[Angleterre/Mort de Thatcher] Les vitres du club conservateur explosées et un véhicule de police incendié – Bristol, nuit du 11 au 12 avril 2013

Le Tory Club fracassé et 4×4 de flics incendié

Un ennemi de la LIBERTE en moins – Dansons sur sa tombe!

Pour célébrer les nouvelles de la mort de Thatcher nous avons brisé les vitres du club conservateur sur la route de Viviers à Bristol dans les premières heures de ce matin.

Peu importe combien d’hommages à une « grande dame » apparaît dans les médias, nous ne pourrons jamais nous souvenir d’elle autrement que comme un tyran vicieux qui a déroulé le néo-libéralisme qui s’épanouit aujourd’hui. Le seul bon politicien est un politicien mort!

Même par rapport aux politiciens en général, Thatcher a été l’un des personnages les plus détestés de l’histoire récente au Royaume-Uni, ce qui explique pourquoi elle était sous garde armé 24 heures par jour jusqu’à sa mort à l’hôtel cinq étoiles Ritz. Elle a mené un assaut sur les conditions de vie du « sous-prolétariat » qu’elle méprisait ouvertement, a participé à l’enracinement et l’enrichissement des classes dirigeantes. Nous ne sommes que quelques-unEs mais des milliers et des milliers de personnes à faire la queue pour pisser sur sa tombe.

A Bristol, la réponse à sa mort a été immédiate. Lors de la nuit de la nouvelle tombée, il y a eu une grande fête de rue à Easton pour la célébrer. Quand les flics sont arrivés pour la disperser, ils ont été accueillis par des pierres, des bouteilles et des barricades enflammées, blessant plusieurs voyous de l’Etat et endommageant un véhicule de police. Nos pensées sont avec les personnes arrêtées et les nombreuses autres qui ont défié l’escouade anti-émeute et leurs alliés « pacifistes ».

Nous avons attaqué le club où traînent les lèches-cul de Thatcher, mais ne nous méprenons pas – les partis politiques ne sont que l’une des faces de l’ordre dominant mondial. […] Thatcher a vu de puissantes révoltes contre son régime (grève des mineurs, la rébellion contre les impôts locaux [« Poll Tax »] et bien d’autres…), et les dirigeants d’aujourd’hui peuvent être sûr qu’ils seront également confrontés à notre colère.

Thatcher a activement soutenu et défendu la dictature militaire de Pinochet au Chili. En vertu de la nouvelle dictature économique de la démocratie, les étudiants rebelles, guerriers indigènes mapuches et les anarchistes subversifs continuent  à être persécutés par les mêmes lois fascistes de l’époque. Nous saluons Marcelo, Juan et Freddy à Santiago du donjon de haute sécurité, les combattants solides depuis l’époque du règne de Pinochet, et ceLLESux cibléEs par la dernière perquisition menée par l’Etat chilien et qui sont détenuEs dans la prison pour femmes de Temuco (qui a également été le théâtre d’une émeute récente) .

Enfin, notre équipe prend la responsabilité du récent incendie d’un 4×4 de police dans un garage de Pennywell Road à Easton. Ces serviteurs de l’Etat ne doivent jamais être en sécurité dans les rues de notre attaque ici, comme à Moscou, au Caire ou à Montréal.

NIQUE LA LOI ET LA POLICE DE PAIX!

Guerre aux politiciens, mort à l’Etat!

Des anarchistes indisciplinés (dans l’esprit de Millbank)

Traduit librement de l’anglais depuis indymedia.org.uk, 18/04/2013

[Belgique] Retour sur la mobilisation contre les violences policières du 15 mars dernier à Bruxelles : d’une manif à une attaque en règle contre les keufs

L’imprévu

D’une manif à une attaque en règle contre les keufs

Plusieurs organisations, politiques et syndicales, avaient lancé l’appel à une manifestation « contre les violences policières » pour le 15 mars. Avant de vous raconter comment cette initiative leur a heureusement quelque peu échappé, nous aimerions nous attarder quelque peu sur le contenu que ces organisations avançaient dans le cadre de cette « action ».

S’ils avaient pour but de dénoncer les « abus » policiers, ils revendiquent, au fond, une « meilleure » police, une police moins brutale. Or, non seulement il s’agirait de quelque chose contraire à la nature même de toute institution policière, dont la fonction est justement le contrôle et la coercition, qui produisent toujours leur lot de tortionnaires, tabasseurs, violeurs et racketteurs, mais, surtout, revendiquer une police moins brutale revient à légitimer l’existence de la police, à la renforcer… Et donc, à dire que la liberté n’est pas possible hors du cadre d’un Etat, avec ses lois et ses sbires.

