[Espagne] Résumé de la contre-manif antifasciste – Madrid, 1er mai 2013

Compte-rendu de la contre-manifestation à Chueca du 1er mai 

Le 1er mai à 18 heures, diverses organisations fascistes, toutes plus pourries les unes que les autres, ont appelé à une manifestation au départ du Tribunal, zone centrale de Madrid, très près de Chueca.

Le même jour à 17 heures, un rassemblement antifasciste a été prévu Place de Chueca. L’appel a été lancé quelques jours auparavant et sans savoir qui y répondra.

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Bien avant 17 heures, à Chuelca, un large déploiement policier se met en place, de ce fait, le rassemblement fut dès son commencement, conditionné. La stratégie adoptée pour se faire, paraît claire : épuiser les manifestant.e.s et les maintenir à cet endroit jusqu’à ce que se termine la manifestation fasciste. Mais les cris, la bonne humeur, la résistance et la dignité ne faiblissent pas et les camarades, qui durant deux heures furent encerclé.e.s par la police, restèrent uni.e.s et combattant. Aux alentours du rassemblement, divers groupes essayent de rejoindre la place en vain, perdant leur temps et ceux des fascistes.

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De ce que nous savons, il y a eu deux rencontres avec des nazis perdu.e.s. La première, quand deux d’entre eux arrivant en retard à leur rassemblement, furent aperçus rue Fuencarral (une rue piétonne, très commerciale et pleine de gens et de policier.e.s) courant les 200 mètres pour fuir un groupe d’antifascistes, et qui eurent le malheur de tomber nez à nez avec un autre groupe plus bas. Un des nazis a reçu un coup au visage par un casque que lui proposa gentiment un des camarades présent. Ils ont été sauvé par une patrouille de police qui passait pas là, mais voir un nazi demander protection à un flic, alors qu’il a un patch A.C.A.B sur sa veste, ça n’a pas de prix. La deuxième rencontre eu lieu avec le nazi qui apparaît sur les photos (ou qui disparaît, parce qu’il se fond avec ceux qui sont en bleu). Il a eu une bonne frayeur et bien sûr, il a été sauvé par la fourgonnette antiémeute. Comme on peut le voir sur les photos, la fraternisation   a bien eu lieu. À peine la porte s’est-elle ouverte pour laisser descendre les policiers qu’il était déjà monté dedans…

Où est le nazi?

Où est le nazi?

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Quand tout.e.s ceux/celles qui étaient au rassemblement à Chueca quittèrent la place après avoir été fouillé, fiché et photographié pour la plupart, ils/elles rejoignirent les autres groupes, qui étaient tenus à l’écart. Ils se dirigèrent vers le Tribunal où se produisit une altercation avec la police et où deux camarades étaient retenus. Vu qu’apparemment ils allaient être mis en détention, les gens ont barricadé la rue et ont lancé des pierres sorties d’un container destiné à la construction.Les flics ont chargé violemment, tirant des balles en caoutchouc et chassant les manifestants, arrêtant une personne, nous ne savons pas si cette personne était avec le groupe ou non. Les deux camarades qui ont été arrêté.e.s plus tôt ont été libéré.e.s, mais d’autres arrestations Plaza de Jacinto Benavente ont eu lieu, loin des rassemblements et longtemps après.

Solidarité avec les détenu-e-s.

Contre le système, démocratique ou fasciste. Pour l’anarchie.

Traduit de l’espagnol (es.contra-info) par La Voz de la Libertad

[1er Mai à travers le monde] Emeutes à Seattle (USA) et à Santiago (Chili)

[Etats-Unis] Emeute à Seattle:

A Seattle (USA), la manifestation du 1er mai, à laquelle des milliers de personnes ont participé, a fini en affrontement à la tombée de la nuit de ce mercredi 1er mai. Plusieurs manifestants ont attaqué les flics par des jets de projectiles, ces derniers ayant répondu avec des grenades assourdissantes et gaz lacrymos.

La police de Seattle a déclaré qu’un policier avait été blessé par un jet de pierre.

Plusieurs magasins et hôtels ont vu leurs devantures vitrées partir en éclats, dont H&M et Sun Liquor. Une pharmacie a également été attaquée.

L’année dernière, les anarchistes ont cassé des fenêtres de devantures de magasins, y compris Niketown, ainsi que des véhicules et utilisé pétards et fumigènes. Les manifestants ont également cassé les vitres et la porte d’un bâtiment fédéral.

