[Besançon] Hécatombe de ‘sucettes’ publicitaires – 8 et 9 mai 2013

PANNEAUX DECAUX : LE VANDALISME REPREND À BESANÇON

Besançon. Véritable phénomène local, le vandalisme sur les panneaux publicitaires d’abri de bus ou « sucettes » Decaux, reste soutenu à Besançon. Durant ces deux jours fériés, 18 vitres ont été explosées par des inconnus entre l’avenue Siffert et la rue des Deux princesses.

Les antipubs qui se tenaient relativement coi depuis le début de l’année viennent donc de reprendre leur périple, suivant un schéma de rues quasi immuable.

Tout a commencé en 2010 après 440 sucettes fracassées. On en a dénombré 90 en 2011 puis 210 en 2012 (1, 2 et 3). Un total de 700 panneaux détruits pour un coût approximatif de remplacement légèrement supérieur à 1.000 € pièce, soit un coût de 700.000 à 800.000 € pour la société Decaux, qui gère ces espaces publicitaires urbains.

Leur torchon local – L’est répugnant, 10/05/2013 à 12h21

Ci-dessous le décompte du même journal mais sur twitter: c’est fou comment les chiffres évoluent en si peu de temps…^^

Le nombre de "vitres" cassées est au moins 3 fois plus important que dans l'article version web

Le nombre de « vitres » publicitaires cassées est au moins 3 fois plus important que dans l’article ci-dessus

Besançon, le 10 mai 2013

Besançon, le 10 mai 2013

[Besançon] Les 24 caméras de surveillance, c’est pour bientôt….

Le 23 février dernier, la presse locale nous apprend que le conseil municipal de Besançon a voté le budget de 850.000 euros pour l’installation de 24 caméras de vidéosurveillance dans plusieurs quartiers de la ville et de l’embauche de 7 employés de la ville à temps plein qui travailleront derrière les écrans: 10 d’entre elles seront installées dans la boucle (espace commercial oblige), 4 dans le quartier Battant et 5 dans le quartier de la Grette (« les 408 ») et à Planoise. Elles s’ajoutent à celles déjà installées sur les édifices publics et privées (banques, tribunal…).

Quelques « citations » du maire PS prises de l’Est Répugnant du 22/02 dernier (qui se passent de commentaires mais qui en disent long…):

  • « Je suis maire de Besançon, donc responsable de la qualité de vie de cette ville et cette qualité passe par la sécurité »
  • « Je ne dis pas que l’insécurité a réellement augmenté, je dis que le sentiment d’insécurité n’a pas baissé. »
  • « Je m’attends à un certain nombre de critiques […] Les grandes positions idéologiques c’est bien, mais j’invite ceux qui les ont à venir habiter à Battant ou aux 408. »

L’inauguration de ces outils de surveillance est prochaine….(se tenir informer des dépêches de la presse locale) Mais en attendant, on peut enrayer la machine à contrôler par des gestes simples:

Comment? par le sabotage… les différents moyens et techniques ne manquent pas (en prenant les précautions nécessaires bien sûr..)

Vu à Besançon, ce 8 mai 2013:

Récemment, la caméra filmant l’entrée du rectorat de Besançon (mais pas que évidemment!) a été recouverte de peinture.. Un slogan contre cette société de surveillance a également été inscrit:

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Récemment, en Allemagne, le jeu Camover, créé en marge du Congrès de la police européenne qui s’est tenu du 16 au 20/02/2013, consistait à saboter le plus de caméras de vidéosurveillance. Petite illustration en vidéo

Transmis par mail, le 9 mai 2013

[Besançon] Augmentation du prix des tickets de bus: les contrôleurs en font les frais

BESANÇON : LA GROGNE MONTE

Infractions, incivilités, baisse de fréquentation, le réseau de transport bisontin peine à faire face aux difficultés. Une situation compliquée ressentie au quotidien sur le terrain.

À première vue, la situation n’est pas alarmante. Les chiffres, d’ailleurs, ne sont pas choquants. Baisse de fréquentation de 3 % entre mars 2012 et mars 2013. En hausse ces dernières années, les infractions ont pour l’instant baissé sur le premier trimestre de 2013, passant officiellement de 1.815 à 1.341. Une augmentation sensible est à noter : celle des demandes d’abonnement « demandeur d’emploi ».