Quant à nous, si nous nous battons pour la liberté, c’est parce que nous pensons qu’après avoir supprimé les sources de l’oppression et de l’exploitation, les êtres humains seront capables de vivre en liberté, c’est-à-dire, de vivre leur vie à leur guise et de faire des accords entre eux quand cela leur semble nécessaire. L’Etat, c’est la négation de la liberté, une négation qui, pour se maintenir, a recours à la police, à l’armée, à la prison… ainsi qu’à l’intégration de ses possibles opposants via le dialogue, la participation, les élections et tout ces choses-là. Le système réussit à se maintenir autant grâce à la police qui le protège que grâce à la collaboration de ceux qui le subissent ou l’acceptent.

De fait, dès le début de la manifestation, les organisations qui l’avaient appelée ont montré de quel monde ils rêvent : tout le monde devait marcher derrière un camion-sono qui crachait leurs slogans tandis qu’une petite armée de service d’ordre, spécialement recrutée pour l’occasion, encadrait les « manifestants ». Si les organisateurs prétendaient dénoncer les abus de la police, ils se montraient déjà prêts à la remplacer eux-mêmes.

Fort heureusement, l’imprévu vient souvent bouleverser les plans de ces apprentis-chefs. Ainsi, vers la fin de la manifestation, l’encadrement a été débordé par des dizaines de personnes ne voulant ni se plier aux mots d’ordre officiels, ni se courber devant les vigiles des organisations. Une patrouille de police a été attaquée et quatre flics en civils (d’ailleurs, des types bien connus pour leurs interventions musclées) ont été coincés et ont bien ramassé. Une demi-heure plus tard, tandis que les révoltés narguaient une rangée d’anti-émeute, les vigiles du service d’ordre ont été pris à partie quand ils tentaient une fois de plus d’endiguer la rage émeutière. Les vigiles et les prêcheurs semaient la confusion, ce qui faisait grandir la méfiance et l’agressivité vis-à-vis de tout ce qui constituait un obstacle (réel ou non) pour les révoltés. Cela amena la situation à un tel point que pas tout le monde ne savait plus distinguer entre complices et délateurs. Les organisations politiques, à travers leur but de tout incorporer dans leurs desseins, sont en grande partie responsables de cet état de fait.

D’ailleurs, pour éviter d’écorner la « bonne image » qu’elles voulaient donner aux médias et aux institutions, elles ont totalement omis d’évoquer ces événements et ces affrontements dans les communiqués qu’elles ont diffusé après la manif’. Alors, une fois de plus, pour quoi se battent-elles, si ce n’est pour remplacer elles-mêmes la police et pour mentir, à l’image des politiciens de toutes obédiences ?

Bien que ce ne soit pas dans nos habitudes, nous voulons bien aider ces organisations politiques et syndicales à en tirer au moins une leçon : ceux qui se battent contre toute autorité et ceux qui se révoltent ne respecteront pas leurs mots d’ordre et ne se laisseront pas effrayer par leurs services d’ordre ou par leur collaboration avec les keufs. Et face à la police, face aux tortures dans les commissariats et aux tabassages dans la rue, face aux chasses à l’homme et aux enfermements, nous ne revendiquerons nullement une meilleure police, nous ne ferons pas des sketches politiques pour gagner de l’influence auprès des institutions. Notre approche, elle est fort simple : dans la mesure du possible, nous leur ferons payer coup pour coup et nous frapperons là où ils ne nous attendront pas, surtout contre ce que la police cherche à défendre. Ingouvernables.

Extrait du journal Hors-Service n° 35, 5 avril 2013

[Suisse] Feu sur les keufs et les contrôleurs du tram – Zürich, 2 février 2013

L’homme qui a tiré sur des policiers et des contrôleurs à Zurich a été arrêté

L’homme soupçonné d’avoir tiré plusieurs coups de feu en direction de policiers et de contrôleurs des transports publics samedi matin a été arrêté dans la soirée à Regensdorf (ZH) . Personne n’a été blessé.

Une fusillade s’est produite samedi matin à Zurich. Un homme qui n’avait apparemment pas de billet de tram a tiré plusieurs coups de feu en direction de policiers et de contrôleurs, sans faire de blessé.

L’auteur présumé, un Autrichien de 47 ans, a été arrêté en début de soirée. La fusillade a eu lieu vers 7h30 dans le quartier de Seebach, au nord de Zurich. Lorsque les contrôleurs ont constaté que le resquilleur présumé n’avait pas non plus de papiers d’identité, ils ont appelé la police à l’aide, a indiqué cette dernière dans un communiqué.

