[Espagne] Résumé de la contre-manif antifasciste – Madrid, 1er mai 2013

Compte-rendu de la contre-manifestation à Chueca du 1er mai 

Le 1er mai à 18 heures, diverses organisations fascistes, toutes plus pourries les unes que les autres, ont appelé à une manifestation au départ du Tribunal, zone centrale de Madrid, très près de Chueca.

Le même jour à 17 heures, un rassemblement antifasciste a été prévu Place de Chueca. L’appel a été lancé quelques jours auparavant et sans savoir qui y répondra.

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Bien avant 17 heures, à Chuelca, un large déploiement policier se met en place, de ce fait, le rassemblement fut dès son commencement, conditionné. La stratégie adoptée pour se faire, paraît claire : épuiser les manifestant.e.s et les maintenir à cet endroit jusqu’à ce que se termine la manifestation fasciste. Mais les cris, la bonne humeur, la résistance et la dignité ne faiblissent pas et les camarades, qui durant deux heures furent encerclé.e.s par la police, restèrent uni.e.s et combattant. Aux alentours du rassemblement, divers groupes essayent de rejoindre la place en vain, perdant leur temps et ceux des fascistes.

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De ce que nous savons, il y a eu deux rencontres avec des nazis perdu.e.s. La première, quand deux d’entre eux arrivant en retard à leur rassemblement, furent aperçus rue Fuencarral (une rue piétonne, très commerciale et pleine de gens et de policier.e.s) courant les 200 mètres pour fuir un groupe d’antifascistes, et qui eurent le malheur de tomber nez à nez avec un autre groupe plus bas. Un des nazis a reçu un coup au visage par un casque que lui proposa gentiment un des camarades présent. Ils ont été sauvé par une patrouille de police qui passait pas là, mais voir un nazi demander protection à un flic, alors qu’il a un patch A.C.A.B sur sa veste, ça n’a pas de prix. La deuxième rencontre eu lieu avec le nazi qui apparaît sur les photos (ou qui disparaît, parce qu’il se fond avec ceux qui sont en bleu). Il a eu une bonne frayeur et bien sûr, il a été sauvé par la fourgonnette antiémeute. Comme on peut le voir sur les photos, la fraternisation   a bien eu lieu. À peine la porte s’est-elle ouverte pour laisser descendre les policiers qu’il était déjà monté dedans…

Où est le nazi?

Où est le nazi?

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Quand tout.e.s ceux/celles qui étaient au rassemblement à Chueca quittèrent la place après avoir été fouillé, fiché et photographié pour la plupart, ils/elles rejoignirent les autres groupes, qui étaient tenus à l’écart. Ils se dirigèrent vers le Tribunal où se produisit une altercation avec la police et où deux camarades étaient retenus. Vu qu’apparemment ils allaient être mis en détention, les gens ont barricadé la rue et ont lancé des pierres sorties d’un container destiné à la construction.Les flics ont chargé violemment, tirant des balles en caoutchouc et chassant les manifestants, arrêtant une personne, nous ne savons pas si cette personne était avec le groupe ou non. Les deux camarades qui ont été arrêté.e.s plus tôt ont été libéré.e.s, mais d’autres arrestations Plaza de Jacinto Benavente ont eu lieu, loin des rassemblements et longtemps après.

Solidarité avec les détenu-e-s.

Contre le système, démocratique ou fasciste. Pour l’anarchie.

Traduit de l’espagnol (es.contra-info) par La Voz de la Libertad

[Allemagne] Vidéo des affrontements lors de la marche néo-nazie à Dresde – 13 février 2013

Plus d’infos sur cette mobilisation antifasciste qui a rassemblé plus de 10.000 manifestant.e.s antifa de tous bords:

[Allemagne] « Les néo-nazis dehors! » – Dresde, 13 février 2013

10 à 13.000 personnes ont encerclé la ville de Dresde en formant une chaîne humaine de 3,600 km, afin de bloquer la marche néo-nazie (annuelle depuis plusieurs années) en commémoration du 68ème anniversaire du bombardement de la ville par les forces alliées le 13 février 1945.

Gedenken an die Zerstörung Dresdens

On estime que quelque 600 extrémistes de droite se sont réunis à la gare centrale de Dresde et ont été arrêtés par la police après avoir progressé de quelques centaines de mètres seulement.

En plus de cette chaîne humaine, le mouvement « Nazi Frei » a mobilisé plus de 2.500 personnes pour occuper les rues et les places de la ville.

