[1er Mai à travers le monde] Emeutes à Seattle (USA) et à Santiago (Chili)

[Etats-Unis] Emeute à Seattle:

A Seattle (USA), la manifestation du 1er mai, à laquelle des milliers de personnes ont participé, a fini en affrontement à la tombée de la nuit de ce mercredi 1er mai. Plusieurs manifestants ont attaqué les flics par des jets de projectiles, ces derniers ayant répondu avec des grenades assourdissantes et gaz lacrymos.

La police de Seattle a déclaré qu’un policier avait été blessé par un jet de pierre.

Plusieurs magasins et hôtels ont vu leurs devantures vitrées partir en éclats, dont H&M et Sun Liquor. Une pharmacie a également été attaquée.

L’année dernière, les anarchistes ont cassé des fenêtres de devantures de magasins, y compris Niketown, ainsi que des véhicules et utilisé pétards et fumigènes. Les manifestants ont également cassé les vitres et la porte d’un bâtiment fédéral.

Des appels à manifester ont été publiés sur plusieurs sites anarchistes (1 & 2), et de nombreux manifestant.e.s revendiquaient haut et fort leurs idées anti-capitalistes et anti-étatiques.

Au total, 17-18 personnes (selon plusieurs sources) ont été arrêtées.

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La vitrine du magasin 'sun liquor' après le passage des manifestants

La vitrine du magasin ‘sun liquor’ après le passage des manifestants

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Quelques vidéos des affrontements de la manif du 1er mai:

vidéo CNN

vidéo de KomoNews

vidéo du Belfast telegraph

Par ailleurs, ce 1er mai était aussi une journée de mobilisation contre la criminalisation des sans-papiers du dernier projet de loi d’Obama et pour les droits des travailleurs sans-papiers. Plusieurs marches se sont déroulées à travers le pays, qui se sont terminées sans incidents.

 Traduit librement de la presse américaine (photos prise sur plusieurs sites), 1-2/05/2013

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[Chili] Emeute à Santiago:

A Santiago au Chili, la manifestation du 1er mai a rassemblé environ entre 15000 et 25000 personnes et est rapidement partie en émmeute. Tout a commencé lorsqu’un groupe d’une trentaine d’encapuchados, placé en fin de cortège, ont vandalisé et arraché le mobilier urbain, à construire des barricades dans les rues avec panneaux de signalisation et poubelles. Un arrêt de bus a été entièrement brûlé.

Les flics sont rapidement intervenus en utilisant gaz lacrymos et canons à eau. Les affrontements, qui se sont déroulés en grande partie dans les grandes rues commerçantes du centre-ville, ont fait 19 flics blessés, dont 2 gravement à l’acide et un autre par un jet de pavé.

Plusieurs magasins ont été pillés et incendiés.

Selon la police, plus de 1000 personnes ont participé aux affrontements, qui se sont soldés par 60 arrestations.

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Traduit librement de la presse chilienne, 01-02/05/2013 via Anthropologie du présent

A Montréal (Québec), les flics ont arrêté plus de 300 manifestant.es anticapitalistes

Par ailleurs, des affrontements se sont également déroulées ce 1er mai à Bogota (Colombie), au Mexique (à Chilpancingo et à Oaxaca), à San José (Costa Rica)

[Turquie] 1er mai: journée de lutte et d’affrontements avec les flics à Istanbul

Turquie: 1er mai marqué par des heurts à Istanbul, 30 blessés et 72 arrestations

Près de 30 personnes, dont une majorité de policiers, ont été blessées et 72 autres arrêtées par la police mercredi dans les incidents et violents heurts qui ont marqué la célébration du 1er mai à Istanbul, a annoncé le gouverneur.

Istanbul

Istanbul était déclarée «ville fermée» et tout rassemblement était interdit à cause de travaux en cours sur l’emblématique place Taksim.

