[Lyon] A propos de la pseudo-implantation des JN et identitaires dans le quartier de la Guillotière…

Maîtres chez nous ???

Guillotière vs jeunesse nationaliste : 3-0

Le quartier de la Guillotière est l’exemple d’un quartier ou vivent ensemble de nombreuses cultures, nationalités et religions.

Tout cela dans une bonne humeur et une coexistence pacifique.

L’antithèse de l’extrême-droite lyonnaise véhiculant lâches violences, fantasmes racistes et apocalyptiques. Plusieurs groupuscules ont tenté d’y produire leurs absurdes théories :

les jeunesses identitaires tenteront le buzz à la guillotière en organisant un apéro « saucisson -pinard ». Motivant leur action sur le témoignage d’un habitant de la Guillotière se plaignant de l’impossibilité d’acheter porc et alcool dans sont quartier.

L’identité du « témoin » se révélera être un responsable identitaire habitant les Monts du Lyonnais.

Plusieurs établissements ont été victimes d’agressions.

Les jeunesses nationalistes, sous la direction du communicatif mais néanmoins très peu sympathique Alexandre Gabriac ont voulu démontrer qu’ils étaient autant, si ce n’est plus bêtes que leurs comparses.

Acte1:

La manif des « sous-chiens »

Les jeunesses nationalistes essaient de démontrer au monde entier que la Guillotière est une zone de non-droit où sont persécutés les ressortissants français de « race blanche » dit « souchiens », ortoghraphié de cette manière, cette expression fait allusion au mot « la souche ».

Devant tant d’inepties, une mobilisation populaire du quartier permettra d’obtenir l’interdiction de la manifestation.

Le fantasme d’une manifestation de plusieurs milliers de sous-chiens en révolte contre le racisme anti-blanc se terminera en un rassemblement de quelques dizaines de personnes à plusieurs kilomètres de l’endroit initialement prévu (gare de la Part-Dieu). Yvan Benedetti éructera un semblant de discours sous la protection de la police puis au cris d’un fantasmagorique « maîtres chez nous » prendra la direction du commissariat.


Alexandre Gabriac qui quelques jours auparavant exhortait ses troupes à participer à la manifestation coûte que coûte brillera par son absence.

Quelques partisans de JN non informés par leurs chefs du changement de plan auront l’occasion de « débattre » avec des habitants de La Guillotière sur le bien-fondé du racisme.

Guillotière vs jeunesse nationaliste : 1-0

Acte 2:

La maison bleue

Depuis de nombreuses années le groupe « mère » (Oeuvre française) des jeunesses nationalistes possédait un local au 16 rue de Marseille dans le quartier de la Guillotière.

Pendant une quinzaine d’années le local a vécu très discrètement.

Puis est arrivé Alexandre Gabriac à Lyon. Conscient de son rôle de grand führer de l’extrême-droite lyonnaise, celui-ci y organisa des réunions avec tout le gratin de l’extrême-droite locale.

L’opération Lyon main-propre rendra ces informations publiques.

Ces faits ne manqueront pas d’attirer l’attention des habitants du quartier.

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Suite à cela les « maître chez-nous » ne trouveront d’autre solution que de condamner l’entrée de leur propre local.

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Finalement, en novembre-décembre 2012 le local sera victime d’un malencontreux incendie.

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Arnaques à l’assurance ou colère populaire, la question n’est pas éclaircie à ce jour mais ce qui est certain, c’est que depuis plus de 6 mois ce local est laissé à l’abandon par ses propriétaires …

Guillotière vs jeunesses nationalistes : 2-0

Acte 3:

le mariage gay

Dans le contexte des campagnes homophobes contre le mariage gay et pour (tenter de) prouver que les JN sont les plus virulents, ces derniers tentent d’organiser l’occupation du local du Parti Socialiste afin de protester contre le mariage pour tous et la « re-pénalisation de la sodomie ».

Trouvant les portes du parti socialiste fermées (Cours de la Liberté), ils seront rapidement isolés d’un grand nombre d’habitants du quartier accouru sur les lieux par la police.

Certaines personnes du quartier demanderont aux forces de l’ordre de leur laisser régler le problème. Un habitant joignant le geste à la parole réussira à passer le barrage des forces de l’ordre afin de gifler M. Benedetti.

Ces derniers règleront la situation en interpellant Mr gabriac, Benedetti, Colombet ainsi que 6 de leurs comparses en les conduisant au commissariat, loin de la Guillotière.

Témoignage d’un riverain ici

Guillotière vs jeunesse nationaliste: 3-0

La stratégie des JN serait-elle de se mettre des coups de marteaux sur la tête afin de pouvoir se plaindre d’avoir des bosses sur le crâne ?

C’est bien là leurs problèmes et ce qui est sûr c’est que :

La seule chose qui ne puisse trouver sa place à La Guillotière c’est le racisme. 

Reçu par mail, 21/04/2013

[Manifs réactionnaires et homophobes] Pour une riposte antifasciste immédiate !

! NO PASARAN !

Pour une riposte antifasciste immédiate

Les violences homophobes se multiplient, la coordination des mouvances fascistes se renforce, les manifestations de masse réactionnaires approuvent et appellent à la guerre civile. A cela une seule réponse possible : stoppons l’ennemi fasciste !

Depuis l’automne 2010, le mouvement social ne se relève pas en France, subissant les compromis des centrales syndicales avec le PS au pouvoir, et la répression médiatique et policière instantanée au moindre soubresaut populaire. Remplissant sa fonction historique comme cela est le cas en Italie, au Portugal, en Espagne et en Grèce, le PS collabore avec le Capital pour nous imposer leur crise par de violentes offensives patronales. Ceux de PSA, de Goodyear et de ArcelorMittal en sont parmi les premières victimes, se défendent de manière dispersée et isolée, face à l’austérité à grande échelle qui menace. Crève, ou crève : voilà leur message pour notre avenir proche et à terme. Tandis que des ministres crapules cachent des comptes secrets en Suisse et ailleurs de plusieurs dizaines de millions d’euros !

