[Grèce] ‘Nouvelles’ antifascistes d’avril-mai 2013

Le 26 Avril 2013, des camarades ont tenu leur troisième manif à moto antifasciste à Kavala:

Dans la ville d’Igoumenitsa, des néo-nazis menacent régulièrement avec des armes, et installent des drapeaux de leur parti pour répandre leur poison dans la communauté locale. Le 8 mai, un drapeau d’Aube dorée a été arraché par des antifascistes, qui ont pris le soin de le brûler, et ont également envoyé leurs salutations combattantes aux antifascistes à Agrinio.

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Le 3 Avril 2013 à midi dans le centre d’Agrinio, deux membres d’Aube Dorée, Spyros Floroskoufis et Giorgos Koutroubas ont attaqué un antifasciste de 17 ans en utilisant une matraque télescopique et une planche de bois avec des clous.

Le 7 mai à l’hôpital d’Agrinio quelques camarades sont tombés sur Floroskoufis, un voyou de la branche locale d’Aube dorée, et ils ont immédiatement attaqué ce fasciste qui a déjà perpétré de nombreuses attaques racistes et paramilitaires dans la région. A environ une dizaine cette nuit, le député d’Aube Dorée Konstantinos Barbarousis avec son fusil à la main, ainsi que Spyros Floroskoufis et au moins quatre autres voyous ont pris d’assaut des restaurants, bars et cafés de la ville à la recherche d’antifascistes. Une fois avoir perturbés et terrifiés les gens qui se trouvaient dans les magasins à ce moment-là, ils sont allés au parc municipal, où ils ont commencé à chercher avec des lampes dans l’obscurité. On raconte que depuis quelque temps les fascistes ont été accompagnés par la police à motos Dias et une jeep de la police des unités de prévention du crime Opke. Tout cela s’est passé, même si c’était connu, dans cette ville plutôt petite, que déjà un rassemblement spontané d’environ 100 antifascistes et des jeunes était en cours ailleurs, sur la place principale de Dimadi.

Le 8 mai, en réponse à l’intimidation des bâtards d’Aube dorée, près de 150 antifascistes ont organisé une manifestation nocturne dans les rues principales d’Agrinio, tenant une banderole qui disait «le fasciste Barbarousis est armé et terrorise les gens» et scandant des slogans militants.

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Traduit de l’anglais en collaboration avec Contra-info

[Espagne] Résumé de la contre-manif antifasciste – Madrid, 1er mai 2013

Compte-rendu de la contre-manifestation à Chueca du 1er mai 

Le 1er mai à 18 heures, diverses organisations fascistes, toutes plus pourries les unes que les autres, ont appelé à une manifestation au départ du Tribunal, zone centrale de Madrid, très près de Chueca.

Le même jour à 17 heures, un rassemblement antifasciste a été prévu Place de Chueca. L’appel a été lancé quelques jours auparavant et sans savoir qui y répondra.

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Bien avant 17 heures, à Chuelca, un large déploiement policier se met en place, de ce fait, le rassemblement fut dès son commencement, conditionné. La stratégie adoptée pour se faire, paraît claire : épuiser les manifestant.e.s et les maintenir à cet endroit jusqu’à ce que se termine la manifestation fasciste. Mais les cris, la bonne humeur, la résistance et la dignité ne faiblissent pas et les camarades, qui durant deux heures furent encerclé.e.s par la police, restèrent uni.e.s et combattant. Aux alentours du rassemblement, divers groupes essayent de rejoindre la place en vain, perdant leur temps et ceux des fascistes.

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De ce que nous savons, il y a eu deux rencontres avec des nazis perdu.e.s. La première, quand deux d’entre eux arrivant en retard à leur rassemblement, furent aperçus rue Fuencarral (une rue piétonne, très commerciale et pleine de gens et de policier.e.s) courant les 200 mètres pour fuir un groupe d’antifascistes, et qui eurent le malheur de tomber nez à nez avec un autre groupe plus bas. Un des nazis a reçu un coup au visage par un casque que lui proposa gentiment un des camarades présent. Ils ont été sauvé par une patrouille de police qui passait pas là, mais voir un nazi demander protection à un flic, alors qu’il a un patch A.C.A.B sur sa veste, ça n’a pas de prix. La deuxième rencontre eu lieu avec le nazi qui apparaît sur les photos (ou qui disparaît, parce qu’il se fond avec ceux qui sont en bleu). Il a eu une bonne frayeur et bien sûr, il a été sauvé par la fourgonnette antiémeute. Comme on peut le voir sur les photos, la fraternisation   a bien eu lieu. À peine la porte s’est-elle ouverte pour laisser descendre les policiers qu’il était déjà monté dedans…

Où est le nazi?