Pourtant, Sébastien Brunetta est formel. Sur le terrain, le ton et l’ambiance ont changé. « On a surtout constaté des changements de comportements, notamment vis-à-vis des contrôleurs. Et on s’aperçoit qu’il y a des comportements de fraude inhabituels », explique le secrétaire du comité d’entreprise, syndiqué CFDT. Dans son viseur, l’augmentation, à la rentrée de l’abonnement Diabolo pour les écoliers, collégiens et lycéens. 165 euros pour le premier enfant et 110 pour les suivants, contre 99 et 59 euros l’année précédente. « Pour une famille de trois enfants, l’augmentation est considérable », relève le syndicaliste. Les mineurs sont donc de plus en plus nombreux à ne pas présenter de titres de transports en règle.

« Une nouvelle population »

« On constate en effet une nouvelle population dans les infractions. Désormais, on trouve des retraités, au faible pouvoir d’achat qui ne prennent plus qu’un ticket de bus pour aller faire leur course et l’utilisent à l’aller ou au retour », témoigne Florence Almarcha depuis le service des contentieux.

Autre réalité, la difficulté à faire face aux embouteillages liés aux travaux du tramway. « Il y a de plus en plus de retard », témoigne un contrôleur préférant rester anonyme. « Et ils le savent, regardez, c’est marqué là ». L’homme pointe en effet du doigt un communiqué de Ginko à l’attention des usagers : « Les horaires ne sont donnés qu’à titre indicatif. Les conducteurs s’efforcent de les respecter mais sont soumis aux aléas de la circulation ». Des difficultés probablement pas facilitées par la suppression de 147 départs de bus depuis la rentrée.

Mélangez le tout, ajoutez un soupçon de tensions sociales, et vous comprenez le quotidien des travailleurs sur le terrain : « Avant, on pouvait cibler », explique Laid, huit années à son actif en tant que contrôleur. « Aujourd’hui, les infractions et les incivilités sont partout. De jour comme de nuit ». Entendez par là qu’ils n’ont plus besoin de contrôler du côté de Planoise ou Clairs-Soleils pour ressentir ce « stress », de plus en plus présent au quotidien. « On est content quand les contrôles se passent bien et qu’on ne constate pas d’infraction. On n’est pas là pour faire du chiffre », témoigne un autre de ses collègues.

Même si tous les trois ont subi des agressions ces derniers mois, entraînant une incapacité totale de travail, ils n’accablent pas leurs agresseurs : « On est humains, et on voit bien qu’on est confronté à la misère… » Ils ne sont pas là pour se plaindre. Ils dressent juste un triste constat.

Leur presse locale – L’estrepugnant (Boris Massaini), 04/05/2013 à 05h00

[Besançon] L’Intervento, représentation sur les luttes autonomes italiennes des 70’s – 12 mai 2013 à 16h00 au local de Radio Bip

L’INTERVENTO, c’est une compilation de textes, chants, images, témoignages sur les luttes autonomes italiennes dans les années 70.

ça se passe:

le DIMANCHE 12 MAI à 16h00

dans les locaux de RADIO BIP 14 rue de la Viotte (la petite rue juste en dessous de la gare).

ENTREE LIBRE

La représentation sera suivie d’un apéro grignotage puis d’une discussion sur les liens entre les luttes des années 70 et les luttes actuelles.

Merci de faire tourner l’info.

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Présentation de l’Intervento:

Le mouvement autonome italien est peut-être l’un des mouvements de lutte les plus puissants de l’histoire récente occidentale.

Fort de ponts exceptionnels entre étudiants et ouvriers, « autonome » des partis et des syndicats, massif et violent dans ses modes d’actions, il fera durer mai 68 pendant dix ans. Ce sont les « hordes païennes » de jeunes immigré-e-s du Sud qui paralysent les usines, revendiquant le refus du travail, remettant à l’ordre du jour les pratiques d’action directe qui avaient secoué les mêmes industries en 1920 avant de s’endormir sous le fascisme. Ce sont des quartiers entiers qui, face à l’inflation, refusent de payer les loyers ou les factures. C’est une irruption tonitruante des femmes, homosexuel-le-s, jeunes et chômeurs-ses sur la scène politique. Ce sont des analyses précises et originales de la transformation de l’économie occidentale. C’est une explosion des radios libres qui se font « la voix des sans-voix » tout en jonglant avec l’ironie et la philosophie. C’est enfin le tournant de 1977, les émeutes, les chars blindés à Bologne, une répression féroce : un mouvement étranglé qui n’a plus d’autres issues que la fuite, l’héroïne ou la clandestinité. Beaucoup « d’autonomes » passeront des années en prison, sans manquer d’en faire encore un lieu de luttes.

