[ZAD de NDdL] Avi à la populassion de la Brigade Activiste des Clowns

Via @LE_REVEIL sur twitter, 03/11/2012

[ZAD de NDdL] Barricades et affrontements ce mardi 30 octobre 2012 – Actions solidaires à Rennes, Brest et Tours

Communiqué de presse 30/10 10h30 …on est toujours là !

Ce matin, depuis 8 h, des centaines de gardes mobiles tentent d’expulser les habitant-e-s du lieu-dit la Saulce à Notre Dame des Landes et rencontrent une résistance déterminée de la part de dizaines de personnes, certaines installées dans des cabanes dans des arbres, d’autres derrière des barricades construites pendant le week-end sur la D81*.

Au moins trois opposant-e-s ont été blessés par des tirs de flash-ball ou de grenades assourdissantes lors des charges. “Je constate qu’encore une fois, la république utilise des armes offensives pour mater la résistance” déclaré Gaël, présent sur place lors des charges. Contrairement à ce qui a pu être annoncé, le Sabot, lieu de maraîchage occupé collectivement lors d’une manifestation le 7 mai 2011 ainsi que les lieux environnants et notamment les Cent Chênes et le Far West ne sont pas expulsés.

Ce mardi, le COPAIN 44 (Collectif des Organisations Professionnelles Agricoles Indignées par le projet d’aéroport) a appelé à rejoindre le Sabot pour participer à cette lutte contre la destruction des terres. Plus de deux cent personnes et des tracteurs sont déjà présentes devant la mairie de Notre-Dame-des-Landes, et vont essayer de rejoindre le Sabot.

* »Ils nous jettent à la rue, donc on assume et on l’occupe ! En occupant la route, on créé un moment éphémère dans cette lutte contre l’aéroport Grand ouest. Un moment de rencontre pour celles et ceux qui participent à cette lutte, un moment pour montrer que même si des maisons sont expulsées et détruites, ainsi que des jardins collectifs et des potagers, cela n’entame en rien notre détermination. » annonce un texte écrit ce week-end à l’occasion de la construction des barricades sur la D81.

« Contrairement aux déclarations du sous préfet, M. Lapouze, annonçant le mouvement de résistance à Notre Dame des Landes ’fini’, nous sommes de plus en plus nombreuses et nombreux à nous engager pour la protection de ce magnifique bocage, et plus généralement pour lutter contre la logique sous-jacente à ce type de projet. Pendant tout le week end, des centaines de personnes sont arrivées pour apporter leur soutien, nourriture, vêtements, et matériel, pour participer à cette lutte et pour s’installer pour les semaines et les mois à venir. » a déclaré Camille Giloin, 34 ans.

Une manifestation de réoccupation est d’ores et déjà prévue samedi 17 novembre au départ d’un bourg proche de la ZAD.

Contact presse :  06 65 67 76 95 / zad@riseup.net

Le fil-info de ce mardi 30 octobre 2012 constamment mis-à-jour 

Toutes les infoshttp://zad.nadir.org/

Notre-Dame-des-Landes : nouvelle opération d’évacuation des opposants

Les forces de l’ordre ont lancé mardi matin une nouvelle opération pour faire évacuer les opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes a constaté un photographe de l’AFP.

Quatre gendarmes ont été légèrement blessés selon la préfecture, lors de la troisième vague d’expulsions de maisons et terrains occupés illégalement. Les militants anticapitalistes de la « zone à défendre » ont indiqué pour leur part dans un communiqué qu’au moins trois opposants avaient été « blessés par des tirs de flash-ball ou de grenades assourdissantes lors des charges ».

« Ces interventions se sont déroulées face à des opposants très déterminés dont le nombre a notablement augmenté ce week-end, suite aux nombreux appels relayés sur les sites Internet. Les forces de l’ordre ont dû faire face à de violentes attaques par jets de projectiles et éloigner les groupes d’assaillants par l’usage de lacrymogènes », indique le communiqué de la préfecture de Loire-Atlantique. « La déconstruction des squats se poursuit sous la protection des forces de l’ordre », poursuit le texte. Cette opération, rappelle la préfecture, « est rendue nécessaire pour permettre les travaux préparatoires prévus début 2013 (défrichements, déplacements des premières espèces, diagnostics archéologiques, premiers travaux de desserte routière) ».

Les forces de l’ordre ont eu recours aux grenades explosives, des grenades à poivre, ainsi que des lacrymogènes, a-t-on constaté de même source. Un hélicoptère survole la zone en permanence. Après de vifs affrontements, allant jusqu’au corps à corps, une pause s’est instaurée peu avant 8 h 30, les forces de l’ordre semblant attendre l’arrivée de renforts. Les deux camps se faisaient face à moins de 200 mètres.

