[Algérie] Les étudiant.e.s de la faculté des langues étrangères en grève depuis janvier dernier – Bouzaréah, 15 avril 2013

Faculté des langues étrangères de Bouzaréah

Les étudiants en grève depuis janvier

En grève depuis janvier dernier, les étudiants de la faculté des langues étrangères de Bouzaréah ont voté, hier, à la majorité la poursuite du mouvement de protestation qui touche l’établissement.

Les étudiants, qui dénoncent l’absence de réaction de la part de la tutelle, ont même durci leur action en décidant d’une marche, aujourd’hui, de la faculté centrale à Alger-Centre au Palais du gouvernement. Les concernés s’élèvent, notamment contre les conditions difficiles d’enseignement (enseignants vacataires, absence de bibliothèque…), mais aussi et surtout contre la décision de l’administration de l’établissement de ne prendre que 25 étudiants en mastère.

Leur presse – Liberté Algérie (Rubrique Radar), 16/04/2013 à 09h50

[Algérie] Saccages d’agences d’assurances et bancaires, sabotages d’installations téléphoniques… Ouargla brûle – 10-12 avril 2013

Après 48 heures de violentes émeutes

Calme précaire à Ouargla

Un calme précaire régnait hier à Ouargla, après une très vive tension de deux jours qui a plongé la ville dans l’insécurité totale avec des scènes de saccage du siège de la daïra, du parc logistique communal, les agences CNAS, CAAR, CNEP, BADR, Mobilis, l’entreprise chinoise chargée du projet des stations de déminéralisation ainsi que les directions de l’éducation et de la formation professionnelle.

Les émeutiers ont également tenté une incursion au niveau du complexe régional des PTT de Mekhadma, que la police a réussi à préserver cette fois-ci. Mais les protestataires se sont rabattus sur les chambres de câbles téléphoniques et de fibre optique, provoquant ainsi l’isolement total de Ouargla et Hassi Messaoud depuis jeudi soir jusqu’à hier après-midi. Les agents communaux de nettoyage et ceux des différentes instances touchées ont procédé au déblayage des lieux pour faciliter l’inventaire des dégâts. Le bilan provisoire de ces affrontements est grave vu l’état des lieux, les recoupements d’informations permettent de retenir le recensement de 27 blessés parmi les forces de l’ordre, dont un policier ayant subi de graves traumatismes a dû être évacué vers un CHU.

Sur le plan matériel, une trentaine de véhicules communaux, six autres de la BADR et plusieurs voitures de particuliers ont été incendiés. Ouargla a, pour rappel, connu des violences suite à l’affichage d’une liste d’attribution de logements sociaux mercredi dernier. De violents affrontements ont opposé les manifestants et les services de sécurité. Dans la nuit de mercredi à jeudi, la protestation a fait tache d’huile s’étendant aux quatre coins de la ville, et ce, jusqu’à l’aube pour reprendre dans la matinée à partir du  même point de départ : le siège de la daïra de Ouargla. Les affrontements ont repris dans la soirée de jeudi, lorsque des jeunes encagoulés ont essayé d’incendier le siège de la sûreté de wilaya de Ouargla sur l’avenue de la Palestine. Toutes les issues de la ville ont été fermées et les habitants ont été ainsi pris en otages dans une escalade de violence sans fin.

A l’issue de deux jours d’émeute, les forces de l’ordre, dont des renforts ont été dépêchés des wilayas environnantes, sont intervenues. Du côté officiel, le gel de la liste de la discorde a été décidé, jeudi soir, par le wali de Ouargla, qui se chargera désormais personnellement de superviser les enquêtes sociales et les prochaines attributions. A souligner que la situation chaotique de la ville a motivé des squats des logements sociaux achevés à El Khafdi où plusieurs familles attributaires ou exclues ont décidé d’élire domicile dans ces maisons inoccupées. Une réunion regroupant le wali et le P/APW de Ouargla avec l’ensemble des élus de la wilaya, des imams, des notables et des jeunes représentant les différents quartiers de Ouargla était programmée dans la soirée d’hier au niveau de la salle de réunion de l’APW afin de débattre des solutions à trouver pour mettre fin à cette nouvelle crise.

