[Etats-Unis] Evasions du centre de rétention de Farmville (Virginie) – 22 avril 2013

[Etats-Unis] Evasions du centre de rétention de Farmville – 22 avril 2013

Deux hommes se sont évadés du centre de détention de Farmville (dans l’Etat de Virginie) lundi après-midi. Des étrangers sont enfermés dans ce centre pour le compte du service de l’immigration et de la douane (Immigration and Customs Enforcement – ICE), une branche du Département de la sécurité intérieure.

Juste avant 15h deux hommes, un Mexicain et un Belizien, ont escaladé une clôture de la cour et ont rampé sous une porte côté ouest du centre, alors qu’ils étaient dehors en promenade.

Le service de police de Farmville et le bureau du shérif du comté se sont joints à la chasse à l’homme aux côtés des flics du centre. Pas de bol, ils ne sont pas en position d’interpeller les deux évadés : “Sans un crime commis, les polices locale et d’Etat ne peuvent pas arrêter les sujets” a déclaré le chef de la police de Farmville.

Les détenus du centre de Farmville ne sont pas enfermés pour des violations des lois locales ou nationales, mais pour des violations du droit de l’immigration que les agents de la police locale et d’Etat ne peuvent pas mettre en application. A part demander poliment aux deux hommes de revenir au centre, les officiers sont impuissants, à moins qu’ils soient suspectés d’un autre crime.

Mardi, la personne mexicaine a été arrêtée par les membres du bureau des opérations d’application et d’expulsion de l’ICE. L’autre court toujours.
Son nom et sa description ont été diffusés dans la presse américaine, avec un appel à contacter la hotline de l’ICE pour transmettre des informations…

Info tirée d’un article de journaflic qui appelait à balancer le fugitif par Sans papiers ni frontières, 2 mai 2013

[Espagne] Révoltes des migrants pour passer la frontière entre le Maroc et l’Espagne – Melilla, 21 et 25 avril 2013

[Melilla] Une quinzaine de migrants affrontent les flics pour passer la frontière – 21 avril 2013

Six policiers espagnols ont été blessés dimanche en voulant empêcher une quinzaine de migrants d’Afrique subsaharienne armés de bâtons et de couteaux d’entrer à Melilla depuis le Maroc par la voie maritime, ont annoncé les autorités de cette enclave espagnole.

Les policiers ont dû recevoir des soins pour des hématomes et des égratignures, ont précisé les autorités espagnoles dans un communiqué.

Cinq migrants ont été arrêtés à leur arrivée à la plage de San Lorenzo à bord d’une barque, mais dix autres ont pu échapper aux policiers et entrer à Melilla.

Les autorités de Melilla ont souligné “l’attitude ouvertement violente des migrants”. Ceux-ci, “qui portaient des bâtons et des couteaux, ont empêché les gardes-côtes de les intercepter en mer”, et ont affronté les policiers qui les attendaient à terre lorsqu’ils ont abordé.

En mars, environ 150 migrants ont forcé la clôture qui sépare Melilla du territoire marocain et une cinquantaine d’entre eux sont parvenus à pénétrer dans l’enclave.

Une vingtaine de personnes, dont deux policiers espagnols avaient été blessés lors de cet incident, selon les autorités espagnoles de Melilla.

Selon l’Association marocaine de défense des droits de l’homme, 25 personnes avaient été blessées, dont un Camerounais âgé de 30 ans, décédé de ses blessures le 18 mars à l’hôpital de Nador au Maroc.

Repris de la presse 

[Mellila] 70 migrants parviennent à franchir la frontière lors d’un assaut collectif – 25 avril 2013

Entre 150 et 200 migrants ont organisé un assaut massif pour franchir la barrière grillagée séparant le Maroc de l’enclave espagnole de Melilla. 70 personnes sont parvenues à passer la frontière ce qui a donné lieu à un affrontement avec la police.

Six immigrants auraient reçu des soins pour “contusions légères” et un policier ainsi que deux gardes civils pour “contusions légères et morsures”.

La préfecture a annoncé le renforcement des effectifs de la garde civile…

Quatre jours plus tôt, dix migrants armés de couteaux et de bâtons avaient, eux aussi, réussi à entrer dans l’enclave.