TRANCHÉES ET BARRAGES

L’annonce de cette évacuation avait filtré dès lundi soir. En prévision de cette opération, les opposants, qui tentent de ralentir les opérations d’expulsions entamées il y a deux semaines, avaient creusé ces derniers jours des tranchées et érigé des barrages pour ralentir la progression des forces de l’ordre, avec notamment des arbres coupés en travers des voies d’accès. Des feux, notamment de palettes, avaient également été allumés.

A l’appel de plusieurs organisations agricoles, un rassemblement était prévu mardi matin au Sabot, également lieu de cultures maraîchères, en soutien aux agriculteurs menacés par le projet de nouvel aéroport.

Leur presse – Le Monde.fr (AFP & Reuters), 30/10/2012 à 12h29

Quelques vidéos des barricades et affrontements de ce mardi 30/10/2012:

Lire un témoignage d’un.e ZADist sur la terreur étatique et les violences des porcs policiers durant cette journée

Des actions solidaires avec les occupant.e.s de la ZAD de ces derniers jours:

[Brest] Soutien à la lutte de NDdL

Ce matin, on pouvait voir dans Brest quelques banderoles et tags de soutien aux camarades qui luttent contre l’aéroport et contre l’occupation militaire de la ZAD…

Depuis 40 ans, les habitants et les habitantes de Notre Dame des Landes luttent contre la construction d’un aéroport sur leurs terres. Ce projet, commandé par le Parti Socialiste et dont la construction est déléguée à l’entreprise Vinci, condamne plusieurs communes au bétonnage pour le seul intérêt de quelques capitalistes.

En ce moment, Notre Dame des Landes est assiégée par les forces de l’ordre qui expulsent les habitant-e-s de la zone où doit être construit le futur aéroport : la ZAD, « Zone d’Aménagement Différé », ou plutôt Zone A Défendre. Toutes les maisons situées sur la zone sont détruites, les déplacements de tou-te-s les habitant-e-s contrôlés.

Malgré cette occupation militaire, les habitant-e-s et les opposant-e-s continuent de résister et appellent à une manifestation de réoccupation des terres le 17 novembre prochain.

Devant le silence médiatique, nous avons tenu à afficher notre solidarité en accrochant des banderoles dans la ville.

A bas l’aéroport et le monde qui va avec !

Source: Indymedia Nantes, 30 octobre 2012 

Tours : La ZAD est partout ! Préambule

Préambule…

Bibibibiiiiip !
Samedi 27 octobre … STOP … Une banderole sur la mairie de Tours … STOP

… Préambule à l’action de mercredi prochain … STOP … SOLIDARITÉ avec TouTEs les Zadistes … STOP … VINCI-PS POurriS …STOP … LA ZAD EST PARTOUT !

Fin du message intercepté sur les ondes de RadioRageToursCircus

Source: Indymedia Nantes, 29 octobre 2012

[Rennes] Toujours déterminé-e-s contre l’aéroport et son monde

Vendredi 26 octobre 2012. Comme une semaine auparavant, nous nous sommes retrouvé-e-s une bonne centaine devant la mairie de Rennes pour manifester notre rage à voir les habitant-e-s de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes chassé-e-s à grand coup de keuf, à imaginer le bocage bétonné pour ce projet d’aéroport, pour l’accélération des flux de marchandises humaines et matérielles, pour faire de la thune et du pouvoir, toujours.

Alors nous avons parcouru les rues du centre-ville de Rennes et tracé quelques tags de ci de là pour signifier notre opposition à ce projet d’aéroport et au monde qu’il symbolise. Nous n’avons pu nous empêcher de venir de nouveau rendre visite au local du Parti Socialiste et salir leur façade comme ils et elles salissent le monde par leur simple existence.

Tout cela reste très symbolique c’est sûr. Mais nous tenions à manifester notre solidarité avec les zadistes qui résistent encore et toujours à l’envahisseur et notre haine contre les dominant-e-s qui prétendent imposer un pouvoir « socialiste » et des projets capitalistes « écolos ».

Retrouvons-nous vendredi prochain (2/11/2012) à 18h30 devant la mairie de Rennes pour continuer d’affirmer notre opposition à ce projet d’aéroport et au monde qui va avec.

La ZAD est partout !

Source: Indymedia Nantes, 28 octobre 2012

Voir l’agenda des actions décentralisées de soutien à la ZAD à venir

[Grève générale du 14N] Appel international à l’insurrection

Il y aura une grève générale dans les pays du sud de l’Europe. Les incontrôlables souhaitent la répandre et la rendre globale. Feu et barricades dans les rues, police et patrons en fuite. Voici ce qu’est l’appel.

