[Grèce] Un local d’Aube Dorée entièrement détruit par un incendie – Le Pirée, 13 février 2013

Pirée (Grèce) : un local d’Aube Dorée part volontairement en fumée

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Jeudi 13 février, les bureaux du parti nationaliste « Aube Dorée » du Pirée ont été attaqués et abandonnés aux flammes. L’immeuble dans lequel l’attaque s’est déroulée, est situé vraiment très près du quartier général de la police de la ville.

Le trou à rats nazi a été entièrement détruit. Le groupe « Tolérance zéro » a endossé la responsabilité de cette action à travers un communiqué.

Traduit de 325 par Brèves du Désordre, 10 mars 2013

[Suisse] Vigilance antifasciste à Berne – 16 février 2013

Communiqué de presse sur la promenade antifasciste nocturne à Berne du 16 Février 2013

Succès de la mobilisation: Avec le slogan «Pas de flambeaux avec les nazis » Aujourd’hui samedi a attiré environ 350 anti-fascistes par le centre de la ville de Berne, en rappelant que « Berne reste sans nazi! » [« Bern bleibt Nazi Frei »] Seulement il y a une semaine a été rendu public grâce à la recherche anti-fasciste que les néo-nazis appelaient à commémorer l’anniversaire du bombardement de Dresde (du 13/02/1945, Ndlr) en une marche aux flambeaux à Berne.

Parce que les nazis, lors de leur marche à Dresde, ont dû faire face à une résistance anti-fasciste plus forte, les néonazis s’illustrent ces dernières années à travers des marches commémoratives dans d’autres endroits – apparemment encore en Suisse: en 2012, environ 60 skins nazis ont défilé dans Hombrechtikon ZH, et cette année, ils ont entrepris une tentative ratée à l’avance à Berne. [..]

Voir de nombreuses photos sur flickr

Traduit sommairement de l’allemand. Lire la suite sur Indymedia Linksunten, 16/02/2012 à 21h46

D’après les médias suisses allemands, un homme a été agressé par des manifestants cagoulés. D’après un communiqué de la police bernoise de ce dimanche (17/02/2013), des antifascistes auraient reconnu en marge de la manifestation l’individu comme étant de la mouvance d’extrême-droite: le néo-nazi a alors été projeté à terre puis roué de coups par une dizaine d’antifascistes. Il a été récupéré quelques secondes plus tard par les secours le visage en sang.

Environ 300 personnes marchent contre l’extrémisme de droite à Berne 

Des antifascistes ont défilé pendant une heure samedi soir à Berne en réaction à une marche au flambeau d’extrémistes de droite qui a, elle, finalement été annulée en raison du carnaval de Berne.

Berne

Environ 300 personnes ont participé samedi soir à Berne à une manifestation contre l’extrémisme de droite. La « promenade du soir antifasciste », comme l’appellent les organisateurs, a eu lieu dans le calme.

Les participants ont défilé de la gare au centre culturel alternatif de la Reitschule en passant par la place fédérale. La marche a duré environ une heure.

« Berne reste sans nazis »

Certains manifestants étaient cagoulés ou masqués, notamment avec des masques de carnaval, a constaté un journaliste de l’ats sur place. Ils ont scandé « Berne reste sans nazis » ou « siamo tutti antifascisti » (« nous sommes tous antifascistes »). Quelques fumigènes ont été allumés.

La police était elle présente à plusieurs endroits, mais elle n’est pas intervenue.

Les extrémistes de droite annulent leur manif

La manifestation non autorisée était tolérée par la police car elle n’avait donné lieu au préalable à aucune annonce concrète de violence et parce qu’une manifestation non autorisée n’est pas passible de sanction à Berne.

A l’origine, le rassemblement devait servir de contre-manifestation à une marche au flambeau d’extrémistes de droite à travers la capitale. Les organisateurs de cette marche l’ont finalement annulée car elle coïncidait avec le carnaval de Berne.

Le cortège investit la gare centrale...