Où est le nazi?

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Quand tout.e.s ceux/celles qui étaient au rassemblement à Chueca quittèrent la place après avoir été fouillé, fiché et photographié pour la plupart, ils/elles rejoignirent les autres groupes, qui étaient tenus à l’écart. Ils se dirigèrent vers le Tribunal où se produisit une altercation avec la police et où deux camarades étaient retenus. Vu qu’apparemment ils allaient être mis en détention, les gens ont barricadé la rue et ont lancé des pierres sorties d’un container destiné à la construction.Les flics ont chargé violemment, tirant des balles en caoutchouc et chassant les manifestants, arrêtant une personne, nous ne savons pas si cette personne était avec le groupe ou non. Les deux camarades qui ont été arrêté.e.s plus tôt ont été libéré.e.s, mais d’autres arrestations Plaza de Jacinto Benavente ont eu lieu, loin des rassemblements et longtemps après.

Solidarité avec les détenu-e-s.

Contre le système, démocratique ou fasciste. Pour l’anarchie.

Traduit de l’espagnol (es.contra-info) par La Voz de la Libertad

[Grande-Bretagne] Brighton Antifa – 21 avril 2013

L’EXTRÊME DROITE BRITANNIQUE S’EST PRIS SA PREMIÈRE RACLÉE DU PRINTEMPS

À BRIGHTON, LES GENS PÈTENT LA GUEULE AUX FASCISTES PAR HABITUDE

e0e209fd59ec3211d6e14b0a4b318eba Samedi dernier, après des mois de grisaille infernale, les habitants de Brighton se sont réveillés sous un ciel qui ne donnait, pour une fois, pas envie de se pendre. Pourtant, ceux qui pensaient pouvoir passer un week-end à se dorer la pilule sur la plage ont vite déchanté. En effet, dès dimanche après-midi, leur ville était envahie par quelque 200 militants d’extrême droite.

La March for England se veut une célébration cordiale de la fierté anglaise, organisée chaque année le jour de la Saint-George. Mais alors qu’auparavant, les gens se contentaient de se dessiner le drapeau anglais sur le visage, chanter « Jerusalem » et de parler de la grandeur de feu Winston Churchill, l’évènement semble s’attacher aujourd’hui à de nouvelles traditions : notamment réunir les groupes d’extrême droite les plus pétés d’Angleterre, tels que l’English Defense League(EDL) et d’autres mouvements encore plus radicaux, et souvent, fascistes.

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Ça fait cinq ans que la marche est organisée chaque année à Brighton, mais depuis 2011, les antifas locaux décident eux aussi de se mobiliser contre ce qu’ils considèrent comme une « dérive inacceptable ». La fête de non-bienvenue de l’an dernier avait d’ailleurs si bien réussi à humilier les manifestants que Casual United, un gang de hooligans d’extrême droite, est revenu prendre sa revanche un mois après les faits, pour ne finalement récolter que quelques pétards sur la gueule – de la part de toute les habitants de la ville.

Plutôt que de délocaliser la manifestation vers un coin plus accueillant pour eux, l’organisation de la March for England a fait de Brighton son nouveau quartier général. Un habitant de la ville m’a dit : « Ils ne viennent ici que parce que c’est la ville la plus à gauche et la plus gay-friendly d’Angleterre. » Aussi, ils ne supportent pas l’idée de s’être fait défoncés par des gens qu’ils considèrent comme une joyeuse bande de pédés communistes. Cette année ne devait pas déroger à la tradition, et en conséquence nous nous sommes dirigés vers le bord de mer, histoire voir des droitards bourrés se faire tabasser une nouvelle fois.

