[Anti-Nucléaire] Du Piémont à la Hague, bloquons le train de déchets nucléaires ! 11 mars 2013

STOP-nucleaireLundi 11 mars 2013. Dans la nuit, les barres de déchets nucléaires ont été transportées par des camions du dépôt de la Sogin à Saluggia au centre de tri à Vercelli [Piémont]. Le train destiné à les transporter vers l’usine de retraitement de la Hague, en France, est prêt à partir . Il est surveillé par un important détachement de policiers.

Le rendez-vous de ce soir à 21h est donc confirmé, à la gare d’Avigliana [Val de Suse]. D’autres rendez-vous ont été fixé à Asti à 21h devant la préfecture et à 23h à la gare. À Novara, à partir de 22h devant la gare.

Il faut néanmoins rester à l’écoute de Radio Blackout pour les dernières nouvelles sur le transport et les rendez-vous au cas où il y aurait des modifications de dernières minutes.
Laissons les portables allumés et faisons tourner les infos.

Ils veulent imposer le silence, brisons-le.

Encore une nuit antinucléaire pour s’interposer, pour informer les gens de la bombe qui passe par chez eux. Pour que ce transport inutile et très dangereux soit interrompu.

Aujourd’hui c’est aussi l’anniversaire du désastre de Fukushima, un avertissement pour tous, contre cette technologie où militaire et civil se mélangent.

Les déchets du dépôt de Sogin partent à l’usine d’Areva à la Hague pour le retraitement. Ils reviendront aussi radioactif qu’avant.

En France il ne restera que le plutonium. Le plutonium sert seulement à fabriquer les bombes atomiques.

Les initiatives qui se sont déroulés au cours des précédents transports ont contribué à ralentir ces transports dangereux et inutiles. Il aurait du y en avoir 12 avant décembre dernier. Pourtant, en mars, avec le renfort de plusieurs centaines d’hommes armés, ils n’avaient réussi à en faire passer que 4.

Les faire cesser c’est possible. Ça dépend de nous, de notre capacité à élargir et à rendre plus déterminée la résistance populaire.

Coordination « Stop transports nucléaires » – Contact téléphone : 00 39 338 659 43 61

Traduit de Radio Blackout par notavfrance, 11 mars 2013.

[Anti-nucléaire] Un convoi de déchets nucléaires bloqué près de Lille – Soirée du 5 février 2013

Plus d’infos sur ce convoi 

Un convoi de déchets nucléaires immobilisé près de Lille

STOP-nucleaireLILLE – Un train transportant des déchets nucléaires en provenance des Pays-Bas et destinés au centre de retraitement de La Hague (Manche) a été immobilisé par des militants écologistes mardi soir dans la banlieue de Lille, a-t-on appris de sources concordantes.

Le train qui a franchi la frontière franco-belge à Mouscron (Belgique) vers 22H00 a été immobilisé un peu plus tard à Marcq-en-Baroeul (Nord), dans la banlieue de Lille, à l’aide d’un fumigène lancé sur la voie, a indiqué à l’AFP Laura Hameaux, de Réseau Sortir du nucléaire.

Le train a dû s’arrêter ensuite un peu plus loin lorsque plusieurs militants se sont mis en travers de la voie.

Il a été immobilisé 45 minutes au total, en deux fois, a déclaré à l’AFP le conseiller régional écologiste Dominique Plancke. On a montré qu’on pouvait arrêter le train où on voulait et quand on voulait.

Le train était sur le point de repartir peu avant 23H30, a-t-on appris auprès de la préfecture du Nord.

D’autres actions des opposants au nucléaire, qui dénoncent la dangerosité de ces convois et l’absence de transparence qui les entoure, sont prévues mercredi notamment au Bourget (Seine-Saint-Denis) et à Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime), selon Réseau Sortir du nucléaire. Le train devrait arriver jeudi matin à Valognes (Manche).