Leur presse de l’ordre – ElWatan.com (Houria Alioua & Mohamed Ali Algmi), 13/04/2013 à 10h00

Algérie : des installations de Mobilis et d’Algérie Télécom détruits lors des émeutes d’Ouargla

(Agence Ecofin) – Dans la journée du 10 avril 2013, des émeutes ont éclaté dans la localité d’Ouargla. Le conflit a pris sa source dans le mécontentement des populations qui se sont senties lésées dans l’attribution de logements sociaux dont la liste des bénéficiaires a été affichée le 10 avril. Les manifestations avec affrontements entre jeunes cagoulés et forces de l’ordre qui ont suivi ont duré jusqu’au 12 avril, causant de nombreux dégâts.

L’agence locale de l’opérateur de téléphonie mobile Mobilis a été attaquée, saccagée puis incendiée par les émeutiers. L’opérateur signale aussi la coupure de deux câbles de fibre optique qui a contribué à isoler la wilaya d’Ouargla et une tentative d’attaque de la direction régionale de Mobilis à Ouargla.

Les populations en colère s’en sont aussi prit au siège d’Algérie Télécom, l’opérateur historique des télécommunications, s’attaquant au passage à plusieurs bâtiments de service public comme les directions de l’éducation et de la formation professionnelle.

Dans un communiqué, Saâd Damma, le président directeur général d’ATM Mobilis, a déclaré ne pas comprendre l’ « acharnement sur les infrastructures de Mobilis alors que c’est l’opérateur qui a consenti le plus d’efforts et d’investissements. Pour preuve, aujourd’hui, il dispose de la plus grande et de la meilleure couverture réseau même dans des zones qui ne sont pas forcément rentables ».

Dénonçant des manipulations comme à El-Oued où Mobilis a été accusée il y a quelques jours d’être à l’origine d’un problème technique sur le réseau, le patron de la société de télécommunications a avertit que « les manipulateurs prendront leurs responsabilités ».

Leur presse – Agence Ecofin, 15/04/2013 à 16h16

[Algérie] Les bureaux de la daïra saccagés et incendiés suite à une distribution de logements – Ouargla, 10 avril 2013

Ouargla : Une liste de bénéficiaires de logements provoque l’émeute

L’affichage du listing des attributaires d’un premier quota de quelque 900 logements dans les commune de Ouargla et Rouissat a déclenché de violents affrontements entre la population et les forces de l’ordre qui ont intervenu dés le rassemblement des premiers protestataires devant le siége de la daïra de Ouargla tout prés de la place Tahrir.

Des dizaines de jeunes attendaient avec impatience une liste qu’on leur promet depuis plusieurs mois mais comme attendu en pareille occasion, le courroux de la foule des exclus n’a pas tardé à grandir déclenchant une protestation pacifique au début mais le mouvement n’a pas tardé à s’amplifier avec l’utilisation massive de gaz lacrymogène a l’encontre des protestataires.

Comme de coutume, c’est l’éternel prétexte de la protection des édifices publics qui est avancé par les forces de l’ordre déployées de façon ostentatoire dés le matin comme pour prévenir d’une intervention musclée.

Mais la rue ouarglie semble indomptable et n’accepte plus ce qu’elle qualifie de dépassements de l’administration.

La foule qui pointe le chef de daïra du doigt dénonce entre-autres l’existence d’une majorité de jeunes filles parmi les bénéficiaires, une prédominance de personnes étrangères à Ouargla et le non respect de l’ordre chronologique de dépôt de dossier.

L’émeute s’est poursuivie jusqu’à 14h après un léger répit à midi. La mairie est actuellement fermée au public.

Leur presse de l’ordre – ElWatan.com (Houria Alioua), 10/04/2013 à 15h26

SUITE À UNE OPÉRATION DE DISTRIBUTION DE LOGEMENTS
Violents affrontements à Ouargla

Les manifestations se succèdent à Ouargla, l’une des plus importantes wilayas du Sud. Alors que dans la journée de mardi dernier, le chef-lieu de ladite wilaya a vécu au rythme d’une énième démonstration de force des chômeurs qui ont tenu un rassemblement pour dénoncer l’interpellation de deux de leurs concitoyens, hier ce sont des mécontents d’une opération d’attribution de logements qui sont sortis protester.