Dans le contexte actuel, il est inutile d’arrêter de travailler pour une seule journée. L’Etat et les entreprises sont capables de résorber les effets et les rendre dangereux pour les travailleurs qui soutiennent la grève. La seule solution est une grève générale permanente et active. Mais dans ce monde globalisé, la réponse doit être mondiale. Les actes isolés dans un pays n’ont pas d’effets sur l’économie de marché. Des situations similaires dans des centaines de pays autorisent la coordination. Aussi simple que de fixer une date commune le 14-N.

A propos de la grève générale du 14-N

Nous n’avons pas de baguette magique (à moins que vous ayez une). Ce que nous savons, c’est que quelque chose a mal tourné ici.

Quand vous vous réveillez chaque matin avant le lever du soleil pour passer sa vie à trimer pour des boulots mal payés, tenus de se dépêcher pour le calendrier et l’ennui.

Quand vous entendez les professionnels à la télévision parler de la violence, mais en excluant leurs origines, parce qu’ils donnent plus d’importance à quelques fenêtres brisées d’établissements appartenant à des tueurs de multinationales, qu’à la vie de travailleurs acharnés qui tombe d’échafaudages parce que l’employeur a décidé de spéculer avec l’argent qui aurait pu servir à mettre en œuvre des mesures de sécurité dans le travail.

Quand vous allez au supermarché et que vous vous rappelez que les prix ont augmenté de la TVA à nouveau. Quand la publicité à la TV vous donne des désirs vides et des chuchotements à l’oreille que vous n’êtes rien de ne pas avoir le dernier modèle de téléphone mobile, ou la plus grande TV en 3D avec un système audio super sophistiqué.

Quand les politiciens n’accomplissent pas leurs promesses de campagne et vous, tranquillement, en disant aussi «salauds, vous devez exploser». Lorsque tu es aussi malade que nous le sommes. Malade à avaler, au silence, à continuer de faire comme si rien ne se passait.

Nous ne sommes pas les anti-système dont tout le monde parle mais très peu au courant. Nous sommes vos fils, vos frères, vos camarades de classe ou collègues de travail, vos voisin. Nous sommes autant baiséEs que vous, et vous vous sentez tout comprendre, parce que nous souffrons aussi, mais nous sommes déçus par les fausses promesses du capitalisme, car une chose est claire: avec ce système, il n’y a pas d’aube possible. La contre-attaque de classe nécessite la généralisation et de changer une fois pour toutes la crainte en colère, les désirs en actions et les mots en actes.

– Parce que d’une journée de grèves et de manifestations drapeaux aux vents ne changera rien (et il est temps de le comprendre).

– Parce que, quelles que soient nos conditions, le travail salarié nous dégoûte par sa nature et sa définition.

– Parce que les syndicats domestiqués ne sont pas la solution mais une partie du problème, et ne nous représentent pas.

– Parce que la banque nous étrangle avec la complicité des partis politiques qui prétendent parler en notre nom et sont là uniquement pour traiter de l’avenir appauvri de nos vies.

– Parce que nous ne nous soucions pas si la police ait également bouleversé. Elle n’est pas de notre côté et ne le sera jamais. Les policiers sont des ennemis de la classe ouvrière à abattre, et qui travaillent pour garder le panoptique comme des verrous et nous étouffent, et bien sûr, ne méritent pas qu’on leur donne des fleurs.

– Parce que ce n’est pas seulE qu’on va changer le monde. Les illusions social-démocrates ne nous convainquent pas.

– Parce que nous n’avons besoin de personne pour nous dire ce que nous devons faire. Nous allons construire par nous-mêmes les alternatives dont nous avons besoin et que nous voulons, et non nous les imposées. Assemblées, l’horizontalité et action directe contre éluEs, bureaucratie et hiérarchie.

Le 14 Novembre, tous les camarades se rencontreront dans la rue, pour rappeler à ceux qui sont réellement coupables de cette crise (banquiers, des politiciens et qui ne sont pas des immigrés ou des foules chômeurs) qui détient à qui. Laissez barricades et les feux de saboter les illusions du réformisme bourgeois et le syndicalisme collaborationniste et laisser les flammes illuminées le sentiment de révolte que nous portons touTEs dans nos cœurs pour que nos rêves se rendre dans les incendies existant en Grèce, au Chili, au Portugal ou en Italie, dont les signaux de fumée communiquent nos désirs et peut devenir le troisième (et dernière) voies de prolétaires à la société de classes.