Qui plus est, la seule dynamique sociale qui s’anime en ce printemps 2013 est une dynamique fasciste. Depuis des décennies, nous n’avions pas connu une telle connivence et coordination, politique et de terrain, entre toutes les forces d’extrême-droite existantes, qui parviennent aujourd’hui à créer un mouvement social-fasciste commun et ascendant. Du prétexte réactionnaire de départ contre l’égalité des droits et le mariage homosexuel, les forces fascistes et identitaires se sont rassemblées pour prendre l’avantage et mener actions et manifestations de masse. Ils parviennent actuellement à élargir leur champ d’action en posant la question du chômage et de la crise, pouvant permettre d’ouvrir les portes au fascisme. De Lyon à Paris, de Nancy à Marseille, nous subissons toujours davantage les coups répétés des groupes nazis à l’encontre de camarades antifas, des roms, d’homosexuels et des personnes d’origine immigrée. Les groupes fascistes multiplient actions de ratonnade et menaces permanentes en une terreur de rue contre tous ceux qui n’appartiennent pas à leur monde consanguin. Comme il y a toujours eu, mais cette fois soutenus et appuyés par un mouvement de masse de défense de la bourgeoisie. Car le fascisme est aussi un mouvement de masse, de la masse ennemie.

Ils en appellent maintenant au sang et à la guerre civile. Qu’ils sachent que la guerre civile, nous y sommes déjà et que nous répondrons au sang par le sang.

L’heure est à la riposte. Empêchons les fascistes d’occuper la rue, harcelons leurs modes d’implantation, ne les laissons pas faire loi. Nous sommes la vie, nous sommes légion, nous sommes partout. Si nous faisons l’erreur de sous-estimer la menace fasciste aujourd’hui, nous subirons rapidement un écrasement équivalent à celui quesubissent nos amis de Grèce.

Nous gardons en tête que l’ennemi fasciste demeure l’allié privilégié de l’Etat et du Capital, qu’il n’y a à traiter avec eux que par une ligne de front. Nous devons rester déterminés, organiser des Comités d’autodéfense sociale et antifasciste dans chaque ville et dans chaque quartier. Ne leur laisser aucune marge d’action ni aucun répit. Car derrière le combat contre le fascisme se tient toujours le combat frontal contre le capitalisme et ses structures d’exploitation, de domination et de répression.

Bloquons les convois de militants fascistes partant en bus des provinces pour se rendre à Paris lors des manifestations réactionnaires de masse. Reprenons la rue, non plus pour l’égalité des droits, mais contre l’avènement en force du fascisme.

Ils nous déclarent la guerre : la solidarité sera notre arme, la détermination notre force.

Réseaux Communistes Libertaires Autonomes/ groupes Nancy-Paris-Lyon-Strasbourg.

Le texte en fichier PDF

Reçu par mail, 20 avril 2013

[Besançon] Un samedi après-midi d’agitation contre les cathos et homophobes de tous poils – 2 février 2013

Ce samedi 2 février 2013, la droite (et plus vu l’affinité) appelait à manifester contre le mariage homosexuel et défendre le modèle familial patriarcal et hétéro-normé. Les organisations d’extrême-droite du Bloc Identitaire, des cathos intégristes de Sos-Tout-Petits et du groupuscule néonazie Werwolf Sequania étaient également présents. Aucun appel à une contre-manif pour l’égalité des droits n’était prévu. Seulement, un collage massif a été fait durant la fin de semaine, qui appelait clairement les habitant.e.s de Besançon à venir perturber leur défilé.

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Banderole accrochée sur les grilles du chantier du tram en bas de Battant

Banderole accrochée sur les grilles du chantier du tram en bas de Battant

De 13h à 15h, la CNT25 a tenu une table de presse devant la Poste rue Battant, tandis que plusieurs petits groupes organisés de manière autonome ont sillonné le centre-ville en distribuant des flyers et collant de nombreuses affiches sur le « parcours de manif » des homophobes (celui-ci ne sera jamais clairement défini, du fait que les flics aient modifié leur trajet selon notre présence dans le secteur).

Certains groupes antifa ont tenté d’attaquer le cortège où de nombreux néo-nazis étaient clairement identifiés:

Silencieux les fafs lors de l'altercation verbale avec les contre-manifestantEs. Kevin Spano, un des fachos à l'origine de la marque commerciale néonazie Werwolf Sequania

Silencieux les fafs lors de l’altercation verbale avec les contre-manifestantEs. Kevin Spano, un des fachos à l’origine de la marque commerciale néonazie Werwolf Sequania

Les néonazes de Werwolf Sequania étaient bien présents (dont on aperçoit Teddy Mairet, le petit avec les gants qui est au milieu de cette photo: http://fafwatchfc.noblogs.org/files/2012/06/bandefafbesak.jpg)

De nombreux compagnons ont réussi à s’infiltrer dans leur cortège, qui partait de la gare d’eau (où se trouve le comico, ce qui en dit long…).

La ville était sous occupation des keufs en tous genres (BAC, civils, Police Nationale avec ou sans tenue anti-émeute…). Et finalement, les fachos n’ayant pas bronchés, les flics, et notamment les rasés de la clique du commandant Mairet, s’en sont donnés à coeur joie  dans les rues de Besançon, en traquant le gauchiste qui osaient l’ouvrir.

Le gros chauve commandant Mairet habillé en robocop

Le gros chauve commandant Mairet habillé en robocop

Selon un témoignage d’un compagnon, alors que leur cortège passait devant les galeries lafayette , les keufs ont tenté de repousser celles et ceux qui lançaient quelques slogans (« homophobie, ça suffit! », « vive la capote, à bas la calote ») et ont été de rentrer dans le magasin (qui a de nombreuses entrées/sorties) . La clique à Mairet a pris en chasse trois antifascistes dans le secteur du square St-Amour… Un copain s’est fait prendre 2-3 affaires dont un appareil photo, alors que les deux autres ont réussi à prendre la fuite. Mais le fait d’avoir gueuler « à Marseille comme à Besac, les keufs rackettent! », ça les a foutu mal en plein après-midi.. Ils ont été forcés de laisser tomber…  (pour) l’appareil. Un rasé resté en retrait a lancé un « tu vas la fermer oui! »… lol

Leur but était clairement de faire taire toute réaction hostile à cette déambulation réactionnaire et à intimider. D’autres copains/copines ont été retenus 1/2 heure par les mêmes porcs un peu plus tôt. Pas une rue n’échappait au contrôle policier.

Ceci dit, la journée était loin d’être un échec. Quelques faits intéressants:

  • Des pétards ont été jetés régulièrement au milieu de leur cortège, dont un qui a du les rendre sourds quelques minutes (ça risque pas d’être la masturbation^^) lors de leur arrêt place pasteur.
  • Le trajet de leur manif, qui devait passer à proximité de la faculté de lettres, n’est finalement pas passé par la place Granvelle… où de nombreuses personnes les attendaient de pied ferme.
  • Les deux curés en soutane (dont le grand de l’église de la Madeleine à Battant, monseigneur Lacrampe (il porte bien son nom celui-là!) ont été pris à partie à plusieurs reprises durant l’après-midi.
Inséparables ces deux-là! à quand le mariage?

