[Algérie] Les étudiant.e.s de la faculté des langues étrangères en grève depuis janvier dernier – Bouzaréah, 15 avril 2013

Faculté des langues étrangères de Bouzaréah

Les étudiants en grève depuis janvier

En grève depuis janvier dernier, les étudiants de la faculté des langues étrangères de Bouzaréah ont voté, hier, à la majorité la poursuite du mouvement de protestation qui touche l’établissement.

Les étudiants, qui dénoncent l’absence de réaction de la part de la tutelle, ont même durci leur action en décidant d’une marche, aujourd’hui, de la faculté centrale à Alger-Centre au Palais du gouvernement. Les concernés s’élèvent, notamment contre les conditions difficiles d’enseignement (enseignants vacataires, absence de bibliothèque…), mais aussi et surtout contre la décision de l’administration de l’établissement de ne prendre que 25 étudiants en mastère.

Leur presse – Liberté Algérie (Rubrique Radar), 16/04/2013 à 09h50

[Grèce] Révoltes dans les prisons pour sans-papiers: émeute au centre de rétention de Corinthe – 10 avril 2013

Ce mercredi 10 avril 2013, une émeute a éclaté au centre de rétention pour sans-papiers de Corinthe. 

Des groupes de défense des droits de l’homme affirment que les émeutes ont éclaté après que la police ait tabassé un détenu qui venait de refuser de manger pour protester contre l’allongement de sa durée de détention.

Selon des sources policières, les forces anti-émeute sont intervenues en tirant des gaz lacrymogènes après avoir accusé les détenus d’avoir mis le feu aux infrastructures du centre et d’avoir reçu des tuiles depuis le toit.

Au total, 47 migrants ont été arrêtés et transférés dans un commissariat proche du centre de rétention. Ils sont en attente de poursuites pénales.

Mardi soir (09/04/2013), le même centre de rétention de Corinthe a connu des tensions: deux migrants algériens ont grimpé sur les toits en menaçant de sauter. L’administration du centre les en a dissuadé.

En début de semaine, plus de 2000 migrants des centres de rétention de tout le pays ont commencé une grève de la faim. Les associations des droits de l’homme dénoncent la situation dans les centres de détention en Grèce. Elles ont affirmé que les postes de police ont été transformés en centres de détention de fortune et ont accusé les autorités de couvrir des cas de mauvais traitements et de tortures.

Plus de 5.000 personnes sont estimées être détenues à travers le pays dans le cadre de l’opération Xenios Zeus qui a commencé en août dernier.

Traduis de l’anglais de la presse (AP), 10/04/2013

[Chili] Grève surprise des mineurs de Codelco : la production entièrement bloquée – 9 avril 2013

Cuivre: la production du géant minier Codelco paralysée par une grève

SANTIAGO DU CHILI (Chili) – La production du géant minier public Codelco était paralysée mardi par une grève des travailleurs du secteur du cuivre au Chili, dont le pays est le premier producteur mondial, a-t-on appris auprès du gouvernement et des syndicats.

La paralysie est de 100% dans tous les secteurs de Codelco, à l’exception de quelques équipes d’urgence, a indiqué le ministre des Mines, Hernan de Solminihac.

L’activité de Codelco est paralysée. Les entreprises minières privées sont également à l’arrêt, avait déclaré auparavant à l’AFP un porte-parole de la Fédération des travailleurs du cuivre (FTC), Jorge Varas.

Le président de la FTC, Raimundo Espinoza, ainsi que celui de la Fédération minière du Chili (FMCJ), Gustavo Tapia, avaient appelé lundi à un arrêt de toutes les activités au niveau national dans toutes les unités de production ainsi qu’au siège de Codelco et dans toutes les compagnies privées.

Quelque 29.000 travailleurs de l’industrie minière d’Etat et privée sont concernés par ce mouvement, selon eux.

La grève illégale lancée aujourd’hui par les travailleurs de Codelco n’a aucune justification, a estimé pour sa part Thomas Keller, membre de la direction de Codelco.

Cela signifie que le pays, que tous les Chiliens, perdent 35 millions de dollars, a-t-il ajouté.

Les syndicats veulent protester contre une série de mesures prises par la nouvelle direction de Codelco pour limiter les coûts de production afin de se rapprocher des niveaux de compétitivité de ses concurrents privés.

Le mouvement n’a été que partiellement suivi dans les mines privées, notamment Minera Escondida, gérée par la compagnie anglo-australienne BHP Billiton.

A Collahuasi, opérée par Anglo American Sur et Xstrata, les travailleurs ne se sont pas joints au mouvement de grève, selon des sources syndicales.

Au cours des deux dernières semaines, les exportations de cuivre ont déjà été fortement perturbées par une grève dans les principaux ports chiliens.

Cette mobilisation coïncide avec le début de la sixième édition de la Conférence mondiale du cuivre, qui réunit mardi et mercredi à Santiago les principaux acteurs du secteur.

Les experts présents estiment que la forte demande de la Chine, basée sur un processus d’industrialisation qui en est encore à ses débuts, continuera à soutenir la demande en cuivre sur le long terme.