Nous avons perdu patience, du temps et de l’avenir. Ne craignons rien.
Agissez par vous-même et organisez-vous comme bon vous semble.

Tant que la misère subsiste, il y aura rébellion.

Traduction du Chat noir émeutier à partir du texte ci-dessous.

Le texte d’appel en anglais (325nostate):

We have no magic bullet (or want one). What we know is that something has gone wrong here. When you wake up every morning before sunrise to let life go on a low-paying gigs, bound to rush, schedule and boredom. When you see on TV professionals of lying talk about violence but shut out its origin, because they give more importance to a few broken windows of establishments owned by multinational killers, that the life of hard workers who falls from scaffolds because the employer has decided to speculate with the money that could have been serve to implement safety measures in the work. When you go to the supermarket and remember that prices have gone up in VAT again. When TV advertising gives you empty desires and whispers in your ear that you are nothing by not having the latest model of mobile phone, or larger TV with 3-D ultra-realistic surround sound system. When politicians do not accomplish their campaign promises and you, quietly, saying also “bastards, you should explode”. When you are so sick as we are. Sick to swallow, to silence, to continue to forward as if nothing is happening.

We are not the anti-system that everyone speaks of but very few knows. We are your sons, your brothers, your classmate or work partner, your neighbor. We are as fucked as you are, and understand everything you feel, because we also suffer it, but we are disenchanted with the false promises of capitalism, because one thing is clear: With this system there is no possible dawn. The class counterattack requires generalization and to change once and for all the fear into anger, desires into actions and words into facts.

– Because one-day strikes and demonstrations of moving flags will not change anything (and it is time to understand).

– Because, whatever its conditions, wage labor disgusts us by its nature and definition.

– Because domesticated labor unions are not the solution but part of the problem, and do not represent us.

– Because banking strangles us with the complicity of political parties who claim to speak in our name and on are only dedicated to deal with our future impoverishing our lives.

– Because we do not care if police are also upset. They are not on our side and will never be. They are the enemy of working class to beat, and who work to keep the panopticon that locks and choking us, and of course, do not deserve to give them flowers.

– Because this is not only going to change by itself. Social-democratic illusions do not convince us.

– Because we do not need anyone to tell us what we must do. We will build by ourselves the alternatives that we need and want, not the imposed. Assemblies, horizontality and direct action against delegationism, bureaucracy and hierarchy.

On November 14, all the comrades meet in the street, to remind to those who are really guilty of this crisis (bankers-politicians, not immigrants or unemployed crowds) who holds to whom. Let barricades and fires sabotage bourgeois illusions of reformism and collaborationist syndicalism and let flames light up the feeling of revolt we all carry in our hearts for our dreams to travel to the existing fires in Greece, Chile, Portugal or Italy, whose smoke signals communicate our desires and can become the third (and final) assault of proletarians to class society.

We have lost patience, time, and future. Only fear last.
Do by yourself and organize as you see fit.

While misery remains there will be rebellion.

En espagnol (La Rebelion de las Palabres): 

Sobre la próxima huelga del 14-N

No tenemos receta mágica (ni la queremos). Lo que sabemos es que aquí falla algo. Cuando te levantas cada mañana antes de salir el sol para ir a dejarte la vida en un curro mal pagado, atadx a prisas, horarios,  aburrimiento. Cuando ves cómo en la tele, trajeadxs profesionales de la mentira hablan de una violencia pero se callan su origen, porque se da más importancia a unos cuantos escaparates rotos de establecimientos propiedad de multinacionales asesinas, que a la vida de un/a currante que se cae del andamio por culpa de que su patrón ha decidido especular con el dinero que podría haber destinado a la seguridad de la obra. Cuando entras al supermercado y los precios te recuerdan que han vuelto a subir el IVA. Cuando la publicidad de la televisión fabrica deseos vacíos y a ti te susurra al oído que no eres nadie por no tener el último modelo de teléfono móvil, o la televisión más grande con 3-D ultra-realista y sonido envolvente dolby-surround. Cuando lxs políticxs no cumplen sus promesas electorales y tú, en voz baja, también dices aquello de « cabronxs, así saltaseis todxs por los aires ». Cuando acabas hartx, porque sabemos que, como nosotrxs, tú también lo estás. Hartx de tragar, de callar, de continuar para delante como si no pasase nada.

No somos esxs anti-sistema de lxs que todo el mundo habla pero a lxs que muy pocxs conocen. Somos tus hijxs, tus hermanxs, tus compañerxs de clase o del trabajo, tus vecinxs. Estamos tan jodidxs como tú, y entendemos todo lo que sientes, porque también lo sentimos, pero nos hemos desencantado de las falsas promesas del capitalismo, ya que una cosa está clara: Con este sistema no hay amanecer posible. El contra-ataque de clase necesita generalizarse y transformar, de una vez, el miedo en ira, los deseos en acciones y las palabras en hechos.

