[Belgique] Révolte des sans-papiers du CRA de Bruges

BRUGES – Une révolte a éclaté au sein du centre fermé pour illégaux à Bruges. Un prisonnier s’était mutilé dans la salle de séjour. L’intervention des gardiens a donné le signal de départ pour la révolte : les prisonniers ont barricadé la salle, ont cassé les fenêtres et ont détruit le mobilier ou l’ont jeté par les fenêtres. La police a appelé des renforts d’autres corps pour intervenir. Dans le centre, plusieurs feux s’allument. Enfin, la police arrive a pénétrer dans la salle et des batailles s’en suivent. Deux heures après le début de la révolte, le calme était rétabli.

Plusieurs prisonniers ont été mis en isolement. Certains meneurs seront transférés vers d’autres centres.

Quelques jours plus tard, une soixantaine d’activistes ont bloqué le centre en s’enchaînant aux portes.

Traduit de leur presse flamande (nieuwsblad.be, 17/10/2012) par Brèves du Désordre, 02/11/2012

Il semblerait donc que, suite à cette révolte et les mises à l’isolement et autres sanctions des bourreaux qui suivirent, des manifestantEs aient décidé de bloquer les expulsions en solidarité avec les migrant.e.s. 

[Suisse] Revendication de l’attaque contre l’église orthodoxe en solidarité avec les anarchistes biélorusses – Genève, 15 octobre 2012

Genève, Suisse : Action de solidarité pour les anarchistes biélorusses

Dans les prisons biélorusses, des compagnons purgent de grosses peines, condamnés pour diverses attaques contre l’état, le capital et leurs symboles (ambassade russe, quartier général du KGB, banque, casino, commissariat, siège syndical…)

Pendant que les bâtards en cols blancs russes et biélorusses se paient une bonne image internationale en libérant les prisonniers politiques, nos potes anarchistes gardent la tête haute. Ils refusent de signer la demande de grâce qu’agite le président Lukashenko comme condition de leur remise en liberté. Il s’agit de pouvoir troquer jusqu’à huit ans de détention contre une reconnaissance de culpabilité et un repentir à la fois. Ils encaissent donc les dures conséquences de leur insoumission. On connaît la rancune et la lâcheté dont font preuve les administrations pénitentiaires. Ces choses-là ne connaissent pas de frontières, mais notre solidarité non plus.

Dans la nuit du 14 au 15 octobre 2012, nous avons trashé les abords de la rutilante église russe de Genève. Sa façade d’albâtre arbore désormais un rouge sanglant alors qu’alentour on peut lire “POUVOIR ASSASSIN”, “LA PAIX SOCIALE C’EST RIPOU”, “CRÈVE VOS BARRIÈRES TORTIONNAIRES” et “SOLIDARITÉ RÉVOLUTIONNAIRE”.

Simultanément, des banderoles de solidarité ont été déployées sur des ponts autoroutiers de la région, arborant des messages tels que “Prochaine sortie, pour nos amis biélorusses” ou “Solidarité avec les anarchistes biélorusses”.

Il nous importe de briser le calme plat de la capitale mondiale de la paix bourgeoise et autoritaire, et d’envoyer de la force et du courage à nos compagnons en lutte.

Si le choix de notre cible est également un clin d’œil aux Pussy Riot, nous ne présentons – quant à nous – aucune excuse à la communauté religieuse. Le sacré n’a aucune valeur, le grégarisme des croyants nous afflige et le fait que des fachos ridicules déambulent dès le lendemain en criant à la christianophobie achève de nous conforter dans nos décisions (en plus de nous faire bien marrer).

Nous tenons à ajouter qu’une des actions pour lesquelles nos amis sont enfermés a été effectuée en solidarité avec la lutte en forêt de Khimki, contre le projet d’autoroute Moscou/St-Petersbourg. Cette déforestation pour le profit et le bétonnage résonne amèrement avec les expulsions des occupant-e-s de la zone du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, à deux pas de Nantes.

Dans les deux cas, l’immonde groupe de construction et de travaux publics VINCI écrase la vie à coup de flics pour du fric. Notre solidarité révolutionnaire va donc également à toutes celles et ceux qui partout s’opposent, avec l’art et la manière, à ce monde et à ses grands projets mortifères.

