de combattre cette société capitaliste-productiviste dans son ensemble.
Car le capitalisme s’adaptera comme il s’est toujours adapté aux contraintes rencontrées lors de son histoire et de son développement. Donc il développera les alternatives nécessaires à sa perpétuation : les kilomètres d’éoliennes prévues dans la mer, les milliers de kilomètres carrés de photovoltaïque dans le Sahara, et d’autres projets industriels de ce type en sont l’illustration.
Quant à nous il ne s’agit pas non plus d’attendre que le capitalisme miné par ses crises internes ou détruit par un gigantesque mouvement mondial prolétarien s’effondre. C’est dès maintenant que nous voulons arrêter le nucléaire, car c’est ici et maintenant que nous vivons !
Il existe plein de propositions pour réduire la « demande » en commençant ici et maintenant à faire le ménage dans le système productif, en dressant l’inventaire de ce qui est à la fois gourmand en énergie et produisant des choses (biens et services) de peu de valeur d’usage. Nos adversaires nous répondent que c’est impossible, mais c’est faux : il n’est qu’à regarder du côté du Japon, capable du jour au lendemain d’arrêter 80% de sa production électro-nucléaire, soit 43 réacteurs sur les 54 existant en septembre 2011, sans échéance de redémarrage… Combien de Fukushima faudra-t-il pour que les nucléocrates et leurs valets soient poussés à faire de même ? Faisons en sorte que nos oppositions soient plus contraignantes qu’une « excursion nucléaire » et que ça soit nous qui décidions de la nature du ménage à faire !

OCL-ouest

Rappel communiqué

15 octobre à Rennes manifestation antinucléaire

Rejoignez le cortège anti capitaliste pour l’arrêt immédiat du nucléaire qui sera ouvert par une banderole :

La France est l’État le plus nucléarisé au monde avec le Japon. Un parc de production atomique composé de 58 unités de production réparties sur 19 sites nous a été imposé. Et il faut y ajouter des sites militaires, des sous- marins, des centres pour les déchets, des laboratoires, etc. Cette production d’électricité nucléaire est dangereuse et antidémocratique : accidents majeurs, pollutions radiologiques et chimiques, militarisation, création d’une caste d’expert-e-s, etc. Plus on produit d’énergie nucléaire, plus la sortie du nucléaire en devient illusoire tant les déchets nous resteront sur les bras des milliers et des milliers d’années. 
Mais la décision d’abandonner tout de suite cette industrie reste un choix politique. L’exigence d’un arrêt immédiat, total et définitif est donc le seul mot d’ordre qui vaille, encore plus après la catastrophe de Fukushima. Seul un vaste mouvement social de combat du nucléaire et de la société qui l’accompagne permettra d’imposer cet arrêt à un État et des entreprises irradiés jusqu’à la moelle. Les logiques électorales et de lobbying ne nous seront d’aucun secours. Les plans de sortie à long terme du nucléaire par des énergies alternatives non plus, si on ne remet pas radicalement en cause le fonctionnement de notre société capitaliste. ARRÊT IMMÉDIAT DU NUCLÉAIRE Manifestons-nous partout où cela est possible pour amplifier l’opposition à la construction des futurs réacteurs EPR à Flamanville et de la ligne THT Contentin-Maine. Continuons à exiger la fermeture de la centrale de Fessenheim et de toutes les centrales en fonctionnement. Ces combats ne sont pas sans lien avec les luttes en cours contre les dévastations sociales et écologiques de notre société énergivore et électrifiée de toute part : aéroport à Notre- Dame-des-Landes, nouvelles lignes TGV, forages de gaz de schiste, puçage électronique généralisé, etc. Contester l’hégémonie du nucléaire demande à coup sûr de combattre cette société productiviste dans son ensemble.

Nous appelons à constituer (ou à se joindre) des cortèges anticapitalistes pour l’arrêt immédiat du nucléaire.

Organisation communiste libertaire (OCL) – offensive libertaire et sociale (OLS)

Dossier 4 pages de l’OCL: Arrêt immédiat et sans condition du nucléaire

Source: Organisation Communiste Libertaire, 05 octobre 2011