– Porque las huelgas de un día y los paseos con banderitas no van a cambiar absolutamente nada (y va siendo hora de entenderlo).

– Porque independientemente de sus condiciones, el trabajo asalariado nos da asco por naturaleza y definición.

– Porque los sindicatos no son la solución, sino parte del problema, y no nos representan.

– Porque la banca nos ahoga con la complicidad de partidos políticos que dicen hablar en nuestro nombre y sólo trafican con nuestro futuro empobreciendo nuestras vidas.

– Porque NOS DA IGUAL que la policía esté también puteada. No son de lxs nuestrxs, y no lo serán jamás. Son enemigxs de la clase trabajadora y trabajan para mantener el panóptico que nos encierra y asfixia, y por supuesto, no se merecen que les demos flores.

– Porque esto no va a cambiar sólo. Las ilusiones socialdemócratas ya no nos convencen.

– Porque sabemos que no necesitamos a nadie que nos diga lo que tenemos que hacer. Por nosotrxs mismxs podemos construir las alternativas que necesitamos y deseamos. Horizontalidad asamblearia y acción directa frente a delegacionismo, burocracia y jerarquía.

El 14 de noviembre todxs a la calle, para recordar a lxs verdaderxs culpables de esta crisis (lxs políticxs y los bancos, no lxs inmigrantes ni lxs trabajadorxs precarixs ni lxs paradxs) quién mantiene a quien. Que las barricadas y los sabotajes prendan fuego a las ilusiones burguesas del reformismo y el sindicalismo vende-obrerxs y que las llamas iluminen el sentimiento de revuelta que llevamos en nuestros corazones para que nuestros sueños viajen hasta las hogueras ya existentes en Grecia, Chile, Portugal o Italia, cuyas señales de humo comunican nuestros deseos y vuelven posible el tercer (y definitivo) asalto de lxs proletarixs a la sociedad de clases.

Hemos perdido la paciencia, el tiempo, y el futuro. Sólo falta el miedo.

Hazlo tú mismx u organízate como te convenga.

Mientras exista miseria, habrá rebelión.

Dans le même temps, une semaine de mobilisation pour l’éducation au  niveau mondial commence également ce 14 novembre 2012, qui doit duré jusqu’au 22 novembre 2012: blocages et occupations d’établissements scolaires et de facultés, manifs et barricades …

[Chili] Barricades et affrontements à Santiago: le jeune Angelo Estrada en danger de mort après qu’un maton lui ait tiré une balle dans la tête – 9 et 10 octobre 2012

Des encapuchados ont monté des barricades enflammées dans les rues du quartier de la gare centrale de Santiago ce mercredi 10 octobre 2012, à proximité de l’université (l’USACH).

Une fois la circulation routière bloquée, la police anti-émeute est intervenue ace des canons à eau et des gaz lacrymogènes pour disperser les émeutiers.

Dans le même temps, la mairie de Santiago a interdit une marche des étudiant.es et lycéen.ne.s que le syndicat CONFECH voulait organiser pour 18h en défilant à travers le centre-ville.

Quelques photos (de noticias.terra.cl):

« Voter, c’est légitimer les voleurs, organisons-nous » [trad. du tag]

Deux vidéos via Anthropologie du Présent:

Traduit de l’espagnol de leur presse chilienne, 10/10/2012

Une petite manifestation, appelée par des lycéen.ne.s a eu lieu dans la soirée de mardi (9 octobre 2012) à Santiago pour dénoncer la loi Hinzpeter et exiger une éducation libre et gratuite.

Vers 15h, en face de la station de métro Santa Ana, alors que les carabiniers dispersaient les manifestant.e.s à l’aide de canons à eau et gaz lacrymogènes, un véhicule de gendarmerie est passé rue San Martin.

C’est au moment où la voiture s’est arrêtée à un feu rouge sans pouvoir avancer, qu’un groupe d’encapuchados a commencé à attaquer la voiture avec des pierres, dans laquelle se trouvait un gendarme avec le gardien qui était au volant. Après avoir reçu quelques pierres, le geôlier a sorti son arme et a tiré deux coups de feu (en l’air) en direction de plusieurs bâtiments, puis de prendre la fuite aidé par la police.

Une des balles a atterri directement dans la tête d’Angelo Estrada (21 ans), qui était dans son appartement au 4ème étage de l’immeuble situé sur la rue San Martín.