Inséparables ces deux-là! à quand le mariage?

Le petit copain à Lacrampe

Le petit copain à Lacrampe

En bref:

Le SO de leur manif, composé de jeunes cathos (on comprend mieux l'omniprésence policière^^)

Le SO de leur manif, composé de jeunes cathos (on comprend mieux l’omniprésence policière^^)

La blondasse en rouge (militante à l'UMP25) était de sortie. Son mari facho lui, était à son kiosque de crêpes place Granvelle

La blondasse en rouge (militante à l’UMP25) était de sortie. Son mari facho lui, était à son kiosque de crêpes place Granvelle

Le blond catho qui balançait  son discours homophobe depuis le camion: sa réaction pas très catholique après avoir reçu un crachat par un manifestant

Le blond catho qui balançait son discours homophobe depuis le camion: sa réaction (pas très catholique!) après avoir reçu un crachat

Reçu par mail, 03/02/2013

Ce qui a été dit dans l’Est Répu:

LES PARTISANS DU PROJET DE LOI CERNÉS PAR LA POLICE

LES FORCES de police ne s’attendaient peut-être pas à une foule aussi imposante. Devant le conseil général, lieu de départ de la Manif pour tous, deux cadres du commissariat échangeaient sur la nécessité d’appeler en renfort des motards, afin de consolider la sécurité autour du cortège. Des renseignements transmis ces derniers temps laissant envisager une possible perturbation de la progression des manifestants par des groupes aux opinions divergentes.

Les 700 manifestants ont finalement évolué sans vents contraires jusque devant la préfecture où les représentants politiques ont lu leurs messages d’opposition au projet de la loi en rabâchant toute une série d’arguments entendus tout au long de la manifestation. Puis le cortège s’est dirigé vers l’esplanade de la mairie, en frôlant un groupuscule d’adversaires contenus par un cordon de policiers. Quelques mots ont fusé, sans plus.

Les échanges verbaux ont été en revanche plus houleux devant la mairie où les discours et témoignages des manifestants ont été hachés par les remarques acides provenant d’une poignée de partisans du mariage pour tous, venus crier leurs convictions, leur ouverture d’esprit et « leur liberté d’expression ».

Menacés par les forces de police d’être délogés, ils ont finalement laissé le cortège poursuivre sa route Grande-rue avant de rejoindre la place de la Révolution.

Er. B. (03/02/2013 à 05h00)

Quelques citations de l’ennemi assez drôles:

Michel Viennet, secrétaire départemental de l’UMP du Doubs:

« C’est vrai que ce n’est pas une habitude à l’UMP de descendre dans la rue. C’est un boulot énorme, rien que pour la banderole qui ouvre le cortège, il a fallu trois heures de travail pour coller les lettres. On est heureux, une trentaine de maires ont rejoint les opposants. D’après nos comptages, on est entre 900 et 1.100, avec 500 ou 600 militants UMP présents »

A vrai dire, alors que la presse parle de 500 à 700 personnes, une grande partie du cortège était composée d’enfants en bas âge. Pour preuve, les confettis et la musique débile étaient au rendez-vous.

Pour la chef de file du mouvement, Nathalie de Pontac, désagréablement surprise par

« l’attitude des opposants qui gravitent autour du collectif et qui nous attaquent au point d’être obligés d’avoir une protection policière »

[Paris/Mêmes droits pour tou.te.s] Bloc anti-sexiste, anti-homophobe et anti-raciste dimanche 27 janvier 2013

FACE AUX TRAHISONS SOCIALISTES : SOLIDARITÉ DES MINORITÉS !

2411autCes derniers mois ont été l’occasion d’un funeste « débat » sur l’égalité des droits entre couples hétérosexuels et couples LGBT en matière de mariage et de filiation, qui a attisé une homo-lesbo-transphobie violente. Ce climat de haine généralisé s’est cristallisé dans des manifestations ralliant homophobes de gauche, de droite et d’extrême-droite, n’hésitant pas à s’allier lorsqu’il s’agit de défendre l’ordre-moral et la différence-des-sexes.

Ces manifestations sont extrêmement préoccupantes, et montrent une convergence des réactionnaires, aujourd’hui pour promouvoir la marginalisation des minorités sexuelles, demain pour entretenir le harcèlement, la répression et la précarisation des étrangEREs.

Le gouvernement socialiste ne condamne toujours pas ces manifestations. Ses atermoiements, reculades et trahisons (abandon de la PMA pour les couples de lesbiennes, « liberté de conscience », « dialogue » avec les autorités religieuses etc) ne font que légitimer davantage un « débat » dont le seul objet est la validité de la vie des LGBT. L’indécence de ce « débat » et le peu d’indignation qu’il suscite nous désole : quel niveau de haine faut-il atteindre pour qu’une réelle mobilisation émerge en soutien aux minorités ?

Ce déversement de haine et l’homophobie d’Etat toujours inscrite dans la loi promeuvent une hiérarchisation des vies. Parce que leurs vies ont moins de valeur que les autres, les LGBT sont exposéEs à une précarité matérielle et affective accrue qui se traduit par des risques de suicide plus élevés chez les jeunes et par des taux record de contaminations au VIH-sida chez les femmes trans et les pédés.

Les errances du Parti Socialiste sur le mariage et la filiation ouverts à touTEs sont de très mauvais augure quant à l’accès aux droits pour les personnes trans (changement d’état civil libre et gratuit), et confirment l’absence de réelle inclusion des problématiques trans dans les préoccupations gouvernementales.

Le parti qui ouvre un boulevard à la haine homo-lesbo-transphobe, aux droites extrêmes et à l’extrême droite est aussi celui qui ferme toujours plus les frontières aux étrangEREs et demandeuSEs d’asile. Alors qu’il prétendait il y a encore quelques mois incarner « le changement », il perpétue les mesures et les violences sécuritaires et racistes des gouvernements précédents :

- Il se targue d’avoir élargi les critères ouvrant le droit au séjour, alors que le nombre de régularisations est toujours limité, et le nombre des expulsions toujours plus élevé.
- Il a enterré la promesse d’ouverture du droit de vote aux étrangEREs.
- Il expulse les Rroms plus violemment encore que le gouvernement de Nicolas Sarkozy
- Il expose encore et toujours les travailleuSEs du sexe aux violences, en subordonnant l’abrogation du délit de racolage public à une pénalisation des clientEs dont les conséquences seront exactement les mêmes,
- Il a abandonné le récépissé après contrôle d’identité et entend légitimer une fois de plus les violences policières contre les sans-papiers en instaurant une « retenue » de 16h.