«22 agents de police ont été blessés dans les incidents», a indiqué le gouverneur, Avni Mutlu, devant les journalistes au terme des heurts, précisant que l’un d’eux avait été opéré pour un traumatisme crânien. La blessure a été provoquée par des billes d’acier projetées par des lance-pierres, a-t-il souligné.

Trois civils, des manifestants, ont en outre été blessés, a-t-il ajouté, attribuant la responsabilité des incidents à des «groupes marginaux».

Des journalistes de l’AFP sur place ont fait état auparavant d’une dizaine de blessés parmi les manifestants, dont la plupart ont subi des malaises cardiaques en raison du gaz lacrymogène utilisé en abondance par la police anti-émeutes.

Dès le petit matin, par petits groupes de quelques centaines, plusieurs milliers de manifestants ont tenté d’accéder à l’esplanade Taksim par les rues adjacentes, mais se sont heurtés à une force colossale de 22.000 policiers mobilisés pour leur barrer la route.

Un photographe de l’AFP a été pris à partie et blessé par des manifestants anarchistes cagoulés qui ont brisé son matériel.

Les heurts ont cessé dans avec la dispersion de l’emsemble des manifestants de gauche.

Les unités anti-émeutes de la police ont été très strictes pour empêcher les regroupements dans le quartier de Besiktas, à 2 kilomètres de Taksim, sur la rive européenne de la ville.

Quelques centaines de manifestants réunis à l’appel de partis de gauche et de syndicats ont riposté par des jets de pierres.

«Mort au fascisme», «Longue vie au 1er mai», ont scandé les manifestants.

Des échauffourées ont continué pendant plusieurs heures dans au moins trois quartiers menant à Taksim vers lesquels les routes ont été fermées et barricadées pour empêcher les manifestants d’y accéder.

Le transport routier, ferroviaire et maritime vers Taksim a également été suspendu, empêchant de nombreux stambouliotes et les touristes de circuler.

De nombreux riverains et passants ont été incommodés par les gaz.

Un groupe d’une trentaine de féministes, agitant leurs drapeaux violets, a été repoussé par la police à coups de grenades lacrymogènes.

«Assassins, sans honneur», hurlait un vieillard a la barbe blanche, alors que la police continuait de jeter des grenades en dépit des appels à l’aide pour soigner les victimes de malaise.

En revanche, la Fête du travail a été célébrée sans incidents sur au moins deux autres places de la mégapole turque et dans d’autres villes de Turquie, ont rapporté les chaînes de télévision.

Le gouvernement turc avait décidé d’interdire le rendez-vous du 1er mai sur la célèbre place Taksim, jugeant que le chantier engagé en novembre dernier pour en détourner la circulation automobile empêchait d’assurer la sécurité des dizaines de milliers de manifestants attendus.

La centrale syndicale des ouvriers Disk (gauche) avait toutefois décidé de passer outre.

La police est aussi intervenue mercredi près du siège de ce syndicat situé aux abords de Taksim contre les manifestants, utilisant encore une fois des grenades lacrymogènes.

Des députés du principal parti d’opposition (CHP, social-démocrate) qui étaient sur les lieux ont dû s’abriter dans des immeubles avoisinants.

«C’est une répression inacceptable contre les travailleurs», a déclaré aux journalistes le vice-président de cette formation, Gürsel Tekin.

Le 1er mai 1977, des inconnus avaient ouvert le feu lors du rassemblement du 1er mai, provoquant la panique parmi la foule et la mort de 34 personnes.

Le Parlement turc a rétabli le 1er mai comme jour férié en 2009 et le gouvernement a autorisé les rassemblements l’année suivante à Taksim.

Le gouvernement a toutefois autorisé pour mercredi le dépôt d’une gerbe à la mémoire des victimes de 1977

Leur presse – Libération.fr (AFP), 01/05/2013 à 16h52

Voir la vidéo de Reuters

A noter que lors du 1er mai l’an dernier, des anarchistes avaient participé à plusieurs attaques de multinationales et autres symboles du capital et de l’Etat: une vague de répression  anti-anarchiste avaient alors été mené par le pouvoir turc.