Le procureur a ordonné l’arrestation du geôlier assassin, Jorge Retamal. Son arme a été saisie et passera devant le tribunal le mercredi 10 octobre pour « crime le plus grave ayant ayant entraîné de graves lésions et blessures. »

Une vidéo qui montre l’attaque du fourgon de police et des tirs qui suivent:

Traduit de l’espagnol de LiberacionTotal.La Haine.org, 09 octobre 2012

Un jeune de 21 ans, Ángelo Estrada, a reçu une balle dans la tête par un tir de gendarme, qui a, selon les médias et les flics, réagi pour se défendre de groupes d’étudiants qui étaient en train de s’affronter avec la police anti-émeute dans la capitale chilienne.

Il était au quatrième étage d’un immeuble, depuis lequel il regardait les affrontements dans les rues, lorsqu’il a été atteint d’une balle dans la tête.

Il a été emmené à l’hôpital où il a subi une intervention chirurgicale.

Le général des carabiniers a déclaré samedi soir aux médias, qu’un fourgon de la gendarmerie circulait dans le secteur et qu’il a vu des jeunes cagoulés s’affronter avec la police. Peu de temps après, des jeunes lycéens ont rejoint les encapuchados.

Un gardien pénitenciaire, Jorge Retamal, a tiré deux coups de feu en l’air depuis l’intérieur de son véhicule pour effrayer les jeunes. Résultat: une des balles tirées a touché Angelo en pleine tête.

La diffusion des images par les chaînes de télévision chilienne ont pourtant montré que le fourgon de police a été attaqué par un groupe de 5 jeunes (maximum) armés de bâtons et de pierres.

Le commandant-chef de la gendarmerie, Juan Rojas, a déclaré que « Retamal a été agressé physiquement par des jeunes armés, et qu’il n’avait pas d’autre choix que d’effrayer les assaillants avec son arme de service ». Il dit aussi que « le jeune touché n’a pas eu de chance et que c’est malheureux pour le gardien de prison, car celui-ci n’en avait pas l’intention ».

Une enquête de la police par rapport à ces faits a été ouverte.

Résumé élaboré à partir d’un article de leur presse – Ecuavisa.cl (Reuters), 10/10/2012 à 12h28

[Belgique] Liège burning

Le beau art de l’incendie

LIEGE – Des groupes de jeunes gens ont répandu des centaines de poubelles boulevard Sainte-Beuve à Liège, dans la nuit de mardi à mercredi. Ils y ont ensuite mis le feu, provoquant une odeur nauséabonde. Les pompiers de Liège ont dû employer des lances à haute pression pour éteindre les flammes et protéger les voitures en stationnement.  La chaussée a été ensuite dégagée afin que la circulation reprenne son cours normal. (20/9/2012)

LA LOUVIERE – Petite fête au cocktail Molotov: trois voitures brûlées dans la cité des Loups, dans la rue René Margritte (16/9/2012).

LOT – Pendant la nuit, une Mercedes a été incendiée dans cette commune de riches près de Bruxelles

Source: Suie & cendres

[Grèce] Emeutes nocturnes dans les rues d’Exarchia à Athènes – Nuit du 8 au 9 septembre 2012

Athènes : Combats de rue nocturnes dans le quartier d’Exarchia

Le samedi 8 septembre, vers minuit, un groupes de camarades qui étaient à Exarchia ont entendu qu’à environ 100 mètres de la place du quartier, dans la rue Stournari, face à l’entrée de l’École Polytechnique, des affrontements avaient débutés entre deux groupes de personnes. Nous sommes allés à l’endroit avec d’autres pour voir ce qui se passait, ne comprenant pas exactement qui étaient ceux qui se battaient entre eux. En demandant à des gens dans la rue, nous avons appris que des dealers avaient tentés de déplacer leur sale business dans le quartier, couvert en ceci par la police secrète. Il faut ajouter à cela que, depuis quelques mois, la police a essayé de transformer le quartier en une zone de trafic de drogue une fois de plus, et que la rue Stournari se transforme régulièrement en une scène de batailles de rue entre des gens qui vivent dans ou visitent le coin et des dealers.

Lorsque nous sommes arrivés au niveau de la rue Bouboulinas, l’invasion avait été repoussé par un groupe de jeunes encagoulés et la première barricade, constituée de poubelles en feu, avait été érigé.  Alors et pour plusieurs heures, le trafic dans la rue Stournari a été stoppé et des dizaines d’activistes encagoulés, dont plusieurs migrants, ont attaqué les escouades de MAT [police anti-émeute] qui sont apparues aux coins de rues avec des bouteilles, des pierres et divers objets, les premiers répondant par des tirs de gaz lacrymogènes.