Repris librement de la presse

Source: Sans papiers ni frontières

En juillet 2012, des affrontements entre migrants et protecteurs des frontières avaient également éclaté dans cette région entre le Maroc et l’Espagne

[Italie] Arrestations de compagnon.ne.s suite à une action en soutien à un retenu qui résistait à son expulsion – Turin, 11 avril 2013

Arrestations de compagnon-ne-s à Turin [MAJ] – 11 avril 2012

Quatre mandats d’arrêt et deux interdictions de territoire : voici les requêtes émises par le juge Giuseppe Salerno, et que la police a tenté d’exécuter à Turin ce matin. Les mandats ont été émis suite au rassemblement devant le centre le 28 février dernier en soutien à un retenu qui résistait à son expulsion lors duquel un reporter de chronique de Turin a été justement maltraité (regardez ici un exemple de sa prose).

Jusqu’à maintenant la police a réussi à exécuter seulement deux des mandats d’arrêts et à notifier une interdiction de territoire. Il y a eu trois autres compagnons arrêté-e-s mais ce n’est pas clair si  elles/ils font partis des recherché-e-s de cette matinée ou s’ils ont été pris-es parce que trouvé-e-s avec les arrêté-e-s : probablement donc que la police cherche encore.

Mise à jour : Deux des trois arrêté-e-s ont été relâché-e-s : un était pris par erreur par les flics qui voulaient partir au plus vite du quartier de Porta Palazzo et à une autre ils devaient notifier une obligation de signer suite à un vol dans un autogrill au retour d’une manifestation No Tav.

Le troisième en revanche a été tapé durant l’arrestation : arrivé au poste sans son tee-shirt  et avec de traces de coups, il a d’abord été emmené à l’hôpital puis à la prison. Sont encore recherchés deux compagnons, destinataires respectivement d’un mandat d’arrêt et d’une interdiction de territoire.

Donc pour le moment une compagnonne à été interdite de la région de Turin, et deux compagnons et une compagnonne sont à la prison de la Vallette. Pour ceux qui veulent leur écrire voici les noms et adresses :

Borzì Martina Lucia
Poupin Gregoire Yves Robert
Milan Paolo
C.C. via Pianezza 300
10151 Torino

Et pour vous remonter un peu le moral après une journée comme celle là nous publions ici un petit reportage photo qui documente dans quel état est réduit le CIE de Turin après les derniers mois de résistances, luttes et révoltes.

Traduit librement de macerie par sans papiers ni frontières, 12 avril 2013

[Mexique] L’Amérique centrale de 2013 sera l’Atenco de 2006 : à propos de la nomination d’Ardelio Vargas à l’Institut National des Migrations (INM)

L’Amérique centrale de 2013 sera l’Atenco de 2006.

À propos de la nomination d’Ardelio Vargas à l’Institut National des Migrations (INM)

À tous ceux qui marchent sans papiers dans ce continent

Aux gens honnêtes qui leur donnent refuge

Ville de Puebla, Mexique, 16 janvier 2013

muertepenVFOSLe 1er décembre dernier, Enrique Peña Nieto a brutalement et clairement dit à Francisco Kuykendall* comment il répondra aux protestations contre son gouvernement. Le 11 janvier, avec la nomination de Nuvia Mayora Delgado, il a clairement montré que les peuples indigènes signifient pour lui : répartir des dépenses et faire des statistiques (bien que le premier graphique de son mandat a montré plus de 40 mille indigènes marchant en silence avec leurs pas de dignité et d’autonomie**). Maintenant Peña Nieto envoie un message à tous les Centre-Américains qui circulent dans notre pays à la recherche d’un avenir meilleur, et ce message a un nom : Ardelio Vargas Fosado***.

Erique Peña Nieto envoie aux migrants, le même message que Vicente Fox avait envoyé à Atenco et à l’Autre Campagne en 2006, le même qu’Ulyses Ruiz a envoyé au mouvement social à Oaxaca, le même que Rafael Moreno Valle a envoyé aux paysans et aux journalistes à Chignahuapan et qu’à chaque occasion il envoie, quand le mécontentement contre son gouvernement prend la rue.

Le message est clair, l’Institut National des Migrations (INM) va devenir une instance policière de plus, aux mains d’un personnage qui a dirigé des opérations policières qui ont abouti à des tortures, des meurtres et des arrestations arbitraires. Au sein de l’INM, déjà controversé, arrive un personnage qui, tandis qu’il s’occupait de frapper des mouvements sociaux sous la conduite du gouverneur de l’Etat de Puebla, permettait l’avancée et l’installation du crime organisé au nord de cette ville. Ardelio Vargas arrive au gouvernement d’Enrique Peña Nieto pour poursuivre et réprimer les migrants, pour le grave délit qu’est, voyager sans papiers, parce que si une chose est restée claire pendant toutes ces années, c’est que la seule façon d’agir que connait Vargas Fosado, c’est la violence.