Le 11 décembre 2012, un autre train de déchets nucléaires en provenance des Pays-Bas avait été arrêté par des écologistes après avoir franchi la frontière franco-belge.

Leur presse irradiée – Romandie.com (AFP), 05/02/2013 à 23h50

[Italie] Les no-tav se mobilisent contre le passage du train de la mort à Bussoleno – Soirée du 23 juillet 2012

Val Susa:  une nuit de folie nucléaire ordinaire

La vallée est complètement militarisée cette nuit, non seulement pour le TAV comme malheureusement nous en sommes habitué-e-s, mais pour le passage d’un train contenant des déchets nucléaires qui sont transportés de Saluggia à la Haye, dans le Nord-Est de la France, où ils sont retraités. Un passage périlleux pour la santé des habitantEs au coeur du Piémont, qui, inconsciemment, est un souffle de charge nucléaire à proximité de leurs maisons. La dangerosité de ces trains est prouvée depuis longtemps, mais pour les démocrates, tout passe en second plan et le transport de la mort est plus important que la sécurité des citoyen-ne-s. Nous avions décidé de manifester à la station de Bussoleno pour rendre public ce sort très grave que même les maires des communes concernées par le passage n’en savaient rien, en dépit des règles de sécurité les plus élémentaires et des pratiques institutionnelles.

Après le comité de coordination sur le camping, environ 200 notav ont investi la gare de Bussoleno, où les machines et la scène trouvée étaient hallucinantes: des dizaines de véhicules de police, des centaines d’agents de forces de l’ordre anti-émeute et des dizaines de lumières bleues à percer le ciel de la nuit dans la vallée, nerveux et prêt à tout.

Le train parti de Chiomonte avec des notes du Conseil qui a été saisi, a été arrêté pendant des heures sans raison, mis à part pour montrer le déploiement musclé de la préfecture de police de Turin. Durant un certain temps, policiers et carabiniers très nerveux criaient sur les manifestants qui ont tenté de se mettre à travers le passage du train radio-actif: «Vous nous cassez les couilles», «nous ne pouvons pas toujours souffrir», «vous semez la guerre » ? … « La guerre, c’est vous qui l’avez commencé il y a un an », ont répondu les notav. « Vous ne vous rendez pas compte que le Tav il se fera! », poursuit l’agent. « Nous sommes confiants de gagner», affirmaient les no-tav.

Pendant tout ce temps, Chiomonte va être assiégé d’une cinquantaine d’agents déployés sur le camp avec un bulldozer et des tirs de canons à eau de temps à autre dans les prairies afin d’effrayer un peu les notav resté-e-s au camping. Une action qui a duré quatre heures avec l’avance et le recul des ministères pour faire croire à une clairière du camp et de mettre un peu de pression sur les notav à Bussoleno.

Tout cela pour le passage d’un train de la mort et pour le chantier d’un train chargé de dettes et d’arrogance.

Traduit de notav.info, 24 juillet 2012 10h45

[STOP CASTOR] Emeutes, blocages et sabotages à Metzingen, à Dannenberg et à Hitzacker – 25 au 28 novembre 2011

Allemagne. Les conteneurs de déchets nucléaires transbordés

Plus de 116 heures après avoir quitté Valognes (Manche) dans la tourmente, le convoi de déchets radioactifs en provenance de La Hague est arrivé cette nuit à son terminus à Dannenberg. Il était 4h04. Des milliers de manifestants ont crié leur colère au passage du convoi. Le chargement des containers sur des camions a commencé.

13è convoi nucléaire à avoir emprunté ce tumultueux trajet depuis 1995, le train est donc finalement arrivé à la station de déchargement de Dannenberg à 04H04 GMT. Les onze conteneurs transportant des déchets nucléaires allemands retraités à l’usine Areva de La Hague sont en train d’être chargés sur des camions.  Un transbordement beaucoup plus rapide qu’auparavant. Direction l’ancienne mine de sel de Gorleben reconvertie en site temporaire de stockage pour les résidus hautement radioactifs.

