[Publication] Sortie de la revue anarchiste « Subversions » #2 – Avril 2013

Le n°2 de “Subversions” vient de sortir (avril 2013). Cette revue anarchiste de critique sociale fait 66 pages, et tourne du côté des distros au prix de 2 euros l’exemplaire, 7 euros les 5 exemplaires et 12 euros les 10 exemplaires. 

On peut écrire à subversions((A))riseup.net pour se la procurer, ou à

Subversions – c/o Bibliothèque Libertad – 19 rue Burnouf – 75019 Paris.

Pour avoir une petite idée de son contenu, voilà l’édito et le sommaire (ci-dessous). Le n°1 (septembre 2012) est toujours disponible.

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« Subversions » #2 (avril 2013)

Edito :

Encore une revue ? Pas tout à fait. D’un côté, il nous semble qu’au moment où les idées tendent toujours plus à devenir des marchandises ou de simples opinions (virtuelles qui plus est), continuer à faire circuler par écrit quelques réflexions reste plus que jamais nécessaire. D’un autre côté, si on peut toujours tenter de disséquer à l’infini la énième restructuration en cours de la domination, la question serait également d’affiner nos angles d’attaque pour mieux lui porter des coups. Théorie, agitation, analyse ou propositions se mêleront donc en un mélange que nous souhaitons subversif.

Le fait que certains textes soient publiés ici ne signifie pas nécessairement que nous en partagions l’intégralité, car il nous importe davantage de susciter des discussions qui rompent avec l’activisme mouvementiste ou avec les spéculations autoritaires. Cela pourrait être aussi une manière d’explorer quelques pistes, tout en sachant que c’est dans notre vie même, au quotidien, que s’élaborent les hypothèses révolutionnaires avec toutes les conséquences qui en découlent.

Encore une revue ? Peut-être. Mais en tout cas un instrument supplémentaire pour intervenir dans la guerre sociale, de l’intérieur d’une conflictualité qui tend aussi à échapper aux récupérateurs traditionnels en se développant dans toutes les directions. Une petite contribution pour approfondir, en quelque sorte, les mauvaises passions d’une liberté démesurée pour toutes et tous.


Sommaire :

Nuisances • L’ouvriérisme comme idéologie au service des patrons • L’honnête ouvrier • Notre-Dame-des-Landes : Contre l’aéroport et son quoi ? • Res communis ou res nullius ?

Focus • L’enfer est pavé de bonnes intentions L’Humanitaire à l’aune du 3e millénaire • L’humanitaire en treillis • Ni Salut, ni Armée : contre les collabos caritatifs

Pot-pourri • Critique de la société idéale • Liberté ? • Egypte. Comme la mer • Invitation à la rencontre internationale de Zurich • Contribution barbare • De court-circuit en black-out social • Quelque chose qui manque • Dépasser les frontières

Commentaires déplacés • Sommets et lentilles • L’espace qu’on leur laisse • Charlot policeman

Fil de l’histoire • Un coup de lime : L’anarchisme autonome de G. Ciancabilla

Source: Brèves du désordre, 23 avril 2013

[Ravage éditions] Présentations/Discussions autour de deux récentes publications

Bonjour, nous sommes heureux de vous faire part de la tenue de deux présentations/discussions à Lille et Paris autour de deux de nos publications:

Discussion à Lille autour du livre «Angry Brigade»

L’Insoumise “Bouquinerie occupée” 10 rue d’Arras – Lille Moulins

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Discussion à Paris autour de la brochure «Aux origines du pouvoir»

A la Bibliothèque anarchiste Libertad 19 rue Burnouf 75019 Paris Métro Belleville ou Colonel Fabien

Contact: ravage[at]riseup[point]net

[Nos médias] Présentation du site Tabula Rasa, arsenal de textes antiautoritaires et anarchistes dans de nombreuses langues

www.atabularasa.org

Tabula Rasa se veut un arsenal de textes antiautoritaires et anarchistes où chacun pourra trouver des réflexions et des idées pour affiner sa propre pensée, et approfondir ses combats. Nous espérons aussi que cet arsenal contribuera à découvrir des affinités au-delà des frontières, à ouvrir des inconnus exaltants dans la pensée et la pratique –qui en réalité ne font qu’un–, et à se jeter dans le tourbillon de la guerre sociale.