[Besançon] 1er Mai Libertaire

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[Algérie] Saccages d’agences d’assurances et bancaires, sabotages d’installations téléphoniques… Ouargla brûle – 10-12 avril 2013

Après 48 heures de violentes émeutes

Calme précaire à Ouargla

Un calme précaire régnait hier à Ouargla, après une très vive tension de deux jours qui a plongé la ville dans l’insécurité totale avec des scènes de saccage du siège de la daïra, du parc logistique communal, les agences CNAS, CAAR, CNEP, BADR, Mobilis, l’entreprise chinoise chargée du projet des stations de déminéralisation ainsi que les directions de l’éducation et de la formation professionnelle.

Les émeutiers ont également tenté une incursion au niveau du complexe régional des PTT de Mekhadma, que la police a réussi à préserver cette fois-ci. Mais les protestataires se sont rabattus sur les chambres de câbles téléphoniques et de fibre optique, provoquant ainsi l’isolement total de Ouargla et Hassi Messaoud depuis jeudi soir jusqu’à hier après-midi. Les agents communaux de nettoyage et ceux des différentes instances touchées ont procédé au déblayage des lieux pour faciliter l’inventaire des dégâts. Le bilan provisoire de ces affrontements est grave vu l’état des lieux, les recoupements d’informations permettent de retenir le recensement de 27 blessés parmi les forces de l’ordre, dont un policier ayant subi de graves traumatismes a dû être évacué vers un CHU.

Sur le plan matériel, une trentaine de véhicules communaux, six autres de la BADR et plusieurs voitures de particuliers ont été incendiés. Ouargla a, pour rappel, connu des violences suite à l’affichage d’une liste d’attribution de logements sociaux mercredi dernier. De violents affrontements ont opposé les manifestants et les services de sécurité. Dans la nuit de mercredi à jeudi, la protestation a fait tache d’huile s’étendant aux quatre coins de la ville, et ce, jusqu’à l’aube pour reprendre dans la matinée à partir du  même point de départ : le siège de la daïra de Ouargla. Les affrontements ont repris dans la soirée de jeudi, lorsque des jeunes encagoulés ont essayé d’incendier le siège de la sûreté de wilaya de Ouargla sur l’avenue de la Palestine. Toutes les issues de la ville ont été fermées et les habitants ont été ainsi pris en otages dans une escalade de violence sans fin.

A l’issue de deux jours d’émeute, les forces de l’ordre, dont des renforts ont été dépêchés des wilayas environnantes, sont intervenues. Du côté officiel, le gel de la liste de la discorde a été décidé, jeudi soir, par le wali de Ouargla, qui se chargera désormais personnellement de superviser les enquêtes sociales et les prochaines attributions. A souligner que la situation chaotique de la ville a motivé des squats des logements sociaux achevés à El Khafdi où plusieurs familles attributaires ou exclues ont décidé d’élire domicile dans ces maisons inoccupées. Une réunion regroupant le wali et le P/APW de Ouargla avec l’ensemble des élus de la wilaya, des imams, des notables et des jeunes représentant les différents quartiers de Ouargla était programmée dans la soirée d’hier au niveau de la salle de réunion de l’APW afin de débattre des solutions à trouver pour mettre fin à cette nouvelle crise.

Leur presse de l’ordre – ElWatan.com (Houria Alioua & Mohamed Ali Algmi), 13/04/2013 à 10h00

Algérie : des installations de Mobilis et d’Algérie Télécom détruits lors des émeutes d’Ouargla

(Agence Ecofin) – Dans la journée du 10 avril 2013, des émeutes ont éclaté dans la localité d’Ouargla. Le conflit a pris sa source dans le mécontentement des populations qui se sont senties lésées dans l’attribution de logements sociaux dont la liste des bénéficiaires a été affichée le 10 avril. Les manifestations avec affrontements entre jeunes cagoulés et forces de l’ordre qui ont suivi ont duré jusqu’au 12 avril, causant de nombreux dégâts.

