[Besançon] 1er Mai Libertaire

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[Chili] Actions directes anti-électorales à Chillán

Sabotage et vandalisme contre le siège de l’UDI à Chillan

Communiqué:

Même si nous n’avons pas pour habitude de revendiquer de telles actions, nous le faisons maintenant dans ce contexte important juste avant les élections municipales, de saboter la propagande électorale et de rayer la façade du siège du sale parti fasciste UDI, situé dans l’un des quartiers bourgeois les plus sûrs de Chillán, étant seulement à deux pâtés de maisons de deux postes de police. Nous notons que ce n’est que le début. Que tous les partis, les dirigeants autoritaires et les candidats ont leurs jours comptés.

C’est dans la soirée du dimanche 7 octobre 2012 que nous avons attaqué le siège du parti des oppresseurs et des patrons de l’UDI, et les nuits passées nous avons mené une action similaire contre le siège du parti « communiste », et nous allons continuer à élargir nos actes de sabotage contre tout ce qui aspire à continuer à exercer de l’autorité et, par conséquent, notre esclavage et notre misère.

Aujourd’hui, notre action est silencieuse, demain les bombes exploseront aux pieds des aspirants au pouvoir, de l’autorité et de leurs défenseurs!

Par l’anarchie, pas un seul vote!

Cellule anti-autoritaire Luis Armando Triviño de la Fédération anarchiste informelle / Front révolutionnaire international

Traduit de l’espagnol de Contra-info, 20 octobre 2012

[Québec] Les vitres de quatre institutions financières et d’un commerce fracassées lors d’une manif nocturne à Montréal – 13 août 2012

Manifestation nocturne ponctuée de vandalisme

Peu d’affiches électorales ont survécu au passage de la manifestation nocturne, lundi soir. L’une après l’autre, elles se sont fait arracher de leur poteau puis piétiner par les protestataires qui applaudissaient. Celles de Québec solidaire ont eu un peu plus de chance.

La manifestation se déroulait plutôt calmement jusqu’à ce qu’un des quelques 400 participants n’annonce que les élèves du cégep du Vieux-Montréal avaient voté pour la reconduction de la grève, un peu après 22 heures.

Les vitres de quatre institutions financières et celle d’un magasin qui commanditait les Jeux olympiques de Londres ont alors été fracassées.

Après 23h, les policiers de l’anti-émeute ont effectué une intervention et les manifestants se sont dispersés. Une seule personne a été arrêtée pour entrave au travail des policiers.

Leur presse – La presse canadienne, 13/08/2012 à 23h00

[Grèce] Actions anti-électorales dans le quartier d’Exarchia à Athènes – 17 juin 2012

Les anarchistes mettent le feu à l’urne à Exarchia; possibilité que l’incident retarde les résultats des élections, la tension monte dans la zone

Aux environs de 19h20, un groupe d’environ dix personnes est entré dans un bureau de vote d’Exarchia, a attaqué les deux policiers présents et incendié la boîte du scrutin. Il est encore incertain si cela va affecter l’annonce des résultats de l’élection . Il y a actuellement (à 20h45) des personnes qui se sont rassemblées au square d’Exar

chia, scandant des slogans anti-électorales.

Traduit de Occupied London, 17 juin 2012

Elections grecques : une urne électorale brulée à Athènes par des inconnus

Une urne électorale a été brûlée dimanche dans un bureau de vote à Exarchia, quartier du centre d’Athènes, par un cocktail Molotov lancé par un groupe de personnes cagoulées, environ une demi-heure avant la fin du scrutin en Grèce, a-t-on appris de source policière. Les auteurs, qui selon les premières estimations policières seraient des anarchistes, ont fait irruption dans ce bureau de vote dans le quartier bohème et contestataire d’Exarchia et lancé le cocktail Molotov avant de prendre la fuite, selon la même source.

Toutefois des sympathisants de la gauche radicale Syriza anti-rigueur imputaient cet incident à des militants du parti néonazi Aube Dorée (Chryssi Avghi), ce bureau de vote, étant vu selon eux, comme un noyau dur du Syriza, devenu deuxième parti de Grèce.