Cependant, cet arsenal n’est pas un supermarché des dernières idées à la mode où l’absence de cohérence est flagrante. La critique anarchiste n’est pas une affaire innocente. Si dans le camp antiautoritaire aussi, on voit comment les idées sont transformées en idéologie et les pensées en politique, comment les choses les plus incompatibles se combinent à tout va afin de ne pas heurter l’illusion quantitative, nous préférons remettre au premier plan une critique anarchiste qui est intimement destructrice. Elle veut détruire l’autorité, sa morale et les rapports sociaux qui en découlent, elle ne cherche pas à les aménager ni à les transformer petit-à-petit. Sans hésitations ni peur des ruines, faire table rase de l’existant. Hier comme aujourd’hui, nous pensons qu’il s’agit de porter partout cette tension destructrice, que ce soit dans les eaux tumultueuses des conflits sociaux ou dans les steppes glaciales de la pacification sociale.

Nous espérons aussi que cet outil contribuera à faire table rase de – pardonnez-nous l’expression – ce « complexe d’infériorité » dont souffrent trop souvent les partisans de l’anarchie, quand ils se retrouvent face aux critiques marxistes et politiques et aux appels à s’adapter à la réalité des choses. S’il est vrai que la destruction de l’autorité est une chose éminemment pratique, ce n’est pas pour autant qu’il faille ensevelir nos idées. Au contraire même, car comme quelqu’un a pu le résumer : l’anarchisme, c’est « de la pensée et de la dynamite ». Il est plus que temps de s’affranchir définitivement des cadavres qui continuent à prétendre que ce sont de mystérieux mécanismes sociaux qui font l’histoire, plutôt que les individus en chair et en os ; que ce sont les conditions d’exploitation qui génèrent le désir de libération, et donc la révolte, plutôt que le cœur et le cerveau ; que la liberté est certes un beau rêve, mais qu’il vaudrait mieux le ranger provisoirement au nom des exigences tactiques et organisatrices du moment. Contre tout cela, la création d’espaces autonomes de discussion, l’approfondissement des affinités, le partage et la critique des expériences de lutte et de révolte, pourraient se révéler quelques pas importants à développer.

Tabula rasa mettra donc à disposition des compagnons de nombreux textes et traductions dans plusieurs langues. Il s’agit aussi bien de textes sortis il y a longtemps, que d’autres plus récents. Bien que tout « classement » amène toujours des problèmes difficilement surmontables, nous essayerons d’archiver les textes non seulement par auteur ou par publication, mais aussi par « thème », afin de faciliter la recherche. Une dernière chose pour finir : ce projet porte l’intention internationaliste d’offrir un espace de discussion au-delà des contextes particuliers, des limites linguistiques et des frontières étatiques.

Reçu par mail, 2 avril 2013

Mierda sempre Comandante !

Plusieurs jours ont maintenant passé depuis l’annonce de la mort d’un chef d’Etat étranger, malade depuis longtemps, dans un pays d’Amérique du Sud. L’info n’a surpris personne. Elle était attendue, presque annoncée. Tout comme étaient prévues les condoléances plus ou moins hypocrites de la moitié des chancelleries du monde entier, et le deuil de millions de ses compatriotes, ces sujets qui infestent la planète depuis des siècles en se serrant les coudes autour de leurs maîtres. Désirant la mort de tout Etat, la mort de ce type nous a laissé plutôt indifférents. Seul un sourire entendu -parce que la mort d’un chef de gouvernement fait toujours plaisir-, mais rien de plus. Si elle avait été provoquée par un acte de révolte, là oui il y aurait eu de quoi fêter sa disparition. Mais pour un cancer, qu’il soit naturel ou pas, quel goût y trouverions-nous ?

Si l’annonce de sa mort nous avait à peine effleuré, quelques nécrologies parues ici en Italie les jours suivants ont par contre réussi à attirer notre attention. Eh oui, parce tout le monde n’a pas partagé notre indifférence, certains ont vraiment pleuré sa mort. Nous aurions du nous en douter. En qualité de porte-drapeau du socialisme d’Etat sud-américain, désigné comme héritier de Fidel (qu’il a précédé dans la tombe), il était évident que sa disparition serrerait pour de bon les glandes lacrymales de tous les sinistres tiers-mondistes.