Si cela ne suffisait pas, le même gouvernement entend pérenniser toutes les mesures de stigmatisation des plus précaires mises en place au cours des 5 dernières années. Il refuse d’abandonner les franchises médicales qui constituent un véritable impôt sur la maladie et de lutter contre les inégalités sociales.

Le Parti Socialiste feint d’avancer en faveur de l’égalité des droits, mais son action des derniers mois prouve le contraire. L’égalité des droits proposée par le gouvernement n’est rien d’autre qu’une égalité fragmentée : en se targuant d’ouvrir des droits aux LGBT d’une main, il s’agit d’en refuser aux étrangEREs de l’autre.

À cela nous répondons :

ASSEZ DE DÉBAT, DES DROITS POUR TOUTES !

La stratégie de morcellement de l’égalité adoptée par le gouvernement lui permet d’effacer totalement la perspective des LGBT étrangEREs et précaires, tout en se gargarisant d’œuvrer pour elles-eux, alors même qu’il les expose toujours aux violences d’Etat.

Les atermoiements du PS sur les droits des LGBT lui permettent paradoxalement de faire durer un « débat » dans lequel il a le beau rôle. Ce faisant, il occulte les effets dévastateurs de ses politiques néo-libérales, sécuritaires et racistes au sein de ces mêmes communautés LGBT.

Revendiquer l’égalité des droits ne se limite pas à manifester sporadiquement pour l’ouverture du mariage et de la filiation aux couples LGBT : il s’agit de revendiquer l’égalité réelle et sans division.

Pour cela, rejoignez-nous le 27 janvier dans un bloc anti-homophobie, antisexiste et antiraciste.

NOUS N’OBTIENDRONS QUE CE QUE NOUS LEURS PRENDRONS !

Premiers signataires : Act Up-Paris, Alternative Libertaire Paris Nord-Est, CNT Santé-Social, Collectif 8 mars pour toutes, Étudions Gayment, Fédération Anarchiste, P !nkBloc (Cortège Queers&Freaks en tous genres), Strass (Syndicat du Travail Sexuel), les TumulTueuses

Voir/Télécharger le tract d’appel en format PDF

[Lyon] Témoignage d’un camarade suite à de nouvelles agressions fascistes – 16 décembre 2012

Recrudescence des agressions fascistes sur Lyon

Trois nouvelles agressions en moins d’un mois sur Lyon et ses alentours (sans compter toutes celles qui restent sous silence) dont celle d’un militant sur les pentes…

Communiqué de presse du CV69:

Nouvelle recrudescence des agressions fascistes sur Lyon

Les agres­sions liées aux divers grou­pus­cu­les d’extrême-droite lyon­nais repren­nent mal­heu­reu­se­ment sur Lyon. 

Après l’agres­sion lors de la marche homo­phobe du 17 novem­bre der­nier ; la condam­na­tion d’un iden­ti­taire (secré­taire de l’orga­ni­sa­tion de la marche du 8 décem­bre) le 12 novem­bre ; de nou­vel­les agres­sions à carac­tère raciste, sur des mili­tants ou des lycéens, se sont pro­dui­tes ces der­niers jours.

- Début décem­bre, trois jeunes maro­cains (l’un d’eux a fini à l’hôpi­tal) se sont faits « chas­ser » du quar­tier Saint-Jean. 

Même si aucune plainte n’a été dépo­sée, nous ne pou­vons pas taire cette énième agres­sion dans ce quar­tier où cer­tains grou­pes pul­lu­lent et dont le racisme n’est plus à démon­trer

La logi­que de ter­ri­toire est avérée et tout ce qui est, selon eux, contre leur culture ou iden­tité, n’a pas sa place près de leur lieu mili­tant.

- Le ven­dredi 7 décem­bre, des mem­bres de l’ULN (la bran­che lycéenne du GUD), après s’être faits sortir par la gen­dar­me­rie lors d’un trac­tage devant le lycée Blaise Pascal à Charbonnières, ont tran­quille­ment attendu la sortie des élèves pour passer à l’action. 

Trois d’entre eux ont été bles­sés (coups de cas­ques, bombes lacry­mo­gè­nes…) non loin de l’établissement. 
Cette fois-ci, une plainte a été dépo­sée.

- Ce diman­che 16 décem­bre, un mili­tant habi­tant les pentes de la Croix-rousse s’est fait agres­ser rue Vaucanson par quatre indi­vi­dus : les pre­miers coups ont été portés au crâne par un objet conton­dant pro­vo­cant un trau­ma­tisme crâ­nien avec perte de connais­sance. 

Là encore, l’absence de cou­rage de ces fas­cis­tes est affli­geante : les quatre agres­seurs (trois à pied et un en voi­ture) ont pro­fité de l’état de fai­blesse de leur vic­time (hémi­plé­gi­que du côté gauche) pour s’achar­ner sur elle. 

La vic­time a décrit ses agres­seurs habillés en skin­head néo-nazis, por­teurs de sym­bo­les d’extrême-droite.

A noter que la veille avait lieu en région lyon­naise un concert nazi (RAC) orga­nisé par un ancien du Bunker Korps Lyon, l’heure mati­nale de l’agres­sion pour­rait cor­res­pon­dre à la fin de celui-ci. 
Une plainte a été dépo­sée et des détails assez précis ont été donnés lors de celle-ci.

Ces 3 agres­sions nous ont été com­mu­ni­quées mais sûre­ment bien d’autres ont été pas­sées sous silence.

Le col­lec­tif 69 de vigi­lance alerte de nou­veau contre l’implan­ta­tion et la vio­lence des dif­fé­rents grou­pes fas­cis­tes lyon­nais : qu’ils se pré­ten­dent iden­ti­tai­res, natio­na­lis­tes ou patrio­tes, ces fas­cis­tes n’hési­tent pas à passer à l’action, à pren­dre le bâton et leurs poings pour impo­ser leur vision raciste, homo­phobe, sexiste, réac­tion­naire.