Exclus de la liste des bénéficiaires, des dizaines de citoyens ont en effet investi le centre- ville de Ouargla. De leur côté, les forces de l’ordre n’ont pas tardé à intervenir, ce qui a conduit à des affrontements entre les deux camps. Affrontements que confirme d’ailleurs Mme Saida  Benhabylès, ex-ministre de la Solidarité nationale et présidente de l’Association de solidarité avec la femme rurale qui  a son  siège à Ouargla.

Contactée  hier, Mme Benhabyles a mis l’accent sur la fréquence des manifestations, émeutes et autres débordement qui éclatent à chaque distribution de logements sociaux. «Ce qui s’est passé aujourd’hui (ndlr, hier)  à Ouargla s’est déjà  produit  ailleurs, dans  d’autres régions du pays.

Les gens sont mécontents, dès lors que leurs noms ne figurent pas sur la liste des bénéficiaires et investissent la rue pour manifester».  Toutefois, il reste que la manifestation qu’a vécue la ville de Ouargla s’est accompagnée d’incidents violents, entre autre le saccage de bureaux de la daïra qui ont été par la suite  incendiés, selon d’autres sources concordantes. Pour faire face à une foule en délire, les forces de l’ordre ont eu recours à l’utilisation massive de gaz lacrymogènes, précise-t-on de mêmes sources.

Les protestataires  ont été d’autant plus contrariés, selon les mêmes sources, qu’ils ont constaté que la majorité des bénéficiaires de logements attribués par l’APC sont «des personnes étrangères, notamment des jeunes  filles».

Pour rappel, les deux chômeurs interpellés  mardi dernier dans la même ville ont été relâchés, nous apprend Saïda  Benhabylès. Cette interpellation a été suivie par la tenue d’un rassemblement initié par les animateurs de la  Coordination nationale de défense des droits des chômeurs.

Leur presse – LeTempsdz.com (K.A.), 10/04/2013

[Algérie] Révolte des chômeu.r.se.s (2) : comme une traînée de poudre – Ghardaïa, 27 mars 2013

Alors que des membres du CNDDC d’El-Oued sont arrêtés puis relâchés

Calme précaire à Ghardaïa après les affrontements de la veille

Coïncidant avec la Fête du tapis dans la vallée du M’zab, de violents affrontements ont opposé des jeunes aux éléments des unités antiémeutes de la sûreté de wilaya de Ghardaïa. Les violences, qui, au départ, n’avaient lieu que dans les ruelles de la vieille médina de Ghardaïa, n’ont pu être contenues par les forces de l’ordre.

Elles se sont rapidement étendues telle une traînée de poudre aux vieux quartiers adjacents, tels que haï El-Moudjahidine, Aïn Lebeau et Echaâba où plus de 160 éléments antiémeutes sont venus renforcer des camions.

Quatorze blessés, dont deux assez sérieusement atteints à l’œil et à la tête, sont à déplorer parmi les forces de l’ordre alors que du côté des manifestants, il n’était pas possible d’avoir un bilan, compte tenu que ces derniers ont évité de ramener leurs blessés aux structures sanitaires de peur d’être arrêtés. 17 arrestations ont été opérées dont 12 parmi les militants des droits de l’Homme, à leur tête  le docteur Kamaleddine Fekhar et son adjoint Soufghalem.

Ils ont été présentés hier par-devant le procureur de la République près le tribunal de Ghardaïa pour attroupement armé, destruction de biens publics et jets de pierres sur les forces de l’ordre. Pour sa part, la fédération FFS de Ghardaïa a indiqué, dans un communiqué parvenu à la rédaction, que “les évènements qui ont émaillé la Fête du tapis sont liés au mouvement de protestation enclenché à travers le territoire national et notamment au niveau des wilaya du Sud”.