Quand on est arrivés sur le bord de mer, une longue ligne de camions de police anti-émeute avait créé un mur infranchissable destiné à séparer la zone de manifestation de celle réservée aux contre-manifestants antifascistes. Environ 700 policiers anti-émeute venus des quatre coins du pays, même du Pays de Galles, se préparaient à mener à bien la plus grande opération de police que Brighton avait jamais connue.

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La stratégie de la police était d’amener les participants à la March for England en bus jusqu’à leur point de départ, de les laisser marcher et de les réembarquer loin de là, en bus, sans qu’ils n’aient la moindre occasion de croiser des gens de Brighton. Sur le papier, la stratégie avait l’air opérationnelle – jusqu’au moment où une poignée de fafs qui n’étaient pas arrivés dans les bus affrétés par la police se sont mis à débarquer d’un peu partout.

La masse d’antifascistes était assez dense, concentrée sur un rond-point près de l’aquarium. Chose étonnante, ces gens distribuaient des pancartes antifascistes à tous les gens autour d’eux qui n’en avaient pas. Mais la présence policière était si impressionnante que nous nous sommes demandé si une journée auSea Life Centre (l’aquarium en question) n’était pas plus divertissante que de regarder des gens s’insulter de part et d’autre d’un mur de camions et de policiers épais de 10 mètres.

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Heureusement, la vie sauvage a rapidement refait surface avec cette bonne dizaine de débiles sortie de laMarch for England. Ceux-ci avaient décidé d’aller faire les marioles devant la masse d’antifas réunis à quelques dizaines de mètres d’eux.

La multitude les a rapidement accablés d’injures, alors qu’une simple barrière séparait les marcheurs d’une mer d’antifas en colère. Le mec des Black Blocs – que vous voyez en train de se faire attaquer (photo ci-dessous) – a par la suite sauté la barrière pour s’en prendre à cinq ou six mecs plus carrés que lui, et s’est très vite retrouvé dépassé par le nombre de pieds nationalistes – et des manches de leurs drapeaux.

2a44bb455840b951487ef9289cd4aa9ab9922de4dec1cbde0d30df42e178994f Puis, plusieurs de ses amis sont arrivés à la rescousse, juste à temps pour lui éviter une clavicule pétée. Les coups de poing ont volé et les cogneurs faf se sont retrouvés au sol, convertis en une masse d’où sortaient une dizaine de bras et de jambes (certains racistes, d’autres pas) en train de se débattre avec ardeur. Il est difficile de déterminer le niveau de xénophobie d’un membre quand on ne distingue pas la tête à laquelle il est rattaché.

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Tout le monde a fini par se lever et retourner vers son équipe. La Team England s’est adossée aux clôtures, comme un troupeau de moutons effrayés à la vue du fermier qui traverse nonchalamment le champ armé de sa pince à castrer. Cet agent de liaison de la police, dans son impeccable layette bleu turquoise, était le seul rempart qui les protégeait de la foule antifasciste et de ses lancers de bouteilles.

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Les fafs venaient juste de se jouer du cordon policier lorsque des renforts des forces de l’ordre sont arrivés à cheval et ont décidé qu’il était impératif – d’un point de vue stratégique ! – de confisquer la banderole des Black Blocs. Ils n’ont pas réussi. Et, après un instant de confusion au cours duquel la police a tenté de contenir la foule, les forces de l’ordre ont finalement lâché l’affaire (et la banderole) et ont poursuivi leur mission de contrôle comme si rien ne s’était passé.

7098adb698cc98c6025da8e2fe135ee2 Ce médecin de la police, esseulé, a exigé de ce membre du Black Bloc qu’il retire son masque. La réponse qu’il a obtenue, « non », l’a sensiblement humilié.

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Une centaine de mètres plus loin, un groupe de fafs a trouvé refuge dans une agence de la chaîne Coral après avoir été poursuivi par des antifascistes armés de bombes à encre.

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Plusieurs policiers ont également été touchés lors de la bataille, mais, impressionnants de stoïcisme, ils ont su conserver une détermination des plus inattendues de la part de gens dont le visage était partiellement couvert d’encre.