Nous sommes là face à un de ces exemples qui montre comment, dans le milieu subversif, ce qui sépare les autoritaires des anti-autoritaires n’est pas seulement une divergence théorique, une différence d’objectifs ou une diversité de méthode. Il y a un abîme anthropologique – si on veut bien nous excuser du terme. Les tiers-mondistes sont ces révolutionnaires occidentaux bien nourris qui approuvent quiconque, à un continent de distance, affirme se battre pour défendre les opprimés. Ils sont persuadés que dans ces contrées lointaines, l’esprit critique doit être banni, parce que sinon, on fait -« objectivement », ça va de soi- le jeu de l’ennemi, c’est-à-dire de l’impérialisme yankee. Il s’agit de la reformulation moderne de la vieille litanie stalinienne, selon laquelle ceux qui critiquaient le gouvernement de Moscou étaient par la force des choses au service des gouvernements de Berlin ou de Washington. Cette accusation a disparu peu à peu, pour n’être plus réservée qu’aux « ennemis de l’intérieur ». Les dissidents cubains en exil (anarchistes compris), ont par exemple été accusés plusieurs fois d’être financés par la CIA. Si ce n’était pas le cas, pourquoi n’auraient-ils pas su apprécier avec gratitude les lois du Leader Maximo ? Craignons que les dissidents vénézueliens du défunt commandant ne soient victimes des mêmes misérables insinuations.

Mais ici, à un océan de distance, eh bien on préfère utiliser d’autres arguments. Ici, ceux qui critiquent les lointains Etats socialistes pécheraient par « eurocentrisme », parce qu’ils ne comprennent pas que les critères d’interprétation habituellement utilisés en Occident ne peuvent pas être appliqués de la même façon ailleurs. C’est une remarque incroyable ! C’est d’ailleurs plus ou moins celle qu’utilisent pour se défendre ceux qui pratiquent le tourisme sexuel. Avec une différence : ces soi-disant touristes sexuels vont faire ailleurs ce qu’ils ne peuvent pas faire dans leur propre pays, tandis que les tiers-mondistes acceptent ailleurs pour d’autres ce qu’ils n’accepteraient jamais pour eux dans leur pays. Vous imaginez la réaction si ici, en Europe, un officier des paras, après avoir passé quelques années de prison pour une tentative de coup d’Etat, arrivait au pouvoir ? On invoquerait au minimum une mobilisation permanente contre le fascisme. Par contre, si c’est un officier des paras d’Amérique du Sud… hasta siempre comandante ! Il suffit d’avoir une main rouge, une propagande qui crache le mot peuple en permanence, et voilà que l’Etat, le gouvernement, l’armée, la police, la magistrature, les prisons… et tout ce qui a toujours défendu l’horreur quotidienne deviennent d’un seul coup de nobles institutions à défendre et à protéger. Ils ne se rendent même pas compte que leur soi-disant « refus de l’eurocentrisme » n’est rien d’autre qu’une forme de racisme inversé. Pourquoi les exploités d’autres pays devraient-ils accepter ce qui est considéré comme inacceptable par les exploités d’ici ? En Amérique du Sud, pourquoi devrait-on applaudir les militaires ? En Asie, pourquoi devrait-on se prosterner devant un Comité central ? En Afrique, pourquoi devrait-on honorer les rites religieux ?

Pourquoi partout, sous n’importe quelle latitude, ne devrait-on pas lancer un défi à l’existant, contre ses certitudes, ses habitudes, ses lieux communs, ses institutions ? Voilà l’abîme anthropologique auquel nous faisions allusion, la différence radicale et infranchissable entre ceux qui veulent une réorganisation différente de celle qu’on connaît, et ceux qui désirent tout autre chose.