Par ailleurs, le coordinateur du Comité pour la défense des droits des chômeurs d’El-Oued, Rachid Aouin, qui avait été arrêté avant-hier par la police, a été finalement relâché tard dans la soirée. Son arrestation est liée au fait qu’il distribuait des tracts appelant à la marche pacifique des chômeurs de “un million” prévue pour le 30 mars à la place des Martyrs de chahid Hamma-Lakhdar. D’autres membres de la CNDDC ont été également arrêtés puis relâchés par la police après interrogatoire.

Pour sa part, le coordonnateur de la CNDDC, Tahar Belabbès, a affirmé que “ce qui s’est passé à El-Oued et à Ghardaïa sont des provocations visant à déstabiliser les mouvements pacifiques des chômeurs du Sud, et ce, après la réussite des mouvements de Ouargla et de Laghouat”.

Leur presse de l’ordre – Liberté-Algérie.com (L. KACHEMAD/S. Mohamed), 28/03/2013 à 09h50

17 personnes présumées auteurs d’acte de vandalisme arrêtées à Ghardaïa

Dix-sept (17) personnes, auteurs présumés d’actes de vandalisme, ont été arrêtées mardi suite aux événements qu’a connus la ville de Ghardaïa à l’ouverture de la 46ème édition de la fête du tapis, apprend-on de source policière.

Les auteurs présumés d’actes de vandalisme, de destruction de biens publics et privés, d’incendies, de dégradation de véhicules et de coups et blessures sur les forces publiques ont été arrêtés en flagrant délit et seront déférés mercredi devant le juge d’instruction, précise la même source.

Un des auteurs des actes de vandalisme présumés, qui se déclare être le responsable local de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH) et de la section locale d’Amnesty international, serait l’instigateur de ces actes et troubles, précise-t-on.

Les arrestations sont survenues suite aux événements qu’a connus Ghardaïa à quelques heures avant le coup d’envoi de la fête du tapis lorsqu’au des dizaines de personnes ont investi la tribune officielle pour empêcher le déroulement de cette manifestation, a-t-on constaté.

Des échauffourées ont éclaté entre les protestataires et les forces de l’ordre avant de dégénérer en véritable émeute, au cours desquelles plusieurs édifices publics ont été saccagés, des véhicules incendiés, l’immobilier urbain et des distributeurs de billets de banque endommagés, avant que les agents antiémeutes n’interviennent utilisant des gaz lacrymogène pour rétablir l’ordre.

Leur presse de l’ordre – Le Temps d’Algérie, 27/03/2013

[Algérie] Révolte des chômeu.r.se.s : plusieurs grandes banques du centre de Ghardaïa défoncées – 26 mars 2013

Violents affrontements dans la vieille ville

Ghardaïa : la Fête du tapis “chahutée”

L’on dénombre une dizaine d’arrestations parmi les militants des droits de l’Homme et une autre dizaine parmi les émeutiers alors que les forces de l’ordre enregistrent quelques blessés.

Les heurts entre chômeurs et policiers qui ont eu lieu lors des festivités d’ouverture de la 46e Fête du tapis traditionnel de Ghardaïa se sont vite transformés en violents affrontements entre policiers et quelques jeunes de la vieille médina de Ghardaïa. Il semble que l’arrestation des militants des droits de l’Homme a été à l’origine de ces heurts. L’avenue Émir-Abdelkader où sont installées les plus grandes banques de la place a été complètement vandalisée, Société Générale et le DAB de l’ancienne agence du CPA ont fait les frais de la fureur des émeutiers. Il ne reste pratiquement plus rien ni de la porte d’entrée ni du distributeur automatique de billets et même les faux plafonds ont été arrachés. 

L’ancienne auberge de jeunesse, actuellement centre d’animation de la jeunesse, a aussi été “visitée”, les grilles d’entrée, la belle porte en bois massif et les vitraux ont été saccagés.  Le bitume est entièrement jonché de pierres, de troncs d’arbre et de toutes sortes d’objets hétéroclites. Même les cabines téléphoniques ont été arrachées et jetées sur le sol. À notre arrivée, une odeur âcre de gaz moutarde nous a étreint, rendant l’air irrespirable alors que des détonations de grenades lacrymogènes retentissaient.