L’agence locale de l’opérateur de téléphonie mobile Mobilis a été attaquée, saccagée puis incendiée par les émeutiers. L’opérateur signale aussi la coupure de deux câbles de fibre optique qui a contribué à isoler la wilaya d’Ouargla et une tentative d’attaque de la direction régionale de Mobilis à Ouargla.

Les populations en colère s’en sont aussi prit au siège d’Algérie Télécom, l’opérateur historique des télécommunications, s’attaquant au passage à plusieurs bâtiments de service public comme les directions de l’éducation et de la formation professionnelle.

Dans un communiqué, Saâd Damma, le président directeur général d’ATM Mobilis, a déclaré ne pas comprendre l’ « acharnement sur les infrastructures de Mobilis alors que c’est l’opérateur qui a consenti le plus d’efforts et d’investissements. Pour preuve, aujourd’hui, il dispose de la plus grande et de la meilleure couverture réseau même dans des zones qui ne sont pas forcément rentables ».

Dénonçant des manipulations comme à El-Oued où Mobilis a été accusée il y a quelques jours d’être à l’origine d’un problème technique sur le réseau, le patron de la société de télécommunications a avertit que « les manipulateurs prendront leurs responsabilités ».

Leur presse – Agence Ecofin, 15/04/2013 à 16h16

[Grande-Bretagne] Fêtes sauvages pour célébrer la mort de Thatcher: émeute à Bristol – 8 avril 2013

Emeute à Bristol – 8 avril 2013

7 policiers ont été blessés – dont un grièvement – lors d’une « fête de rue » improvisée célébrant la mort de l’ancienne premier ministre Margaret Thatcher (« la Dame de Fer ») dans le quartier d’Easton, à Bristol.

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Les affrontements ont éclaté après minuit alors qu’une foule bruyante de 200 personnes avait refusé d’obéir aux ordres de la police, qui étaient de se disperser.

Des dizaines de policiers en tenue anti-émeute ont utilisé leurs matraques pour disperser la foule, qui a répliqué par des jets de bouteilles et de poubelles.

Une voiture de police a été endommagée par des jets de projectiles et des feux de poubelles se sont propagés dans le quartier.

Plusieurs des policiers blessés ont du être transférés à l’hôpital, dont un est toujours hospitalisé pour une blessure au cou.

Un homme a été arrêté pour « troubles à l’ordre public ». Il aura fallu plus de deux heures à la police pour rétablir le calme.

La « fête » avait commencé devant le Chelsea Inn à Easton, qui est l’un des quartiers les plus pauvres et multi-culturels de Bristol.

Julian Styles, 58 ans, chômeur, qui a été licencié de son travail à l’usine en 1984, a dit: «ça fait 30 ans que j’attends la mort de cette sorcière. »

Selon le chef de police, l’inspecteur Mark Jackson, le rassemblement a pris de l’ampleur vers 22h30 quand la foule a rassemblé entre 150 et 200 personnes, jouant de la musique fort et incendiant le mobilier urbain.

L’émeute a éclaté au moment où plusieurs policiers sont intervenus pour couper la musique venant de la sono. C’est à cet instant que les premiers jets de cannettes ont commencé à partir en direction des forces de l’ordre.

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Traduit approximativement de leur presse – SWNS.com, 09/04/2013

4 vidéos de cette fête populaire:

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A Brixton, après la mort de Margaret Thatcher, on chante: «Ding dong, la sorcière est morte»

Thatcher1Tandis que les hommages à Margaret Thatcher continuent d’affluer de la part d’hommes politiques britanniques et étrangers, tous les Britanniques ne sont pas en deuil. Des centaines de personnes sont spontanément descendues dans les rues de plusieurs villes pour fêter sa disparition.

« Ding dong, la sorcière est morte ». A Brixton, c’est en reprenant la chanson du film culte Le Magicien d’Oz que des centaines de personnes ont investi la place principale du quartier, pour se réjouir sans retenue de la mort de Margaret Thatcher.