Des appels à manifester ont été publiés sur plusieurs sites anarchistes (1 & 2), et de nombreux manifestant.e.s revendiquaient haut et fort leurs idées anti-capitalistes et anti-étatiques.

Au total, 17-18 personnes (selon plusieurs sources) ont été arrêtées.

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La vitrine du magasin 'sun liquor' après le passage des manifestants

La vitrine du magasin ‘sun liquor’ après le passage des manifestants

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Quelques vidéos des affrontements de la manif du 1er mai:

vidéo CNN

vidéo de KomoNews

vidéo du Belfast telegraph

Par ailleurs, ce 1er mai était aussi une journée de mobilisation contre la criminalisation des sans-papiers du dernier projet de loi d’Obama et pour les droits des travailleurs sans-papiers. Plusieurs marches se sont déroulées à travers le pays, qui se sont terminées sans incidents.

 Traduit librement de la presse américaine (photos prise sur plusieurs sites), 1-2/05/2013

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[Chili] Emeute à Santiago:

A Santiago au Chili, la manifestation du 1er mai a rassemblé environ entre 15000 et 25000 personnes et est rapidement partie en émmeute. Tout a commencé lorsqu’un groupe d’une trentaine d’encapuchados, placé en fin de cortège, ont vandalisé et arraché le mobilier urbain, à construire des barricades dans les rues avec panneaux de signalisation et poubelles. Un arrêt de bus a été entièrement brûlé.

Les flics sont rapidement intervenus en utilisant gaz lacrymos et canons à eau. Les affrontements, qui se sont déroulés en grande partie dans les grandes rues commerçantes du centre-ville, ont fait 19 flics blessés, dont 2 gravement à l’acide et un autre par un jet de pavé.

Plusieurs magasins ont été pillés et incendiés.

Selon la police, plus de 1000 personnes ont participé aux affrontements, qui se sont soldés par 60 arrestations.

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Traduit librement de la presse chilienne, 01-02/05/2013 via Anthropologie du présent

A Montréal (Québec), les flics ont arrêté plus de 300 manifestant.es anticapitalistes

Par ailleurs, des affrontements se sont également déroulées ce 1er mai à Bogota (Colombie), au Mexique (à Chilpancingo et à Oaxaca), à San José (Costa Rica)

[Villeneuve Saint-Georges, 94] Les porcs policiers travaillent – 20 avril 2013

Une Guyanaise porte plainte pour violences policières

Josette Emile, 58 ans, assure avoir été frappée à plusieurs reprises par un policier de Villeneuve Saint-Georges (94) qui lui reprochait un stationnement interdit. Selon la police, c’est son comportement à elle qui aurait été violent. Les deux parties ont porté plainte.

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Josette Emile n’en revient pas. Du haut de son petit mètre 55, cette grand-mère de 6 petits-enfants laisse transparaître sa stupeur à travers ses lunettes.

« Vous vous rendez compte? Jamais je n’ai eu de souci avec la police, et là à 58 ans, je suis passée à tabac et je passe 28 heures en garde à vue? » s’étonne-t-elle encore.

Depuis quelques jours, sa joue commence à perdre du volume, mais sa lèvre reste tuméfiée, freinant par moments son élocution.

Son histoire commence samedi 20 avril alors qu’elle conduit ses parents, arrivés de Guyane et âgés de 77 et 84 ans au marché de Villeneuve-Saint-Georges, à une dizaine de kilomètres de son domicile. Elle aperçoit une file de voitures stationnées, trouve une place, et se gare. Ses parents descendent, elle préfère les attendre dans la voiture.

Mauvais stationnement

Une voiture de police passe à sa hauteur et lui fait signe. Josette Emile baisse la vitre. C’est alors, raconte-t-elle, que sa mésaventure commence. « Un policier est descendu de sa voiture et, sans dire bonjour, se présenter ni m’expliquer pourquoi,  m’a demandé de déplacer mon véhicule », raconte-t-elle. Plus tard, elle apprendra que malgré la présence de nombreux véhicules, le stationnement à cet endroit est interdit.

Sur le coup, la conductrice demande à appeler ses parents, encore sur le marché, pour les prévenir qu’elle changeait de place. « Le policier s’est alors approché et m’a arraché le téléphone des mains. Lorsque j’ai protesté, il m’a mis 90 euros d’amende », poursuit-elle.