Deux policiers blessés sont évacués devant nous alors que d’autres policiers en tenue arrivaient en renfort et investissaient les ruelles de la vieille ville. Tout autour, c’est devenu des quartiers fantômes, les gens se sont barricadés chez eux ou sont carrément partis chez des proches dans des quartiers plus tranquilles.

Du jamais vu depuis que cette fête existe il y a près d’un demi-siècle. Des gaz lacrymogènes ont été utilisés par les forces de l’ordre pour disperser des centaines de jeunes qui ont investi le parcours que devait prendre la procession de chars (camions habillés de tapis et de produits artisanaux de la région) pour la parade d’ouverture, parcours le long duquel un impressionnant cordon de sécurité était mis en place, ce qui n’augurait déjà rien de bon.

Il faut dire qu’en quelque sorte, ils ont réussi à gâcher cette fête puisque les festivités, qui n’ont pas dépassé les 30 minutes, ont été réduits au strict minimum par rapport aux années passées quand celles-ci duraient toute la matinée avec les traditionnels groupes folkloriques qui égayaient le parcours avec leurs zornas et leurs karabilas qui détonaient le baroud à profusion, témoin obligatoire et incontournable de toute espèce de fête du Sud.

Pour l’instant et au milieu de l’après-midi d’hier, on nous dit qu’il y a eu une dizaine d’arrestations parmi les militants des droits de l’Homme et une autre dizaine parmi les émeutiers alors que les forces de l’ordre enregistrent quelques blessés sans gravité. Au vu de la tournure que prennent les évènements, la nuit risque d’être longue.

Leur presse de l’ordre – Liberté Algérie.com (KACHEMAD L.), 27/03/2013 à 09h50

El Oued : Sit-in de centaines de chômeurs de Oued Righ devant le siège de la daïra

Des centaines de chômeurs de Oued Righ regroupant 8 communes du nord-est de la wilaya d’El Oued se sont rassemblés pacifiquement, aujourd’hui, devant le siège de la daïra de Djamaâ (à 120 km d’ElOued) pour revendiquer leur droit au travail et au développement.

 Les forces de sécurité parlent de 300 manifestants alors que les organisateurs affirment qu’ils étaient au nombre de 1500. Les chômeurs protestataires n’ont pas cessé de scander le slogan «Non à la hogra, non à la marginalisation».

Ils ont insisté sur l’application immédiate de l’instruction du Premier ministre Abdelmalek Sellal selon laquelle les entreprises activant dans le sud du pays doivent recruter en priorité les chômeurs locaux. Sur ce point, certains nous ont indiqué que, dans les deux stations de pompage (SP1 et SP2) de Djamaâ, qui acheminent du pétrole vers Skikda,  « aucune personne de la daïra ne travaille dans ces stations».

D’autres manifestants diront que la situation sociale est difficile dans cette région du fait du faible développement de leur région. Par ailleurs, les préparatifs vont bon train pour l’organisation le 30 mars d’une marche pacifique au monument des Martyrs, au centre-ville d’El Oued.

Selon le communiqué du Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC), l’objectif de cette marche est un appel à l’instauration de l’Etat de droit. Il y est précisé que les décisions prises par le gouvernement pour les chômeurs du Sud ne seront pas appliquées d’une manière juste et équitable par les institutions et autres structures existantes.

Selon les organisateurs, cette grande manifestation, coïncidant avec les vacances scolaires et la fête de la ville aux mille coupoles, sera supervisée par les membres du bureau de la CNDDC.

Leur presse – ElWatan.com (Rezzag Salem Youcef), 24/03/2013 à 19h31

[Algérie] Emeute lors d’une attribution de logements – Bordj Bou-Arréridj, 26 février 2013

Bordj Bou-Arréridj

Une opération d’attribution de logements vire à l’émeute

Des émeutes ont éclaté, hier matin, dans plusieurs quartiers de la ville de Bordj Bou- Arréridj. Les non-bénéficiaires des 935 logements sociaux sont sortis dans la rue pour exprimer leur colère, brûlant des pneus et jetant des pierres contre les forces de l’ordre.