Le cortège investit la gare centrale…

Feux d'artifice durant le parcours

Feux d’artifice durant le parcours

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Leur presse – RTS.ch (ATS), 17/2/2013 à 09h36

*Photos prises de leur presse suisse allemande (16/02/2013)

[Allemagne] Vidéo des affrontements lors de la marche néo-nazie à Dresde – 13 février 2013

Plus d’infos sur cette mobilisation antifasciste qui a rassemblé plus de 10.000 manifestant.e.s antifa de tous bords:

[Lyon] 3000 personnes dans la rue contre le fascisme – 16 février 2013

Face à la rue, l’extrême droite lyonnaise ouvre ses portes

Entre 1 800 et 3 000 manifestants se sont mobilisés ce samedi 16 février pour demander la fermeture du local des identitaires dans le Vieux Lyon. Dans le même temps, les identitaires ont organisé une journée portes ouvertes et les nationalistes invitaient l’extrême droite européenne pour un banquet dans les Monts d’Or. Ambiance.

Dès 14 heures, les premiers manifestants envahissent la place des Terreaux. On repère déjà les drapeaux rouges du Front de gauche, du Parti communiste français ou de la CGT. Derrière une banderole « antifascistes », des jeunes en capuches et cagoules noires attirent l’objectif des photographes. En ce samedi 16 février, ils sont 1800 selon la police et 3000 selon les organisateurs, à avoir répondu à l’appel du collectif de vigilance contre l’extrême droite, qui regroupe organisations de gauche et d’extrême gauche.

Tous demandent la fermeture du local des identitaires, « La Traboule », situé au coeur du Vieux Lyon depuis 2010. Pour l’occasion, Katherine Legay, conseillère municipale communiste à Lyon, a revêtu l’écharpe tricolore. « Lyon est en train de devenir un laboratoire de l’extrême droite« , déplore l’élue. « Je suis dans le 5e arrondissement, et il y a un climat d’agressions qui s’installe dans le Vieux Lyon à proximité du local des identitaires« , ajoute Katherine Legay.

« Fermez le local ! Arrêtez les ratonnades ! »

A 15 heures, les manifestants prennent le chemin du Vieux Lyon.  Parmi les slogans, on entend « Fermez le local ! Arrêtez les ratonnades« . Sur les quais de Saône, des dizaines de camionnettes de CRS sont alignées, près de 300 policiers ont été mobilisés pour la manifestation. Après les colonnes du Palais de justice, les fumigènes s’allument et les esprits s’échauffent timidement. Car cent mètres plus haut, sur les marches de la montée du Change, une cinquantaine d’identitaires ont sorti les drapeaux lyonnais et haranguent les manifestants. Face à une dizaine de CRS, au milieu entre les deux camps, quelques jeunes antifas, en nombre marginal, ont emporté des battes de base-ball. Mais le cortège repart, bon enfant, jusqu’aux Terreaux. Les chants reprennent : C’est pas les sans-papiers. C’est pas les immigrés. C’est les identitaires qu’il faut virer ! »

Au coeur de la Traboule

Au 5 rue, montée du Change. Prenant à contre-pied le collectif de vigilance contre l’extrême droite, les identitaires ont organisé une journée portes ouvertes. Dans la Traboule », un local de 80m², une cinquantaine de jeunes boivent des bières dans des gobelets en plastique. Dans la pièce principale, on repère un bar, un punching-ball et des affiches jaunes et noires « génération identitaire », qui rappellent le coup de la mosquée de Poitiers. Dans une deuxième salle, plus petite, est disposé un canapé, un écran plat et une petite bibliothèque. « On fait des soirées et des conférences, comme la prochaine avec Robert Ménard« , explique Arnaud Delrieux, l’un des porte-parole des identitaires.