Vers 1h30, environ 100 personnes ont couru de la rue Stournari vers le parc auto-géré qui se situe au niveau des rues Navarinou et Zoodohou Pigis, passant à travers une des artères principales du quartier. Arrivé dans la rue Charilou Tripouki, de nouvelles barricades furent érigées avec des poubelles en feu et une attaque fut lancée contre les MAT devant la faculté d’éducation universitaire. La police anti-émeute réussit à nous faire battre en retraite, courant le long de Zoodohou Pigis, dans la directions de la colline Strefi. Malgré cela, de nouvelles barricades furent placées au croisement des rues Valtetsiou et Charilou Tripouki, coupant là aussi le trafic. Après avoir attendu dans Zoodohou Pigis pendant un certain temps et considérant que la situation était assez calme, nous sommes allés à nouveau dans la rue Stournari pour s’apercevoir que là il y avait beaucoup d’action et de combats de rue en cours, avec des attaques et des contre-attaques à répétition entre les gens et les flics. Un couple de personnes qui ont tenté de prendre des photos ont été engueulé par des encagoulés et les photos qu’ils avaient prises supprimées.

Voici quelques uns des slogans qui ont été gueulé pendant les confrontations:

Rage et conscience, négation et violence, nous allons planter le chaos et ensuite l’anarchie !

Liberté pour les Cellules de Feu (CCF)

Anarchie, instabilité, action directe, insurrection !

Le mieux pour vous c’est des tirs de Kalashnikov, pour qu’ainsi vous puissiez comprendre!

La solidarité est une arme des peuples, joignez la guerre contre le patriarcat !

Les émeutiers ont raisons, pas les balances et ceux qui abandonnent !

À propos, vers 3h l’intensité des confrontations a significativement baissée et nous avons dis au-revoir au champ de bataille pour nos lits et un repos bien mérité.

Source: Contra-Info, 11 septembre 2012

[Algérie] Emeutes contre la misère à Alger «On vous a dit que la violence était le seul langage que comprennent les autorités»

Les habitants de la cité Diar El Baraka renouent avec les émeutes 

Une centaine d’habitants de la cité Diar El Baraka à Baraki, dans le sud d’Alger, sont montés hier au créneau pour revendiquer leur relogement. La route menant vers la daïra a été bloquée avec des pierres et des pneus brûlés.

Les affrontements ont commencé après l’intervention des forces de l’ordre pour débloquer la route. Les manifestants ont bloqué l’entrée principale du siège de la sûreté de daïra et de la daïra,  indiquant qu’il y a environ 1500 familles qui habitent dans de vieilles bâtisses datant de 1958 et qui ne sont plus habitables aujourd’hui. «On réclame un seul droit, celui d’être relogés décemment. On est dans une situation très précaire.

On veut une réponse claire et directe et non encore des promesses qui n’ont pas été respectées à ce jour. On a protesté à plusieurs reprises, mais nos doléances n’ont pas été entendues et n’ont pas été prises en charge. Le wali délégué refuse de nous recevoir, c’est pour cela qu’on a décidé de ne pas bouger d’ici jusqu’à ce qu’on ait au moins un avis», ont indiqué les protestataires sur les lieux.

D’autres manifestants assis devant le siège de la daïra diront : «On va renouer avec la colère et barricader la route parce qu’on en a ras-le-bol d’attendre». Pour eux, le recours aux manifestations devient la seule alternative pour faire entendre leur voix par les responsables qui refusent de les écouter. Enfin, le wali délégué a accepté de recevoir des représentants des contestataires.

Dehors, les citoyens n’ont pas cessé de dire qu’ils parlent de revendications «légitimes», alors que d’autres parlent de «manipulation». «Nous avons depuis longtemps mis en garde nos responsables locaux quant à une prise en charge de nos problèmes, surtout en matière de relogement. Ils ont préféré faire la sourde oreille à nos revendications. Aujourd’hui, qu’ils assument leurs responsabilités», nous dit un groupe d’émeutiers.

Au terme de la réunion qui a duré plus de 30 minutes, le wali délégué, selon les déclarations des représentants, leur a demandé de constituer une commission pour les représenter avec un chef qui restera en contact permanent avec lui. Nous avons tenté sans succès de joindre ce responsable qui a refusé de nous recevoir. Dans l’après-midi et au moment où nous mettions sous presse, la tension était toujours palpable dans ce quartier de la capitale.