Leur presse – AFP, 17/06 | 19:58

La revendication de l’acte de sabotage anti-électoral dans un bureau de vote à Exarchia:

Revendication de l’incendie d’une urne électorale dans le bureau de vote d’Exarchia en plein spectacle électoral

Quelque uns parmi les 34.9%*

Tout autour de nous semble se dérouler dans des doubles coercitifs : mémorandum/anti-mémorandum, drachme/euro, fascisme/antifascisme. Peut-être même qu’il est nécessaire à des moments de prendre position jusque dans nos rangs, d’affirmer une posture dans sa conjoncture marginale. Cependant nous n’oublions pas un seul instant l’unique dipôle réel : la Révolution ou l’harmonie avec l’existant.

Nous refusons le consensus, leurs dilemmes, la paix classique. La sécurité concerne les profits du Capital local et multinational; la liberté concerne tout les autres. L’État et le Capital, les fascistes et les banques, ne sont pas des forces invisibles. Ils ont des noms et des adresses. Ils devraient mieux commencer à compter les jours d’abondance qu’ils leur restent.

Nous regardons en arrière, dans les dernières années, des luttes dures. Comment les barricades et les feux du 12 février peuvent-ils entrer dans des urnes ? Comment la voix “ASSEZ C’EST ASSEZ”, celle élevée par les quelques dignes prolétaires dans les temps où prévalent la peur du licenciement et la subordination, peut entrer dans l’urne ? Comment les affrontements de rue qui se sont déroulés ville après ville, quartier après quartier, contre les ordures d’Aube Dorée [Chrissi Avgi], peuvent entrer ? Comment nos frères et soeurs peuvent entrer dans ces boîtes, ceux qui manquent à nos côtés, depuis qu’ils nous sont proches, même quand ils sont dans les cellules des prisons du régime ?

Dans ces temps marginaux où il n’y a pas d’espace pour les scrupules, nous tentons l’impensable et nous faisons “entrer” tout ce qui est ci-dessus. Le litre d’essence que nous avons mis dans l’urne du 18em bureau électoral à Exarchia lors des élections du 17 juin sont nos 1.000 votes, sont nos 1.000 défis dans un guerre inpacifiable.

LA RÉVOLUTION D’ABORD ET TOUJOURS

PS. Un coup de poing amical pour la camarade Olga Ekonomidou.

* Le taux d’abstention aux élections parlementaires grecques du 17 juin a atteint les 37.53%, plus que les 34.9% à celles du 6 mai.

Sources: Indymedia Athènes (en grec) et Occupied London (en anglais)

Abstention, l’extrême droite au pouvoir ?

Abstention, l’extrême droite au pouvoir ?

− Tu sais que l’abstention peut être responsable de l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite? Tu le sais ? Alors ? Tu as réfléchi pour les élections ? Tu ne vas toujours pas voter ?

− À ton avis, mon camarade ?

− Bon, bon, après, faudra pas venir pleurer quand les fachos seront au pouvoir, quand ce sera trop tard.

− Ah, je m’y attendais à celle-là. Tu sais bien que ça n’a rien à voir.

− C’est un peu court ta réponse. Il est bien connu que les électeurs de droite et d’extrême droite, eux, se déplacent ; jamais ils ne manqueront une élection. Alors qu’à gauche, les taux d’abstention ne cessent d’augmenter.

− C’est exactement ce que je te dis ; les gens qui veulent du social, ils ne vont plus voter ; ils croient surtout aux luttes. C’est parce qu’ils ont compris, d’abord, que l’organisation collective basée sur la délégation de pouvoir inconditionnelle ne sert à rien. La délégation de pouvoir telle que nous la pratiquons en nous en remettant au système parlementaire ne sert à rien.

− Moi, je te parle des fachos. C’est du sérieux !

− Et moi, je te réponds tout aussi sérieusement, et je te dis que ce qui fait monter l’extrême droite, c’est avant tout la misère et la menace de la misère, que c’est voulu, et que ça divise, et que cette division, c’est fait pour nous tenir tous en laisse.

− Moi, je te parle des élections.