Ce trajet, d’une vingtaine de kilomètres, les camions devront le parcourir à vitesse réduite pour des raisons de sécurité une fois la route sécurisée. Un millier de militants -à l’appel de l’association X Tausendmalquer relayée par Greenpeace- les attendent en effet de pied ferme à Gorleben, malgré la pluie incessante.

Le temps qu’il faudra

« Le temps n’est pas un facteur important dans cette opération », estime Friedrich Niehörster, responsable de la police de Lüneburg, district dont dépend Gorleben. « Nous avons le temps et nous en disposerons comme il conviendra », souligne-t-il, refusant de chiffrer le coût du dispositif de sécurité. Ce convoi a déjà battu tous les records de durée.

Hier déjà, le convoi a été considérablement ralenti par les militants anti-nucléaires. Quatre agriculteurs locaux, qui s’étaient enchaînés aux voies ferrées et avaient coulé un bloc de béton pyramidale par-dessus, ont notamment résisté 14 heures, à Hitzacker, aux efforts de la police pour les déloger. Ils ont finalement accepté de se libérer, peu après 21H00 GMT.

Dimanche au petit matin, la police avait évacué plusieurs milliers de manifestants occupant la voie ferrée menant à Dannenberg, interpellant 1.300 d’entre eux qui s’étaient activement opposés à l’opération. L’an dernier, pour faire face aux 50.000 manifestants, l’Etat allemand avait débloqué 35 millions d’euros et mobilisé 20.000 policiers. Depuis, le contexte a changé : l’Allemagne a annoncé sa sortie du nucléaire pour 2022.

Presse bourgeoise – Le Télégramme (avec AFP), 28/11

Voir aussi: 

http://photoblog.msnbc.msn.com/_news/2011/11/28/9072282-protesters-arrested-in-germany-during-nuclear-waste-transfer

http://www.firstpost.com/world/german-police-clash-with-thousands-blocking-nuclear-train-141820.html

http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?f=/n/a/2011/11/28/international/i005900S29.DTL

Convoi de déchets radioactifs: 321 manifestants blessés depuis jeudi

BERLIN – Quelque 321 manifestants ont été blessés en Allemagne lors de confrontations avec la police depuis jeudi sur le trajet du convoi de déchets nucléaires allemands rapatriés de France, a indiqué lundi le service de soins des organisations anti-nucléaires.

Il y a 321 blessés depuis jeudi, dont 4 grièvement, a affirmé à l’AFP une porte-parole du centre de soins, précisant qu’il s’agissait d’un chiffre établi à partir des rapports d’infirmiers volontaires.

La porte-parole n’a pas souhaité faire de comparaison avec les chiffres des années précédentes, mais elle a souligné que sur les deux dernières années, on constate que les blessures sont de plus en plus sérieuses.

Elle a évoqué des irritations provoquées par les gaz lacrymogènes des forces de l’ordre, des contusions, des traumatismes crâniens, des fractures et même des morsures par les chiens policiers.

Du côté des forces de l’ordre, un porte-parole a refusé de donner un chiffre, expliquant que les blessés ne seront comptabilisés qu’après l’arrivée des conteneurs à leur destination finale, la mine de sel de Gorleben (Nord) reconvertie en site de stockage temporaire pour résidus hautement radioactifs.

Les nuits de jeudi à vendredi et de vendredi à samedi ont été marquées par des altercations entre jeunes manifestants et policiers près de Metzingen (Nord).

Lors de l’évacuation d’un barrage sur la voie ferrée près de Dannenberg (Nord) dimanche au petit matin, plusieurs manifestants avaient dénoncé les méthodes musclées de la police.

Les onze conteneurs du dernier convoi de déchets allemands au départ de l’usine de La Hague (France) étaient prêts lundi après-midi à partir sur les camions qui doivent effectuer la vingtaine de kilomètres entre la gare de Dannenberg, terminus ferroviaire, et le site de stockage.