 « J’ai pris trois coups de poings dans la joue »

L’affaire aurait pu en rester là. Josette Emile, échaudée selon ses dires, prend la contravention et démarre sa voiture. « C’est alors qu’il s’est mis à hurler: « délit de fuite, délit de fuite! » Mais j’avais encore mon frein à main! ». Le policier passe alors la main dans le véhicule pour tenter de prendre les clés. Elle refuse d’obtempérer et garde la main sur le contact. Il lui  « tord violemment le poignet », elle le mord à la main.

Ensuite, tout s’enchaîne. Josette Emile affirme avoir été insultée, menottée, sortie de sa voiture, projetée à terre avant d’être emmenée dans la voiture de police. « J’étais seule avec lui à l’arrière, raconte-t-elle. A l’avant, une policière était tétanisée, un policier conduisait; Ils ne disaient rien ». Et pourtant, les faits dénoncés sont graves. « J’ai pris trois coups de poings dans la joue. Pour le dernier, le plus douloureux, le policier a recouvert ma tête avec mon manteau avant de me frapper. J’ai eu tellement mal j’ai cru qu’il m’avait brisé la mâchoire ».

Dix jours d’ITT

Conduite au commissariat de Villeneuve-Saint-Georges, Josette Emile passera 28 heures en garde à vue « dans une cellule couverte d’excréments » entrecoupé d’un passage à l’hôpital pour y recevoir des soins. Ses enfants, alertés, font venir un avocat, mais, une fois ce dernier reparti, les policiers l’ont de nouveau auditionnée. « Ils voulaient absolument que je dise que je n’avais pas reçu de coup de poing, juste un coup de coude », explique-t-elle, assurant avoir refusé  de revenir sur ses déclarations. A sa sortie, un médecin lui prescrit 10 jours d’ITT.

L’infirmière retraitée, également  sapeur-pompier volontaire, médaillée du courage et du dévouement pour son rôle dans une fusillade survenue à Awala-Yalimapo reste traumatisée par son expérience. « Je ne veux pas discréditer la profession de la police, j’ai moi-même beaucoup travaillé avec les gendarmes, mais là, je suis terrifiée rien qu’à l’idée de devoir un jour remettre les pieds dans un commissariat », assure-t-elle.  

 » Elle s’est rebellée de façon violente »

Contactés, le commissariat mis en cause, comme  la préfecture de police, se refusent à commenter l’affaire. Du coté des syndicats de police, on ne nie pas que l’altercation ait été violente, mais la version de Josette Emile est complètement remise en cause. « On ne peut pas parler de violences policières, répond un responsable d’Alliance. On a eu affaire à une personne qui a refusé d’obtempérer. Elle s’est rebellée de façon violente en mordant et en griffant le policier « . Selon le syndicaliste, le policier a reconnu avoir administré un coup de coude à  le quinquagénaire après avoir été mordu à la main. « Il a tenté de prendre la clé, car en redémarrant, elle était sur le point de renverser la collègue féminine qui se tenait devant la voiture », explique-t-il. D’après la déposition du policier, alors qu’elle se trouvait dans le véhicule de police, Josette Emile a  de nouveau mordu le policier et tenté de frapper le conducteur. « Notre collègue porte des traces de morsures et de griffures aux deux bras et aux oreilles. Il a eu 7 jours d’ITT et a porté plainte contre cette dame », nous explique-t-on.

Josette Emile est effectivement convoquée au tribunal pour le 24 septembre. Elle aussi a porté plainte auprès du procureur de la République et s’est signalée auprès de l’IGS (inspection générale des services). Une enquête est en cours.

Leur presse – la1ere.fr (Maïté Koda), 26/04/2013 à 15h05 via réseau Résistons Ensemble

[Montigny-en-Gohelle, 62/Flics Porcs Assassins] Emeute suite au meurtre d’un habitant lors d’une interpellation – 28 mars 2013

Montigny-en-Gohelle : tensions avec la police après la mort d’un habitant tué au cours de son interpellation

La ville de Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais), dont un habitant est décédé jeudi lors de son interpellation, était le théâtre d’échauffourées entre des résidents et la police. Un appel au calme a été lancé par la préfecture.

Tensions, départs de feu dans le quartier autour de la rue de Lassigny à Montigny-en-Gohelle.