Des amiEs de la liberté

Source: Contra-info, 1er novembre 2012

[Italie] No police, no capitalism – 27 octobre 2012

Des milliers d’Italiens manifestent pour le « No Monti day »

Plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont défilé, samedi 27 octobre, à Rome, à l’appel de partis d’extrême gauche et syndicats autonomes, pour protester dans le cadre d’un « no Monty Day » contre les mesures d’austérité du gouvernement italien. Le défilé a débuté en début d’après-midi et s’est déroulé dans l’ensemble dans le calme, sous une nuée de drapeaux rouges arborant la faucille et le marteau.

Les magasins avaient fermé leurs devantures par sécurité et le parcours était placé sous stricte surveillance policière pour éviter tout débordement, comme cela avait le cas lors d’une manifestation analogue à l’appel des « indignés » il y a un an contre le gouvernement de Silvio Berlusconi, alors que l’Italie était dans la tourmente financière.

« Avec l’Europe qui se rebelle, chassons le gouvernement Monti », était inscrit sur une grande banderole en tête du cortège parti de la piazza della Repubblica et arrivé plus d’une heure plus tard piazza San Giovanni. Sur le trajet, de petits groupes de jeunes des centres sociaux ont lancé des oeufs, des bouteilles et des pétards sur des succursales de banques italiennes.

Vers la fin de la manifestation, près de l’église Santa Croce in Gerusalemme, des groupes plus importants ont formé un « cortège sauvage » en dehors de l’itinéraire prévu par la police. Certains manifestants encagoulés et vêtus de noir ont bloqué une voie rapide et lancé des gaz fumigènes, des pétards et des bouteilles contre les forces de l’ordre. Certains avaient auparavant renversé des poubelles à verre, pour se saisir de réserves de bouteilles.

Le calme était revenu en début de soirée.

Dans la manifestation principale, les protestataires arboraient des marionnettes géantes de Mario Monti, Angela Merkel et Barack Obama. Pour condamner la mondialisation, la crise financière et l’Union européenne. Ils répondaient à l’appel notamment du Parti communiste des travailleurs et de Refondation communiste, et de syndicats autonomes.

Le collectif No Tav contre le train à grande vitesse devant relier Turin à Lyon (et en français), à l’origine d’une contestation ayant été parfois marquée par des incidents violents dans une vallée alpine, et des mouvements d’étudiants et de précaires qui protestent contre l’austérité et le chômage ont soutenu l’initiative. La préfecture de Rome avait imposé un parcours au cortège, interdisant toute circulation automobile dans le quartier, et le maire de la capitale avait lancé un appel aux manifestants à « respecter la ville » (suite aux émeutes du 15/10/2011 lors la mobilisation du mouvement des Indignés).

Leur presse – LeMonde.fr (Agences de presse), 27/10/2012 à 19h59

Source photos: Demotix.com & polisblog.it, 27/10/2012

Voir un diaporama des affrontements à Rome

Voir d’autres vidéos

Par ailleurs, des affrontements ont eu lieu à Riva del Garda, lorsque les manifestant.e.s ont voulu forcer le barrage de police afin de s’approcher du Palais des Congrès où le premier ministre Mario Monti s’exprimait.

Quelques photos:

Source: YouReporterNews.it, 27/10/2012

Quelques vidéos (via @AlainBertho):

Par ailleurs, des attaques ont eu lieu ces derniers jours, notamment contre les fascistes italiens du CasaPound, qui a vu son local complètement saccagé:

Fermo (Italie) : explosion solidaire contre le tribunal

On apprend des journaux locaux qu’un billet avec le texte « Liberté pour les anarchistes incarcérés » a été retrouvé près du tribunal de Fermo [région des Marches], où un engin artisanal a explosé la nuit dernière contre une de ses portes d’entrée secondaires. Il s’agirait probablement d’une « bomba-carta« , soit d’un gros pétard extrêmement puissant… et hors commerce.

Traduit de l’italien de informa-azione par Brèves du désordre, Mer, 24/10/2012 – 11:34

 Naples : le local de Casapound dévasté

Naples, 19 octobre : des inconnus sont entrés la nuit dernière dans le local de CasaPound [néo-fascistes] situé dans la rue très centrale de Naples, via Foria, en forçant le cadenas de la porte d’entrée. Les inconnus ont balancé de la peinture sur les murs et détruits le mobilier trouvé à l’intérieur, avant de disparaître. La police mène l’enquête.

Traduit de l’italien de informa-azione par Brèves du désordre, Gio, 25/10/2012 – 13:25

[Paris] Banderoles solidaires contre la répression au métro Belleville – 7 août 2012

France : 3 banderoles anarchistes accrochées à Paris au métro Belleville

Nous avons accroché 3 banderoles sur la place du métro Belleville à Paris le Mardi 07 Août 2012. Cette action s’inscrit dans le cadre de l’appel international à des actions de propagande contre la répression et en solidarité avec les anarchistes emprisonné-e-s dans le monde entier.