« On a eu une inspection de la préfecture, on n’est dans notre droit« , affirme Pierre Robesson, autre cadre identitaire, face aux menaces de fermeture de la Traboule. Les identitaires nient toute violence en provenance du local et expliquent n’avoir jamais eu aucuns contrôles de la police. Plusieurs agressions sont pourtant intervenues près de la Traboule entre 2010 et 2012. Après la marche des cochons en 2011, des commerces avaient été saccagés en soirée. « Mais c’est la même chose lors des manifs étudiantes ou de la CGT ! Nous ne sommes pas responsables« , se défend un identitaire, non sans ambiguïtés. Presque aucunes filles ne sont présentes à la Traboule en cette journée portes ouvertes, où il est impossible de filmer. « Une autre fois« , explique Arnaud Delrieux, qui propose une bière au journaliste, et invite, tout sourire, les membres du collectif de vigilance à débattre dans le local. « Ils ne sont pas venus. Alors qui sont les plus ouverts ?« , s’amuse Pierre Robesson.

Alexandre Gabriac : « Solidaire des identitaires »

Dans le même temps, 350 nationalistes, selon les organisateurs, se sont donné rendez-vous dans les Monts d’Or pour le Forum de la nation. Après l’incendie du premier lieu où devait se tenir le banquet nationaliste, à Saint-Germain-au-Mont-d’Or, les organisateurs ont préféré la jouer discret. « C’est quelque part sur Terre, en France, et peut-être en région lyonnaise« , s’amuse Yvan Benedetti, président du mouvement pétainiste de l’Oeuvre française, et organisateur de l’évènement. Des nationalistes radicaux de toute l’Europe auraient fait le déplacement : NPD (Allemagne), Casapound (Italie), Genève non conforme (Suisse) ou Phalanges espagnoles (Espagne). Chef des Jeunesses nationalistes, Alexandre Gabriac gardait tout de même un oeil rivé sur Lyon et la manifestation. « Je suis aujourd’hui solidaire des identitaires comme tous les mouvements qui sont persécutés« , confie le conseiller régional, exclu du FN pour salut nazi.

Leur presse – Lyon Capitale.fr (Mathieu Martiniere), 16/02/2013

Les antifascistes défilent à Saint-Jean

Les antifascistes ont défilé,  samedi 16 février, dans les rues de Lyon pour exiger la fermeture du local La Traboule, tenu par le mouvement du Bloc Identitaire. L’appel a été lancé par le Collectif de Vigilance 69, qui pointe du doigt les violences survenues dans le quartier, et dénonce une tentative d’appropriation du Vieux-Lyon par les mouvances d’extrême-droite.

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Près de 3000 personnes, selon les organisateurs, ont pris le départ de la place des Terreaux pour défiler ensuite dans le Vieux Lyon, près de l’église St-Jean. Sur la passerelle du palais de justice et depuis les hauteurs de St-Jean, des skinheads et militants nationalistes sont venus provoquer la foule.

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Leur presse – Rue89 Lyon, 16/02/2013 à 18h53

[Lyon] Manif antifa contre l’implantation des identitaires – 16 février 2013

Ensemble, fermons le local fasciste la Traboule !

Depuis maintenant près de trois ans, le collectif 69 de vigilance intervient auprès de la population lyonnaise et du Vieux Lyon pour alerter du danger que constitue l’implantation du groupe d’extrême-droite des identitaires et de leur local La Traboule situé au 5 montée du Change 69005 Lyon. Pour exiger sa fermeture, le collectif appelle à une manifestation massive et populaire le samedi 16 février à 14h place des Terreaux.

Ensemble, Fermons le local fasciste la Traboule !

Depuis main­te­nant près de trois ans, le Collectif 69 de Vigilance ne cesse d’inter­ve­nir auprès de la popu­la­tion lyon­naise et notam­ment celle du vieux Lyon, pour aler­ter du danger que repré­sente l’implan­ta­tion du groupe d’extrême-droite « les iden­ti­tai­res » et de son local « La Traboule » (situé au 5 montée du Change, 69005 Lyon).