Quand l’homme a vu les agents arriver, il a immédiatement pris la fuite. Les policiers l’ont alors pris en chasse. Le fugitif s’est ensuite retourné et a commencé à tirer avec une arme de poing en direction des agents. Ceux-ci ont pu se mettre à l’abri et n’ont pas été touchés. Un bus qui était stationné à un arrêt a toutefois été atteint par un projectile.

Longue fuite

Le tireur a poursuivi sa fuite en direction du Katzensee. La police a alors lancé une grande opération de recherches. Peu de temps après, une patrouille a repéré un homme suspect et a voulu le contrôler. L’homme a alors tiré plusieurs fois en direction des policiers et a de nouveau pu s’échapper.

Peu après 9h00, une retraitée habitant dans le quartier a annoncé avoir été agressée à son domicile et menacée au moyen d’une arme par un inconnu. L’homme a dérobé le vélo de la retraitée pour s’enfuir. La police cantonale a rapidement soupçonné un Autrichien de 47 ans connu de ses services et domicilié dans la région de Zurich.

Au terme d’une longue battue, des agents ont finalement reconnu le fugitif à 19h15 à un arrêt de bus de Regensdorf (ZH), à environ 6 kilomètres du lieu de la fusillade, et l’ont arrêté. Personne n’a été blessé. L’homme n’avait pas son arme sur lui, a indiqué à l’ats un porte-parole de la police, qui ignore où le suspect a passé la journée. Les circonstances et les motifs de la fusillade font actuellement l’objet d’une enquête.

Leur presse – RTS.ch, 02/02/2013 à 20h42

[Chili] La marche en mémoire de Mathias Catrileo, assassiné il y a 5 ans par la police, se termine en émeutes… Santiago, 3 janvier 2013

Marche en commémoration de la mort de Mathias Catrileo, tué par le policier Walter Inostroza Ramirez, à Santiago jeudi 3 janvier 2013:

Plusieurs manifestants cagoulés (« encapuchados« ) ont jeté des cocktails molotov contre deux banques dans le centre-ville de Santiago, lors d’une marche organisée par la communauté mapuche en mémoire de Mathias Catrileo, assassiné par la police il y a 5 ans.

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Après l’incendie de plusieurs distributeurs automatiques de billets, des barricades enflammées ont été érigées dans le secteur, et des affrontements avec les flics ont eu lieu.

Voir une vidéo de la BBC sur ces émeutes:

La marche commémorative a été suivie par environ 200 personnes qui ont déambulé dans la rue Alameda, principale artère commerciale de Santiago.

Matthias Catrileo est mort en janvier 2008 à Santa Margarita, dans la commune de Vilcun, assassiné par le policier Walter Inostroza Ramirez, reconnu coupable devant les tribunaux mais protégé. La famille de Mathias continue à exiger que justice soit faite et que l’impunité cesse.

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Traduit de l’espagnol à partir de leur presse (photos: noticias.terra.cl, 03/01/2013 à 23h09)

Ci-dessous l’affiche appelant à une semaine d’agitation en mémoire du jeune mapuche:

Cliquer sur l'affiche pour accéder à davantage d'infos (en espagnol)

Cliquer sur l’affiche pour accéder à davantage d’infos (en espagnol)

Voir également un article sur le site d’information mapuche MapuExpress

Nique la Police, de Nice (06) à Grigny (91) ….

A Nice, un policier reçoit un tir de plombs sur son gilet pare-balles

Un policier a reçu un tir de plombs au niveau de son gilet pare-balles, près du cou, alors qu’il était en intervention ce vendredi après-midi boulevard Louis-Braille, à Nice-Est.

Le fonctionnaire n’est pas blessé, mais choqué. A défaut de pouvoir tuer, un plomb peut crever un oeil.

La police a aussitôt investi la barre d’immeubles HLM d’où proviendrait le tir. Vers 17 h 30, elle a interpellé deux suspects dans un appartement au cinquième étage, ainsi qu’un fusil à plombs.

Le député-maire de Nice, Christian Estrosi, a déjà dénoncé cette nouvelle agression contre les forces de l’ordre tout comme le syndicat Unité SGP-Police. « Trop c’est trop », a indiqué le syndicat dans un communiqué.

« Les policiers nationaux de notre département ne tolèrent plus ces actes criminels gratuits à leur encontre. Les délinquants de tout genre doivent savoir qu’ils ne peuvent agir impunément contre les forces de l’ordre. »

Dans nos éditions de ce jour, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, s’inquiétait de la répétition de tels faits sur la Côte d’Azur, après la violente agression d’un adjoint de sécurité, mardi dernier à Nice.