Des lectures tirées de plus de 15 ouvrages différents et entrecoupées de sons et d’images permettront, chapitre après chapitre, d’avoir un aperçu de l’atmosphère brûlante de l’époque et d’approcher les questions qu’elle nous pose aujourd’hui.

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Mailing-list, 23 avril 2013

[Besançon] 1er Mai Libertaire

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[Besançon/Tract] Loi Fioraso: la gauche à l’assaut du service public d’enseignement et de recherche

Un compte-rendu de la journée de lutte universitaire du jeudi 21 mars 2013, date à laquelle la « commission sécurité » devait passer vérifier l’état des locaux du bâtiment Arsenal.

Trouvé sur les murs de la faculté de lettres

Trouvé sur les murs de la faculté de lettres

Le syndicat de la CNT 25 a sorti un tract sur la loi Fioraso:

Tract (recto) distribué lors de l'AG  du 28/03/2013 sur le site d'Arsenal

Tract (recto) distribué lors de l’AG du 28/03/2013 sur le site d’Arsenal

Tract (verso) distribué lors de l'AG  du 28/03/2013 sur le site d'Arsenal

Tract (verso) distribué lors de l’AG du 28/03/2013 sur le site d’Arsenal

Transmis par mail, 30/03/2013

[Besançon/Université] Jeudi 28 mars 2013 : grève, rassemblement et AG

Jeudi 28 mars, Tous-tes en grève pour défendre nos conditions d’étude et de travail

Nous étudiants et personnels de l’Université de Franche-Comté, réunis en assemblée générale le jeudi 21 mars, après avoir discuté des dispositions du projet de loi du Ministère de l’Enseignement et de la Recherche et de la situation locale, exigeons, avec les organisations syndicales SNASUB-FSU, SUD Éducation et SUD Recherche EPST, SNPREES-FO, FERC-SUP CGT et SNTRS CGT, AMEB, CNT-25 ainsi que le Front de lutte étudiant, présents à l’assemblée générale :

  • l’abandon du projet de loi sur l’enseignement supérieur et la recherche ,
  • l’abandon du projet de loi relatif aux écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE),
  • l’abrogation de la LRU

Et sur le plan local:

  • L’abandon du projet d’établissement unique Université de Bourgogne-Franche-Comté, quelle que soit sa forme,
  • Des solutions concrètes aux problèmes posés dans les formations déjà mutualisées, qui témoignent des mauvaises conditions d’études engendrées par le projet de fusion.
  • La réhabilitation immédiate des locaux de l’Arsenal, Granvelle, etc., et en attendant la mise à disposition de locaux décents. De manière générale nous dénonçons le manque de moyens et de personnels qui nous permettraient travailler dans des conditions correctes, conséquence directe de la LRU, et que la nouvelle loi vient aggraver,
  • La réouverture de tous les TD supprimés, notamment en histoire.

Pour toutes ces raisons, nous appelons tous-tes les étudiant-es et les personnels de l’UFC :

  • à se mettre en grève le jeudi 28 mars (les absences ne seront pas comptabilisées)
  • à participer avec les personnels de l’éducation en lutte contre la réforme des rythmes scolaires, au rassemblement à midi devant le rectorat
  • à participer à l’Assemblée générale qui aura lieu le 28 mars à 14h amphi N2 à l’Arsenal,
  • à organiser des réunions dans tous les départements pour évoquer les problèmes spécifiques et chercher des solutions.

Télécharger le tract au format PDF

Pour plus d’informations sur le projet de réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche 

Transmis par mail, 27 mars 2013

[Besançon] Précisions du CAB à propos de la manif antifasciste de ce samedi 23 mars 2013

Compte-rendu de la manifestation antiraciste et antifasciste

Plus de 400 personnes ont participé à la manifestation antiraciste et antifasciste à Besançon ce Samedi 23 mars 2013.

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Le point de départ était fixé à 15h place de la révolution. C’est une vraie manifestation dynamique et populaire qui a eu lieu, où tous les âges, tous les quartiers et des sensibilités politiques très diverses ont été représentés, dans une bonne ambiance évidente.

La manifestation a entonné de nombreux slogans antifascistes, comme :

« Besançon est antifasciste », « Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos » ou encore le traditionnel « Alerta antifascista ».