Tensions, départs de feu dans le quartier autour de la rue de Lassigny à Montigny-en-Gohelle.

Une trentaine de personnes du quartier, de tous âges, faisaient toujours face en fin d’après-midi aux forces de police, cibles de quelques jets de pierres, a confirmé la préfecture du Pas-de-Calais, qui parlait de « tension ». Les autorités, qui estimaient que la situation était sous contrôle, ont tout de même lancé « un appel au calme« . Des vitrines ont été brisées route de Harnes, à proximité de la rue de Lassigny où ont eu lieu les faits.

Un abri de bus cassé dans l'après-midi à Montigny-en-Gohelle.

Un abri de bus cassé dans l’après-midi à Montigny-en-Gohelle.

« Quelques poubelles ont brûlé« , a précisé par ailleurs la préfecture. Le préfet était attendu sur place, dans le quartier de la Plaine, où il devait rencontrer le maire de la commune.

Voir la vidéo de France 3 Région Nord/Pas-de-Calais

Les faits

Un homme de 26 ans a été tué par un policier jeudi en fin de matinée lors d’une interpellation mouvementée à son domicile de Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais), a-t-on appris de source judiciaire.

L’homme était recherché par la police après avoir tenté jeudi matin, muni d’une paire de ciseaux, d’extorquer de l’argent à la gérante d’un hôtel de Fontaine-Notre-Dame, près de Cambrai (Nord), où il avait passé la nuit. Il avait ensuite pris la fuite en voiture.

Vers 11H30, une patrouille de quatre policiers s’est rendue au domicile du suspect, identifié grâce à sa voiture, pour l’interpeller.

« Cela s’est mal passé », a indiqué à l’AFP une source judiciaire.

Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect se serait précipité sur l’un des policiers qui aurait alors ouvert le feu en direction de ses jambes. Le suspect est revenu à la charge, frappant le policier au thorax avant que celui-ci ne tombe à terre. Un de ses collègues aurait alors ouvert le feu en direction du suspect, l’atteignant à l’abdomen. L’homme est mort sur place.

Les jours du policier blessé ne sont pas en danger, a-t-on indiqué de même source.

Leur presse policière – France 3 Nord-Pas-de-Calais (AFP), 28/03/2013 à 18h05

Pas-de-Calais : un homme tué par un policier lors de son interpellation

Un homme de 26 ans a été tué par un policier ce jeudi en fin de matinée lors de son interpellation à son domicile, rue de Lassigny, à Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais). Un policier a été blessé au cours de l’opération, mais ses jours ne sont pas en danger.

L’homme était recherché pour avoir tenté d’extorquer de l’argent le matin même à la gérante d’un hôtel de Fontaine-Notre-Dame, près de Cambrai (Nord), où il avait passé la nuit.

Il l’avait menacée avec une paire de ciseaux, puis avait pris la fuite en voiture. C’est ce véhicule qui a permis aux policiers d’identifier son domicile, où une patrouille de quatre agents est arrivée vers 11h30.

Tensions entre des jeunes et les forces de l’ordre

«Cela s’est mal passé», explique une source judiciaire. Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect se serait précipité sur l’un des policiers qui aurait alors ouvert le feu en direction de ses jambes. Il serait ensuite revenu à la charge, frappant le policier au thorax et le faisant tomber à terre. C’est à ce moment-là qu’un autre agent aurait ouvert le feu en direction du suspect. Touché à l’abdomen, ce dernier est mort sur place.

Une quarantaine de jeunes se sont rassemblés en début d’après-midi dans le quartier où la victime est décédée, certains lançant des pierres en direction des policiers qui ont répliqué en utilisant des gaz lacrymogènes.

La victime était connue des services de police. Il avait déjà été condamné pour détention de stupéfiants. Selon France 3, ses voisins parlent eux d’un homme calme et sans histoires.

Leur presse policière – LeParisien.fr (AFP), 28/03/2013 à 17h06 (maj)

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Photo de la presse – La Voix du Nord, 28/03/2013

Montigny-en-Gohelle : les policiers ont-ils tiré en état de légitime défense ?

Les circonstances de la mort de Lahoucine Aït Omghar, ce jeudi à Montigny-en-Gohelle, suite à une interpellation qui a mal tourné, ne sont pas encore très précises. Mais d’ores et déjà, la question de la légitime défense est posée. 