Plusieurs dizaine de milliers de personnes ont manifesté contre ce convoi depuis jeudi en Allemagne, réclamant une sortie plus rapide du nucléaire –actuellement prévue pour 2022– et une solution définitive pour le stockage des déchets les plus dangereux. Ils jugent Gorleben inadapté et accusent les autorités de minorer les mesures de radioactivité dans la région.

Presse bourgeoise – Romandie (avec l’AFP), 28/11 16h55

Nouveaux incidents en Allemagne après l’arrivée d’un convoi de déchets nucléaires

DANNENBERG, Allemagne (AP) — La police a dispersé samedi au canon à eau quelque 300 manifestants tentant de s’opposer à la progression dans le nord de l’Allemagne d’un train de déchets nucléaires en provenance de la France.

Selon un porte-parole de la police, Stefan Kühm-Stoltz, une cinquante d’autres militants ont tenté de saboter les voies ferrées conduisant au site de stockage de Gorleben (nord), où le convoi transportant les déchets est attendu ce week-end.

D’après la police, plusieurs milliers de personnes se rassemblaient non loin de là, à Dannenberg, pour une manifestation pacifique. Les organisateurs ont fait état de 23.000 participants.

Vendredi, de violents incidents entre manifestants et policiers avaient déjà suivi l’arrivée dans l’ouest de l’Allemagne du convoi de déchets en provenance de l’usine de retraitement de La Hague. Le train transportant les déchets radioactifs a quitté mercredi Valognes, dans la Manche, où son départ a également donné lieu à des affrontements entre forces de l’ordre et militants anti-nucléaire.

Ce convoi est le premier envoyé en Allemagne depuis que Berlin a décidé de fermer ses centrales nucléaires d’ici 2022 après la catastrophe de Fukushima au Japon en mars. Pour les militants écologistes, le site provisoire de stockage de Gorleben ne présente pas un niveau de sûreté suffisant.

Presse bourgeoise – AP, 26/11/2011

Les déchets nucléaires génèrent l’émeute

Des manifestants ont lancé vendredi des cocktails Molotov sur la police et incendié un véhicule en Allemagne lors de divers incidents qui ont suivi l’arrivée d’un convoi de déchets nucléaires en provenance de la France.

Manifestants face aux forces de l’ordre le 26 novembre 2011 à Metzingen en Allemagne (AFP)

Les heurts ont éclaté dans l’après-midi entre quelque 400 policiers anti-émeutes et 300 militants écologistes dans une zone boisée près de Dannenberg, dans le nord de l’Allemagne, près de l’installation de stockage de Gorbelen, où les déchets radioactifs sont transportés par train.

Des canons à eau en action, vendredi 25 novembre, à Metzingen, en Allemagne, où se sont installés les antinucléaires qui attendent de pied ferme le convoi de déchets nucléaires en provenance de la Hague, en France. (AFP) 

Les protestataires ont jeté des cocktails Molotov et d’autres projectiles sur les forces de l’ordre, mettant le feu à un véhicule de police, a déclaré un porte-parole de la police Martin Ackert.

Pneus crevés

Alors qu’un camion des services de lutte contre les incendies tentait de se rendre sur place, les manifestants l’ont bloqué avant de crever ses pneus et de prendre la fuite vers les bois, a précisé le porte-parole. Aucun blessé n’était à déplorer et aucune interpellation n’a eu lieu, selon M. Ackert.

Non loin de là, une trentaine de personnes se sont rendues sur la voie ferrée pour tenter d’empêcher le passage du convoi, tandis que la police a fait usage de canons à eau pour disperser une manifestation lors d’autres incidents.

Des manifestants écologistes, le 25 novembre 2011 à Metzingen. AFP

Premier convoi

Le train transportant les déchets radioactifs a quitté mercredi Valognes, dans la Manche, où son départ a donné lieu à de violents incidents entre forces de l’ordre et militants anti-nucléaire.