La banderole de tête reprenait le titre donné à la mobilisation « Stop aux agressions racistes et fascistes ! ». On aussi pu voir une autre banderole, syndicale, où était écrit : « le fascisme c’est la gangrène, on l’élimine ou on en crève ».

Le cortège est passé par toutes les places du centre ville : révolution, huit septembre, pasteur, granvelle, victor hugo pour prendre fin à la porte de rivotte, quartier où ont eu lieue plusieurs des agressions nazies répertoriées.

Les passants et bisontin.e.s ont accueilli avec joie, sourires et encouragements la manifestation. Certains passants nous ont dit « Merci de réagir, il est enfin de temps que cela cesse » (en parlant des agressions racistes et de ceux qui font de la haine raciale leur fond de boutique).

A l’issue de la manifestation, des prises de parole ont eu lieu pour rappeler le contexte des agressions racistes et/ou fascistes (au moins 6 connues depuis début 2013), le quartier de résidence des néonazis (quartier Bregille), ou encore que le Collectif Antifasciste de Besançon a été créé pour proposer aux bisontin.e.s un espace d’organisation et de lutte contre le racisme et le fascisme.

Pour le Collectif Antifasciste de Besançon c’est une mobilisation forte et réussie qui a été largement partagée avec la population de Besançon et alentours. Une victoire politique et une démonstration de force que Besançon reste une ville qui refuse les idées racistes et puantes véhiculées par les groupuscules d’extrême-droite.

Dans les temps futurs, nous invitons les bisontin.e.s à se tenir informer sur notre blog, cette manifestation étant la première pierre d’une mobilisation et d’une résistance de plus longue haleine, à construire ensemble.

QUELQUES CORRECTIONS S’IMPOSENT

Il nous faut cependant démentir une information erronée, reprise par les journalistes de l’Est Républicain et de France 3.

Un groupe d’une dizaine de néonazis était effectivement présent en ville : ce qui a amené un groupe d’environ 30 antifascistes à aller sécuriser les abords de la manifestation. C’est au croisement de la rue pasteur et de la rue d’anvers que ce groupe d’antifascistes a décidé de sortir de la manifestation.

Pendant que la manifestation continuait son chemin rue mégevand puis rue granvelle, les antifascistes mobiles sont passés par la rue d’anvers pour rejoindre la grande rue, la place du huit septembre, puis rue de la république, rue proudhon et enfin rue bersot, rue des granges et rue de la bibliothèque, dans le but de rejoindre le cortège de la manifestation grande rue.

Ce qui aurait du se réaliser à ce moment là, c’est que les 2 groupes (la manifestation et le groupe qui en était sorti 10/15 min auparavant), à moins de 70 mètres l’un de l’autre, se retrouvent. Cela a été empêché par l’intervention policière : soit générée par de la malveillance, soit par une incompréhension de la situation, en tout cas dû au manque évident de coordination des forces de police.

A noter que tout au long de l’excursion du groupe d’antifascistes, 2 motards au moins de la police nationale ont suivi le groupe, entendant distinctement les slogans antifascistes chantés dans le centre ville.

Ce sont les 2 policiers en tête de manifestation qui semblent ne pas avoir compris la situation : croyant voir arriver en face des néonazis/opposants lorsque le groupe d’antifascistes a souhaité rejoindre le cortège, ils ont alors appelé les renforts très proches, qui ont déboulé en fourgon et ont chargé sans sommation le groupe d’antifascistes, appuyé par la BAC. Un camarade a alors pris un coup de matraque sur le bras, au niveau du poignet. Il n’y a pas eu d’arrestation. Toute une partie du groupe d’antifascistes n’a alors pas pu rejoindre le cortège, ce qui a été finalement fait rue Rivotte.

Les affirmations des journalistes de l’Est Républicain et de France 3 sont ainsi erronées : ce qui est manifestement une intervention maladroite (et/ou une provocation policière) s’est transformée en une attaque des néonazis, permettant ainsi de titrer « Manifestation antifasciste sous tension », alors que cette manifestation était parfaitement détendue et bon enfant.

Le CAB corrige les affirmations de la presse :

Un groupe de néonazis était effectivement présent en ville ce samedi après-midi, en début de manifestation. Ils se sont retrouvés dans un bar non loin de la place de la révolution. Ils étaient 11 néonazis, les mêmes qui commettent les agressions depuis presque 3 ans maintenant. Au moins 2 d’entre eux se sont fait interpellés au centre ville, pendant que la manifestation avait lieu, et plusieurs étaient en possession d’armes.