Il est clair pour nous que le PRI (Parti Révolutionnaire Institutionnel) n’est jamais parti, il a seulement changé de couleur de temps à autre. Il est clair qu’à cette occasion, devant les cameras, le PRI ratifiera des lois en faveur des victimes de la guerre, remettra des prix aux défenseurs d’immigrés, mettra en place des commissions de dialogue et de négociations avec les peuples indigènes. Et il est clair que quand les cameras cesseront de regarder ou seront obligées de regarder ailleurs, le sang coulera et la brutalité viendra. Comme cela fut le cas en 2006 à Atenco, aujourd’hui, Enrique Peña Nieto et Ardelio Vargas Fosado se retrouvent ensemble, l’un pour poser devant les cameras et l’autre pour frapper derrière celles-ci. Maintenant, l’Amérique centrale de 2013 sera l’Atenco de 2006.

SourceNodo de Derechos Humanos

Le 1er décembre Francisco Kuykendall, adhérent à l’Autre Campagne, s’est rendu à une mobilisation contre la prise de fonction d’Enrique Peña Nieto et a été blessé à la tête par une grenade lacrymogène lancée par la Police Fédérale Préventive, son état est toujours critique.

Le 21 décembre à la date où beaucoup de gens croyaient que le monde se terminerait, plus de 40 mille bases d’appui zapatistes ont marché en silence dans cinq villes du Chiapas. Il s’agit de la mobilisation la plus importante de cette organisation depuis le soulèvement de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN), le 1er janvier 1994. Les bases d’appui zapatistes ont marché, le visage couvert, le poing levé, réalisant ainsi une puissante démonstration de force, et pour dire, silencieusement : nous sommes toujours là.

Ardelio Vargas Fosado appartient au PRI (Parti Révolutionnaire Institutionnel) il a débuté sa carrière dans le domaine de l’espionnage politique à la Direction fédérale de la sécurité (DFS) et fit office de directeur d’investigations au Centre d’investigation et de sécurité nationale (Cisen), avant d’être nommé chef d’état-major de la Police Fédérale Préventive (PFP), charge depuis laquelle il a dirigé sur le terrain, les opérations contre-insurrectionnelles à San Salvador Atenco et à Oaxaca en 2006. En 2011, il a été nommé secrétaire de la Sécurité Publique dans la ville de Puebla et actuellement, a été nommé par Peña Nieto, à la tête de l’Institut National des Migrations.

Traduit par les trois passants et Caracol Solidario

Voir aussi la rubrique :

Reçu par mail, le 20/01/2013

[Europol] Sabotons le congrès de la police à Berlin (16-20 février) ! Manif samedi 16 février 2013 à 20h à Mariannenplatz

Le 16 Février 2013, le Congrès de la police européenne (Europol) se tiendra à Berlin. Selon les chiffres des responsables de l’organisation, près de 1.600 participants en provenance de plus de 50 pays ont assisté au dernier congrès en 2012.

Les flics, les politiciens, les entreprises et autres personnalités s’y rencontrent une fois par an pour coordonner leurs intérêts. Bien que les membres de l’administration obtiennent un accès gratuit, les journalistes et les gens « normaux » doivent payer environ 1000 euros pour l’enregistrement. Les entreprises ayant des intérêts commerciaux payent par mètre carré un terrain d’exposition. Des marques bien connues étaient présentes ces dernières années.

Par exemple Taser, IBM, Microsoft, Oracle ou T-systems. La rencontre d’exposants est internationale, venant aussi bien d’administrations de toute l’Europe, ainsi que des forces de police de pays aussi lointains que Taiwan, et des entreprises multinationales.

Ainsi, le caractère de cet évènement international est un mélange d’un salon professionnel et d’une réunion semi-informelle. Alors que c’est un endroit vraiment apprécié pour la commercialisation de matériel de répression comme les armes et engins de police, la préoccupation la plus courante des porcs est d’acquérir la capacité de gérer des charges énormes de données, qui sont entrés dans l’ère de l’Internet et de la surveillance de masse.