Leur presse de l’ordre – Nice Matin, 28/12/2012 à 18h30

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Grigny : un policier blessé au visage dans une cité

Un policier âgé de 34 ans a été sérieusement blessé jeudi soir au visage après avoir reçu un projectile lancé par des inconnus à proximité de la cité sensible de Grigny 2 (Essonne).  Vers 20h50, quatre policiers, membres de la compagnie de sécurisation (CS) de l’Essonne basée à Grigny, ont été pris à partie alors qu’ils sécurisaient la gare RER situé au pied de la copropriété de Grigny 2, une cité de la commune nouvellement classée en zone de sécurité prioritaire (ZSP).

Selon le syndicat Alliance, une vingtaine d’agresseurs auraient lancé des pierres sur les policiers blessant l’un d’eux au visage.

Selon nos informations, la victime souffre d’une triple fracture au niveau d’une pommette. Il a aussi perdu neuf dixièmes de vision à l’oeil droit, mais cette altération n’est pas irréversible. Le policier, qui a six ans d’ancienneté dans le métier, s’est vu prescrire une incapacité temporaire de travail (ITT) de 30 jours.

Une enquête a été ouverte, mais aucun des agresseurs n’a pour l’heure été interpellé.

«Les jeunes des quartiers n’hésitent plus à s’en prendre aux forces de l’ordre, déplore le syndicat Unité-SGP 91. Ils n’ont plus peur d’être condamnés et ont un sentiment d’impunité.» Selon le syndicat, «tant qu’il n’y aura pas l’application stricte et nécessaire des lois, ces violences gratuites se reproduiront».

Leur presse de l’ordre – Le Parisien.fr (Florian Loisy), 28/12/2012 à 11h54

[Nice] Les meilleures fêtes sont celles faites aux porcs en uniforme, de préférence la tête la première dans une vitrine… 25 décembre 2012

Nice : un policier roué de coups et projeté contre une vitrine par cinq hommes

Un policier de 24 ans, qui venait de terminer son service mardi à 5 heures du matin et s’était arrêté dans une station-service à Nice (Alpes-Maritimes), a été violemment agressé par cinq hommes ivres qui l’ont roué de coups et projeté à travers la vitrine d’un salon de coiffure, a indiqué la police.

Les cinq agresseurs présumés, âgés d’une vingtaine d’années, ont été interpellés et placés en cellule de dégrisement avant de pouvoir être interrogés, a précisé Fabienne Lewandowski, directrice départementale adjointe de la Sécurité publique des Alpes-Maritimes.

L’adjoint de sécurité agressé souffre de multiples contusions et d’une fracture du nez. Vêtu d’un blouson de cuir, il n’était pas immédiatement identifiable comme policier, malgré son pantalon de service. Il s’était arrêté dans une station-service sur une artère passante de l’ouest de Nice pour mettre de l’essence dans son scooter lorsque les cinq hommes ont surgi et l’ont roué de coups de pieds et de coups de poings. Le policier aurait alors décliné sa fonction et ses agresseurs auraient redoublé de violence, rapporte Fabienne Lewandowski.

Le policier, frappé à terre, a réussi à s’extirper, mais ses agresseurs l’ont rattrapé et projeté à travers la vitrine d’un salon de coiffure avant de prendre la fuite. Pendant ce temps, cinq autres malfaiteurs, qui n’avaient aucun lien avec les premiers agresseurs du policier, en ont profité pour dérober son scooter.

Un policier et un gendarme déjà agressés en octobre à Nice

«Cette agression gratuite sur fond d’alcool contre un fonctionnaire de police est choquante. Malheureusement, c’est assez fréquent. Le département des Alpes-Maritimes a été durement touché ces derniers mois», a commenté Fabienne Lewandowski. En octobre, un homme de 25 ans, qui avait agressé un policier à coups de casque et de menottes à Nice à la suite d’un contrôle d’identité, avait été condamné à 2 ans et demi de prison ferme. Le même mois, un gendarme en service de 52 ans avait été mortellement fauché par un voleur de voiture soupçonné d’avoir délibérément foncé sur lui.

Leur presse de l’ordre – Le Parisien.fr (AFP), 25/12/2012 à 20h52

[Espagne] Attaque incendiaire contre un poste de police – Murcie, 16 décembre 2012

Attaque aux cocktails molotov d’un poste de police à Murcie:

Selon les médias de masse (laverdad.es), le poste de police de San Andrés dans la ville de Murcie a été attaqué dans la nuit du 16 décembre par un groupe d’individus cagoulés, qui ont jeté des cocktails molotov contre le bâtiment et plusieurs voitures de police stationnées à proximité. L’une d’elles a été entièrement incendiée, tandis qu’une autre a été légèrement endommagé. Aucun groupe n’a encore revendiqué l’attaque.

Source: Alboroto, 18 décembre 2012