Arrivé vendredi matin dans l’ouest de l’Allemagne après une série de retards en France, ce convoi est le premier envoyé en Allemagne depuis que Berlin a décidé de fermer ses centrales nucléaires d’ici 2022 après la catastrophe de Fukushima au Japon en mars. Des militants estiment que le site provisoire de stockage de Gorleben ne présente pas un niveau de sûreté suffisant.

Presse bourgeoise – AP, 26/11/2011

Sur la mobilisation anti-nucléaire de mercredi dernier près de Valognes (Fr)

[STOP CASTOR] Sabotages et affrontements à Valognes – Mercredi 23 novembre 2011

Un fourgon de CRS brûlé après des heurts avec des anti-nucléaires dans La Manche

De violents heurts ont opposés les forces de l’ordre et des manifestants anti-nucléaire ce mercredi près Valognes dans la Manche. Un fourgon de CRS a été incendié.

Les manifestants ont bloqué la voie ferrée qu’un convoi de déchets nucléaires allemands retraités par Areva devait emprunter pour retrouner outre-Rhin.

La préfecture de la Manche a confirmé l’incendie du fourgon sur la commune de Flottemanville-Bocage, à quelques kilomètres du lieu de départ du convoi. Selon les pompiers, le fourgon servait de cantine aux forces de l’ordre, a l’intérieur de laquelle se trouvaient des vivres et une glacière, ainsi qu’une bouteille de gaz.

Cinq interpellations

Selon la préfecture cinq militants ont été interpellés. Les heurts, cocktails Molotov et cailloux contre gaz lacrimogènes, ont fait au moins deux blessés légers : un militant qui aurait reçu un coup de matraque et un gendarme blessé à la tête.

En début de matinée, les forces de l’ordre avaient abondamment aspergé de gaz lacrimongènes les quelque 100 à 200 manifestants qui bloquaient la voie ferrée. Les anti-nucléaires « ont attaqué très frontalement les forces de l’ordre avec des cocktails Molotov et des cailloux », a déclaré le directeur de cabinet du préfet, Benoît Lemaire.

« Le côté un peu féroce venait des forces de l’ordre », a au contraire affirmé un des porte-parole du collectif « Valognes Stop Castor », qui contrairement à Greenpeace appellait à bloquer le train.

Vers 11 heures, les voies ont été dégagées et le convoi a pu partir, non sans que des objets aient été lancés sur la voie où des agents de la SNCF travaillaient, selon la préfecture.

Presse bourgeoise – La Dépêche, 23/11/2011

Trains de déchets allemands à Valognes: 12 arrestations, 3 blessés

De vifs affrontements qui ont fait au moins trois blessés légers et entrainé douze arrestations, ont opposé antinucléaires et forces de l’ordre mercredi matin près de Valognes, le long de la voie ferrée où doit passer dans l’après-midi le dernier convoi de déchets nucléaires allemands. Le train était toujours à poste au terminal de Valognes à 15h25, a constaté l’AFP sur place. « Les installations SNCF ont été endommagées.

Des réparations sont en cours », a indiqué le directeur de cabinet du préfet Benoît Lemaire à l’AFP sans pouvoir préciser si cela empêcherait le train de partir. Douze militants ont été interpellés depuis mercredi matin selon la préfecture qui recense un blessé léger chez les gendarmes et deux blessés légers chez les manifestants. Un fourgon de CRS a brûlé, non loin des voies à quelques kilomètres à peine de Valognes, après avoir été « a priori » incendié par des manifestants, via des cocktails molotov, selon la préfecture.

Selon Greenpeace qui n’appelle pas à bloquer le train, et selon des agents SNCF interrogés par l’AFP sur le terrain, un rail a été soulevé par des manifestants avec un cric et beaucoup de boîtiers électriques ont été incendiés.

