[Chili] Emeute en marge de la manif à l’occasion de la journée internationale de la femme – Santiago, 8 mars 2013

Lors de la journée internationale de la femme, vendredi 8 mars 2013, une manifestation à l’appel du syndicat des travailleurs (CUT) a déambulé dans Santiago, rassemblant plus d’un millier de personnes.

En marge de la manifestation autorisée, le colonel des carabiniers et directeur de la préfecture centrale de Santiago, Victor Tapia, s’est fait sauvagement agressé par un groupe d’encapuchados armé.e.s de couteaux et autres objets tranchants.

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Suite à cette agression, plus de 200 policiers sont intervenus et la situation est partie en émeute: des barricades enflammées ont érigées dans les rues du centre, des magasins ont été pillés, une banque à proximité de l’université catholique a été saccagée (et selon les médias chiliens, « les assaillants ont tenté de la piller »). Des affrontements violents se sont déroulés à l’intersection de l’ave. Alameda et l’ave. du Portugal, où les encapuchados ont canardé les flics de cocktails molotov, qui ont répondu par des canons à eau et des jets de lacrymos.

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A la fin de la journée, au moins 20 personnes ont été arrêtées selon la police de Santiago.

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Traduit à partir de leur presse (emol.cl, biobiochile.cl…) via Anthropologie du présent, 13/03/2013

[Belgique] Tags, stickers et affiches anarchistes – Bruxelles, 21 février 2013

Expressions anarchistes à St-Gilles (Bruxelles), 21/02/2013:Ressources de la guerre sociale (Bibliothèque/Médiathèque)

Ressources de la guerre sociale (Bibliothèque/Médiathèque)

AntiKeufs

Vive la fraude !!

Vive la fraude !!

"y'a tellement de maisons vides! On nettoie, on retape puis on s'installe. Y'en a qui appelle ça un squat, on appelle ça chez nous" Bert, Inge, Yvan, Fati...

« y’a tellement de maisons vides! On nettoie, on retape puis on s’installe. Y’en a qui appelle ça un squat, on appelle ça chez nous » Bert, Inge, Yvan, Fati…

"Quand j'ai plus un rond sur le parking, y a toujours une solution: un peu de colle forte dans la fente et c'est gratuit pour tout le monde!" Paul, 41 ans

« Quand j’ai plus un rond sur le parking, y a toujours une solution: un peu de colle forte dans la fente et c’est gratuit pour tout le monde! » Paul, 41 ans

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Sur l'école Sainte-Marie à St-Gilles

Sur l’école Sainte-Marie à St-Gilles

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[Argenteuil] Meurtre d’Ali Ziri : la police assassine et la justice blanchit – 28 février 2013

Argenteuil : les policiers blanchis dans l’affaire Ali Ziri

Le dossier Ali Ziri est pratiquement refermé. La cour d’appel de Versailles a confirmé jeudi le non-lieu prononcé par le juge d’instruction le 15 octobre dernier. Le magistrat instructeur avait estimé qu’aucune charge ne pouvait être retenue à l’encontre des policiers d’Argenteuil mis en cause par les proches du retraité, décédé le 11 juin 2009 à sa sortie de garde à vue.

 Argenteuil (Val d'Oise), le 10 juin 2012. Le collectif justice et verite avait organisé, comme chaque année, une manifestation en mémoire d'Ali Ziri, trois ans jour pour jour apres l'arrestation qui avait conduit à sa mort.  | LP / Sarah Nafti

Argenteuil (Val d’Oise), le 10 juin 2012. Le collectif justice et verite avait organisé, comme chaque année, une manifestation en mémoire d’Ali Ziri, trois ans jour pour jour apres l’arrestation qui avait conduit à sa mort. | LP / Sarah Nafti

Ali Ziri avait été interpellé deux jours plus tôt, vers 20h30, avec un ami boulevard Jeanne-d’Arc, dans le centre d’Argenteuil. Ivres, les deux hommes sont invités à descendre par les trois policiers qui les contrôlent. Les deux occupants s’énervent : il y a des insultes, des coups portés contre les forces de l’ordre, selon les témoins. Les deux hommes sont ensuite amenés au commissariat. Pendant le trajet, Ali Ziri, qui, selon les termes de l’ordonnance de non-lieu, tente de porter des coups au conducteur du véhicule de police est maintenu la tête contre le siège avant, « pour éviter de nouveaux coups et un accident ». C’est la technique du « pliage » que dénonce les proches du retraité décédé.