Les enquêteurs de la Police judiciaire étaient sur place toute l’après-midi. Ils ont fait les premières constatations sur les conditions de la mort de Lahoucine Aït Omghar. Ils devront établir si les éléments de la légitime défense pour autrui sont réunis. Si les policiers ont bien tiré trois fois, combien de balles ont effectivement touché le jeune homme ? C’est une des principales questions qui est désormais posée.

Si la légitime défense est confirmée, les policiers ne devraient pas être mis en garde à vue.

D’après nos informations, le jeune homme décédé se trouvait dans un véhicule au moment de son interpellation. Il s’est jeté sur un des policiers en lui portant des coups de ciseaux. Protégé par son gilet pare-balles, le fonctionnaire est tombé au sol sans être blessé et a riposté avec son arme. Ses deux collègues ont également tiré. L’homme a été touché à l’abdomen.

Le policier tombé au sol a été transporté à l’hôpital, victime d’un traumatisme crânien dû à sa chute. Il en est ressorti ce jeudi soir.

Leur presse policière – Fr3 Nord-Pas de Calais (Emmanuel Magdelaine), 28/013/2013 à 19h54

Début de soirée calme à Montigny-en-Gohelle, après les incidents de l’après-midi

Après les échauffourées de l’après-midi ayant opposé des jeunes à des policiers, le calme semble être revenu à La Plaine du 7, à Montigny-en-Gohelle. Les incidents ont été déclenchés par la mort d’un jeune homme du quartier lors d’une interpellation, en fin de matinée, suspecté d’avoir agressé la réceptionniste d’un hôtel près de Cambrai, un peu plus tôt dans la matinée.

A 19h30, plusieurs camions de police stationnent en bas du quartier et patrouillent dans les rues. Celles-ci sont peu fréquentées.

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Des groupes de quelques jeunes arpentent les trottoirs et circulent entre les immeubles en contrebas du quartier. Route d’Harnes, les commerces ont fermé par précaution: « J’étais parti cet après-midi, j’avais baissé le volet », explique un gérant de tabac. Un peu plus loin, un photographe et un hard discount ont vu les vitrines de leur magasin brisées.

« Ceux qui ont fait ça sont jeunes, des mineurs, ils ont la rage. C’est une nouvelle génération, on peut difficilement les contrôler », explique un ancien du quartier.

Leur presse de l’ordre – La Voix du Nord, 28/03/2013 à 20h05

[Etats-Unis/Flics Porcs Assassins] Justice pour Kimani Gray: le NYPD travaille – 23 et 24 mars 2013

Des groupes de personnes protestant contre la brutalité policière ont organisé un rassemblement pour Kimani Gray dimanche après-midi (24/03/2013), suivie d’une marche à East Flatbush et, finalement, jusqu’à la 67e. Tout au long de la marche, quelque 200 manifestants ont été accompagnés par un nombre impressionnant de policiers, dont l’un a brandit un mégaphone conçu comme un moyen de dissuasion non létale. Parfois, la police semblait plus nombreuse que les manifestants (3 à 4 flics pour un manifestant). Un manifestant a été arrêté après avoir sauté hors du trottoir, mais un porte-parole de police de New York n’a pas pu confirmer si les arrestations avaient eu lieu.

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Les flics ont utilisé une arme bruyante, la « LRAD X », émettant des ultra-sons pouvant entraîner malaises et blessures graves.

Le fonctionnaire chargé de la « LRAD X » a refusé de répondre aux questions.

Les résidents de East Flatbush semblaientt apprécier la manifestation et certain.e.s ont levé leurs poings en ​​signe de solidarité. Beaucoup ont filmé l’action avec leurs téléphones, et quelques manifestants semblaient s’ennuyer par moments. […]

Gray a été abattu par deux policiers en civil du NYPD, le samedi 9 mars 2013. Depuis la mort de Kimani, les gens du quartier d’East Flashbush et plus largement des militants de la ville de New-York ont organisé des marches dans le quartier, dont certaines ont tourné au chaos. Au décès de Kimani le lundi suivant, un RiteAid a été saccagé, et deux jours plus tard une nouvelle marche bruyante s’est soldée par des fenêtres de plusieurs véhicules de police brisés et du spray au poivre utilisé par la police contre les manifestants. Les militants ont toutefois mis en évidence les caractères racistes et discriminatoires du NYPD, et d’autres cas de jeunes de couleur ayant récemment été tués par les agents de police de New York,  comme Ramarley Graham et Shantel Davis.