Les iden­ti­tai­res, un fas­cisme assumé

Cette mou­vance issue du Bloc Identitaire (anciens d’Unité Radicale : orga­ni­sa­tion dis­soute en 2002 par décret pour cause d’idéo­lo­gie raciste, dis­cri­mi­na­toire, anti­sé­mite et encou­ra­geant à la haine et la vio­lence) a basé sa visi­bi­lité sur des actions sym­bo­li­ques et média­ti­ques, et sur une pré­sence accrue sur le net. Leurs cibles pré­fé­ren­tiel­les : l’Islam et par là-même les musul­mans, l’immi­gra­tion, les orga­ni­sa­tions de gauche (res­pon­sa­ble de la soi-disant inva­sion des musul­mans en France). Pour eux, tout mélange cultu­rel est voué à l’échec, mais leur éthno-dif­fé­ren­cia­lisme n’est qu’un racisme cultu­rel déguisé : leur credo reste de défen­dre une Europe blan­che et chré­tienne.

Un local en plein centre ville !

En s’implan­tant dans le quar­tier de Saint-Jean par l’ouver­ture de son local «La Traboule», les iden­ti­tai­res sou­hai­tent faire de ce quar­tier his­to­ri­que un bas­tion et créer un climat de peur envers celles et ceux qui rejet­tent toute idée de haine, de dis­cri­mi­na­tion. Ils ont créé de mul­ti­ples asso­cia­tions pour élargir leur champ d’action et ainsi mas­quer leur iden­tité : Génération Identitaire, La Traboule, Les Petits Lyonnais, Solidarité Kosovo, Lugdunum Torgnole, Le Cercle de Précy…

Un dis­cours policé se tra­dui­sant par une vio­lence phy­si­que sur le ter­rain

Se défen­dant de toute vio­lence et prô­nant une image irré­pro­cha­ble, les iden­ti­tai­res essaient de faire croire qu’aucun fait de vio­lence ne peut leur être repro­ché ; la réa­lité est bien dif­fé­rente. Tout le monde se sou­vient de la Marche des Cochons et de ses inci­dents. Depuis leur ins­tal­la­tion, des agres­sions se pro­dui­sent sou­vent dans le quar­tier contre des per­son­nes ne res­sem­blant pas à leur idéal blanc et chré­tien ; des pres­sions sur des bars ou res­tau­rants voi­sins exis­tent…

Mais sur­tout, les iden­ti­tai­res et leur local ont été direc­te­ment impli­qués dans une agres­sion : un mili­tant anti­fas­ciste fut lynché par une quin­zaine mili­tants iden­ti­tai­res armés sor­tant de la Traboule. Le secré­taire des « Petits Lyonnais » a été lour­de­ment condamné (15 mois de prison dont 10 avec sursis !) pour sa par­ti­ci­pa­tion à cette agres­sion.

Mais, alors qu’à Toulouse une grave agression avait conduit à la fermeture du local des identitaires, à Lyon, la Traboule est encore ouverte !

Comment réus­sir à fermer ce local ?

Une mobi­li­sa­tion popu­laire mas­sive est néces­saire pour appuyer la demande de fer­me­ture de ce local et réduire enfin l’influence des iden­ti­tai­res sur le quar­tier. La dis­pa­ri­tion de leur local don­ne­rait pour sûr un coup d’arrêt à leur projet d’appro­pria­tion du Vieux Lyon.

Alors soyons nom­breux-ses le samedi 16 février pour : 

  •  Exiger la fer­me­ture de la Traboule 
  • Dénon­cer les vio­len­ces dans le quar­tier où est situé ce local 
  •  affir­mer haut et fort, avec force et bonne humeur que les grou­pus­cu­les fas­cis­tes et néo-nazis ne pour­ront pros­pé­rer à Lyon !!

CV69 : Attac, CCRASS, CGA, CGT Educ’Action, CGT Vinatier, CNT, COVRA, EELV, Fédération Rhone-Alpes des MJC, PCF, PG, GU, GA, Alternatifs, FASE, CA, FSU, HES, JEL, LDH, Planning Familial, MRAP, NPA, PS, Ras l’Front, RESF, Résistance Citoyenne, SOS Racisme, Sud Education, Union Syndicale Solidaires, UJFP, Les Voraces…

Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Toutes les infos sur le blog du Collectif Vigilance 69

[Allemagne] « Les néo-nazis dehors! » – Dresde, 13 février 2013

10 à 13.000 personnes ont encerclé la ville de Dresde en formant une chaîne humaine de 3,600 km, afin de bloquer la marche néo-nazie (annuelle depuis plusieurs années) en commémoration du 68ème anniversaire du bombardement de la ville par les forces alliées le 13 février 1945.