Nous allons aler­ter tous les établissements sco­lai­res (lycées, lycées pro­fes­sion­nels…) sur le danger que peut repré­sen­ter la pré­sence de mili­tants dans et hors de leur établissement.  

Un tra­vail de fond basé sur l’échange et l’expli­ca­tion est néces­saire pour faire face à leur vio­lence idéo­lo­gi­que et phy­si­que.

Nous conti­nue­rons et accen­tue­rons notre tra­vail de vigi­lance en direc­tion des habi­tan­tEs lyon­nai­sEs en mul­ti­pliant les actions (dif­fu­sion de tracts, ras­sem­ble­ment, mani­fes­ta­tion…) en espé­rant que notre combat soit repris sur les lieux de tra­vail, dans les lycées, les facultés et dans la rue !

Le combat contre le fas­cisme (sous toutes ses formes) est le combat de touTEs !

Le samedi 15 décembre 2012, un concert RAC a été organisé par les néo-nazis à Lyon

Source: Rébellyon, 21 décembre 2012

Les étoiles nous appartiennent !

Je suis un réfu­gié poli­ti­que ita­lien, non-extradé par François Mitterrand. Comme d’autres cama­ra­des ita­liens dans les années 1970-80, nous avons trouvé asile poli­ti­que en France, ce qui ne nous a jamais empê­ché de conti­nuer la lutte avec les autres réfu­giés poli­ti­ques. En ce qui me concerne, je n’ai jamais cessé d’expri­mer mes convic­tions poli­ti­ques malgré mon arres­ta­tion en vue d’une éventuelle extra­di­tion vers l’Italie en 1986.

Je n’ai jamais aban­donné mes idées, ni dénoncé mes cama­ra­des, et ne me suis encore moins repenti de mes acti­vi­tés poli­ti­ques, y com­pris lors­que les gen­dar­mes du géné­ral Della Chiesa m’ont tor­turé en Italie.

Depuis mon arri­vée en France, j’ai conti­nué à vivre mon enga­ge­ment au quo­ti­dien avec les cama­ra­des fran­çais, même lors­que j’ai été arrêté à Paris, en 1984, avec ma cama­rade Gabriella Bergamaschini. Incarcéré à la prison de Fresnes entre 1984 et 1986, j’y ai mené, avec d’autres cama­ra­des pro­lé­tai­res empri­son­nés, des luttes contre la prison en géné­ral, et pour l’abo­li­tion des régi­mes spé­ciaux, comme les quar­tiers de haute sécu­rité à l’inté­rieur des établissement péni­ten­ciers fran­çais et ita­liens, ainsi que des luttes pour la défense des autres pri­son­niers poli­ti­ques et de droits com­muns.

En Italie, j’ai milité pen­dant de lon­gues années au sein d’orga­ni­sa­tions révo­lu­tion­nai­res, ce qui m’a poussé à vivre dans la clan­des­ti­nité pen­dant 10 ans, dont 2 ans en France, avant mon arres­ta­tion. Je ne sou­haite pas entrer ici dans les détails concer­nant les actions aux­quel­les j’ai par­ti­cipé en Italie, et notam­ment les opé­ra­tions poli­tico-mili­tai­res afin de pro­té­ger ceux de mes cama­ra­des tou­jours en liberté… Je peux néan­moins rap­pe­ler que, pen­dant les années 1970 – ces fameu­ses années pas­sées à l’his­toire comme étant celles où, d’un côté s’est déve­lop­pée « la stra­té­gie de la ten­sion » et de l’autre la renais­sance des mou­ve­ments révo­lu­tion­nai­res –, j’ai par­ti­cipé, entre autres, à des actions d’expro­pria­tion révo­lu­tion­naire dont le but était de finan­cer le mou­ve­ment.

Depuis tou­jours, en tant que mili­tant révo­lu­tion­naire avec mes cama­ra­des, j’ai par­ti­cipé acti­ve­ment à la lutte anti­fas­ciste : à Turin, en 1972, à la fer­me­ture défi­ni­tive du parti fas­ciste (MSI) de Giorgio Almirante ; et tou­jours à Turin, en 1973, à la « jam­bi­sa­tion » des mili­tants de Ordino nuovo, Ambrosini et Cibin. Ces deux nazis s’étaient rendus cou­pa­bles de graves actes de vio­lence à l’encontre de cama­ra­des mili­tants révo­lu­tion­nai­res tra­vaillant à la Fiat et d’autres usines en lutte. Ces mêmes per­son­na­ges, au début des années 1970, avaient été impli­qués dans la ten­ta­tive de coup d’État orga­nisé par Valerio Borghese et l’orga­ni­sa­tion secrète neo-fas­ciste dénom­mée « Loge P 2 [1] ».

Depuis que je vis en France, j’ai conti­nué en pre­mière ligne à lutter contre le fas­cisme.

Mes chers cama­ra­des, suite à l’agres­sion du diman­che 16 décem­bre, je ne me sens pas une vic­time, et je ne veux pas pleu­rer sur mon sort. J’étais et je reste un mili­tant révo­lu­tion­naire com­bat­tant contre le fas­cisme et l’oppres­sion capi­ta­liste.

Certes, les tor­tu­res que j’ai subies en Italie ont laissé de graves séquel­les (lésion vési­cale, lésions à la colonne ver­té­brale, abla­tion de la pros­tate…). À cela il faut ajou­ter les dom­ma­ges pro­cu­rés par le contact avec l’amiante dans mon acti­vité pro­fes­sion­nelle, ce qui fait qu’actuel­le­ment je suis han­di­capé à 80 %. De plus, seu­le­ment trois jours avant cette agres­sion, je sor­tais de l’hôpi­tal de la Croix-Rousse suite à un nouvel AVC qui a laissé des séquel­les au niveau de ma jambe et de mon bras gau­ches, ce qui fait que je dois désor­mais me dépla­cer avec une béquille.

Mon état de santé n’a pour­tant pas dimi­nué ma volonté de com­bat­tre le fas­cisme, le capi­ta­lisme et toutes les injus­ti­ces socia­les. Il y a quel­ques jours, j’ai par­ti­cipé à la jour­née no-TAV, et je sou­tiens toutes les ini­tia­ti­ves mili­tan­tes et révo­lu­tion­nai­res pré­sen­tes ici à Lyon.