− Je sais bien, mais le lien est facile à faire : à force de s’en remettre, par les urnes, aux uns et aux autres, de gauche ou de droite, et à être perpétuellement déçus, la menace de se dresser les uns contre les autres est de plus en plus présente. On cherche des explications à l’échec, des boucs émissaires ! Cela soulage peut-être, mais il reste une amertume ; c’est ça qui fait monter l’extrême droite : l’espoir que ça change indéfiniment déçu. Je te dis qu’il faut prendre le mal à la racine, repenser le système de la représentation et surtout refuser de perdre notre voix.

− La racine du mal ! Tu crois que c’est si simple que ça ? Qu’il n’y a qu’une seule racine du mal social, le crois-tu ?

− Oui, d’accord, ce n’est pas si simple, et c’est même compliqué ; oui, le problème essentiel

− et là tu vas dire que je me répète − mais le problème essentiel, c’est l’État, le principe de l’État ; c’est ça qu’il nous faut déconstruire mentalement.

− Dis donc, tu ne vas pas un peu loin ? Tu resteras vraiment toujours un utopiste. Tu parles de déconstruction mentale, que tout se passe dans la tête des gens. Oui, mais la réalité, le présent, t’en fais quoi là-dedans ?

− La réalité ? Parle-moi plutôt d’un abandon à la fatalité. Oui, une fatalité qui nous ronge parce que l’on n’est pas encore assez mûrs pour ouvrir les yeux et regarder en face, regarder ce qui cloche, la situation sociale.

− Et ce qui cloche, c’est ce que l’on pense, tu crois ? Pas ce que l’on fait ?

− En partie, oui ; c’est-à-dire ce que l’on nous a mis dans la tête, l’idée de l’État, de droite ou de gauche, d’extrême droite ou d’extrême gauche. Un État qui a ses propres intérêts à défendre et à sauvegarder, intérêts qui s’opposent à ceux du peuple parce que, avec l’institution de l’État, il y a obligatoirement des privilégiés. Et les privilégiés ce sont ceux qui sont au pouvoir, ce n’est pas le lot de tous.

− Oui, mais quand tu n’auras plus dans la rue que l’armée et la police pour représenter l’État, tu feras la différence alors entre les extrêmes de droite et ceux de gauche. Et puis, on ne peut pas toujours cracher dans la soupe démocratique, on a quand même de la chance d’être en démocratie, ceux qui subissent des régimes totalitaires pourraient te le dire.

− En tout cas, les démocraties ont tout intérêt à nous faire taire, à nous parler de ceux qui souffrent encore plus que nous ; pourtant, tu sais bien que tout État, dit démocratique ou pas, dès qu’il est contesté va se servir de l’armée et de la police pour se maintenir en place ; tu le dis toi-même. Et tu sais que, si c’est nécessaire, des gouvernements de gauche feront matraquer les manifestants ; c’est monnaie courante, à toute époque, dans tout pays. Le pouvoir concentré, centralisé détruit tout espoir d’équité, de partage et de solidarité. Alors, pourquoi maintenir un système qui favorise ceux qui s’installent au pouvoir avec notre aide mais au détriment de tous les autres ? Pourquoi ne pas imaginer un autre système qui ne favoriserait pas l’installation de pouvoirs durables, par exemple ?

− Mais c’est dans la nature de l’homme de vouloir le pouvoir ! Tu n’empêcheras jamais qu’il y en ait toujours qui veuillent prendre le pouvoir sur les autres. Toute l’histoire de l’humanité le prouve. Tu prends n’importe quel groupe réuni, aussi bien pour des raisons professionnelles que militantes, ou même amicales, et aussitôt quelques-uns prendront le dessus sur tous les autres. Tu ne peux pas l’empêcher.