Gedenken an die Zerstörung Dresdens

On estime que quelque 600 extrémistes de droite se sont réunis à la gare centrale de Dresde et ont été arrêtés par la police après avoir progressé de quelques centaines de mètres seulement.

En plus de cette chaîne humaine, le mouvement « Nazi Frei » a mobilisé plus de 2.500 personnes pour occuper les rues et les places de la ville.

Par ailleurs, 1.000 personnes environs s’étaient données rendez-vous à la gare centrale pour bloquer l’arrivée des néo-nazis: les fascistes ont été accueillis par des jets de boules de neige et des tirs d’engins pyrotechniques. Un policier a été transporté à l’hôpital après avoir été pointé à l’oeil par un laser.

Des incidents ont été signalés dans le secteur du stade de club de football Dynamo Dresde SG en début de soirée. Quelques heures plus tard, la police a indiqué que deux de ses agents ont été sauvagement attaqués par des individus cagoulés et souffrent de graves blessures à la têtes. Les deux policiers ont été emmenés à l’hôpital.

De nombreuses interpellations ont eu lieu durant la journée, sans avoir de chiffres précis.

Plus de 3.500 policiers venus de toute l’Allemagne ont été appelés en renfort pour cette journée.

image de l'Associated Press

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Traduit de leur presse allemande (Frankfurter Allgemeine, Deutsche Welle, 13/02/2013, handelsblatt.com 14/02/2013)

Dresde: “Les néo-nazis dehors !”

La cathédrale de Dresde témoin de deux manifestations. D’un côté une chaîne humaine de 10.000 personnes, certains brandissant des croix gammées barrées, un signal contre l’extrême-droite et la xénophobie. Les néo-nazis qui récupèrent cette commémoration – la destruction de la ville, bombardée par les alliés- pour parler de victimes allemandes. “Je pense qu’il est très important de me solidariser avec ma ville et de montrer qu’il n’y a pas de place pour les extrémistes” explique un manifestant. “Je suis ici en mémoire des victimes de la guerre et pour donner un exemple contre le racisme” ajoute cette manifestante.

Aux cris de “nazis dehors”, les manifestants pacifistes ont fait face aux néo-nazis, bien moins nombreux que les années précédentes, environ 600 personnes. Et c’est sous les sifflets que les deux courants de pensée se sont toisés, séparés par un cordon de policiers.

Leur presse – Euronews.fr, 14/02/2013 à 11h55

[St-Germain-au-Mont-d’Or, 69] Le site qui doit accueillir le 15è forum nationaliste incendié – 10 février 2013

Un incendie criminel ravage le site réservé pour le forum nationaliste

Un incendie a détruit, dimanche matin, l’établissement le «Yacht Espace Saint-Germain», situé en bord de Saône au 16 avenue Jacques Brel, à Saint-Germain-au-Mont-D’or. Le site privé devait accueillir le Forum de la Nation organisé par le mouvement nationaliste l’Œuvre française le 16 février.

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C’est un témoin qui a alerté les pompiers aux alentours de cinq heures du matin. La thèse criminelle serait actuellement privilégiée.

Ce site privé, dédié à l’organisation de fêtes et de manifestations, devait accueillir samedi 16 février le quinzième Forum de la Nation, organisé par Jeune Nation qui émane du mouvement nationaliste et pétainiste l’Œuvre française.

photo-henry-prabel (1) Leur presse – Le Progrès.fr, 10/02/2013 à 12h19

Forum de la Nation aux Monts-d’or : quand l’extrême droite s’oppose à « la laïcité du FN »

400 à 500 militants se sont donnés rendez-vous samedi 16 février à St-Germain-au-Mont d’Or. La Licra demande l’interdiction du colloque, et s’inquiète que Lyon devienne de plus en plus une « capitale des activistes d’extrême droite ».