D’ailleurs, depuis mon arri­vée à Lyon, et à la Croix-Rousse en par­ti­cu­lier, j’ai tou­jours par­ti­cipé aux nom­breu­ses acti­vi­tés et actions qu’y se sont déve­lop­pées et qui conti­nuent à main­te­nir vivant les mou­ve­ments squats, anti­ca­pi­ta­lis­tes, anti­fas­cis­tes, liber­tai­res et alter­na­tifs.

Ce diman­che 16 décem­bre, en sor­tant de mon domi­cile vers 7 heures du matin, j’ai remar­qué deux per­son­nes sur le trot­toir d’en face mais, je n’avais aucune raison d’y prêter atten­tion. Mais, quel­ques secondes plus tard, alors que je conti­nuais tran­quille­ment mon chemin, ces indi­vi­dus se sont appro­chés et, après m’avoir demandé s’ils pou­vaient me parler, l’un d’entre eux a sorti une batte de base-ball de son blou­son et m’a frappé à la tête. Le deuxième m’a dérobé la béquille avec laquelle il m’a aussi frappé, suite à quoi je suis tombé par terre. Sur ce, une troi­sième per­sonne que je n’avais pas encore vu, est arri­vée et à son tour m’a donné des coups de pieds dans les jambes et au ventre… Enfin, j’ai entendu ce troi­sième indi­vidu s’excla­mer : « On l’a bien cassé, on peut y aller ! »

Sachez chers cama­ra­des que ce n’est pas cette agres­sion qui me fera me désis­ter de mon enga­ge­ment contre le fas­cisme. Sachez que, malgré ma condi­tion phy­si­que pré­caire, ils ne me rédui­ront pas au silence. Sachez enfin que jusqu’à mon der­nier souf­fle, j’appor­te­rais mon sou­tien et ma soli­da­rité aux cama­ra­des révo­lu­tion­nai­res et anti­fas­cis­tes avec force et dignité.

Les étoiles sont à nous et nous appar­tien­nent.

La lutte contre le fas­cisme et le capi­ta­lisme conti­nue.

Courage cama­ra­des, ne bais­sez jamais les bras !

Salvatore Cirincione, 21 décem­bre 2012

Notes:

[1] Ceux qui souhaitent mieux connaître mon histoire peuvent regarder le documentaire qui résume ma vie et qui est disponible sur Rebellyon.

Résumé de la mobilisation antifasciste contre la marche des nationalistes dans Lyon le 14 janvier 2012:

Source: Rebellyon, 22 décembre 2012

[Tract] Jusqu’à l’abolition du mariage… Le mariage pour toutes et tous !

TRACT DISTRIBUÉ EN DÉCEMBRE 2012:

L’hété­ro­sexua­lité est une norme uni­que de vie et de rap­ports entre les indi­vi­du·e·s, norme défi­nie par le sys­tème capi­ta­liste et le patriar­cat. Elle est une des bases du sys­tème de domi­na­tion que nous subis­sons, qui aliène les uns et opprime les autres.

L’espoir que cer­tai­nes et cer­tains avaient fondé dans le chan­ge­ment de « per­son­nel poli­ti­que » à la tête de l’État, s’est très rapi­de­ment mué en doute quant à la réelle évolution de la société dans les domai­nes rela­tion­nels et inter­per­son­nels, pour ne citer que ceux-là. L’ouver­ture de la pos­si­bi­lité du mariage aux cou­ples homo­sexuels n’est que le cache-sexe qui vou­drait encore nous faire croire que le Parti Socialiste mène une poli­ti­que de gau­che. Plus d’égalité entre les indi­vi­dus et plus de liberté indi­vi­duelle, cela ne peut se conce­voir que dans un cadre socié­tal où la volonté émancipatrice est le réel moteur des chan­ge­ments envi­sa­gés, une société où les divers sys­tè­mes de domi­na­tion ont été abo­lis. Nous som­mes loin du compte !

Le sys­tème hété­ro­pa­triar­cal et cis­sexiste [1] exerce encore et tou­jours, au quo­ti­dien, ses vio­len­ces sym­bo­li­ques, phy­si­ques et sexuel­les contre les fem­mes, les les­bien­nes, les gays, les bi·e·s, les per­son­nes trans et les inter­sexes. Dans ce contexte, gagner le droit au « mariage pour tou­tes et tous » et le droit à l’adop­tion pour les cou­ples de même sexe ne met­tra pas fin à la situa­tion de vio­len­ces ver­ba­les et phy­si­ques, que subis­sent les indi­vidu.e.s qui ne sont pas des hom­mes cis [2] hété­ros.

Le mariage reste une ins­ti­tu­tion liée à la société patriar­cale et étatique que nous reje­tons. Il est le socle de la famille nucléaire tra­di­tion­nelle – un cou­ple hété­ro­sexuel et éventuellement leur enfants, cel­lule de base du patriar­cat. Il est la for­ma­li­sa­tion de l’appro­pria­tion du corps des fem­mes par les hom­mes et le ter­reau des vio­len­ces sexis­tes et sexuel­les. Le « mariage pour tou­tes et tous » est pré­senté comme une avan­cée qui per­met­tra aux cou­ples les­biens et gays d’accé­der aux mêmes avan­ta­ges maté­riels que les cou­ples hété­ros. Pour autant, il ne per­met­tra pas de nous débar­ras­ser de l’homo­pho­bie.

Depuis plu­sieurs semai­nes, l’espace public hexa­go­nal est saturé de dis­cours vio­lem­ment homo­pho­bes. Les mobi­li­sa­tions des 17 et 18 novem­bre der­niers ont vu défi­ler des dizai­nes de mil­liers de per­son­nes venues mani­fes­ter contre le pro­jet de loi d’ouver­ture du mariage aux cou­ples homos. Le 17 novem­bre, une large coa­li­tion poli­ti­que a ras­sem­blé tout ce que le pays peut conte­nir de défen­seurs de la famille, de la droite extrême à la gau­che bien pensante. Le 18 novem­bre, un ensem­ble de grou­pus­cu­les et frac­tions fas­ci­san­tes est venu déver­ser son homo­pho­bie en employant la force, les matra­ques, la vio­lence. Un silence com­plice accom­pa­gne ces mani­fes­ta­tions vio­len­tes et hai­neu­ses. Plus glo­ba­le­ment, cel­les-ci s’ins­cri­vent dans un contexte de réaf­fir­ma­tion viru­lente de l’ordre patriar­cal qui s’accom­pa­gne aussi par exem­ple d’atta­ques contre le droit à l’IVG.