Traduit de l’italien de finimondo par Brèves du désordre, 15 mars 2012

Chavez et le spectacle de la révolution bolivarienne

[Poitiers] Tags anti-militaristes et anti-Ayraultport – Nuit du 28 au 29 mars 2013

POITIERS Tags antimilitaristes à l’Armée de l’Air

La façade du bureau d’information de l’Armée de l’Air, avenue de la Libération à Poitiers, a été couvert d’inscriptions antimilitaristes dans la nuit de jeudi à vendredi. Une enquête est en cours pour tenter d’identifier les auteurs de ces tags. Selon la police, aucun autre établissement militaire n’a été visé.

tags

La même nuit, d’autres tags, hostiles ceux-là à l’aéroport nantais de Notre-Dame-des-Landes ont été peints sur des murs de l’hôtel-de-ville de Poitiers. Ils ont été effacés par les services municipaux.

Leur presse – La Nouvelle République.fr, 30/03/2013 à 05h28

[Tract] Et si nous vivions enfin ?

Une nuit noire. Une interminable nuit, glaciale, sombre, répétitive et ennuyeuse. Certains la passent dehors, sur le trottoir, un bout de carton et des habits ramassés ici ou là, d’autres se réfugient dans les couloirs sordides du métro, chassés par les agents de la RATP ou de la mairie de Paris. Tout le monde se croise. Ceux qui se démerdent comme ils peuvent dans cette non-vie. Telle va vendre son corps pour quelques euros, l’autre va devoir se casser le dos sur un chantier, l’autre se faire chier derrière un bureau, l’autre aller servir les gros bourgeois aux cafés des quartiers chics ; l’autre encore doit changer dix fois de trottoir et raser les murs afin d’éviter les flics qui patrouillent, parce qu’il ou elle n’a pas les maudits papiers que l’État nous impose pour pouvoir nous contrôler tous et toutes. D’autres encore doivent se planquer pour fumer, certains pour éviter la brigade des stups’, d’autres parce que la famille les surveille étroitement, ou que la religion qu’on leur a imposée (ou qu’ils s’imposent tous seuls…) leur fait tomber sur la tête des interdits et des obligations en tout genre.

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[Tract trouvé dans les rues de Paris, février 2013]

Source: Non Fides, 15 février 2013

[Lyon] 3000 personnes dans la rue contre le fascisme – 16 février 2013

Face à la rue, l’extrême droite lyonnaise ouvre ses portes

Entre 1 800 et 3 000 manifestants se sont mobilisés ce samedi 16 février pour demander la fermeture du local des identitaires dans le Vieux Lyon. Dans le même temps, les identitaires ont organisé une journée portes ouvertes et les nationalistes invitaient l’extrême droite européenne pour un banquet dans les Monts d’Or. Ambiance.

Dès 14 heures, les premiers manifestants envahissent la place des Terreaux. On repère déjà les drapeaux rouges du Front de gauche, du Parti communiste français ou de la CGT. Derrière une banderole « antifascistes », des jeunes en capuches et cagoules noires attirent l’objectif des photographes. En ce samedi 16 février, ils sont 1800 selon la police et 3000 selon les organisateurs, à avoir répondu à l’appel du collectif de vigilance contre l’extrême droite, qui regroupe organisations de gauche et d’extrême gauche.

Tous demandent la fermeture du local des identitaires, « La Traboule », situé au coeur du Vieux Lyon depuis 2010. Pour l’occasion, Katherine Legay, conseillère municipale communiste à Lyon, a revêtu l’écharpe tricolore. « Lyon est en train de devenir un laboratoire de l’extrême droite« , déplore l’élue. « Je suis dans le 5e arrondissement, et il y a un climat d’agressions qui s’installe dans le Vieux Lyon à proximité du local des identitaires« , ajoute Katherine Legay.