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L’affiche de leur forum nationaliste

Samedi prochain, aura lieu la 15e édition du Forum de la Nation, à St-Germain au Mont d’Or. Un évènement « privé » qui a lieu dans une « salle privée » louée pour l’occasion, qui pourrait réunir, selon les organisateurs, 400 à 500 militants d’extrême droite, tous invités. Après avoir honoré le maréchal Pétain il y a un an et demi, le thème de cette année: « le piège de la laïcité en réponse à l’islamisme« . […]

Le préfet « très attentif aux propos qui seront tenus »

La tenue de cet événement est condamnée par la LICRA Rhône-Alpes. Celle-ci entend « saisir les autorités compétentes pour demander l’interdiction de ce forum » où « se retrouveront entre autres, le fondateur de l’Œuvre française, Pierre Sidos, le négationniste Jean Plantin, le révisionniste Vincent Reynouard, et le conspirationniste Hervé Ryssen … Sont également invités des mouvements fascistes européens, comme le Casapound italien, la phalange espagnole et le NPD allemand« , poursuit le communiqué de la Licra. « Lyon devient la capitale française – et même au-delà – des activistes d’extrême droite« , s’inquiète Patrick Kahn, porte-parole de la Licra Rhône-Alpes.

A la préfecture, on nous fait savoir que Jean-François Carenco étudie les conditions juridiques entourant l’organisation de cet événement, et sera « très attentif » aux propos qui seront tenus. Mais cette réunion se tenant dans un lieu privé, il faudrait que « le trouble à l’ordre public » soit caractérisé pour l’interdire. « Et pour l’instant, ce n’est pas le cas« . Le préfet pourrait cependant s’exprimer sur le sujet la semaine prochaine.

Leur presse locale – LyonCapitale.fr (Fabien Fournier), 08/02/2013 à 17h23

[Grèce] Les partisans d’Aube Dorée travaillent – Athènes, 1er février 2013

Athènes, samedi 3 février : Rassemblement de protestation à Thissio suite au meurtre d’un autre immigré

Le 1er février 2013 à environ 20h30, des vendeurs de rue immigrés dans le quartier de Thissio ont été pourchassés par la police municipale d’Athènes, qui a attrapé un des immigrant à l’angle juste au-dessus de la station de métro Thissio.

Quand les flics ont tenté de voler la marchandise du travailleur en le poussant, Babakar Ndiaye (un sénégalais de 38 ans) est tombé sur les rails du métro d’une hauteur de 7 mètres, où il est mort instantanément.

Après la poursuite meurtrière de la police, plusieurs passants, d’autres vendeurs et des personnes en solidarité se sont rassemblés à l’endroit portant le deuil de la perte de Babakar. Peu après, des escadrons anti-émeutes se sont déployés dans la zone, où ils ont attaqués et dispersés la foule avec des gazs lacrymos, etc.. Pendant les heures suivantes, dans le centre-ville, des dizaines d’immigrés ont été arrêtés par la police. Tous les détenus ont été relâchés, sauf 2 immigrants qui restent détenus aux postes de police. Néanmoins, d’après des témoins oculaires, les tueurs en uniformes municipaux qui ont causé la mort de Babakar à Thissio auraient disparu juste après le meurtre, sans qu’on en ait retrouvé la trace jusqu’à maintenant.

Le jour suivant, l’Assemblée des immigrés et des personnes solidaires de ASOEE a initié à une discussion à laquelle plus de 80 immigrants ont participé, et où les gens ont pu partager plus d’informations sur ce qui s’était passé.

Il a ainsi été décidé de mettre en place un rassemblement de protestation avec système audio devant la station de métro de Thissio le dimanche 3 février à 13h, afin d’informer plus de gens sur ce nouveau meurtre fasciste. De plus, le lundi 4 février à 17h, une discussion ouverte aura lieu dans le bâtiment d’ASOEE (faculté d’économie), sur l’avenue Patission, afin d’échanger des idées, de joindre des forces et d’organiser les actions à venir contre la violence policière et le racisme, en solidarité avec tous les opprimés d’Athènes et d’ailleurs.

