[Ravage éditions] Présentations/Discussions autour de deux récentes publications

Bonjour, nous sommes heureux de vous faire part de la tenue de deux présentations/discussions à Lille et Paris autour de deux de nos publications:

Discussion à Lille autour du livre «Angry Brigade»

L’Insoumise “Bouquinerie occupée” 10 rue d’Arras – Lille Moulins

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Discussion à Paris autour de la brochure «Aux origines du pouvoir»

A la Bibliothèque anarchiste Libertad 19 rue Burnouf 75019 Paris Métro Belleville ou Colonel Fabien

Contact: ravage[at]riseup[point]net

Mierda sempre Comandante !

Plusieurs jours ont maintenant passé depuis l’annonce de la mort d’un chef d’Etat étranger, malade depuis longtemps, dans un pays d’Amérique du Sud. L’info n’a surpris personne. Elle était attendue, presque annoncée. Tout comme étaient prévues les condoléances plus ou moins hypocrites de la moitié des chancelleries du monde entier, et le deuil de millions de ses compatriotes, ces sujets qui infestent la planète depuis des siècles en se serrant les coudes autour de leurs maîtres. Désirant la mort de tout Etat, la mort de ce type nous a laissé plutôt indifférents. Seul un sourire entendu -parce que la mort d’un chef de gouvernement fait toujours plaisir-, mais rien de plus. Si elle avait été provoquée par un acte de révolte, là oui il y aurait eu de quoi fêter sa disparition. Mais pour un cancer, qu’il soit naturel ou pas, quel goût y trouverions-nous ?

Si l’annonce de sa mort nous avait à peine effleuré, quelques nécrologies parues ici en Italie les jours suivants ont par contre réussi à attirer notre attention. Eh oui, parce tout le monde n’a pas partagé notre indifférence, certains ont vraiment pleuré sa mort. Nous aurions du nous en douter. En qualité de porte-drapeau du socialisme d’Etat sud-américain, désigné comme héritier de Fidel (qu’il a précédé dans la tombe), il était évident que sa disparition serrerait pour de bon les glandes lacrymales de tous les sinistres tiers-mondistes.

Nous sommes là face à un de ces exemples qui montre comment, dans le milieu subversif, ce qui sépare les autoritaires des anti-autoritaires n’est pas seulement une divergence théorique, une différence d’objectifs ou une diversité de méthode. Il y a un abîme anthropologique – si on veut bien nous excuser du terme. Les tiers-mondistes sont ces révolutionnaires occidentaux bien nourris qui approuvent quiconque, à un continent de distance, affirme se battre pour défendre les opprimés. Ils sont persuadés que dans ces contrées lointaines, l’esprit critique doit être banni, parce que sinon, on fait -« objectivement », ça va de soi- le jeu de l’ennemi, c’est-à-dire de l’impérialisme yankee. Il s’agit de la reformulation moderne de la vieille litanie stalinienne, selon laquelle ceux qui critiquaient le gouvernement de Moscou étaient par la force des choses au service des gouvernements de Berlin ou de Washington. Cette accusation a disparu peu à peu, pour n’être plus réservée qu’aux « ennemis de l’intérieur ». Les dissidents cubains en exil (anarchistes compris), ont par exemple été accusés plusieurs fois d’être financés par la CIA. Si ce n’était pas le cas, pourquoi n’auraient-ils pas su apprécier avec gratitude les lois du Leader Maximo ? Craignons que les dissidents vénézueliens du défunt commandant ne soient victimes des mêmes misérables insinuations.

Mais ici, à un océan de distance, eh bien on préfère utiliser d’autres arguments. Ici, ceux qui critiquent les lointains Etats socialistes pécheraient par « eurocentrisme », parce qu’ils ne comprennent pas que les critères d’interprétation habituellement utilisés en Occident ne peuvent pas être appliqués de la même façon ailleurs. C’est une remarque incroyable ! C’est d’ailleurs plus ou moins celle qu’utilisent pour se défendre ceux qui pratiquent le tourisme sexuel. Avec une différence : ces soi-disant touristes sexuels vont faire ailleurs ce qu’ils ne peuvent pas faire dans leur propre pays, tandis que les tiers-mondistes acceptent ailleurs pour d’autres ce qu’ils n’accepteraient jamais pour eux dans leur pays. Vous imaginez la réaction si ici, en Europe, un officier des paras, après avoir passé quelques années de prison pour une tentative de coup d’Etat, arrivait au pouvoir ? On invoquerait au minimum une mobilisation permanente contre le fascisme. Par contre, si c’est un officier des paras d’Amérique du Sud… hasta siempre comandante ! Il suffit d’avoir une main rouge, une propagande qui crache le mot peuple en permanence, et voilà que l’Etat, le gouvernement, l’armée, la police, la magistrature, les prisons… et tout ce qui a toujours défendu l’horreur quotidienne deviennent d’un seul coup de nobles institutions à défendre et à protéger. Ils ne se rendent même pas compte que leur soi-disant « refus de l’eurocentrisme » n’est rien d’autre qu’une forme de racisme inversé. Pourquoi les exploités d’autres pays devraient-ils accepter ce qui est considéré comme inacceptable par les exploités d’ici ? En Amérique du Sud, pourquoi devrait-on applaudir les militaires ? En Asie, pourquoi devrait-on se prosterner devant un Comité central ? En Afrique, pourquoi devrait-on honorer les rites religieux ?

Pourquoi partout, sous n’importe quelle latitude, ne devrait-on pas lancer un défi à l’existant, contre ses certitudes, ses habitudes, ses lieux communs, ses institutions ? Voilà l’abîme anthropologique auquel nous faisions allusion, la différence radicale et infranchissable entre ceux qui veulent une réorganisation différente de celle qu’on connaît, et ceux qui désirent tout autre chose.