« Fermez le local ! Arrêtez les ratonnades ! »

A 15 heures, les manifestants prennent le chemin du Vieux Lyon.  Parmi les slogans, on entend « Fermez le local ! Arrêtez les ratonnades« . Sur les quais de Saône, des dizaines de camionnettes de CRS sont alignées, près de 300 policiers ont été mobilisés pour la manifestation. Après les colonnes du Palais de justice, les fumigènes s’allument et les esprits s’échauffent timidement. Car cent mètres plus haut, sur les marches de la montée du Change, une cinquantaine d’identitaires ont sorti les drapeaux lyonnais et haranguent les manifestants. Face à une dizaine de CRS, au milieu entre les deux camps, quelques jeunes antifas, en nombre marginal, ont emporté des battes de base-ball. Mais le cortège repart, bon enfant, jusqu’aux Terreaux. Les chants reprennent : C’est pas les sans-papiers. C’est pas les immigrés. C’est les identitaires qu’il faut virer ! »

Au coeur de la Traboule

Au 5 rue, montée du Change. Prenant à contre-pied le collectif de vigilance contre l’extrême droite, les identitaires ont organisé une journée portes ouvertes. Dans la Traboule », un local de 80m², une cinquantaine de jeunes boivent des bières dans des gobelets en plastique. Dans la pièce principale, on repère un bar, un punching-ball et des affiches jaunes et noires « génération identitaire », qui rappellent le coup de la mosquée de Poitiers. Dans une deuxième salle, plus petite, est disposé un canapé, un écran plat et une petite bibliothèque. « On fait des soirées et des conférences, comme la prochaine avec Robert Ménard« , explique Arnaud Delrieux, l’un des porte-parole des identitaires.

« On a eu une inspection de la préfecture, on n’est dans notre droit« , affirme Pierre Robesson, autre cadre identitaire, face aux menaces de fermeture de la Traboule. Les identitaires nient toute violence en provenance du local et expliquent n’avoir jamais eu aucuns contrôles de la police. Plusieurs agressions sont pourtant intervenues près de la Traboule entre 2010 et 2012. Après la marche des cochons en 2011, des commerces avaient été saccagés en soirée. « Mais c’est la même chose lors des manifs étudiantes ou de la CGT ! Nous ne sommes pas responsables« , se défend un identitaire, non sans ambiguïtés. Presque aucunes filles ne sont présentes à la Traboule en cette journée portes ouvertes, où il est impossible de filmer. « Une autre fois« , explique Arnaud Delrieux, qui propose une bière au journaliste, et invite, tout sourire, les membres du collectif de vigilance à débattre dans le local. « Ils ne sont pas venus. Alors qui sont les plus ouverts ?« , s’amuse Pierre Robesson.

Alexandre Gabriac : « Solidaire des identitaires »

Dans le même temps, 350 nationalistes, selon les organisateurs, se sont donné rendez-vous dans les Monts d’Or pour le Forum de la nation. Après l’incendie du premier lieu où devait se tenir le banquet nationaliste, à Saint-Germain-au-Mont-d’Or, les organisateurs ont préféré la jouer discret. « C’est quelque part sur Terre, en France, et peut-être en région lyonnaise« , s’amuse Yvan Benedetti, président du mouvement pétainiste de l’Oeuvre française, et organisateur de l’évènement. Des nationalistes radicaux de toute l’Europe auraient fait le déplacement : NPD (Allemagne), Casapound (Italie), Genève non conforme (Suisse) ou Phalanges espagnoles (Espagne). Chef des Jeunesses nationalistes, Alexandre Gabriac gardait tout de même un oeil rivé sur Lyon et la manifestation. « Je suis aujourd’hui solidaire des identitaires comme tous les mouvements qui sont persécutés« , confie le conseiller régional, exclu du FN pour salut nazi.

Leur presse – Lyon Capitale.fr (Mathieu Martiniere), 16/02/2013

Les antifascistes défilent à Saint-Jean

Les antifascistes ont défilé,  samedi 16 février, dans les rues de Lyon pour exiger la fermeture du local La Traboule, tenu par le mouvement du Bloc Identitaire. L’appel a été lancé par le Collectif de Vigilance 69, qui pointe du doigt les violences survenues dans le quartier, et dénonce une tentative d’appropriation du Vieux-Lyon par les mouvances d’extrême-droite.

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Près de 3000 personnes, selon les organisateurs, ont pris le départ de la place des Terreaux pour défiler ensuite dans le Vieux Lyon, près de l’église St-Jean. Sur la passerelle du palais de justice et depuis les hauteurs de St-Jean, des skinheads et militants nationalistes sont venus provoquer la foule.

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Leur presse – Rue89 Lyon, 16/02/2013 à 18h53