Selon nos projections, la Chine va continuer à consommer plus de 50% du cuivre mondial jusqu’en 2024, a indiqué le ministre des Mines.

La croissance de la Chine impulse la demande de cuivre à long terme, à renchéri quant à lui Jean Sebastien Jacques, directeur de la section cuivre de la compagnie anglo-australienne Rio Tinto.

Les besoins en énergie et la demande de cuivre vont augmenter, notamment dans la construction en Chine, où 60% du cuivre est utilisé pour différents types de câbles, a ajouté M. Jacques.

Le ministre de l’Economie Pablo Longueira a, par ailleurs, appelé les travailleurs du cuivre au dialogue, et rappelé qu’ils appartiennent à un secteur privilégié.

On ne comprend pas qu’il existe des paralysies illégales dans un secteur qui compte parmi les mieux rémunérés du Chili, a indiqué M. Longueira.

La production de Codelco représente environ 11% de l’offre mondiale en cuivre, et ses bénéfices sont versés à l’Etat chilien. Le Chili produit environ 5,6 millions de tonnes de cuivre par an, un tiers de l’offre mondiale.

Leur presse – Romandie.com (AFP), 09/04/2013 à 21h49

[Afrique du Sud] Grèves et manifs sauvages dans les mines de charbon

Sept mineurs à l’hôpital et 9 arrestations suite à des affrontement avec la police

  • 7 mineurs hospitalisés et 9 arrestations lors d’affrontement avec la police
  • Les perturbations sauvages se propagent dans l’industrie du charbon
  • Exxaro menace de tirer sur les mineurs en grève

JOHANNESBURG, 20 Mars (Reuters) – La police a tiré des balles en caoutchouc sur les travailleurs en grève de la mine Shanduka Coal à Graspan en Afrique du Sud après que les manifestants aient tenté de charger les cordons policiers avec des engins de terrassement, ont déclaré la police et la compagnie minière mercredi.

Sept travailleurs ont été admis à l’hôpital et neuf ont été arrêtés après l’incident de mardi. Les machines restaient suspendues mercredi à Graspan à la suite de la manifestation sauvage d’environ 250 employés.

Le débrayage de Shanduka ajoute à l’agitation ouvrière de plus en plus forte dans l’industrie du charbon en Afrique du Sud, qui a éclaté à nouveau il y a deux semaines après les grèves minières violentes de l’année dernière qui comprenait le meurtre par la police de 34 mineurs en grève.

Les problèmes pourraient sérieusement toucher le secteur et affecter l’approvisionnement en électricité.

La mine de charbon de Shanduka, en partie détenue par le géant mondial Glencore, a déclaré que la grève était illégale et en violation des contrats de travail des employés.

« La police a dispersé les grévistes, qui occupaient le site illégalement, se sont emparés de l’équipement minier et ont refusé de le quitter pacifiquement », a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Selon la police, les travailleurs ont refusé de se disperser après la remise d’un avis à la gestion de leurs demandes détaillant. Certains d’entre eux ont chargé les rangs de la police avec de lourdes engins de terrassement, a déclaré le brigadier Selvy Mohlala, porte-parole de la police de la province de Mpumalanga.

« C’est à ce moment que la police a utilisé des balles en caoutchouc pour disperser la foule», a-t-il dit.

Le porte-parole du Syndicat national des mineurs, Lesiba Seshoka, a dit qu’il n’était pas sûr si les travailleurs blessés étaient des membres du NUM ou non.

« Mais nous sommes très préoccupés par les agissements de la police. Nous avons envoyé une équipe d’investigation pour enquêter sur les allégations selon lesquelles des balles auraient été utilisées, » a-t-il dit à Reuters.

Le conflit de travail dans l’industrie du charbon a commencé à la mine appartenant à des sociétés minières diversifiées Exxaro il y a deux semaines, avec des opérations dans cinq de ses mines de charbon et une dans l’usine de char, qui a suspendu ses livraisons à l’industrie des ferro-alliages.

Exxaro a déclaré mercredi qu’il pourrait licencier les 3.200 mineurs qui participent à la grève illégale si elles refusaient de retourner au travail la semaine prochaine.

« A ce stade, l’entreprise pèse ses options à l’avenir, mais l’engagement se poursuit avec le Syndicat national des mineurs pour essayer de remettre les gens au travail et à trouver une solution », a-t-il indiqué dans une réponse écrite à nos questions.

La grève sauvage chez Exxaro a également tourné à la violence cette semaine, la police a tiré des balles en caoutchouc grévistes dans une mine.

Un arrêt prolongé dans les mines de charbon pourrait mettre la pression sur la société d’électricité d’Etat Eskom, qui utilise le charbon pour produire 85% de l’électricité alimentant la plus grande part de l’économie africaine.

Eskom a déjà du mal à se maintenir au pouvoir s’écouler vers les usines, les mines et les fonderies qui ont dû fermer pendant plusieurs jours il y a cinq ans lorsque le réseau national s’est quasiment effondré, coûtant des milliards de dollars en pertes de production.