La première fait référence à l’actualité de la situation internationale avec une lecture anarchiste. Il y est inscrit : “La crise et l’austérité, c’est le Capitalisme et l’État. Pour s’en sortir, il faut les détruire ! Vive la révolution sociale !”

La seconde (en rouge) est dédiée aux 15 anarchistes turcs emprisonné-e-s suite aux émeutes du 1er Mai 2012. On peut y lire : “Solidarité internationale active avec les 15 anarchistes turcs. Anarsist Tutsaklara Özgürlük (liberté pour les prisonniers anarchistes)”

La troisième est dédiée notamment à Luciano “Tortuga” Pitronello, combattant anarchiste chilien (qui est aussi notoirement impliqué dans la lutte pour la libération animale et la libération de la terre) gravement blessé et emprisonné depuis le 1er Juin 2011, suite à l’explosion d’une bombe devant la banque de Santiago de Chile. Il a été condamné en Mai 2012 à 12 ans de prison pour fabrication, possession et usage d’explosifs.  Il y est écrit :  “Partout, des révoltes éclatent contre le capital et l’Etat. Contre la prison : liberté pour Tortuga et les autres. Vive la révolution !”

Bien sur, il s’agit de faire connaitre quelques unes affaires en cours concernant la répression qui touche les anarchistes dans le monde, dans leur lutte contre toute autorité, mais nous n’oublions pas tous et toutes les autres.

Notre solidarité et notre amitié va à tous ceux et toutes celles qui luttent contre le Capital, l’État, le Patriarcat, l’exploitation en général, contre toutes les hiérarchies, oppressions, et dominations sans médiations. A toutes celles et tous ceux qui veulent détruire l’ordre existant et vivre enfin libres, par tout les moyens qu’ils ou elles estiment nécessaires et en accord avec leurs principes anti-autoritaires.

La liberté est un rapport social à construire…

Salutations enflammées par delà les frontières !

Quelques anarchistes d’ici et d’ailleurs.

Source: Contra-Info, 9 août 2012

[Etats-Unis] Appel à des actions coordonnées du 24 au 31 août 2012 en solidarité avec les camarades du nord-ouest en procès

Appel à des actions coordonnées du 24 au 31 août: Solidarité avec les résistants du Grand Jury

Les Grands jurys et la répression qui les entoure sont axés spécifiquement ​​dans une tentative d’isoler et de semer la peur dans les cœurs des anarchistes et de tou-te-s celles et ceux qui y sont associé-e-s. Que vous soyez à proximité de celles et ceux qui sont impliqué-e-s ou non dans la récente vague de répression du Pacifique du Nord-Ouest envers les anarchistes, son impact a probablement touché votre région.

Dans une tentative de contrer cette peur et l’isolement, les journées du 24 au 31 août 2012 sont appelées à une semaine de solidarité avec les anarchistes du Nord-Ouest du Pacifique. Permettre de transformer cette peur en rage envers nos ennemis communs et riposter à l’impact de leur répression par des expressions de solidarité. Envisager d’agir de manière à communiquer notre passion pour la liberté que celles et ceux dans le Nord-Ouest ont continué à exprimer par leur refus de coopérer avec la chasse aux sorcières de la part de l’Etat.

Rappelez-vous que l’audience devant le grand jury est jeudi prochain (30 août), à la Cour Fédérale du centre-ville de Seattle. Si vous habitez dans la région, s’il vous plaît venez au palais de justice au 700, rue Stewart à 12h pour une manifestation devant. Si vous habitez à l’extérieur de la zone, pensez à la planification d’une manifestation de solidarité dans votre ville ou d’un évènement sur ​​la résistance du grand jury.

Que leurs tentatives de répression rendent nos objectifs plus forts !

Source (anglais): Pugetsoundanrchists.org, 6 août 2012

[Besançon] Quelques affiches solidaires contre la répression (3) – 9 août 2012

Vu que les luttes sont nombreuses, la solidarité doit s’exprimer le plus possible étant donné le harcèlement quotidien des Etats contre celles et ceux qui combattent pour un monde sans domination, sans exploitation, pour l’Anarchie.