Brixton, quartier où réside une partie de la communauté jamaïcaine de Londres, avait été le théâtre d’émeutes violentes et meurtrières dans les années 80, au début de l’ère Thatcher. Des troubles déclenchés par de profondes divisions sociales et des tensions raciales.

« Je suis venu pour fêter symboliquement sa mort avec tous les autres », explique un des manifestants. « C’est elle qui est à l’origine de cette folie néolibérale dont nous sommes les victimes aujourd’hui. Les habitants de Brixton ont souffert. Ils ont souffert directement à cause de sa politique… »

Jeunes et moins jeunes, les manifestants avaient apporté bouteilles de champagne et mégaphones pour rappeler l’autre facette de celle que beaucoup appellent affectueusement « Maggie » depuis quelques années.

« Cette femme a fait de ma jeunesse un enfer »

Eux ne pardonnent pas le soutien au dictateur chilien Augusto Pinochet, le refus de sanctionner l’Afrique du Sud de l’apartheid ou les mesures comme la poll tax. « Cette femme a fait de ma jeunesse un enfer. Elle est responsable de la plupart des maux de notre société et je crois que la plupart des choses qu’on reproche aujourd’hui aux gens pauvres et aux gens malades sont en réalité sa faute », s’emporte un des londoniens présents.

Des rassemblements spontanés avec des réactions tout aussi viscérales se sont produits à Bristol et à Glasgow. Là, 300 personnes ont manifesté jusqu’au petit matin et ont même l’intention de recommencer mercredi prochain, jour des obsèques de la Dame de fer.

Leur presse – RFI.fr (Muriel Delcroix), 09/04/2013

Des fêtes de rue pour célébrer le décès de la « Dame de fer »

Le décès de l’ancienne Premier ministre britannique Margaret Thatcher a suscité autant d’hommages que de commentaires féroces. Certains quartiers ont même été jusqu’à fêter sa disparition dans la rue.

Environ 500 personnes ont improvisé une fête dans les rues du quartier londonien de Brixton, lundi 8 avril, pour célébrer la mort de l’ancienne Premier ministre britannique Margaret Thatcher, au pouvoir entre 1979 et 1990. Preuve que le bilan de la « Dame de fer » reste très controversé au Royaume-Uni, quelques heures après l’annonce de son décès, des habitants de ce quartier populaire et multiethnique se sont spontanément regroupés pour boire, chanter et danser sur des chansons des années 1980.

Certains d’entre eux brandissaient des pancartes sur lesquels ils avaient écrit : « Réjouissez-vous, Thatcher est morte ». D’autres se contentaient d’agiter le journal hebdomadaire de gauche « The Socialist Worker » dont la une titrait : « Réjouissez-vous ! Réjouissez-vous ! », en-dessous d’une caricature de l’ancienne chef du gouvernement.

« Beaucoup de gens sont contents de la voir partir »

Lorsque Margaret Thatcher était au pouvoir, au cours des années 1980, Brixton, où réside une importante population immigrée, fut le théâtre de deux émeutes majeures. « Les émeutes de Brixton étaient le résultat d’une discrimination raciale et sociale dont Thatcher était responsable », explique à FRANCE 24 Judith Orr, rédactrice en chef du « The Socialist Worker ». Et d’ajouter :

« Thatcher est toujours perçue par des millions de personnes issues des classes populaires comme quelqu’un qui a ruiné leur vie ».

Interrogée sur la convenance de fêter dans la rue la mort d’un individu, Judith Orr réplique :

« Beaucoup de gens, moi incluse, sont contents de la voir partir ».

Bien qu’elle soit trop jeune pour se souvenir des années Thatcher, Estelle Tooch, une Londonienne âgée de 23 ans qui réside à Brixton, n’a pas hésité à participer à la fête improvisée. « On peut toujours voir les dommages causés par sa politique, dit-elle, le taux de pauvreté qui existe aujourd’hui est directement lié à l’héritage qu’elle a laissé », se justifie-t-elle.