Mims Jamel, un organisateur de la marche, a replacé la mort Kimani dans un contexte de décennies de violence contre les gens de couleur. «Il y a 60 ans il y a eu Emmitt Till, l’année dernière il y a eu Trayvon Martin, il y a deux semaines il y a eu Kimani Gray, » a-t-il dit, s’adressant à l’ensemble de la marche.

L’itinéraire de la marche d’hier s’est arrêtée où Kimani a été tué pour un moment de silence, non loin du carrefour où Shantel Davis a été abattu par un policier en civil l’été dernier, avant de conclure à la 67th Precinct.

Les flics étaient également présents sur quatre toits d’immeubles différents (au moins).

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Quand les manifestants sont arrivés à la 67th Precinct, les cordons de police étaient déployés en nombre. Les flics étaient tous en tenue anti-émeute, ce qui indique que peut-être la police de New York prévoyait de nouvelles arrestations.

Traduction libre de l’anglais de la presse – Gothamist.com (John Knefel), 25/03/2013

Selon d’autres articles des mass medias, la police était déployée en masse durant l’enterrement de Kimani Gray qui s’est déroulé ce week-end (23 & 24/03/2013). Les habitantEs du quartier et militantEs opposéEs aux violences policières ont vécu ce déploiement des forces de l’ordre comme une provocation.

Suivre les évènements sur twitter: #BrooklynProtest et #KimaniGray

[Etats-Unis] Récits de manifs anti-police/anti-capitaliste à Portland et à Oakland – Soirée du 15 mars 2013

Résumé de la marche du 15 mars lors de la journée contre la police à Portland

La nuit dernière, un groupe d’environ 75 personnes s’est rassemblé au parc Holladay. Curieusement nous avons attendu 15 bonnes minutes avant de commencer la marche.

Beaucoup d’entre nous ont voulu prendre la rue, mais le déploiement absurde de flics à vélos, à cheval et police anti-émeute durant la marche a été dissuasif. Nous avons déambulé dans le centre-ville en scandant: « La police est l’armée de riche », « Portland, Le Caire, Grèce, Nique la Police », « Nique ces flics nous n’en avons pas besoin, ce que nous voulons, c’est la liberté totale». Les gens dans les bars et les voitures ont applaudi en soutien, nous répondant en criant « Fuck the Police ».

Beaucoup de gens plus jeunes étaient ravis et n’avaient jamais participé à une telle manifestation anti-capitaliste/anti-police, dire à quel point c’était excitant. La manif n’a pas été aussi bruyante que certains l’auraient souhaité (aucune attaque et une courte occupation d’une rue). Nous avons eu énormément de soutien de gens du secteur, même inspiré les jeunes dans nos propres rangs, en espérant poursuivre sur cette lancée. Il y avait aussi une armée de policiers. Espérons voir plus de gens et moins de police la prochaine fois. Pensées aux camarades arrêtés en masse à Montréal.

Nique la police. Nique l’ordre capitaliste qu’ils appliquent.

(A)

Traduit de anarchist news, 18/03/2013

Résumé de la manif du 15 mars à Oakland

D’abord nous commençons par exprimer notre solidarité avec les 250 personnes (et plus) arrêtées lors de la manif contre la brutalité policière à Montréal

Vers 21h, un petit groupe d’anarchistes d’environ 30-35 personnes est descendu dans les rues, des drapeaux noirs et des banderoles où on pouvait lire «Fight B(A)CK» et «anti-capitaliste anti-police. » Nous avons marché au sud à Broadway, en scandant « A-Anticapitalista», «No Justice No Peace Fuck The Police» et «ACAB! Tous les flics sont des bâtards. » Nous avons un détour vers le poste de police d’Oackland (OPD) à la 7ème et à Broadway, où nous avons été confrontés à une dizaine de policiers anti-émeute. Les flics semblaient être sur la défensive, donc après quelques minutes nous nous sommes dirigé.e.s vers Franklin nord. « FTP » a été marqué en gros sur une banque Chase, et certaines de ses vitres ont été brisées. Plusieurs distributeurs automatiques de billets ont été vandalisés sur Franklin, le Oakland Tribune a eu certaines de ses fenêtres brisées. Union Bank avait sa porte d’entrée brisée, certaines fenêtres de la Bank of California ont également été brisées. Mais il s’agit d’une liste non exhaustive d’actions, nous en sommes sûrs.[…]. Aucune arrestation nous a été rapportée.