− Aie ! Aie ! Aie ! Tu ne vas pas un peu trop vite dans le pessimisme ? Rappelle-toi tout de même les nombreux exemples d’organisation horizontale ; que ce soit dans des sociétés dites primitives dont le principal souci, précisément, était de prévenir la prise de pouvoir par certains. Et puis souviens-toi d’organisations sociales inédites : la Commune de Paris en 1871, la Catalogne en 1936, la Kabylie dans les années 2000, la commune d’Atenco au Mexique de 2001 à 2003, leurs réalisations concrètes qui auraient perduré si…

− Peut-être, mais on ne refait pas l’Histoire et, quand même, tu ne peux pas nier que ça a été une avancée de voter, même si notre influence est limitée. Il y en a qui se sont battus pour que, aujourd’hui, dans les démocraties, nous ayons au moins le droit de dire ce que nous pensons.

− Ce n’est pas parce que beaucoup y ont cru, une majorité, que ce n’est pas une tromperie. Si « la dictature, c’est ferme ta gueule, la démocratie, c’est cause toujours ». Oui, on peut dire ce que l’on pense, mais on n’est jamais entendus. C’est ça que tu considères comme une avancée ? Et le système marche tellement bien que nous n’arrivons même plus à imaginer qu’il est possible de boycotter le vote et que l’on peut s’organiser autrement. Oui, s’il y a eu des avancées réelles, elles ont été gagnées par des luttes, pas par les urnes.

− Quand même, il y a des programmes ; à nous d’être sérieux et de les étudier, de près, pour être en mesure de choisir celui qui se rapproche au mieux de nos idées.

− Mais de quels programmes parles-tu ? Ceux exposés pendant les campagnes électorales? Mais quand as-tu vu qu’ils sont appliqués, que les promesses sont tenues ? Et puis, écoute, retiens bien ça, jamais un seul candidat élu n’a proposé l’idée d’une loi qui l’obligerait à tenir ses engagements électoraux.

− Il n’empêche que si seuls ceux qui veulent l’égalité, la répartition des richesses, plus de justice, si seuls ceux-là ne vont pas voter, les autres, les capitalistes, les fachos et les intégristes vont nous passer devant. Moi, c’est ça qui me fait peur.

− Pourtant, quand tu entends à la radio, à la télé, les appels insistants à voter, ces appels relayés très largement par tous les médias réunis, ça ne te donne pas à réfléchir ? Non ? Tu ne crois pas qu’ils ont peur de l’abstention ? Je dis que ce serait les décrédibiliser, les discréditer que de tourner le dos à leur farce. Ce serait les désarmer. Et, en tout cas, l’action anti-électoraliste peut permettre de passer à autre chose, de penser autrement, de poser le problème de la délégation autrement. Car je le dis : notre voix dans l’urne nous empêche de parler par la suite, cela nous rend muets.

− Je vais réfléchir…

− Si je peux te rassurer, je te dirai que ce n’est pas l’abstention qui met l’extrême droite au pouvoir : l’extrême droite est le fruit direct de tout un système qui ne peut se maintenir qu’en nous divisant, en nous opposant les uns aux autres. Rappelle-toi de ça, même si tu vas voter.

Dialogue imaginé par Flora
Cercle libertaire Jean-Barrué de la FA

Source: Le Monde Libertairen°1672 – 10-16-mai-2012

[Besançon] Résumé du 1er mai libertaire: agir au lieu d’élire !

1er Mai Libertaire à Besançon ! Agir au lieu d’élire

Besançon: un 1er mai 2012 sous le soleil et ça fait du bien !

Alors que le Nabot découvre le 1er Mai, entre 2500 et 3000 personnes se sont rassemblées hier Place de la Révolution avec banderoles et drapeaux avant de partir en manif. Un cortège libertaire de 150 à 200 personnes s’est formé derrière une banderole “Agir au lieu d’élire ! Pas d’élu.e.s, des luttes !” (banderole qui en cette période d’entre-deux tours à beaucoup fait parler…), avec des drapeaux noirs, rouges et noirs, voire parfois rouges, avec des fumigènes et quelques pétards et avec de nombreux slogans tels: Si les élections changeaient la vie, il y a longtemps que ça serait interdit !, Pour changer la société, Désertons les urnes et occupons la rue !, Y’en a ras l’ bol de la loi des patrons, Réquisition ! Occupation !, A bas l’Etat, les flics et les patrons !…

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Source: Fragment de manif, 02/05/2012