Traduit de l’anglais de leur presse – Reuters, 20/03/2013 à 12h17 (Original ci-dessous)

UPDATE 1-Striking S.Africa coal miners injured in clash with police

* Seven in hospital, nine arrested after clash with police

* Illegal labour unrest spreads across coal industry

* Exxaro threatens to fire striking miners

JOHANNESBURG, March 20 (Reuters) – Police fired rubber bullets at striking workers at Shanduka Coal’s Graspan colliery in South Africa after the demonstrators tried to charge their lines with earth-moving equipment, police and the company said on Wednesday.

Seven workers were admitted to hospital and nine were arrested after the incident on Tuesday. Operations at Graspan remained suspended on Wednesday following the wildcat protest by about 250 employees.

The Shanduka walkout adds to growing labour unrest in South Africa’s coal industry, which flared again two weeks ago after violent mining strikes last year which included the killing by police of 34 striking platinum miners.

The problems could seriously hit the sector and affect electricity supplies.

Shanduka Coal, partly owned by global commodity trader Glencore, said the walkout was unlawful and a breach of employees’ contracts.

« The police dispersed the striking employees, who were on mine premises illegally, had seized mine equipment, and were refusing to leave peacefully, » it said in a statement.

Police said workers refused to disperse after handing over a notice to management detailing their demands. Some of them charged the police lines with heavy earth-moving equipment, said

Mpumalanga province police spokesman Brigadier Selvy Mohlala.

« That is when the police used rubber bullets to disperse the crowd, » he said.

National Union of Mineworkers spokesman Lesiba Seshoka said he was not sure if the injured workers were NUM members or not.

« But we are very concerned about the actions of the police. We have sent an investigating team to investigate allegations that live ammunition was used, » he told Reuters.

The labour strife in the coal industry started at collieries owned by diversified mining company Exxaro two weeks ago, with operations at five of its collieries and a char plant, which supplies the ferroalloys industry, suspended.

Exxaro said on Wednesday it could dismiss the 3,200 coal miners who are participating in the illegal strike if they refused to return to work by next week.

« At this stage the company is weighing its options going forward, but engagement continues with the National Union of Mineworkers to try get people back to work and to find a solution, » it said in a written response to questions.

Exxaro’s strike also turned violent this week, with police firing rubber bullets at strikers at one mine.

A prolonged shutdown at coal mines could put pressure on state electricity utility Eskom, which uses coal to generate 85 percent of the electricity powering Africa’s biggest economy.

Eskom is already struggling to keep power flowing to factories, mines and smelters that had to shut for days five years ago when the national grid nearly collapsed, costing billions of dollars in lost output.

Afrique du sud : Exxaro veut sévir contre les grévistes pour sécuriser ses mines

La société Exxaro, qui se dit « excédée » par une  « grève illégale » à laquelle près de 3200 employés se sont ralliés, a lancé mercredi une menace de licenciement pour tout gréviste qui ne reprendrait pas les activités dans la semaine du 25 mars, a rapporté jeudi Miningweekly.

Six sites de la société sont actuellement touchés par cette grève [voir ci-dessus] qui a commencé deux semaines auparavant pour progressivement s’étendre.

Pour l’heure, Exxaro soupèse les mesures à prendre mais reste certaine sur « l’option de licencier les travailleurs grévistes qui ne retourneront pas au travail dans la semaine du 25 mars », a déclaré Sipho Nkosi, CEO d’Exxaro.

Les discussions engagées pour ramener le calme et maintenir la continuité de la production se poursuivent avec l’Union nationale des travailleurs des mines (NUM) aux fins de trouver, à temps, une solution acceptable par les deux parties.

Leur presse patronale – AgenceEcofin.com, 22/03/2013

[Québec] Une belle grève !

Une grève interminable pour une entreprise lavalloise

Mapei. Ce nom d’entreprise ne vous dit fort probablement rien. Pourtant, 110 employés de cette usine de produits adhésifs lavalloise sont en grève depuis maintenant 10 mois. Les négociations sont au point mort depuis le mois de décembre, puisque les deux parties ne s’entendent pas sur la question des hausses salariales.

Le président du syndicat des employés de Mapei, Éric Caron, est exaspéré: «Est-ce qu’on peut s’asseoir et trouver un terrain d’entente qui n’est pas exagéré pour pouvoir régler ce conflit là? Un moment donné, il faut que ça se règle». En grève depuis le 4 mai 2012, il accuse son employeur d’être de mauvaise foi dans les négociations, et même, d’avoir utilisé des briseurs de grève.

La directrice des ressources humaines du Canada pour Mapei, Lysianne Bruneau, réfute ses allégations. Elle estime que l’entreprise a présenté des offres convenables lors des négociations et accuse le syndicat de ne pas vouloir montrer l’offre aux employés: «On veut qu’un vote se tienne sur nos propositions pour que les employés se prononcent».

Le syndicat demande des hausses salariales de 3% par année pendant trois ans. Dans l’impasse, les deux parties se retrouvent maintenant devant la Commission des relations de travail pour régler certains litiges, ce qui ne garantie en rien le règlement du conflit.

Leur presse – La Presse Canadienne (Jasmin Lavoie), 06/03/213 à 19h35