Les manifestants se sont scindés en plusieurs groupes. Les uns ont assiégé le siège de la daïra, d’autres ont bloqué l’entrée de la wilaya. Un autre groupe de protestataires a fermé les principales artères de la ville.

Des manifestants se sont attaqués aux bureaux de l’état civil de l’APC de Bordj Bou-Arréridj. Selon nos sources, 3 micro-ordinateurs ont été saccagés. Les forces antiémeutes ont usé de bombes à gaz lacrymogène pour disperser la foule et faire dégager les voies. À l’origine de cette colère, une opération d’attribution de logements. Signalons qu’il y a eu des blessés et plusieurs arrestations ont été opérées.
Selon nos informations, les autorités locales ont tenté de ramener le calme en annonçant la distribution prochaine de 2 000 autres logements sociaux. Les autorités ont également annoncé l’ouverture de 6 bureaux pour les recours.

Rappelons que les opérations de distribution de logements sociaux ont toujours donné lieu à des mouvements de protestation parfois violents.

À en croire les services compétents, le nombre de demandeurs qui est de 26 000 est largement supérieur aux quotas distribués (935).

Leur presse – Liberté-Algérie.com (Chabane BOUARISSA), 27/02/2013 à 09h50

[Algérie] Emeute suite à une vague d’expulsion de squats à Oran : des centaines de familles à la rue – 7 janvier 2013

squatteurs du centre-ville

Affrontements et interpellations à Oran

Scènes de siège, hier matin, au centre-ville d’Oran avec des dizaines de fourgons de police, des brigades antiémeutes qui, dès l’aurore, ont bouclé plusieurs quartiers pour procéder à l’expulsion de squats.

Pas moins de 8 immeubles désaffectés, répartis dans la rue Cavaignac, à Saint-Pierre ou encore dans la rue Ghandi près du marché de la Bastille, ont été ainsi ciblés afin de procéder à l’expulsion et l’évacuation de squats qui perduraient depuis plusieurs semaines. Les précédents occupants de ces bâtisses avaient été relogés dans le cadre de l’opération de lutte contre l’habitat précaire et le vieux bâti, laissant derrière eux les lieux vides et les accès aux immeubles condamnés.

Cela n’a pas empêché des dizaines de familles et de célibataires d’investir ces vieux immeubles et s’y installer contre l’avis des autorités, faisant naître du même coup un véritable sentiment d’insécurité, sans compter l’insalubrité qui s’en dégageait, comme dénoncée par certains riverains.

À la rue Ghandi, les familles installées ont résisté et refusé de répondre aux injonctions des forces de l’ordre allant même jusqu’à faire barrage de leur corps, surtout les femmes, espérant faire reculer les policiers et les empêcher de pénétrer à l’intérieur.

Ces derniers essuyèrent des jets de pierres et de bouteilles à partir des fenêtres et des toits.

La présence d’enfants sur place a rendu l’opération difficile, notamment lorsqu’il a fallu les évacuer et les séparer des adultes au moment où l’ordre d’investir les lieux a été donné pour éviter qu’ils ne soient pris au milieu des bousculades et des jets de pierres.

Huit personnes, dont une femme, avons-nous appris, ont été interpellées et arrêtées sur place. Sur un autre front de cette opération, au quartier Saint-Pierre et à Cavaignac, des squatteurs ont menacé de mettre le feu aux lieux et de se suicider. Là aussi, ce sont des jets de pierres qui ont accueilli les brigades antiémeutes alors que des véhicules de particuliers ont été endommagés, a-t-on appris auprès des premiers témoins de la scène. Aux abords des rues, comme à la place Hoche, les camions de la Protection civile attendaient prêts à intervenir en cas d’accident et les camions dépêchés par l’APC ont servi à évacuer les biens des occupants ce qui a été fait, non sans mal, en fin de matinée.

En tout, ce sont plus d’une centaine de familles qui ont été ainsi expulsées, par la force, hier matin, dont certaines sont originaires d’Afrique subsaharienne. Si majoritairement, ces squats ont été opérés dans l’illégalité la plus totale à Cavaignac et Saint-Pierre, certains expulsés ont affirmé avoir “acheté les logements”, avant de s’y installer, ce qui dénote d’un possible trafic tournant autour de ces immeubles désaffectés. Chose qui a déjà été dénoncée à maintes reprises à Oran, avec l’existence de réseaux de “marchand de sommeil à l’algérienne” alimentés par la crise du logement.