En début d’après-midi des informations contradictoires circulaient sur l’heure de départ du train prévue dans un premier temps à 14H20 selon Greenpeace.

En début de matinée, les forces de l’ordre ont fait abondamment usage de gaz lacrymogènes et parfois employé leurs matraques pour déloger 100 à 200 manifestants qui retiraient le ballast de la voie ferrée ou déposaient grosses pierres, barres de fer et autres morceaux de béton, a constaté l’AFP sur place.

« Vers 8H00 j’ai commencé à attendre les gaz lacrymogènes. C’était de la folie. On voyait pas à un mètre », a déclaré à l’AFP Hubert Lemonnier, maire de Flottemanville, une des communes proches de Valognes concernées par les affrontements.

Dans les champs proches des rails, les échauffourées entre militants, qui ont lancé parfois des cailloux, et forces de l’ordre, chargeant dans la brume au milieu des vaches affolées, ont alterné toute la matinée avec des accalmies, a constaté l’AFP. Les militants se montrent hostiles à la presse et l’un d’eux a délibérement cassé une caméra de l’AFP pendant une escamourche mercredi à la mi-journée.

Les militants du collectif sont installés dans un camp installé dans un champ privé à Yvetot-Bocage, près de Valognes, réunissant 200 à 250 personnes selon la préfecture, 400 à 500 selon les organisateur

s, surtout des Français mais aussi des Anglais, Allemands, Espagnols, Belges.
De source proche de l’Etat, plus de 3.000 gendarmes sont mobilisés pour assurer la sécurité de convoi sur la partie française d’un trajet de 1.500 km.
Quelques centaines d’hommes sont mobilisés pour assurer la sécurité du convoi et des manifestants dans la Manche, a indiqué M. Lemaire.
En Allemagne, plusieurs disaines de milliers de manifestants sont attendus contre ce qu’on appelle outre-Rhin les « Castors » – du sigle qui désigne ces conteneurs en anglais: Cask for Storage and Transportation of Radioactive Material.
Selon Areva, 11 wagons de déchets nucléaires vitrifiés attendent au terminal ferroviaire de la société à Valognes, « une forteresse roulante », avec des déchets vitrifiés transportés dans des emballages de 40 cm d’épaisseur.
Entre 1977 et 2008, le groupe nucléaire français a retraité 5.483 tonnes de combustibles irradiés dans les centrales allemandes dans le cadre d’un contrat – le plus gros contrat étranger de l’usine de retraitement Areva de Beaumont-Hague (Manche) – parvenu à échéance.
Ce contrat, comme d’autres avec l’étranger, n’a pas été renouvelé, mais Areva dit – depuis plusieurs années – être en négociations avec plusieurs pays.

 

Presse bourgeoise – Le Parisien (avec AFP), 23/11/2011

Après des accrochages, le train nucléaire est bien parti

18h 45. Après de violents accrochages à Valognes, le train de onze wagons de déchets nucléaires à destination de l’Allemagne est passé sans incident à Caen vers 18 h 30. Depuis midi les policiers du commissariat, en civil et en tenue, avaient pris position autour de la gare et à l’intérieur afin de prévenir tout heurt éventuel.

17h20. Le train a dépassé Flottemanville-Bocage

Le train a passé le pont de Flottemanville-Bocage (Manche), lieu des principaux affrontements entre manifestants antinucléaires et forces de l’ordre, vers 17 h 10 aujourd’hui.

Il aura mis plus d’une heure pour parcourir les 4,5 km qui sépare Flottemanville du terminal ferroviaire de Valognes, d’où il est parti.

16 h 50. Immobilisé le train vient de repartir

Immobilisé juste après son départ vers 16 h, le train Castor transportant des déchets radioactifs allemands vient de repartir. La raison de son arrêt n’a pas été communiquée par Areva.

16 h 00. Le Train a quitté le terminal de Valognes

Le train emportant les déchets nucléaires à destination de l’Allemagne a quitté le terminal Areva de Valognes à 16h précises.