Grâce à ce dilemme, la plupart des exposants offrent des systèmes et des cadres pour l’acquisition et la gestion d’information. De plus, de nombreux ateliers la tenue du congrès traitent de ces problèmes, et offrent un lieu pour échanger des expériences dans ce domaine.

Comme les années précédentes, des groupes autonomes appellent à une action autour de ce temps. Depuis quelques années, le Congrès de la police était une occasion pour de nombreuses personnes de descendre dans la rue et exprimer leur rage contre la surveillance, le contrôle et la répression. Non seulement les manifestations, mais aussi des attaques physiques contre des infrastructures de police ont accompagné les « rencontres » des dernières années. Bien loin de chasser la police de la ville, il est prévu d’augmenter la résistance niveau par niveau.

Une manifestation est annoncée pour le 23 16 Février.

Pour plus d’informations, consultez le blog polizeikongress2013.blogsport.de

Une vidéo de la mobilisation de l’année dernière:

Les flics essayent d’entrer dans un squat après la manifestation contre le Congrès de police 2012:

Traduit de l’anglais du blog Le Révolté, 9 décembre 2012

[Lille] Expulsion sous camisole de deux sans-papiers grévistes de la faim le 30 décembre 2012

Communiqué de l’UL-CNT de Lille (2 janvier 2013) contre l’expulsion de 2 camarades sans-papiers

Indignée par la gravité des faits, l’Union Locale des syndicats CNT de Lille condamne fermement l’expulsion des deux camarades sans-papiers grévistes de la faim, ligotés et bâillonnés dans l’avion dimanche 30 décembre 2012 au matin.

Cet acte, indigne d’un pays se prétendant démocratique, nie une fois encore la réalité qui est celle des sans-papiers actuellement en grève pour l’obtention de leurs droits les plus élémentaires. Il traduit pour nous un refus de prendre en compte la grève de la faim ainsi que l’urgence et la gravité de la situation, tant du point de vue démocratique, que sanitaire.

Comment expliquer autrement cette décision qui vient contredire les promesses de non reconduites à la frontière faites le même jour que la réservation des billets d’avion le 28 décembre, avant même que les camardes ne soient passés en cours d’appel de Douai le 29 décembre ? Rappelons que ce 28 décembre le Tribunal de Grande Instance de Lille avaient rendu un verdict favorable à leur remise en liberté. Quelle sorte de justice peut utiliser ainsi la force et le mensonge contre des personnes en lutte pour leurs droits, et affaiblies par 58 jours de grève de la faim ? Que faudra t-il au gouvernement socialiste pour qu’il assume enfin ses responsabilités ? Des comas ? Des séquelles irréversibles ? Des décès ? Quel est le prix à payer pour obtenir l’égalité en France « pays des droits de l’Homme » ?

Nous condamnons donc fermement cette déclaration de guerre aux sans-papiers en grève, demandons sans délai le retour des deux expulsés et la régularisation des sans-papiers présents sur la liste portée par le Comité des Sans-papiers 59.

 

[Pyrénées-Orientales] Banderoles bleu-blanc-rouge et drapeaux français brûlés pour la cérémonie du 11 novembre à Ille-sur-Têt

11 novembre: décorations vandalisées

Le maire d’Ille-sur-Têt (Pyrénées-Orientales) a exprimé aujourd’hui une vive émotion devant des actes de vandalisme commis contre les ornements et les drapeaux installés pour le 11 novembre au monument aux morts de cette bourgade catalane.

Les banderoles bleu-blanc-rouge et des drapeaux français ont été saccagés quelques heures avant la cérémonie officielle dimanche. Un des drapeaux a été brûlé, d’autres jetés dans une poubelle.

Willy Burghoffer, le maire socialiste de cette commune d’environ 5.000 habitants, a indiqué avoir porté plainte pour « dégradation de symboles de la République ». Les gendarmes ont fait des prélèvements ADN sur place et ont ouvert une enquête. « S’attaquer aux symboles de la République un 11 novembre, franchement, c’est trop, c’est impardonnable. C’est un grand mot, mais c’est un crime. Il faut pas banaliser des actes comme ça, ni que d’autres se les approprient », a-t-il dit à l’AFP.

Hier matin, des employés municipaux ont rétabli en urgence un pavoisement, avant le début de l’hommage aux soldats tombés pour la France. Le monument aux morts de cette localité tranquille avait été tagué il y a dix ans, rappelle-t-on à la mairie.

Leur presse – Le Figaro.fr (AFP), 12/11/2012 à 12h21