En fin de journée, d’autres squats se trouvant dans plusieurs vieux quartiers devaient être aussi évacués, soit en tout plus d’une trentaine d’immeubles recensés pour le seul centre-ville d’Oran.

 Leur presse de rentiers – Liberté Algérie.com (D.Loukil), 08/01/2013 à 09h50

Centre-ville : l’expulsion de squatteurs d’immeubles tourne à l’affrontement

Une opération d’expulsion des squatteurs d’une trentaine d’immeubles désaffectés du centre-ville a été menée, hier matin. Le centre-ville d’Oran a été barricadé par les services de sécurité avant que des affrontements n’éclatent.

oran_1360772_465x348pL’opération d’expulsion a été menée sous la présidence du chef de la daïra d’Oran, M.Bouchemma. Huit immeubles au secteur urbain El Emir ont été les premiers touchés par l’expulsion de leurs occupants. Si dans les ruelles de la rue Cavaignac cette opération s’est déroulée sans incidents, à la rue Mahatma Ghandi, elle a tourné aux affrontements entre squatteurs et éléments de l’ordre public. Les squatteurs ont commencé par dresser un bouclier composé d’enfants et de femmes pour interdire aux policiers d’investir les immeubles et de les déloger. Cependant, quand ils ont constaté que les policiers ont réussi à évacuer les enfants, ils se sont mis à leur lancer des pierres et des bouteilles de bière. On a aussi noté des tentatives de suicide parmi les squatteurs qui ont vite été maîtrisés.

Les policiers ont cerné les squatteurs et ont arrêté les plus déchaînés d’entre eux. «07 personnes dont une femme ont été embarquées», apprend-on de source sécuritaire. Les arrestations ont dissuadé les squatteurs de poursuivre les affrontements avec les policiers, l’opération s’est poursuivie. Dans l’après-midi, ce sont 14 autres immeubles du quartier de Sid El-Houari qui seront évacués. Les immeubles dans la même situation le seront également. «35 immeubles désaffectés sont squattés à travers les vieux quartiers de la commune d’Oran», dira le chef de la daïra, précisant : «ils seront tous évacués.»  Il s’agit d’immeubles désaffectés, leurs premiers occupants ont été relogés dans le cadre de la lutte contre l’habitat précaire.

«Ce sont des immeubles jugés en péril dont on a bloqué les accès suite au relogement de leurs occupants mais des squatteurs ont trouvé le moyen d’y revenir mettant leur vie et celle de leurs enfants en danger», dira le chef de la daïra. A la rue Mahatma Ghandi, les riverains ont salué l’intervention de la police et de la daïra. Le même soulagement a été noté chez les habitants de la rue Thiers au quartier de Saint Pierre. L’immeuble évacué était occupé par des Subsahariens. Ces derniers ont déclaré avoir acheté les logements qu’ils occupent. C’est d’ailleurs le cas de toutes les familles évacuées.

Certaines ont déclaré avoir acquis à hauteur de 20 millions leur logement en ruine. Ces familles espéraient bénéficier d’un nouveau logement, or les temps ont changé et tels procédés ne peuvent que nuire à ceux qui en usent. Elles sont malheureusement des dizaines de familles qui se font prendre au piège de l’arnaque. «Chaque immeuble abritait une moyenne de 20 familles», a déclaré le secrétaire général de la commune d’Oran, M. Fakha Benoumer. Il a ajouté : «Ces squatteurs devront revenir d’où ils viennent, nous avons mis à leur disposition des camions pour le transport de leurs effets». La commune d’Oran a mis les moyens humains et matériels nécessaires pour l’opération d’expulsion d’hier. Ce sont les agents de la commune qui ont assuré la démolition des immeubles évacués, cette fois-ci de manière à ce que nul ne puisse y retourner.

 Leur presse – El Watan (Hafida Benarmas), 08/01/2013 à 10h00