Si aucun incident n’a été enregistré à Brixton ou encore à Glasgow, en Écosse, où une fête similaire s’est tenue, ce ne fut pas le cas à Bristol (sud-ouest), où six policiers ont été blessés dans des échauffourées alors que 200 personnes s’étaient rassemblées pour célébrer le décès de Margaret Thatcher.

Leur presse thatcherisée – France24 (Tony Todd), 09/04/2013

Lire un compte-rendu de la soirée Thatcher Street Party à Bristol de lundi dernier (publié sur Indymedia Bristol)

[Chili] Grève surprise des mineurs de Codelco : la production entièrement bloquée – 9 avril 2013

Cuivre: la production du géant minier Codelco paralysée par une grève

SANTIAGO DU CHILI (Chili) – La production du géant minier public Codelco était paralysée mardi par une grève des travailleurs du secteur du cuivre au Chili, dont le pays est le premier producteur mondial, a-t-on appris auprès du gouvernement et des syndicats.

La paralysie est de 100% dans tous les secteurs de Codelco, à l’exception de quelques équipes d’urgence, a indiqué le ministre des Mines, Hernan de Solminihac.

L’activité de Codelco est paralysée. Les entreprises minières privées sont également à l’arrêt, avait déclaré auparavant à l’AFP un porte-parole de la Fédération des travailleurs du cuivre (FTC), Jorge Varas.

Le président de la FTC, Raimundo Espinoza, ainsi que celui de la Fédération minière du Chili (FMCJ), Gustavo Tapia, avaient appelé lundi à un arrêt de toutes les activités au niveau national dans toutes les unités de production ainsi qu’au siège de Codelco et dans toutes les compagnies privées.

Quelque 29.000 travailleurs de l’industrie minière d’Etat et privée sont concernés par ce mouvement, selon eux.

La grève illégale lancée aujourd’hui par les travailleurs de Codelco n’a aucune justification, a estimé pour sa part Thomas Keller, membre de la direction de Codelco.

Cela signifie que le pays, que tous les Chiliens, perdent 35 millions de dollars, a-t-il ajouté.

Les syndicats veulent protester contre une série de mesures prises par la nouvelle direction de Codelco pour limiter les coûts de production afin de se rapprocher des niveaux de compétitivité de ses concurrents privés.

Le mouvement n’a été que partiellement suivi dans les mines privées, notamment Minera Escondida, gérée par la compagnie anglo-australienne BHP Billiton.

A Collahuasi, opérée par Anglo American Sur et Xstrata, les travailleurs ne se sont pas joints au mouvement de grève, selon des sources syndicales.

Au cours des deux dernières semaines, les exportations de cuivre ont déjà été fortement perturbées par une grève dans les principaux ports chiliens.

Cette mobilisation coïncide avec le début de la sixième édition de la Conférence mondiale du cuivre, qui réunit mardi et mercredi à Santiago les principaux acteurs du secteur.

Les experts présents estiment que la forte demande de la Chine, basée sur un processus d’industrialisation qui en est encore à ses débuts, continuera à soutenir la demande en cuivre sur le long terme.

Selon nos projections, la Chine va continuer à consommer plus de 50% du cuivre mondial jusqu’en 2024, a indiqué le ministre des Mines.

La croissance de la Chine impulse la demande de cuivre à long terme, à renchéri quant à lui Jean Sebastien Jacques, directeur de la section cuivre de la compagnie anglo-australienne Rio Tinto.

Les besoins en énergie et la demande de cuivre vont augmenter, notamment dans la construction en Chine, où 60% du cuivre est utilisé pour différents types de câbles, a ajouté M. Jacques.

Le ministre de l’Economie Pablo Longueira a, par ailleurs, appelé les travailleurs du cuivre au dialogue, et rappelé qu’ils appartiennent à un secteur privilégié.