Le mariage est une ins­ti­tu­tion à abo­lir. Cependant tant qu’il existe, il est pour nous impor­tant qu’il soit acces­si­ble à tou­tes et tous. Si nous som­mes dans la rue, ce n’est ni pour défen­dre la famille ni pour qué­man­der à l’État une quel­conque forme de reconnais­sance. Si nous som­mes dans la rue, c’est pour lut­ter contre tou­tes les domi­na­tions indui­tes par la société hété­ro­sexiste, quel­les qu’elles soient.

Télécharger le tract en format PDF

[Strasbourg] Mobilisation contre les homophobes de Civitas ce mercredi 28 novembre 2012

Le Chat Noir Emeutier reçoit et transmet:

Le groupe Strasbourg du réseau des Communistes Libertaires Autonomes appelle à contrer la conférence catho-fasciste contre le mariage homosexuel qui se tiendra salle mozart, 1 rue du miroir le mercredi 28 novembre prochain à 20h30 à Strasbourg.

Le tract et appel.

ALERTA ANTIFASCISTA !ICI COMME AILLEURS, HIER COMME DEMAIN : NO PASARAN!

A Strasbourg, mercredi 28 novembre prochain, 20h30 à la salle Mozart, le leader de l’organisation catho-fasciste Civitas Alain Escada tiendra une conférence homophobe contre le mariage homosexuel, dont les sbires ont directement attaqué les militantes Femen à Paris.

Après la conférence non inquiétée du cadre national-socialiste Alain de Benoist le 29 septembre à la librairie Kleber et le rassemblement homophobe de la coalition catho-intégriste « Vita » qui s’est tenu le 23 octobre, nous appelons à bloquer cette troisième manifestation fasciste en trois mois sur Strasbourg.

Dans le contexte historique actuel de crise et d’austérité, c’est sans surprise que la menace fasciste progresse. Sa percée aujourd’hui partout en Europe relève de sa stratégie historique par laquelle la peur sociale est alimentée en peur raciste, xénophobe, homophobe. Comme durant les années 1930, face à la misère et la précarité générales imposées par le capitalisme, le mouvement fasciste avance par le recours à la peur et à la haine érigées en armes de guerre au nom d’un Ordre Nouveau.

Nous appelons à briser radicalement toute tentative d’implantation et de structuration locale du mouvement fasciste, en les chassant de nos lieux de vie et de travail. Ne leur laissons aucune marge d’influence ni aucun répit, par tous les moyens nécessaires. Comme à tous les prêcheurs de racisme et de xénophobie, nous déclarons la guerre aux défenseurs de l’homophobie. Ecrasons la vermine fasciste par la solidarité et la convergence : nos vies nous appartiennent.

Fascistes hors de nos vies. Fascistes hors de nos villes.

Pour l’autonomie des individus dans leurs choix de vie.

TOUS MERCREDI 28 NOVEMBRE DEVANT LA SALLE MOZART 1, RUE DU MIROIR A 20H00

Communistes Libertaires Autonomes/ groupe Strasbourg.

[Besançon] Récit de la manif « pro-choix » – 24 novembre 2012

Le Chat Noir Emeutier reçoit et transmet:

Comme tous les ans, les cathos de SOS Tout-Petits organisent leur prière contre l’avortement, contre les moyens contraceptifs et cherchent à exprimer leur vision d’une société régie par des « lois naturelles » et, de ce fait, imposer des normes « hétéro-patriarcales…

Contrairement à l’an dernier (la cathédrale de la Porte Noire étant en travaux), leur prière était prévu devant la basilique St-Ferjeux, ce qui fait loin du stand des féministes situé place Pasteur)

Environ 30 personnes au rassemblement, deux fois de plus de keufs, une bagnole de la BAC à proximité du rassemblement….Des affiches collées et quelques tracts distribués

Départ du cortège en prenant la moitié de la chaussée, avec en banderole de tête:

ArrivéEs aux abords de la basilique St-Ferjeux, deux barrages de flics en tenue anti-émeute nous attendaient, ainsi que de nombreuses voitures de la BAC… Plusieurs camarades ont été contrôlés quelques minutes avant et n’ont pas pu rejoindre le cortège.

On reconnaît le gros William à l’extrême-droite…

Nous avons tenté tant bien que mal de saboter la prière des cathos en hurlant nos chants et slogans anars: « Gardez vos prières, loin de nos ovaires », « Cathos, fachos, lâchez-nous le clito! », « Ni Dieu Ni Maître, ni ordre moral! », « Bouffons des chattes, pas des hosties! », « Les curés au bûcher, les sorcières en liberté! », etc…

Des pancartes ont été disposés à la vue des rares passant.e.s:

Des tags ont été vus dans le secteur de la basilique:

Une heure plus tard, les vieux se relèvent et partent, notre cortège se redirigent en direction du centre-ville en jetant des capotes en l’air en signe de départ.

Quelques autocollants ont été également posés dans le quartier de St-Ferjeux pour l’égalité des droits entre tou.te.s:

Vive la capote ! A bas la calote !

[Mêmes droits pour tou.te.s] Actions trans-pédés-gouines-hétéros contre le PS à Besançon, à Nantes et à Paris – 21 novembre 2012

Des partisans du mariage gay s’attaquent à la permanence du PS à Besançon

 Nouvelle attaque de la permanence du Parti Socialiste à Besançon. Mercredi 21 novembre au soir, des partisans du mariage gay, déçus par les propos de François Hollande sur « la liberté de conscience » des maires, ont recouvert d’une soixantaine d’affiches ses vitrines et volets donnant sur l’avenue de la Gare d’Eau.

Sept individus en possession de matériel d’affichage ont été interpellés par la police mercredi, vers 22h, et conduits au commissariat de Besançon où ils ont été entendus.

Ces personnes, âgées de 25 à 41 ans et « proches d’une mouvance d’extrême gauche« , ont « revendiqué clairement cet affichage présenté comme un acte militant« , a indiqué une source policière. Laissées libres, elles seront convoquées ultérieurement au commissariat.

Sur les affiches noires signées « résistance trans-gouines-pédés-hétéros » était notamment inscrit: « La liberté de conscience de mettre les pédés… au bûcher ?« , « Hollande = collabo de la haine ?« , ou encore « Notre liberté de conscience nous dit: désobéissance civile« .