Ali Ziri, qui présente une alcoolémie de 2,42 g, est emmené à l’hôpital d’Argenteuil à 22 heures. Il est pris en charge par le personnel soignant quarante à quarante-cinq minutes plus tard, dans un contexte de surcharge des urgences. Dix à douze personnes étaient arrivées en même temps. Il est décédé le 11 juin à 10 heures. Selon le juge d’instruction, « l’information n’a établi aucun acte de violence volontaire qui aurait été la cause directe ou indirecte du décès de M. Ali Ziri ni aucune faute directe ou indirecte imputable à quiconque qui aurait involontairement causé sa mort ». Il a ordonné un non-lieu aussitôt frappé d’appel.

Le proches du retraité décédé vont saisir la cour de cassation

Au cours de l’audience de la chambre de l’instruction, qui s’est déroulé à huis-clos le 17 janvier, l’avocat général avait requis la confirmation du non-lieu. Il avait alors estimé que les techniques policières employées n’étaient pas normales, que la prise en charge d’Ali Ziri dans le commissariat puis à l’hôpital posait des difficultés et que le juge d’instruction aurait dû procéder aux interrogatoires. Mais il a aussi expliqué qu’il y avait des rapports d’expertises mettant en cause la prise en charge d’Ali Ziri, et d’autres non et que selon lui, une instruction ne pourrait permettre d’aller plus loin, qu’il y aurait toujours un doute.

Me Stéphane Maugendre, l’avocat des familles, qui avait demandé un supplément d’information, indique ce vendredi matin avoir d’ores et déjà été mandaté «pour introduire un pourvoi en cassation contre l’arrêt confirmatif du non-lieu». «Dans ce dossier, le juge d’instruction n’a entendu personnellement aucun des protagonistes, ni les policiers, ni les témoins, alors que la commission nationale de déontologie de la sécurité a entendu tout le monde et a taclé les services de police sur la manière dont a été traitée Ali Ziri et son ami Arezki Kerfali au moment de l’interpellation et dans le commissariat», critique l’avocat, qui regrette également que sa demande de reconstitution n’ait pas été acceptée. Si la cours de cassation ne les suit pas, «ce qui est très probable, présume Stéphane Maugendre, «la cour européenne des droits de l’homme, elle, pourrait aller dans notre sens». Du côté du collectif Vérité et justice pour Ali Ziri, créé après le décès du retraité algérien, on se dit «outré». « Cette décision de justice est scandaleuse. Nous sommes résolus à poursuivre le combat», martèle Arezki Sémache, un de ses membres.

Leur presse de l’ordre – LeParisien.fr (Frédéric Naizot et Maïram Guissé), 01/03/2013  à 12h12

[Mulhouse] Une patrouille de police attaquée aux cocktails molotov au Drouot – 24 février 2013

Mulhouse Jets de cocktails Molotov

Policiers visés au Drouot

Un équipage du commissariat de Mulhouse a été la cible de jets de cocktails Molotov hier vers 15 h 15. Les fonctionnaires qui circulaient à bord d’une voiture siglée ont été pris d’assaut à leur arrivée dans le quartier du Drouot, à l’angle de l’allée Nathan-Katz et de la rue de l’Ill. Quatre jeunes ont surgi alors que la voiture tournait à l’entrée de ce quartier. Deux cocktails ont été lancés et ont touché le véhicule. Deux vitres ont été brisées et les projectiles ont commencé à s’embraser. Les flammes ne se sont pas répandues. Personne n’a été blessé.