On ne comprend pas qu’il existe des paralysies illégales dans un secteur qui compte parmi les mieux rémunérés du Chili, a indiqué M. Longueira.

La production de Codelco représente environ 11% de l’offre mondiale en cuivre, et ses bénéfices sont versés à l’Etat chilien. Le Chili produit environ 5,6 millions de tonnes de cuivre par an, un tiers de l’offre mondiale.

Leur presse – Romandie.com (AFP), 09/04/2013 à 21h49

[Paris] Soirée de solidarité avec les prisonnier.e.s de la Sexta de l’EZLN – Mexique au Transfo (Bagnolet) samedi 20 avril 2013

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Soirée de solidarité avec les prisonnier-e-s de la Sexta de L’EZLN- Mexique

Dans le cadre de la semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques qui aura lieu du 14 au 21 avril 2013, le groupe les trois passants (Libérons-Les!) vous invite à une soirée dédiée aux prisonnier-e-s adhérents à Sexta de L’EZLN- Mexique

SAMEDI 20 AVRIL 2013- 17h00 à 19h00

Le Transfo

57 avenue de la République, Bagnolet (93)

Métro: Gallieni (L3) ou Robespierre (L9)

  • Présentation de la situation des prisonnier-e-s adhérents à la Sexta de L’EZLN, Mexique
  • Projection du documentaire « Koltavanej -libération » sur la vie de Rosa Lopez, la seule femme prisonnière de la Sexta au Chiapas et performance « femmes prisonnières solidaridad»
  • Lecture des lettres des prisonnier-e-s de la Sexta envoyées pour l’occasion
  • Échanges avec le public
  • Tables de presse
  • 19h Concert organisé par le Transfo pour la caisse d’autodéfense juridique du Transfo.

À propos du documentaire « Koltavanej – libération » et de la petite pièce-performance « Femmes prisonnières – Solidaridad ».

Nous avons rencontré Rosa en prison, et elle nous a donné une force énorme et l’envie de continuer à nous battre pour la libération des personnes enfermées pour des raisons politiques ou autres. La situation de Rosa comme celle de beaucoup de femmes incarcérées est extrêmement difficile, car non seulement elles ont été torturées sexuellement mais certaines sont mères et militantes, chose très compliquée dans le cadre extrêmement patriarcal de la prison (au Mexique comme ailleurs). Comme la parole des femmes prisonnières est difficilement reprise à l’extérieur, il est essentiel, dans la lutte, de leur accorder une place importante en tant que femmes, prisonnières, militantes, mères et indigènes. De là l’intérêt de donner une place spéciale à l’évocation de leur résistance, lors de cette journée internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques.

Le documentaire intitulé « Koltavanej » – qui en tzotzil veut dire « libération » – a été réalisé par la compagne et militante de la Sexta Concepción Suárez, que nous remercions pour nous avoir permis de diffuser cette vidéo en France.

Quant à la performance « Femmes prisonnières – Solidaridad », nous l’avons construite à partir d’échanges (lettres, réflexions, passages du journal en prison, pensées) avec notre compagne ex-prisonnière et adhérente à la Sexta, Mariana Selvas, que nous remercions chaleureusement pour ce tissage collectif. Mariana a été arrêtée le 4 mai 2006 à San Salvador Atenco, dans l’État de Mexico. Pendant le trajet jusqu’à la prison elle a été tabassée, menacée de mort et elle a subi des agressions sexuelles par des membres de la police de l’État.

Nous dédions cette pièce aux femmes prisonnières et ex- prisonnières quel que soit le moment, quel que soit le lieu !

Nous ne sommes pas tou-tes là, il manque les prisonnières et les prisonniers !

Pour la mémoire et contre l’oubli !

Venez nombreux et nombreuses !

Pour plus d’information sur les prisonnier-e-s de la Sexta de l’EZLN

Voir le Programme complet de la Semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques

Infos – Transfo sur transfo.squat.net