En fait, la manifestation et ses abords n’ont à aucun moment étaient perturbés par ces néonazis ; l’ampleur de celle-ci leur démontrant clairement la résistance des habitant.e.s de Besançon face à leur idéologie de violence et de haine.

Source: Collectif Antifasciste de Besançon, 25 mars 2013

[Besançon & ailleurs] Mobilisations antifascistes de ce samedi 23 mars 2013

Ce samedi 23 mars, environ 400 personnes ont manifesté dans les rues de Besançon pour dénoncer les récentes agressions racistes et fascistes commises par des néo-nazis au centre de la ville.

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Appelée entre autres par le Collectif Antifasciste de Besançon, la CNT, l’AMEB, l’Initiative Communiste-Ouvrière et SOS Racisme ainsi que par de nombreuses personnes non-organisées et révoltées par les agissements de nostalgiques de la terreur fasciste, la manifestation est partie place de la Révolution. Après avoir traversé les rues du centre-ville, la manifestation s’est dirigée vers la Porte Rivotte où des agressions ont récemment eu lieu.

Malgré les provocations de quelques nazillons, très vite protégés par les CRS, la manifestation s’est déroulée normalement sous les slogans antiracistes et antifascistes.

En fin de manifestations, un militant du Collectif Antifasciste de Besançon a pris la parole pour rappeler les différentes agressions commises ces derniers mois par des néo-nazis à Besançon. Un militants de l’Initiative Communiste-Ouvrière est intervenu pour dire que dans le contexte de la crise, du chômage et de l’austérité, l’extrême-droite, mais aussi Sarkozy hier ou Valls aujourd’hui tentaient de diviser les travailleurs en stigmatisant les immigrés, les Arabes ou les Rroms, et qu’il était nécessaire de travailler à l’unité dans nos entreprises et nos quartiers face au racisme, aux licenciements et à la misère.

La suite du compte-rendu de cette manif sur Solidarité Ouvrière

Besançon : Rassemblement anti-raciste et anti-fasciste

Le collectif anti-fasciste de Besançon organisait une manifestation dans la rue. Selon l’association, 6 agressions néonazis auraient été perpétrées depuis le début de l’année.

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Ici, des clients frappés et gazés à la terrasse d’un café. Là, un jeune agressé dans la rue. Là encore une agression au cours d’un concert. Pour le collectif anti-fasciste de Besançon, pas de doute. Des groupuscules néonazis se sont installés dans la capitale Comtoise. Pour dénoncer ces faits, le collectif a organisé une manifestation, ce samedi après-midi.

Entre 200 et 400 personnes ont défilé dans la rue.

Voir la vidéo

Leur presse locale – Fr3 F-C, 24/03/2013 à 09h26

Manifestation sous tension

Une quinzaine d’individus sont venus faire de la provocation, hier, face au cortège antifasciste.

Sans tomber dans la dramatisation, beaucoup craignaient le terme de la manifestation antifasciste, hier rue Rivotte ; là où a eu lieu le gazage d’une dizaine de clients d’un bar en février dernier.

Finalement hier, c’est à hauteur de la rue de la bibliothèque le cortège est monté en pression lorsqu’une dizaine d’individus, encagoulés pour certains, sont venus se livrer à des actes de provocation qui auraient pu vite dégénérer si la police n’était intervenue très rapidement pour cloisonner les deux camps et disperser les éléments perturbateurs. Par sécurité, des renforts ont d’ailleurs aussitôt été demandés. Et c’est accompagnés de policiers solidement casqués et harnachés que les manifestants partis de la place de la Révolution ont pu terminer leur parcours porte Rivotte après être passés par la place Saint-Pierre, la place des Droits de l’homme et la place Grandvelle.

Une montée en puissance inquiétante

Pour le coup, les organisateurs du collectif antifasciste bisontin (CAB) ne pouvaient trouver meilleure démonstration des dangers qu’ils entendent aujourd’hui dénoncer en décidant de poser le problème ouvertement sur la place publique afin de faire réagir l’opinion et les autorités.

Ce qui les inquiète, c’est la montée en puissance des actes de violence de groupuscules se revendiquant ouvertement de l’idéologie d’extrême-droite. Quand il ne s’agit pas de théories nazies ou négationnistes avec vente de matériel sur le web.

Jeunesses nationalistes révolutionnaires. Werwolf sequania. Leur nom est connu. Leurs agressions aussi. Depuis début janvier, on en dénombre au moins six. Et certaines sont même filmées et diffusées sur internet. Hier, ils étaient deux cents selon la police, plus de quatre cents selon les organisateurs à être descendus dans la rue pour dire « non ».