Leur presse – Le Temps d’Algérie (M.C), 26/08/2012

JOURNÉE DE PROTESTATION À BACHDJARAH

Les émeutes de l’électricité aux portes d’Alger

Les habitants de ce quartier populaire de la capitale ont dû recourir à l’émeute pour que le courant électrique soit rétabli.

Et ça disjoncte à Bachdjarah…! Dimanche dernier, à trente minutes de la rupture du jeûne, cette commune (quartier populaire d’Alger) a basculé dans une violente protestation. Une centaine de jeunes ont investi la rue. Pour cause, depuis samedi à minuit, des quartiers entiers ont rejoint la rive des «non – électrifiés».

La moitié de la ville est restée sans eau ni électricité depuis cette date fatidique! Cette situation conjuguée à la canicule et au Ramadhan a poussé ces jeunes à la révolte! Ils sont descendus au niveau du boulevard principal de la ville (Tennis-Club) pour dénoncer cette situation.

En quelques minutes, la route a été barré en plusieurs endroits par les jeunes en furie! Pneus brûlés, troncs d’arbres, morceaux de ferraille et pierres et autres objets hétéroclites ont été utilisés pour fermer la voie publique.

Ces jeunes ont de ce fait rompu, non pas le jeûne, mais la soumission aux autorités et à leur indifférence. «48 h sans électricité ni eau vous vous rendez compte», peste un jeune, visage couvert d’un bout de tissu. «C’est inhumain de nous laisser comme cela en plein mois de Ramadhan», ajoute-t-il. «Ils veulent nous pousser à la révolte ou quoi?» s’interroge un autre jeune qui venait de brûler un pneu. «Toutes nos provisions alimentaires sont passées à la poubelle», dénonce de son côté un père de famille qui était descendu pour apporter son soutien aux jeunes de son quartier.

«Je suis contre la violence et de ce fait je ne tolère pas les émeutes. Mais que voulez-vous, c’est le seul langage que comprennent les autorités», explique-t-il. «Leur indifférence nous pousse à la révolte», poursuit-il. «C’est simplement un déni. Après maintes réclamations auprès de la Sonelgaz, ils nous ont informés que cette coupure est causée par une panne et que son rétablissement n’interviendra que dans 3 à 7 jours, chose que nous n’accepterons jamais en ces temps de canicule ramadhanesque», crie un autre homme qui a tenu à dénoncer le calvaire dans lequel ils étaient plongés depuis deux jours. Les émeutes de l’électricité sont donc bel et bien aux portes de la capitale. Après le quartier La Montagne, c’est au tour de Bachdjarah de se soulever. Ils sont tous unanimes: «C’est de la pure hogra, c’est de la provocation.» Durant tout ce temps, la tension monte d’un cran sous le regard à la fois impuissant et stratégique, des dizaines de policiers dépêchés sur les lieux. Les policiers sont déployés mais ne sont pas intervenus. C’est le même constat fait durant pratiquement toutes les émeutes de «l’électricité». Il semblerait qu’ils aient reçu des instructions pour laisser faire et ne pas envenimer la situation durant le Ramadhan. Il est 19h45, l’appel du muezzin retentit.

C’est l’heure de l’Iftar. La foule de jeunes en furie décide de rentrer le temps de rompre le jeûne. Mais quelques cuillerées de Chorba avalées, à la lueur d’une bougie, et rebelote. Le courant n’était toujours pas rétabli! La colère des jeunes remonte d’un cran. Ils sont aussitôt ressortis pour «tout brûler», fait savoir un jeune émeutier rencontré sur place. «Nous ne bougerons pas d’ici tant que nous ne verrons pas nos foyers éclairés», atteste cette jeunesse qui a basculé dans la violence à cause de l’électricité. «Si délestage y aura, qu’ils délestent dans les quartiers chics de la capitale. Eux n’ont pas été inquiétés», rétorquent-ils. Finalement, après deux heures de protestation, une lueur vient enfin illuminer la dure journée de ces jeunes. L’électricité est de retour dans pratiquement tous les quartiers de la commune. Les quelques quartiers qui restent seront «reconnectés» le lendemain (hier) vers dix heures du matin. «Vous voyez, ils ont dit qu’ils ne pouvaient pas réparer avant 3 à 7 jours. Mais comme par magie, on sort dans la rue, le courant électrique revient», atteste un jeune heureux que l’électricité soit enfin de retour. «On vous a dit que la violence était le seul langage que comprennent les autorités», conclut-il avec un clin d’oeil. Voilà donc qu’après avoir touché plusieurs régions du pays, les émeutes de l’électricité se rapprochent de la capitale…

Leur presse – L’Expressiondz.com (Par Walid AÏT SAÏD), 14/08/2012