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Nous étions de retour près du rond-point, où régnait une grande confusion. La police montée coursait les gens. Peut-être croyaient-ils que les charges des chevaux finiraient d’une façon ou d’une autre par convaincre les manifestants d’enlever leurs masques. Pendant un instant, on aurait même pu oublier que l’extrême droite était là ; la police arrêtait et fouillait le moindre contre-manifestant qu’elle parvenait à attraper.

fc0bdd5b134561778a20666fc5c88444 […] Quelques instants plus tard, un autre groupe de fafs a déboulé d’une rue adjacente, prêt à en découdre, avant de se voir cerné de tous côtés. Voilà comment ça s’est passé :

La police est parvenue à ouvrir une voie pour que les nationalistes puissent s’échapper, mais pas avant que plusieurs projectiles leur tombent dessus. Regardez bien le skinhead avec les lunettes de soleil et le hoodie blanc. On pourrait croire qu’il s’est pris des gros œufs dans la tronche. En vérité, lui et plusieurs autres fafs ont ramassé des cannettes de bière en plein visage, ce qui est bien plus douloureux.

ccfe0763d53e43ad32501f7ba2b2d028Beaucoup des rues qui menaient au front de mer (la marche se déroulait le long de ce front) étaient fermées par des cordons policiers. Celui-ci a servi de toile de fond à cette bande de débiles alors qu’ils prenaient la pose pour leur calendrier promotionnel de l’année prochaine.

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Ces rues barrées n’ont posé aucun problème aux antifascistes locaux qui, connaissant la zone, ont pu rallier le front de mer en empruntant les rues adjacentes.

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Lorsqu’ils sont arrivés là, des fascistes les attendaient pour une petite bagarre. Un antifasciste, l’air un peu sonné, m’a dit : « On les avait pas vus. Ils nous sont tombés sur le rabe, à mon pote et à moi, au moment où on est arrivés. »

L’effet de surprise n’a pas été très efficace et les fafs, dépassés par le nombre de leurs opposants, se sont faits dérouiller comme de coutume. Avant l’intervention de la police, l’ambiance sonore se résumait à quelques bruits sourds de poings américains et de chaussures éclatant des caboches de néonazis.

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Une fois la baston terminée, nous avons enfin eu droit à une brève séquence de la March for England. Tout le monde sera d’accord avec moi sur ce point : si jamais la « race anglaise » devait se défendre et se protéger d’un envahisseur quelconque, ces gars seraient l’élite de l’espèce, la lignée à conserver.

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Le peuple de Brighton s’est réuni en lignes le long du parcours de la manifestation, pour chanter des trucs comme « From the station to the sea, Brighton will be fascist-free » (De la gare jusqu’à la mer, Brighton ne veut pas voir un seul fasciste) ou un hymne simple mais efficace, « Small dicks ! ». Pendant ce temps, quelqu’un qui disposait d’une grosse sono jouait des hymnes gays, type « I Will Survive ».

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La manifestation était en réalité la plus grosse blague du week-end. Les nationalistes ont été autorisés à marcher, fièrement, sur 400 mètres de front de mer. Juste assez pour tomber sur cette banderole antifasciste accrochée à un toit aux abords de leur circuit. Ils ont ensuite été escortés en sens inverse, sans bruit, sans discours, sans rien. Direction le bus, puis la maison.

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Et puis, c’était fini. Des rumeurs, qui restent à vérifier, ont fait état de l’agression d’une famille musulmane par plusieurs voyous nationalistes, ceci devant nous assurer que s’ils revenaient une nouvelle fois à Brighton au printemps prochain, les fafs seraient accueillis par une foule tout aussi déterminée à leur expliquer de quel bois on se chauffe sur les bords de la Manche.

 Source: vice.com (Par Simon Childs, Photos : Henry Langston), 23/04/2013

Les fascistes de tous bords (EDL, Casual United..) organisaient une fois de plus leur « marche pour l’Angleterre » ce dimanche 21 avril 2013 à Brighton.