Si les heurts ont pu être évités, deux individus ont en revanche été interpellés munis de matraques télescopiques et de bombes lacrymogènes. Ils devront répondre prochainement de leurs actes devant le parquet.

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Leur presse locale – L’EstRépu, 24/03/2013 à 08h50

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A Chartres de Bretagne contre une réunion des identitaires:

Chartres-de-Bretagne. Mobilisation contre une réunion d’identitaires

À l’appel de plusieurs organisations de gauche, plus de 300 personnes ont manifesté, dans le calme, hier à Chartres-de-Bretagne (35), contre la tenue d’une réunion du groupe identitaire régionaliste Jeune Bretagne.

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Cette association organisait, dans cette commune touchée par la crise économique (à travers l’usine PSA Citroën de La Janais), une conférence intitulée « Que faire face à la crise sociale européenne ? ». Les manifestants de gauche souhaitaient dénoncer « l’idéologie d’extrême droite identitaire ». En effet, la conférence regroupait, entre autres, des membres de l’organisation italienne néo-fasciste CasaPound, du syndicat nationaliste flamand NSV, du mouvement français d’extrême droite Riposte laïque ou encore du Parti socialiste unitaire national-européen (Psune). « Nous sommes 227 et c’est un succès pour un tel rassemblement » expliquait hier Yann Vallerie, président de l’association Jeune Bretagne. Après avoir défilé dans les rues, les manifestants de gauche se sont rendus sur la place de la Mairie pour des prises de paroles. « Je condamne les idéologies d’extrême droite qui véhiculent des propos xénophobes et violents et qui viennent exploiter la crise économique et sociale », a expliqué le maire de la commune, Philippe Bonnin. Alors que la réunion de Jeune Bretagne devait prendre fin hier, vers minuit, de nombreux gendarmes étaient présents pour éviter tout débordement, notamment aux abords du lieu de rassemblement situé sur un terrain privé.

Leur presse – LeTélégramme.fr, 24/03/2013

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A St-Etienne contre la venue de LePen:

Le président d’honneur du Front National, Jean-Marie Le Pen, était dans la Loire ce samedi 23 mars. Une manifestation contre sa venue a été organisée le jour même dans les rues de Saint-Etienne.

Ils étaient des centaines à défiler dans la Grand’rue. Le rendez-vous a été donné à 15h place Jean Jaurès. Les manifestants ont ensuite rejoint l’hôtel de ville puis la place du Peuple.

a0e7183ee0af33351ebc5ee61503032b_800_533. af65d7f179de10f8b3f318e04837155f_440_293.Leur presse – Zoom d’ici via Solidarité Ouvrière, 23/03/2013

[Besançon] Manif antifasciste & antiraciste samedi 23 mars 2013 15 h place de la révolution

Télécharger l’affiche en PDF

Appel à une manifestation le 23 mars à Besançon suite aux récentes agressions racistes et néo-nazies ; plusieurs organisations étaient présentes lors de la réunion de préparation de cette manifestation comme la CNT, le Collectif Antifasciste de Besançon, l’Initiative Communiste-Ouvrière, l’AMEB et SOS Racisme :

En Franche-Comté, depuis plusieurs mois, des groupuscules néonazis commettent des agressions.

Présents depuis longtemps à Besançon et dans la région, ces groupes, qui véhiculent des idées nationalistes, identitaires et fascistes, sont aussi des adeptes de l’action violente : parades para-militaires et saluts nazis, gazage devant un bar pendant un concert, passages à tabac ciblés (couleur de peau, orientation sexuelle, engagement politique)…

Dans un contexte où racisme et homophobie sont banalisés et où les extrême-droites s’affirment en Europe, ces faits inacceptables, toujours impunis, nous poussent, nous Bisontin.e.s, à nous organiser pour stopper les agressions racistes et fascistes.

Si nous ne voulons pas du fascisme et ne voulons pas avoir peur de nous faire agresser, c’est entre autres par une mobilisation large que nous pourrons le prouver et montrer à ces groupuscules que leurs idées nauséabondes ne seront jamais les bienvenues à Besançon.

Pour participer à la résistance et aux luttes : Agissez individuellement et collectivement, soyez vigilants et informez-vous : lahorde.samizdat.net •fafwatchfc.noblogs.org  cabesancon.wordpress.com

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