[Marseille] Un TGV bloqué par des torches d’alertes sur la voie: « On est revenu à l’époque de l’attaque des diligences, on est en plein Far West… Nous avons déjà eu à Marseille des attaques de trains de marchandises dans les quartiers Nord, et des agressions régulières sur les contrôleurs, maintenant on a franchi un cran supplémentaire dans le sud de la ville avec cette attaque hors normes » – 2 février 2013

Des jeunes forcent un TGV à s’arrêter à Marseille, sans pouvoir monter à bord

MARSEILLE – « On est en plein Far West »: plusieurs dizaines de jeunes ont contraint un TGV à s’arrêter sur les voies samedi à Marseille, en utilisant des torches d’alerte de la SNCF, et ont tenté de monter à bord avant de s’enfuir à l’arrivée de la police, qui a pu interpeller dix d’entre eux.

La scène, filmée par un assaillant et des passagers, s’est déroulée peu après 14H00, alors que le train, parti de Paris, venait de quitter la gare Saint-Charles à Marseille vers Hyères (Var) et Nice, avec environ 150 personnes dans deux rames.

Des torches allumées sur les voies forcent alors le conducteur à stopper le TGV à hauteur de la cité Air Bel dans le 11e arrondissement (est), classée en Zone de sécurité prioritaire.

« Ces torches à flamme rouge sont des outils de sécurité que l’on utilise ordinairement pour signaler un gros problème et dans ce cas les conducteurs ont pour consigne de s’arrêter« , a expliqué une porte-parole de la direction régionale de la SNCF.

La police est alertée immédiatement et les forces de l’ordre essuient des jets de pierre à leur arrivée sur les lieux, avant que les assaillants ne s’enfuient dans la cité.

« On a recueilli très rapidement des témoignages de passagers, qui nous ont permis d’aller repérer des individus et de les interpeller« , a raconté Martine Coudert, directrice départementale adjointe de la Sécurité publique dans les Bouches-du-Rhône.

Dix suspects, âgés de 15 à 20 ans pour la plupart, ont été placés en garde à vue dans les locaux de la Sûreté pour « entrave à la circulation des trains, dégradations volontaires et vol« , a-t-elle ajouté, précisant qu’aucune arme à feu n’avait été signalée par les témoins et que la police n’en avait pas aperçu sur les films qu’elle a pu visionner.

Aucun des jeunes n’est entré dans une voiture de passagers, dont les portes étaient verrouillées. Certains ont cependant réussi à pénétrer dans un local technique du train pour y prendre des fumigènes, dont l’un a légèrement brûlé une vitre du TGV, seule dégradation notable.

Reparti vers 16H00 en direction de Toulon, le train est arrivé à Nice avec deux heures de retard vers 18H30.

« Ils ont commencé à taper sur le train pour s’amuser, ils voulaient voir s’ils étaient capables d’arrêter un train, ils rigolaient et se prenaient en photo« , a raconté à l’arrivée Saaida, une étudiante de 19 ans qui voyageait avec sa mère. « Ensuite ils ont essayé de monter dans le train, les gens commençaient à paniquer et puis la police est arrivée« , a-t-elle ajouté.

« Bien sûr on a eu peur, on a eu de la chance qu’ils n’arrivent pas à entrer« , a renchéri la mère.

« On est revenu à l’époque de l’attaque des diligences, on est en plein Far West… Nous avons déjà eu à Marseille des attaques de trains de marchandises dans les quartiers Nord, et des agressions régulières sur les contrôleurs, maintenant on a franchi un cran supplémentaire dans le sud de la ville avec cette attaque hors normes« , a estimé David-Olivier Reverdy, du syndicat de policiers Alliance.

En juillet 2011, une vingtaine de jeunes avaient contraint à l’arrêt un TER dans le nord de Marseille en plaçant chariots, poutres et parpaings sur la voie, afin d’immobiliser un train de fret. Plusieurs wagons avaient été ouverts et des cartons de produits de grande consommation avaient été volés.

En 2008, du matériel informatique, mais aussi des coussins de marque PlayBoy, avaient été dérobés lors d’attaques de trains de marchandises dans le même secteur.

 Leur presse – Express.fr (AFP), 02/02/2012 à 20h21

[BELGIQUE] Réappropriation dans un supermarché à Liège – dans l’après-midi du samedi 18 juin 2011

[Liège] Réappropriation dans un supermarché GB

Sur le coup de 14h30, une vingtaine d’activistes se faisant appelé les « robins des bois du supermarché » ont débarqué dans le gb Blonden, quartier des guillemins, pour un « free pic-nic ». Ils et elles entendaient protester « contre la vie chère », contre la politique de l’enseigne carrefour, et des supermarchés en général . Tout le monde (ou presque) a été arrêté.

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Par petits groupes, ils et elles ont rassemblé tables et chaises de pic-nic ainsi que toute sorte de victuaille, à l’exception de viande et d’alcool. Pas spécialement des produits de luxe, juste de quoi manger « normalement ». Pendant ce temps, d’autres personnes distribuaient des flyers aux client-e-s en leur offrant des fraises ou d’autres trucs. Certains acceptaient, d’autres non. Un micro a été réquisitionné, invitant les client-e-s à les rejoindre au free pic-nic. Leur communiqué a été lu à plusieurs reprises avant que la personne ne se fasse ramener à l’ordre.

Les personnes qui étaient abordées par les activistes étaient soit sympathisantes soit indifférentes, rarement hostiles. Un seul vigile était visiblement présent, et plutôt agressif. Il m’a empêché de faire des photos ou de filmer. Une autre personne qui prenait du son a connu le même sort.