15 h 30. Greenpeace condamne « toute forme de violence »

« Greenpeace condamne toute forme de violence tant au niveau des manifestants que des forces de l’ordre », a déclaré Axel Renaudin, porte-parole de Greenpeace France.

« Ce qui se passe à Valognes aujourd’hui, c’est le résultat du ras-le-bol du nucléaire d’une grande partie des citoyens français », a-t-il ajouté en notant que la ville était« pratiquement fermée, les écoles sont fermées, la circulation arrêtée ».

14 h 15. Tension très forte, un camion brûlé

Nouvelle échauffourée à Flottemanville-Bocage. Les antinucléaires, pensant qu’un camion contenait la nourriture des CRS, y ont mis le feu.

13 h 35. Pause ou départ définitif ?

Après un énième affrontement à Flottemanville Bocage, les antinucléaires se sont dispersés. Pause ou départ définitif ?

Le convoi nucléaire est toujours à son point de départ dans le terminal ferroviaire d’Areva à Valognes.

12 h 55. Des dégâts sur la voie ferrée à proximité de la communauté de Flottemanville-bocage

Un rail a été déformé et un transformateur électrique a brûlé, rendant difficile pour l’instant le passage d’un train.

À quelques kilomètres de Valognes, les cheminots procèdent aux réparations sur la voie ferrée après le passage des manifestants.

11 h 30. Réaction de Julien Duperray, porte-parole de la branche transports d’Areva

« Chez Areva nous respectons toutes les opinions sur le nucléaire. Et il y en a beaucoup qui s’expriment en ce moment. En revanche, nous les condamnons lorsqu’elles s’expriment de façon violente ou malveillante », a déclaré Julien Duperray.

11 h 25. Passage du train impossible

Selon un cheminot sur le terrain, l’intervention d’une partie des manifestants a endommagé les rails rendant difficile le passage d’un train dans l’immédiat. Le convoi nucléaire devait partir du terminal ferroviaire de Valognes à 14 h 20. Un horaire qui n a jamais été confirmé par Areva.

10 h 32. Près de 400 manifestants face aux forces de l’ordre

Environ 400 personnes continuent de faire face aux forces de l’ordre dans un champ à proximité de la ligne Cherbourg-Paris dans un champ près de Valognes. Une partie des antinucléaires a réussi à accéder à la voie ferrée pour y déposer des obstacles. Les CRS ont réussi à les repousser, permettant à des cheminots d’intervenir sur les voies.

10 h 20. Trafic de trains interrompu

Le quartier de la gare à Valognes est totalement interdit à la circulation. Le trafic des trains entre Cherbourg et Lison dans le Calvados est totalement interrompu ce mercredi. Des navettes de bus le remplacent.

Valognes

10 h 00. Le face-à-face continue dans un champ de Lieusaint

De nombreuses grenades lacrymogènes sont lancées par les CRS. À tel point que quelques sections sur le terrain ont besoin d’être ravitaillées par leurs collègues restés en retrait.

9 h 50. Une partie du dispositif des forces de l’ordre est sur un pont au-dessus de la voie ferrée entre Valognes et Lieusaint : les CRS tiennent la route.

Valognes

9 h 35. Cinq interpellations

Les forces de l’ordre ont procédé à cinq interpellations, selon la préfecture de la Manche.

9 h 30. Bombes lacrymogènes

Le collectif Stop Castor Valognes avait appelé à un rassemblement à 10 h ce matin à Lieusaint, à 4 km de Valognes. Une action pour s’opposer au départ d’un convoi de déchets nucléaire vers l’Allemagne.

Les antinucléaires ont commencé leur action plus tôt. Depuis un peu plus d’une heure, CRS et manifestants se font face dans les champs à une vingtaine de mètres des voies. Des lacrymogènes ont déjà été tirées pour empoigner les antinucléaires.

 Presse bourgeoise – Ouest France, 23/11/2011