Alors qu’ils n’ont jamais été la bienvenue à Brighton lors de ces deux dernières années, en 2012 leur marche avait été bloquée et le parcours avait dû être modifié par la police. Cette année, l’intervention de la police a consisté à raccourcir leur parcours tout en  les faisant marcher sur le front de mer, zone beaucoup plus facile à isoler du public. C’est avant même d’arriver à Brighton que les fascistes ont subi une défaite.

Voir la suite du résumé de cette journée publié sur Indymedia UK

Un natio la gueule en sang cherche du réconfort...

Un natio la gueule en sang cherchant du réconfort…

Sale métier de protéger les fachos...en tout cas, ça laisse des traces...

Sale métier de protéger les fachos…en tout cas, ça laisse des traces…

[Besançon] Brèves antifascistes et antiflics – Fin novembre / début décembre 2012

Mercredi 28 novembre 2012 – Concert de Keny Arkana à la Rodia:

De nombreux antifas présents sur les lieux repèrent un rasé avec un sweet à capuche, avec un logo « good night left side » entourant une croix celtique dans le dos. Ni une ni deux, ce facho reçoit plusieurs coups de poings en pleine face, tombe à terre. Des « non-violents » s’interposent en disant que « la violence, c’est mal »! Mais rien n’y fait, les coups continuent de pleuvoir pendant quelques secondes, avant que ce dernier foute le camp. Aucun vigile n’a osé intervenir….

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Nuit du jeudi 29 au vendredi 30 novembre 2012 – devant le pub de l’Etoile (Croisement Grande Rue/ rue Claude Pouillet):

Une bande de néo-nazis/fascistes est repérée à la sortie du pub, vêtue de Lonsdale et de vestes harrington. Le temps de prévenir les personnes présentes rue Claude Pouillet, quelques personnes déterminées à les dégager se dirigent en direction de la Grande rue. C’est à ce moment qu’un type se revendiquant « skin » vient nous parler. On lui demande de quel bord il se situe, lui précisant que pour nous, le terme « skin » ne veut rien dire (les apolitiques n’existent pas!). Bref, on perd patience et les coups s’abattent sur sa gueule.

Des jeunes du quartier de Planoise étaient également de la partie avec une volonté farouche de les dégager.

Alors que le faf agonisait au sol, un de nos copains l’a entendu dire qu’il « n’était pas antifa, qu’il était skin et qu’il respectait ses couleurs » (bleu blanc rouge en somme)

De nombreux potes du fasciste n’ont pas répliqué, alors même qu’ils étaient deux fois plus nombreux.

Ils n’ont pas tardé à déguerpir après avoir vu la gueule de leur copain nazillon la bouche en sang (il semblerait même qu’il y ait laissé quelques dents!). La police est arrivée peu de temps après la baston.

On s’est juré de se retrouver si jamais ces nazis refoutaient les pieds dans nos quartiers. D’après des sources de camarades antifa, d’autres fachos (des plus gros pour le coup: ce sont essentiellement le sanglier (Sébastien Faivre) et ses potes du National-Socialist Black Metal – plus d’infos sur fafwatch Franche-Comté) prennent l’habitude d’aller s’abreuver au Kilarney pub, situé dans la rue Courbet à proximité du cinéma des Beaux-Arts.

Prudence donc à touTEs et n’hésitez pas à alerter la population si vous voyez ces individus dans le secteur.

Il est possible qu’ils patrouillent lors des soirées bisontines, notamment dans le secteur rue Pouillet où il y a du monde.

A noter que cette rage antifasciste qui s’illustre en ce moment intervient alors même qu’un camarade antifasciste de Planoise a reçu indirectement il y a quelques jours des menaces de la part de Teddy Méret, Kevin Kattet et sa bande (leurs sales gueules sont sur Fafwatch Franche-Comté)

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Vu le samedi 1er décembre au matin:

De nombreuses poubelles ont été incendiées durant la nuit dans le secteur du centre-ville. Par ailleurs, le commissariat de police de la gare d’eau a été visé par plusieurs projectiles. Des énormes impacts sont visibles sur la vitre. Il n’est pas impossible que cette attaque soit liée à l’occupation policière omniprésente et à leur volonté de nous contrôler. Il y a peu, les CRS ont fait parler d’eux.