La gérante est arrivé et à déclarer que c’était un peu exagéré. « même les clochards ne font pas ça ». Elle a appelé les flics et quelques agents sont arrivés, pas sympa, mais pas trop agressif non plus. Ils ont demandé aux occupantEs de payer leur nourriture et de partir, sans résultat. Une discussion s’est engagé sur la précarité et sur la politique de Carrefour, sans trop de succès.

Le vigile insiste auprès des flics pour j’efface mes photos, prétextant que c’est interdit dans un supermarché, etc. Je dis au flic que je suis là dans le cadre de mon travail, il se contente de prendre mon identité et on en reste là.

Le Peloton Anti-banditisme a débarqué et évidemment, eux ils rigolaient beaucoup moins. Après les usages sur le caractère pénal de l’action (c’est du vol), le chef de peloton s’est mis à faire de la politique « déjà que vous accepter les tox’s et les clodos dans votre camp, vous venez ici empêcher les gens de travailler. Dire que je donne 1/3 de mon salaire à des chômeurs de votre espèce. Puis il me prend à parti et me dit de dégager, que maintenant on ne rigole plus. « Si  t’es vraiment journaliste, (en gros) dégage »

Une fois dehors, je me rends compte de l’ampleur de leur psychose. Je compte 8 fourgons/voitures de police. Des flics avec des chiens à l’entrée, route barrée, renfort du PAB de Neupré qui arrivent. Ils font rentrer les fourgons à l’intérieur du magasin et ferme les portes. Le GB est bouclé. Aux dires d’autres personnes qui ne se sont pas fait arrêtée, il n’y aurait pas eu de violence (autre que verbale) lors de l’arrestation et du colsonnage.

Les activistes ont été emmené par des fourgons sirène hurlant et escorté par des motards (!) vraisemblablement à l’hôtel de police de Natalis. En tout cas, là-bas, vers 17h ils se refusaient à tout commentaires. A ma connaissance, certains activistes n’avaient pas de papier d’identité, …

Indymedia Bruxelles, 18/06/2011 17h53

la police déloge les « Robins des Bois des supermarchés ».

Les Robins des Bois du supermarché Ce samedi après-midi à 15h00, une trentaine d’activistes non-violents, les « Robins des Bois du supermarché » ont fait une action forte pour dénoncer le coût de la vie face au profit des actionnaires au Carrefour de Liège (Blonden). Ce samedi, le collectif des « Robins des Bois du supermarché » a invité les clients du Carrefour de Liège à goûter des produits au sein du magasin. Ils ont installés le « free pique-nique » sur des tables et des chaises du magasins. Ils entendaient de la sorte dénoncer les profits énormes de la deuxième plus grande enseigne de grande distribution au monde, alors qu’il est de plus en plus difficile pour de nombreuses personnes de boucler les fins de mois. Ils insistaient également sur les conditions de travail au sein de Carrefour qui, l’année dernière, a fermé plusieurs magasins et supprimé de nombreux postes de travail pour augmenter la rentabilité du groupe. Certains clients du magasin ont accueillit vraiment favorablement l’initiative. La police est intervenue et a procédé à 15 arrestations. Le tout s’est déroulé sans violence.

Numéros de contact (informations complémentaire, photo, vidéo) : 04 99 66 83 76 (information générale) // 04 87 95 78 23 (témoignage)

Contact : robinsdesbois@mailoo.org l fabianvigne@gmail.com

Pourquoi cette action :

 » Aujourd’hui, nous reprenons dans ce magasin ce que nous avons tous produit pour l’offrir à tous, car ce sont les grands magasins de l’agroalimentaire qui nous volent tous les jours.

Ils volent les petits producteurs :

En Belgique et de part le monde, les petits producteurs agricoles sont forcés de vendre leurs produits aux prix fixés par les grandes
multinationales de la distribution. En 2009, par exemple, un litre de lait coûtait 31 centimes au producteur mais n’était acheté que pour 27 centimes et revendu ensuite en supermarché Carrefour pour 67 centimes.

Ils volent notre santé :

À côté des aliments connus pour contenir de nombreux pesticides, colorants et arômes artificiels, l’huile de palme, par exemple, possède de graves conséquences sur la santé (maladies cardiovasculaires). Cette huile est l’huile végétale la plus consommée au monde et est présente dans la moitié des aliments préparés que l’on trouve en grande surface.

Ils volent la santé et le moral de leurs employés :

En 2010, Carrefour annonçait plus de 1500 licenciements alors qu’il réalisait plus de 400 millions d’euros de bénéfices. Les travailleurs sont sacrifiés pour la soif des actionnaires. Pour ceux qui y travaillent encore, 2 personnes sur 3 sont embauchées à temps partiel.

Ils volent les petits commerces :

Les grandes surfaces commerciales détruisent les petits commerces locaux et le tissu social de quartier en attirant les clients dans des espaces tristes et froids, loin des centre-villes.

Pour beaucoup d’entre nous, la fin du mois arrive de plus en plus tôt et nous ne pouvons plus nous permettre d’acheter de la nourriture de qualité. Pourtant, chaque année, ¼ de la nourriture mondiale est jetée sans avoir été consommée. Carrefour est le numéro 2 de la grande distribution dans le monde. La logique des grandes enseignes de la distribution est une logique capitaliste qui cherche à soutirer le maximum de profit sur le dos des petits acheteurs que nous sommes tous.

Refusons que la logique capitaliste dirige notre nourriture et nos vies. »


Indymedia Bruxelles, 18/06/2011 à 19h56