Nous tenons à remercier les camarades qui se sont présentés, le NLG pour nous avoir prêté un observateur judiciaire.Beaucoup d’amour et de solidarité à tous ceux qui manifestent contre le système, aujourd’hui ou un autre jour.

Traduit de Bay Area Radical Action Committee, 18/03/2013

[Etats-Unis] Justice pour Kimani Gray, tué par les flics à Brooklyn – New-York, 9 mars 2013

Samedi 9 Mars 2013 aux alentours de 23h25, Kimani « Kiki » Gray, 16 ans, a été abattu de 11 coups de feu par deux policiers en civil à East Flatbush dans le quartier de Brooklyn à New-York . Les deux flics ont déclaré que le jeune était armé. Cependant, un certain nombre de témoins ont affirmé que l’adolescent n’avait pas d’arme du tout.

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Lundi soir (11/03/2013), plus de 100 personnes ont répondu à ce meurtre en se rassemblant à East Flatbush (quartier de Brooklyn). Dans la foule, on pouvait entendre « NYPD, KKK, combien d’enfants avez-vous tué aujourd’hui? »

Alors que la veillée en mémoire de Kimani Gray se déroulait « pacifiquement », un groupe de personnes a fait irruption en lançant des bouteilles et des pierres sur les policiers. Des commerces ont été pillés et saccagés et des voitures en stationnement ont été détruites.

De nouveaux rassemblements ont eu lieu dans la soirée mardi (12/03/2013) et mercredi (13/03/2013). La colère est générale et mercredi soir, des jeunes ont de nouveau sillonné les rues du quartier en criant des slogans anti-flics et en caillassant les casqués.

Les organisateurs de la veillée ont essayé en vain de calmer les jeunes, dont certains ont ensuite lancé des bouteilles sur les policiers.

«Je ne vais pas dire aux gens de ne pas se fâcher parce que nous sommes tous en colère », a déclaré Graham Franclot, dont le fils adolescent, Ramarley Graham, a été tué après que la police l’a poursuivi dans sa maison du Bronx l’année dernière.

La police a indiqué mercredi soir que 18 personnes ont été arrêtées et que seul un policier a subi une entaille au visage après avoir été frappé par un objet jeté d’un immeuble. Le New-York Post » parle de 50 arrestations au total.

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Mahnefah Gray, the sister of Kimani Gray, was among those arrested during Wednesday's protest.

Mahnefah Gray, the sister of Kimani Gray, was among those arrested during Wednesday’s protest.

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« Un appel au calme » a été lancé par le pasteur Gilford Monrose et les parents de Kimani Gray, qui estime que leur message est brouillé par la violence des jeunes.

La mobilisation de mercredi venait après que le bureau du médecin légiste ait conclu que M. Gray a été frappé sept fois, et avait des blessures à l’avant et à l’arrière de son corps, y compris à son épaule, la cage thoracique, à l’avant-bras et aux jambes.

Kimany était avec des copains dans la soirée de samedi, mais a commencé à s’enfuir en voyant une voiture de police banalisée. Selon la police, Gray avait un revolver de calibre 38 pointé en leur direction, et c’est pour ça qu’ils ont tiré. Il a été déclaré mort à l’hôpital.

Rickford Burke, président de l’Institut de New York des Caraïbes et organisateur de la veillée de mercredi, a dit qu’il condamnait les pillages.

Un cousin de la victime, Ray Charles, dit qu’il a été atterrés d’apprendre la mort de Gray – et a toujours de la difficulté à accepter la version officielle de la police de New York sur les évènements.

«Mon cousin avait peur des armes à feu», a déclaré Charles, 35 ans. «Honnêtement, je veux juste qu’il y ait justice. Ils n’avaient pas besoin de lui tirer dessus comme ça. » Charles n’a pas protesté, mercredi soir, mais a dit qu’il encourageait les gens à descendre dans la rue.

« La vraie question à Brooklyn est que les flics nous harcèlent depuis trop longtemps », a-t-il dit. « ça doit cesser. »

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Justice pour Kimani Gray

Justice pour Kimani Gray

Synthèse de la presse américaine (photos AP), 13 et 14/03/2013