Rien ne doit rester sans réponses face aux meurtres étatiques et para-étatiques.
Luttes communes des locaux et des immigrés.

Assemblée d’immigrés et solidaires d’ASOEE

“Shehzad Luqman, 27 ans, massacrés par des partisans de l’Aube Dorée. Le silence face aux attaques fasciste c’est la complicité”

“Shehzad Luqman, 27 ans, massacrés par des partisans de l’Aube Dorée. Le silence face aux attaques fasciste c’est la complicité”

– Banderole du lieu social autogéré Stegastro (“Refuge”) dans le quartier de Galatsi-Lambrini, en relation avec le meurtre d’un travailleur immigré pakistanais (le 17/01) à Ano Petralona, un quartier adjacent à Thissio

Source: Contra-info, 3 février 2013

[Besançon] Agression néo-nazie lors du concert de Prince Ringard au bar Ze Muzic All – Soirée du 25 janvier 2013

Un témoignage à propos de l’agression fasciste de vendredi soir (25/01/2013) publié sur le mur facebook de Bison Teint:

« Ce soir du vendredi 25 janvier 2013, j’offrais à ma fille, 5 ans et demi, son premier concert avec papa, dans le Ze Muzic All à Besançon avec Prince Ringard, chanteur populaire et femme orchestre.

Tout se passe super bien, elle dance avec un copain plus jeune, le public est hétéroclite, jeune comme moins jeune écoute le concert qui débute à 20h, tout en chantant la reprise de Léo Ferré, « les anarchistes » pour se terminer sous les applaudissements de tout le public vers 21h30.

Elle est heureuse de sa soirée, avec tous les amiEs qui la chatouillent, la papouillent, lui offrent des sirops et vie une soirée privilégié avec son papa dans une période difficile après l’opération de sa soeur, me demande de partir car elle est fatiguée. C’est alors qu’au moment de partir, une personne entre en furie dans le bar, paniquée, en criant « des nazis, y a des nazis, ils gazent tout le monde dehors », ma réaction a été simple, j’ai pris ma fille et me suis réfugié au fond du bar, afin de pouvoir l’isoler s’il y avait un débordement. Heureusement ils sont partis plus vite qu’ils sont arrivés.

Qui sont ces représentants du front national, de la troisième voie, du bloc identitaire, des nationalistes, des national socialiste, … qui débarquent sur un concert et gazent les gens gratuitement, acte recherchant certainement la gloire auprès de leur camarade idéologique, au risque de blesser gravement quelqu’un, car il va sans nul doute, que si il n’y avait eu personne devant l’entrée, ils auraient gazé à l’intérieur du bar, or les gazes peuvent être mortel pour un enfant. Qu’ont t’ils obtenu, une gloriole absurde, il serrai d’ailleurs étonnant de les voir revendiquer leur acte publiquement, le courage politique n’étant pas leur apanage habituel.

Témoignage de plus sur les exactions de ces bas du fronts à Besançon, nombreuses vidéos et photos montrent ces personnages tenir le pavé, inquiétante descente aux enfers de cette ville qui perd l’auréole si magnifique à une époque.

Bref, j’ai eu peur, très peur, ma fille c’est posée beaucoup de questions, mais tout va bien, sauf l’envie de me promener à Besançon. »

BESANÇON : AGRESSION NÉONAZIE À LA PORTE D’UN CAFÉ-CONCERT

Besançon. « Une nuée de moineaux. Ils sont repartis comme ils sont arrivés, d’un pas rapide et ont gazé tout le monde sans dire un mot… Enfin si, ils ont lâché : ici on est chez nous » témoigne Sandra Rué, la gérante de « Ze music all », un café-concert ouvert depuis l’automne et situé 18, rue Rivotte.

Elle était au bar lorsque la dizaine d’individus « crâne rasé, bombers » soit la tenue du parfait petit néonazi ont débarqué « au moment où un client sortait pour aller fumer une cigarette. En tout, il y avait une demi-douzaine de personnes dehors. J’ai vu un nuage de gaz entrer dans le café en même temps que quelqu’un hurlait,

« les nazis, les nazis, ils nous gazent. J’ai sauté par au-dessus du comptoir… »

Les agresseurs s’enfuyaient déjà.