« J’ai du mal à comprendre, François Hollande a modulé ses propos sur la « liberté de conscience ». Le projet de loi sera définitivement voté dans environ trois mois et c’est plutôt un progrès« , a déclaré le premier secrétaire fédéral du PS du Doubs, Nicolas Bodin, qui a l’intention de déposer plainte. « De telles actions défendent mal leur cause et le débat doit avoir lieu sereinement« , a-t-il ajouté.

Devant le Congrès des maires mardi, le chef de l’Etat avait reconnu la possibilité pour les maires hostiles au mariage homosexuel d’invoquer leur « liberté de conscience » afin de déléguer leur signature à des adjoints. Mais le gouvernement a ensuite précisé que « la liberté de conscience » ne figurerait pas dans le projet de loi sur le mariage homosexuel.

Le local du PS à Besançon avait déjà fait l’objet de dégradations à la fin octobre. Des vitres avaient été brisées et des inscriptions relatives au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) avaient notamment été signalées.

Leur presse locale hétéro-patriarcale – MaPoubelle.info (source: AFP), 22/11/2012 à 18h03

Besançon : les partisans du mariage gay à l’assaut de la permanence du PS

Déçus par les propos de François Hollande sur « la liberté de conscience », des partisans du mariage gay ont recouvert la permanence du parti socialiste d’une soixantaine d’affiches. La police a procédé à sept interpellations.

Une soixantaine d’affiches noires signées « résistance trans-gouines-pédés-hétéros » a été collée la nuit dernière sur les locaux de la permanence du parti socialiste à Besançon. L’action est signée de partisans du mariage gay, qui reprochent au Chef de l’Etat, ses propos sur « la liberté de conscience ». C’était mardi lors du Congrès des maires et François Hollande s’adressait là aux maires hostiles au projet de loi sur le marirage pour tous.

Sept interpellations

Vers 22h, la police a interpellé sept personnes en possession de matériel d’affichage. La permanence du Parti socialiste à Besançon a été recouverte. Agées de 25 à 41 ans et proches de l’extrème gauche, toutes revendiquent « un acte militant ». Elles ont été laissées en liberté.

Nicolas Bodin, secrétaire général du PS du Doubs, a décidé de porter plainte. De son côté, l’association Nouvel Esprit qui soutient la cause homosexuelle, condamne cet affichage sauvage.

Leur presse locale – Fr3 Franche-Comté, 22/11/2012 à 16h59

Pendant ce temps, les organisations légalistes et réformistes travaillent:

Dégradation de la permanence du PS de Besançon : certains dénoncent, d’autres se vantent

Au lendemain de la dégradation de la permanence du PS à Besançon, l’association HES (Homosexualités et socialisme) condamne ces actes, de même que l’association lesbiennes, gay, bi, transexuel(le)s et tous les autres de Franche-Comté Nouvel Esprit. Leurs auteurs, quant à eux, se sont filmés à l’oeuvre et ont mis en ligne leur vidéo sur YouTube.

Myriam Elyassa, membre du bureau national de l’association HES (Homosexualités et socialisme) a cosigné ce jeudi 22 novembre un communiqué de Nicolas Bodin, le premier secrétaire fédéral du PS du Doubs, relatif à la dégradation la veille au soir de la permanence du PS de Besançon par la pose d’affiches des partisans du mariage gay, déçus par les propos de François Hollande sur « la liberté de conscience » des maires, indiquant : « L’association HES (Homosexualités et socialisme) condamne également ces actes qui ne contribuent pas à l’élévation du débat. »

Egalement par communiqué,  l’Association  lesbiennes, gay, bi, transexuel(le)s et tous les autres de Franche-Comté Nouvel Esprit a également indiqué condamner « fermement toute forme de vandalisme et de violence quelle qu’elle soit.  Elle  ne  peut en aucun cas se solidariser avec un tel activisme à l’origine des dégradations des locaux du  parti socialiste hier au soir, et ce, malgré son inquiétude face aux propos tenus par le Président de la République ce mardi 20 novembre sur l’avenir du projet de loi pour le mariage homosexuel. »

Pendant ce temps, les auteurs de ce collage protestataire, le Collectif trans gouines pédés hétéros Besançon, se vantent de leur acte, via une vidéo postée ce jour, en début d’après-midi, sur YouTube.

Leur presse locale hétéro-patriarcale – MaPoubelle.info, 22/11/2012

A Nantes:

Manifestation contre l’homophobie ce mercredi soir devant le siège du PS à Nantes

Ils étaient une petite centaine réunis ce mercredi à 18h30 devant le siège du Parti Socialiste place du Cirque à Nantes.

Cette manifestation intervient suite aux propos du chef de l’Etat, François Hollande, sur la possibilité d’une clause de conscience de la part des élus sur le mariage homosexuel.

«En s’aventurant sur ce terrain, François Hollande offre un boulevard à tous les opposants de la République» déclare Vincent Danis, président du centre lesbien, gay, bi & trans (centre LGBT). Il rappelle que «le PS avait des engagements pendant la campagne présidentielle. En ce sens, le chef de l’Etat doit préciser ses intentions.»

Fabrice Roussel, 1er secrétaire fédéral du PS de Loire-Atlantique, était présent parmi les manifestants pour «rappeler les engagements pris par le PS. Nous sommes dans une République, les lois sont les lois. C’est un devoir de les respecter. Notre travail est de montrer que c’est un pas vers l’égalité pour tous.»

Leur presse – Ouest France.fr, 21/11/2012

A Paris:

Rassemblement devant le siège du PS à Paris: la vidéo

Plusieurs centaines de personnes se sont massées hier soir, mercredi 21 novembre, devant les grilles du siège Parti socialiste, rue de Solférino, à Paris. Nicolas Martin, qui s’est présenté comme «un simple citoyen», est à l’origine de ce rassemblement qu’il a initié sur Facebook. Très remonté-e-s contre François Hollande après qu’il a laissé entendre que les maires pourraient recourir à leur «liberté de conscience», les manifestant-e-s se sont réuni-e-s devant le bâtiment du PS pour faire entendre leur colère et interpeller les dirigeants socialistes. Quelques heures avant, le président de la République a dit regretter ses propos.

Une délégation de manifestant-e-s a été reçue à l’intérieur du bâtiment par le sénateur David Assouline. Nicolas Martin est satisfait d’avoir pu être entendu, mais reste sceptique quant à la pertinence des réponses qui lui ont été données. Il a finalement appelé l’ensemble des personnes favorables à l’égalité des droits à se mobiliser lors de la manifestation prévue le 16 décembre à Paris.

Leur presse – tv.yagg.com (Julien Massilion), 22/11/2012