Transmis par mail, 02/12/2012

[Espagne] Répression policière contre les antifascistes à Bilbao et à Barcelone lors de la fête nationale de l’hispanité – 12 octobre 2012

Affrontements entre anti-fascistes et la police à Bilbao, un arrêté et un blessé à Barcelone:

Un rassemblement antifasciste avait été appelé aujourd’hui [12 octobre 2012 Ndlr] à Bilbao contre la présence d’un groupe de fascistes du parti phalangiste qui étaient arrivés de Madrid pour protester dans le centre de la ville basque, alors que leur présence coïncide avec la Journée de l’hispanité. La police a empêché les antifascistes de se rassembler, qui avait auparavant annoncé un évènement sans confrontation directe, et celle-ci a utilisé des matraques et des balles en caoutchouc pour disperser la foule, qui se comptait par centaines de personnes.

Les affrontements entre les anti-fascistes et la police ont alors commencé, et des barricades ont été érigées partout dans le centre de la ville. Au moins 14 militants antifascistes ont été arrêtés. Un fasciste a été arrêté par la police plus tôt, pour possession de plusieurs battes de base-ball et des couteaux dans le bus des fascistes.

A Barcelone, à 200 antifascistes ses sont réuni.e.s sur une place à proximité de l’endroit où les militants d’extrême-droite et les fascistes avaient organisé une manifestation en faveur de l’unité de l’Etat espagnol et contre le droit à l’auto-détermination. Après le début du rassemblement, une personne portant un drapeau espagnol a tenté d’aller au milieu des antifascistes et la police les a chargés, blessant l’un d’eux. L’antifasciste a été transporté à l’hôpital, où il a été arrêté par les flics. Des dizaines de personnes se sont rassemblées devant l’hôpital. Un petit rassemblement antifasciste a été organisé aussi dans la ville catalane de Gérone.

Deux vidéos des affrontements à Bilbao:

Sources: Alboroto, 12 octobre 2012

Douze antifascistes basques, qui ont été interpellé.e.s lors de ce vendredi 12/10/2012 suite au rassemblement fasciste, ont été libéré.e.s le lendemain (13/10/2012), a communiqué le ministère de l’intérieur à Europa Press.

Après avoir arrêté 15 personnes (14 antifascistes de Sare Antifaxista et un fasciste), la police basque a inculpé 50 personnes (des antifas pour la majorité voire en totalité) pour crimes contre la loi de sécurité publique, c’est-à-dire pour ports d’armes prohibés, désordre et désobéissance.

Des photos du rassemblement des fascistes:

Les fascistes (qui étaient issus de plusieurs organisations telles Alianza Nacional, Falange et Nudo Patriota Español) scandaient des chants nationalistes en affirmant que le Pays Basque est espagnol.

[Grèce] La police travaille lors d’affrontements entre anarchistes et néo-nazis à Athènes – 30 septembre 2012

Anarchistes grecs et extrémistes de droite s’affrontent

ATHÈNES, Grèce – Des affrontements mettant aux prises des anarchistes, des résidants et des extrémistes de droite ont éclaté dans un quartier d’Athènes reconnu pour les tensions qui y règnent entre résidants de longue date et de nouveaux immigrants, selon les autorités policières de la Grèce. Deux personnes ont été blessées et au moins 15 ont été détenues.

Les affrontements ont pris naissance lorsqu’un cortège de véhicules regroupant environ 50 anarchistes, qui criaient vouloir «éliminer les fascistes» du quartier d’Agios Panteleimonas, au nord de la capitale, s’en sont pris à plusieurs résidants causant des blessures à deux personnes. Durant les affrontements, l’un des résidants a sorti une arme à feu mais ne s’en est pas servi.

Des immigrants du secteur se sont dispersés, craignant des représailles de la part de fiers-à-bras appartenant au parti de l’Aube dorée. Peu après le départ des anarchistes, des partisans de l’Aube dorée se sont rassemblés en grand nombre et ont brièvement manifesté. Des policiers ont suivi le convoi regroupant les anarchistes et en ont arrêté plusieurs.

Leur presse – 20 Minutes.fr (Associated Press), 30/09/2012 à 19h10