«Je les ai interpellés et l’un m’a dit sans se retourner on reviendra avec des cocktails Molotov.»

Vendredi soir, le café accueillait un concert de Prince ringard.

«Apparemment il y a un problème. Ce matin j’ai croisé un jeune du quartier qui était blessé au visage. Il m’a dit qu’il venait d’être agressé par le même genre de crânes rasés.»

En juin dernier, le collectif antifasciste de Besançon a publié sur son blog « fafwatch » (sic!) deux vidéos mises sur YouTube par des membres de la mouvance néonazie locale, dans lesquels ont voit un groupe identique s’en prendre très violemment à des personnes, à une terrasse de bar et au niveau du pont Denfert-Rochereau. Ces exactions qui n’ont pas donné suite à une plainte s’étaient apparemment produites vers le mois d’avril.

La révélation par le collectif antifasciste d’une enquête assez fouillée sur les possibles connexions des auteurs de ces violences a, par contre, elle, engendré une plainte actuellement en cours d’instruction par le commissariat de Besançon.

Leur presse locale – L’Est Répugnant (Fred JIMENEZ), 26/01/2013 à 15h53

Quelques précisions à propos de l’article de presse reproduit ci-dessous:

Le journaleux n’hésite pas à affirmer, sans vérifier ces sources (comme d’hab!), que fafwatch f-c et le Collectif Antifasciste de Besançon ne font qu’un….

Concernant le choix des personnes de ne pas porter plainte, c’est normal, vu que les fafs jouissent d’une impunité de la part de la police. Ce n’est pas ici qu’on ira pleurer à propos la collaboration entre crânes rasés et uniformes. D’après de nombreuses sources, le centre-ville grouillait de keufs hier soir (25/01/2013), or l’article ci-dessus précise qu’une autre personne s’est fait agressée dans Besançon…  

Mise à jour 28/01/2013 à 09h00:

La personne agressée en marge du concert durant la soirée aurait reçu des coups de couteaux au visage. De plus, de nombreuses sources ont confirmé une autre agression des fachos sur un adolescent dans le quartier Rivotte le lendemain matin (26/01/2013). Ce que l’on peut dire, c’est qu’il avait la gueule en sang. Il est plus que probable que les néo-nazis aient plein pied dans le quartier Rivotte, et qu'(au moins) un des nervis fascistes y habite. 

Donc prudence à vous, faites tournez l’info, et organisons la riposte.

N’hésitez pas à envoyer vos témoignages à l’adresse mail lechatnoiremeutier[AT]riseup[point]net

No Pasaran !

[Italie] Le local de Forza Nuova (parti fasciste) incendié à Cosenza (Calabre)

Cosenza (Calabre, Italie) : incendie du local de Forza Nuova (extrême-droite)

Source: Ansa.it, 06/01/13

Le secrétariat régional de Forza Nuova [extrême-droite] à Cosenza, situé dans la ville de Bonifati, a été incendié. Du liquide inflammable a été répandu dans le local, avant d’être allumé. Les dégâts ont été découverts ce matin et déclarés aux forces de l’ordre.

Source: Gazzetta del Sud, 07/01/13

L’incendie serait criminel. Dure condamnation du secrétaire de FN, Davide Pirillo.

Dans le centre-ville de Bonifati, de grandes flammes ont détruit la section locale de Forza Nuova – qui est aussi leur local pour la région de Cosenza. Selon les militants, ce n’est que la suite d’une série d’actes d’intimidation qui se succèdent depuis trop longtemps, comme des tags.

L’incendie s’est déclaré samedi soir, brûlant jusque le sous-toit. Les carabiniers et les pompiers ont accouru sur place pour éteindre les flammes. Plus de deux années d’activités du local ont été réduites en cendres : archives et documents, cartes d’adhésion, drapeaux et banderoles.

Articles de leur presse traduit de l’italien par Brèves du désordre, 15 janvier 2013