Quelques affiches solidaires contre la répression collées ce jeudi 9 août 2012 à Besançon:

[Italie] Actions de solidarité avec les émeutiers condamnés du G8 de Gênes 2001

Rome : une centaine d’années de prison confirmée en cassation contre 10 émeutiers du contre-sommet de Gênes en juillet 2001 [mis à jour]

Synthèse effectuée par nos soins à partir de la presse italienne et de sites anarchistes. On pourra trouver là la déclaration d’un des compagnons condamnés devant le tribunal, ainsi qu’un tract des compagnons de Gênes suite au verdict en première instance : « Cette Semaine » n°95, printemps 2008, p.34-35.

Le 13 juillet 2012, la Cour de Cassation de Rome a rendu son arrêt contre dix manifestants arrêtés à Gênes, lors du contre-sommet du G8 des 20 et 21 juillet 2001. Elle a confirmé leur condamnation pour « dévastation » et « pillage », avec des peines de six à quinze ans de prison (légèrement réduites par rapport à celles prononcées par la Cour d’Appel de Gênes du 9 octobre 2009).

Le 5 juillet dernier, elle avait déjà confirmé la condamnation symbolique de treize hauts responsables de la police italienne, notamment pour le massacre de l’école Diaz (« complicité dans la fabrication de fausses preuves »). Aucun d’entre eux n’ira en détention grâce à une amnistie des « courtes » peines datant de 2006. Ils seront exclus de la fonction publique pendant cinq ans.

Pour les dix camarades condamnés le 13 juillet, la Cour de cassation a en revanche confirmé pas moins d’une centaine d’années de prison en tout. Pour trois manifestants, elle a changé un détail du verdict d’appel, histoire de justifier son utilité, annulant le délit supplémentaire de possession de molotov, considérant qu’il était déjà inclus dans leur condamnation.

D’un côté, 5 manifestants seront à nouveau renvoyés en appel à l’automne, pas pour statuer sur leur « culpabilité », rendue définitive, mais uniquement pour réévaluer leur peine selon une nouvelle circonstance atténuante possible (« avoir agi sous l’effet de la foule en tumulte » !). Carlo Arculeo (8 ans en appel), Carlo Cuccomarino (8 ans), Antonino Valguarnera (8 ans), Luca Finotti (10 ans et 9 mois), Dario Ursino (7 ans) restent donc pour l’instant « en liberté ».

D’un autre côté, le verdict d’appel de Gênes d’octobre 2009 devient exécutoire contre les 5 derniers camarades, ce qui signifie leur incarcération immédiate. Ce sont les plus lourdement condamnés, ceux accusés d’une partie des attaques du Black Bloc. Il s’agit de Francesco Puglisi (14 ans), Vincenzo Vecchi (12 ans et 6 mois), Marina Cugnaschi (11 ans et 6 mois), Alberto Funaro (10 ans) et Ines Morasca (6 ans et 6 mois).

Les deux premiers sont actuellement dans la nature et les carabiniers n’ont pas réussi à mettre la main dessus malgré un mandat d’amener. Marina et Alberto ont par contre été incarcérés à Milan et Rome dès le lendemain, samedi 14 juillet, tandis qu’Inès bénéficie provisoirement d’une suspension de peine, vu qu’elle vient d’accoucher d’une petite fille.
Pour les deux incarcérés, rappelons qu’Alberto Funaro (44 ans) est un animateur historique de Radio Onda Rossa, et que Marina (46 ans) est une compagnonne anarchiste, qui a par ailleurs une autre peine de quatre ans en suspend suite aux affrontements de Milan en 2006 contre une manifestation des fascistes de Forza Nuova.

Le jour de la sentence, une manif sauvage a réuni 300 personnes parties du rassemblement à Trastevere. Elle s’est rendue devant le ministère de la Justice, où des oeufs, de la peinture rouge, des pétards et un fumigène ont été jetés contre la façade, avant de se disperser sans arrestation.

Le soir, un groupe d’inconnus masqués en noir a brûlé des containers érigés en barricade dans le quartier de Pigneto.

Le lendemain a eu lieu un petit rassemblement devant le commissariat où Alberto s’est rendu avant d’être emmené en prison.

Enfin, dimanche 15 juillet au matin, la police n’a pu que constater qu’une banque Unicredit située via Somalia à Rome avait eu ses vitres défoncées. A côté, deux tags disaient « Alberto libero » et « I saccheggiatori siete voi » [« Les pilleurs c’est vous] avec des A cerclés.

Des banderoles de solidarité à Athènes et à Lyon:

Source: Brèves du Désordre, 16 juillet 2012

Pour rappel

Une affiche de solidarité avec les condamné-e-s de G8 de Gênes 2001 (et avec tou-te-s celles et ceux qui luttent et qui sont entre les griffes de l’Etat