Un quart d’heure plus tard sur la base du signalement fait par les policiers et différents témoignages, d’autres policiers ont procédé à l’interpellation de quatre mineurs, âgés de 13 et 17 ans. Placés en garde à vue, ils n’ont été entendus que tard dans la soirée par les policiers du quart qui ont d’abord procédé à l’audition des témoins.

Leur presse de l’ordre – DNA.fr (A.C), 25/02/2013 à 05h00

[Dijon] La police accueillie aux cocktails molotov, la poukav citoyenne travaille – Soirées des 17 et 18 février 2013

Cocktails Molotov sur la police : 5 arrestations à Dijon

Lorsque dimanche soir, les pompiers étaient intervenus rue Joliot-Curie, où un local à poubelles venait d’être incendié, ils avaient essuyé, ainsi que les policiers qui les accompagnaient, des jets d’objets divers : pied de lampe, morceaux de table, pièces de mobilier.

Lundi, lors d’une nouvelle intervention pour un nouvel incendie allumé au même endroit, policiers et pompiers avaient été accueillis cette fois par des jets de cocktails Molotov.

Depuis les coursives du 5 e étage

Mais un imposant dispositif d’investigations avait été mis en place par les enquêteurs du groupe de voie publique de la sûreté départementale : ils savaient que ceux qui s’en étaient pris aux gardiens de la paix et aux pompiers avaient lancé leurs projectiles depuis les coursives du 5 e étage du bâtiment Réaumur, et ils disposaient de quelques informations obtenues par l’enquête de voisinage.

Et enfin, des témoins avaient parlé. Si bien que les enquêteurs avaient identifié cinq jeunes gens, tous domiciliés dans le quartier, tous déjà connus de la police et de la justice, tous âgés de 18 à 19 ans.

Interpellés à l’aube

Mardi, à l’aube, au cours d’une opération mobilisant des policiers du groupe de voie publique, de la brigade criminelle et de la brigade d’atteinte aux biens de la sécurité publique, trois des jeunes gens étaient interpellés à leur domicile, conduits dans les locaux du commissariat central et placés en garde à vue. Deux autres les rejoignaient au cours de l’après-midi.

Au cours de leurs auditions, les cinq jeunes gens auraient nié avoir lancé des objets ou des cocktails Molotov sur les pompiers et les policiers, mais certains auraient reconnu s’être trouvés dans les coursives de l’immeuble.

Le service départemental d’incendie et de secours, la police national et le bailleur social Dijon Habitat ont déposé plainte.

Un véhicule incendié

Les cinq jeunes gens, qui sont poursuivis pour les feux de poubelles, les jets de projectiles et, pour deux d’entre eux, pour avoir incendié un véhicule dans la rue Joliot-Curie le dimanche, devaient être présentés au procureur de la République dans la soirée d’hier. L’un d’entre eux pourrait être conduit directement à la maison d’arrêt pour trois mois : il faisait l’objet d’une peine d’emprisonnement avec sursis prononcée dans le cadre d’un autre dossier.

Leur presse – Le Bien Public.com (G. D.), 22/02/2013 à 09h55

[La Réunion] Les jeunes du Chaudron niquent la police – 6 février 2013

Galets et poubelles en feu cette nuit au Chaudron, mais pas de gaz lacrymogènes

Une cinquantaine de jeunes, dont la plupart avait le visage dissimulé par leurs tee-shirts, ont provoqué les forces de l’ordre dans le quartier du Chaudron, n’hésitant pas à lancer des galets dans leur direction et à renverser des poubelles enflammées au milieu des rues, à proximité de la mairie annexe du quartier.

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Tout a commencé en début de soirée, vers 19h30, par des jets de galets en direction d’un véhicule de police à proximité du Mail du Chaudron. Un peu plus tard, les manifestants ont essayé de pénétrer dans le Score pour le piller, mais sans y parvenir devant la réaction des policiers.