Traduit de l’italien de finimondo par Brèves du désordre, 15 mars 2012

Chavez et le spectacle de la révolution bolivarienne

[Aix-en-Provence] La stèle rendant hommage au général Bigeard vandalisée – Soirée du 10 au 11 janvier 2013

Selon la presse des képis et bidasses sanguinaires, la stèle posée sur un rond-point d’Aix en Provence en hommage au boucher général Bigeard, a été vandalisée dans la soirée du 10 janvier 2013.

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Les vandales ont également eu le temps de recouvrir la stèle de peinture rouge et de “tags”, dont on ignore le contenu.

[Pyrénées-Orientales] Banderoles bleu-blanc-rouge et drapeaux français brûlés pour la cérémonie du 11 novembre à Ille-sur-Têt

11 novembre: décorations vandalisées

Le maire d’Ille-sur-Têt (Pyrénées-Orientales) a exprimé aujourd’hui une vive émotion devant des actes de vandalisme commis contre les ornements et les drapeaux installés pour le 11 novembre au monument aux morts de cette bourgade catalane.

Les banderoles bleu-blanc-rouge et des drapeaux français ont été saccagés quelques heures avant la cérémonie officielle dimanche. Un des drapeaux a été brûlé, d’autres jetés dans une poubelle.

Willy Burghoffer, le maire socialiste de cette commune d’environ 5.000 habitants, a indiqué avoir porté plainte pour « dégradation de symboles de la République ». Les gendarmes ont fait des prélèvements ADN sur place et ont ouvert une enquête. « S’attaquer aux symboles de la République un 11 novembre, franchement, c’est trop, c’est impardonnable. C’est un grand mot, mais c’est un crime. Il faut pas banaliser des actes comme ça, ni que d’autres se les approprient », a-t-il dit à l’AFP.

Hier matin, des employés municipaux ont rétabli en urgence un pavoisement, avant le début de l’hommage aux soldats tombés pour la France. Le monument aux morts de cette localité tranquille avait été tagué il y a dix ans, rappelle-t-on à la mairie.

Leur presse – Le Figaro.fr (AFP), 12/11/2012 à 12h21

[Chine] Des écoliers en grève de la faim contre des cours de patriotisme – Hong Kong, depuis le 31 août 2012

Hong Kong: grève de la faim contre le patriotisme

A Hong Kong, des écoliers ont entamé une grève de la faim contre des cours de patriotisme chinois. Ils se sont installés devant le siège du gouvernement et ont arrêté vendredi de se nourrir pour 72 heures, jusqu‘à lundi, date de la rentrée à partir de laquelle seront progressivement introduit ces cours. Selon Pékin, ils sont cruciaux pour forger le sentiment d’appartenance nationale.

“Nous réalisons que ces cours sont politiques. Nous n’avons pas trouvé d’autre solution. Donc nous avons dû intensifier notre action et faire ce que nous pouvions pour occuper et commencer une grève de la faim.” dit Joshua Young.

“Le futur de Hong Kong est entre nos mains. Si nous ne voulons pas un futur sombre, alors il faut protéger Hong Kong. Ce n’est pas seulement la responsabilité des adultes, mais le devoir de tout citoyen de Hong Kong, y compris de nous les étudiants.” affirme Ho Fan-Man, quatorze ans, en grève de la faim.

Fin juillet, des dizaines de milliers de parents et leurs enfants étaient descendus dans la rue pour protester contre ces cours de patriotisme. Le gouvernement semi-autonome de Hong Kong n’a pour l’instant rien cédé.

Leur presse – Euronews.fr, 01/09/2012 à 17h14

[Besançon] Les murs s’expriment (2) – 14 juillet 2012

Echos à l’action de solidarité avec les mineurs en lutte de ce 14/07/2012:

Alors que les bouchers patriotes défilaient aux pas dans la matinée:

[Etats-Unis] Les anarchistes célèbrent de la meilleure des manières l’Indépendance à Oackland – 4 juillet 2012

Rage des anarchistes lors de la marche « Nique le Quatre » à Oackland

Les anarchistes d’Oakland en Californie ont célébré l’indépendance de l’Amérique avec une manifestation « Nique le Quatre » (« Fuck the Fourth ») qui s’est soldée par l’incendie du drapeau national, des chants scandés « nique la police » et des actions de vandalisme de la propriété publique et privée.

Political Fail Blog, un groupe « d’auteurs et de chercheurs de vérité » qui pense « que nous devons nous aider et de faire des vies de chacun un peu plus facile, » a téléchargé des photos et une vidéo de la marche.

Les photos d’un drapeau brûlé, des voitures de police vandalisées et des bâtiments tagués avec le logo anarchiste et des messages comme « TUEZ DES FLICS » ont été partagées sur Facebook.

Dans une vidéo postée sur YouTube qui l’accompagne, les manifestants crient « fuck the police» et «nique le président » tout en agitant un drapeau en feu.

La police a arrêté un homme un peu plus tard et a dit qu’il était accusé d’entrave à la circulation.

Sgt. Roland Holmgren a déclaré au Oakland Tribune que des manifestants ont crevé un pneu et cassé une fenêtre d’une voiture de police, ont vandalisé l’hôtel de ville, la Division des affaires internes de la police, un magasin de vêtements, un hôtel et une banque.

Political Fail Blog n’a pas souhaité répondre à la demande d’interview du Daily Caller.

Traduit de l’anglais de leur presse – The Daily Caller (06/07/2012) via Anarchist News