Tout au long de la soirée, les forces de l’ordre se sont bien gardées de tirer des grenades lacrymogènes, ayant sans doute tiré les leçons des événements de l’an dernier où chaque explosion de grenade retentissait comme un appel au rassemblement pour tous les jeunes du quartier…

Vers 23 heures, l’hélico de la gendarmerie continuait à survoler le quartier, tandis que les policiers de la Bac patrouillaient en voiture. Le calme semblait être revenu dans le Chaudron…

Leur presse – Zinfos974.com (Pierrot Dupuy), 06/02/2013

Feux de poubelles et tensions au Chaudron

Tensions hier soir dans le quartier du Chaudron. Plusieurs dizaines d’individus ont provoqué les forces de l’ordre après avoir incendié quelques poubelles. Les policiers ont essuyé plusieurs jets de galets avant un relatif retour au calme vers 23h00.

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En début de soirée, les forces de l’ordre ont essuyé quelques jets de galets au niveau du Mail du Chaudron mais les jeunes se sont rapidement dispersés après avoir mis le feu à quelques poubelles, jetées au milieu de la chaussée. Vers 20h30, plusieurs individus ont tenté de vandaliser le magasin Jumbo mais ils ont été repoussés par les forces de l’ordre.

Tout a commencé peu avant 20 heures au niveau du mail du Chaudron. Des dégradations ont été commises par des individus qui dissimulaient leurs visages. Plusieurs poubelles jetées au milieu de la route sont parties en fumée et un important dispositif des forces de l’ordre a été déployé. Vers 23h30, les forces de l’ordre étaient toujours sur le terrain mais tout semblait relativement calme, seules les poubelles continuait de brûler.

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Le quartier du Chaudron a été secoué par de violentes émeutes il y a tout juste un an, en février 2012. Les forces de l’ordre – mobilisés en grand nombre – ont rétabli le calme en choisissant de rester en retrait autant que possible pour ne pas envenimer une situation déjà particulièrement tendue. Un hélicoptère a également survolé la zone.

Ces actes de vandalisme ont été commis après une journée de tensions sur la commune de Saint-Louis où les jeunes ont bloqué le rond-point de La Palissade avant de se rendre à la mairie pour rencontrer le maire et réclamer des contrats. Les commerçants ont baissé leurs rideaux, le mobilier urbain a été endommagé, les forces de l’ordre ont également essuyé des jets de galets et les jeunes sont de nouveau repartis manifester au niveau du rond-point de La Palissade avant de lever leur barrage peu avant 19 heures. Durant la nuit du 5 au 6 février, des groupes d’individus ont également provoqué les forces de l’ordre dans ce quartier de Saint-Louis : poubelles brûlées, arbres tronçonnés… Des gaz lacrymogènes et des galets ont été échangés avant un retour au calme précaire qui a duré quelques heures avant la mobilisation des jeunes dans la matinée de ce mercredi.

Leur presse – L’Info.re (photos: Stephan Laï-Yu, Clicanoo.re), 07/02/2013 à 06h10

[Suisse] Deux keufs passés à tabac au carnaval de Collina d’Oro près de Lugano – Nuit du 2 au 3 février 2013

Carnaval: deux policiers agressés au Tessin

Deux policiers ont été agressés durant la nuit de samedi à dimanche au carnaval de Collina d’Oro, près de Lugano (TI). Les deux agents ont été attaqués par un groupe d’une dizaine de personnes qu’ils tentaient de rappeler à l’ordre, a indiqué la police cantonale tessinoise lundi.

Le groupe a continué de frapper les policiers alors que ces derniers se trouvaient déjà au sol. La situation n’a pu être rétablie qu’après l’intervention de renforts. Blessés, les deux policiers ont été conduits à l’hôpital. Tous les agresseurs ont été identifiés et dénoncés au ministère public, a précisé la police cantonale.

Leur presse – Romandie.com (ATS), 04/02/2013 à 16h22