Par ailleurs, 1.000 personnes environs s’étaient données rendez-vous à la gare centrale pour bloquer l’arrivée des néo-nazis: les fascistes ont été accueillis par des jets de boules de neige et des tirs d’engins pyrotechniques. Un policier a été transporté à l’hôpital après avoir été pointé à l’oeil par un laser.

Des incidents ont été signalés dans le secteur du stade de club de football Dynamo Dresde SG en début de soirée. Quelques heures plus tard, la police a indiqué que deux de ses agents ont été sauvagement attaqués par des individus cagoulés et souffrent de graves blessures à la têtes. Les deux policiers ont été emmenés à l’hôpital.

De nombreuses interpellations ont eu lieu durant la journée, sans avoir de chiffres précis.

Plus de 3.500 policiers venus de toute l’Allemagne ont été appelés en renfort pour cette journée.

image de l'Associated Press

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Traduit de leur presse allemande (Frankfurter Allgemeine, Deutsche Welle, 13/02/2013, handelsblatt.com 14/02/2013)

Dresde: “Les néo-nazis dehors !”

La cathédrale de Dresde témoin de deux manifestations. D’un côté une chaîne humaine de 10.000 personnes, certains brandissant des croix gammées barrées, un signal contre l’extrême-droite et la xénophobie. Les néo-nazis qui récupèrent cette commémoration – la destruction de la ville, bombardée par les alliés- pour parler de victimes allemandes. “Je pense qu’il est très important de me solidariser avec ma ville et de montrer qu’il n’y a pas de place pour les extrémistes” explique un manifestant. “Je suis ici en mémoire des victimes de la guerre et pour donner un exemple contre le racisme” ajoute cette manifestante.

Aux cris de “nazis dehors”, les manifestants pacifistes ont fait face aux néo-nazis, bien moins nombreux que les années précédentes, environ 600 personnes. Et c’est sous les sifflets que les deux courants de pensée se sont toisés, séparés par un cordon de policiers.

Leur presse – Euronews.fr, 14/02/2013 à 11h55

[Besançon] Contre la venue de Gabriac et de son groupuscule Jeunesses Nationalistes ! Vigilance antifasciste suite à l’annulation de la réunion !

Mise-à-jour (vendredi 14/12/2012 à 16h30):

Nouveau rebondissement: suite à l’appel du CAB à venir manifester devant l’hôtel Siatel de Châteaufarine, la direction de l’établissement a appelé la préfecture pour signaler nos appels à l’agitation. La police lui a clairement signifié qu’il était préférable pour lui d’annuler cette réunion fasciste prévue dans « son hôtel ».

L’appel à manifester devant l’hôtel est annulé par le CAB. Cependant, la vigilance antifa est plus que nécessaire durant ce week-end du 15 et 16/12/2012. Les fachos prévoit de maintenir leur réunion à la même heure demain soir à 18h (15/12/2012). Certains fachos s’excitent sur le net car ils ne savent pas du tout où se déroulera cette réunion.

D’autres infos à suivre.

Nous appelons à rejoindre le rassemblement en soutien aux sans-papiers et contre « la circulaire Valls » ce samedi 15 décembre 2012 à 15h00 place du 8 septembre.

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Télécharger/voir le dossier en cliquant sur l’image correspondante:

Dossier JN

Alors que dans un premier temps le directeur du Siatel certifiait qu’il avait annulé la réservation de la salle pour samedi 15/12 à 18h00, il s’avère que ce ne sont que des mensonges! il pensait certainement que la pression devant son établissement n’allait pas avoir lieu! En vain, le rassemblement à 16h00 ce samedi 15 décembre 2012 devant cet hôtel collabos des fascistes est maintenu ! Il est important de se mobiliser massivement contre ces fascistes qui cherchent à s’implanter sur Besançon et sa région.

No Pasaran ! 

[Paris] Homophobes, lesbophobes, hors de nos vies !

Homophobes, lesbophobes, hors de nos vies !

Ceux qui manifesteront à Paris le 18 novembre contre les projets de loi qui permettront le mariage et l’adoption pour les homosexuel-le-s se targuent de défendre « la famille » et « l’ordre naturel ». Qu’ils se nomment Civitas, dont le but est « l’instauration de la Royauté sociale du Christ », ou Choisir la vie, Laissez-les-Vivre, Riposte Catholique, SOS Tout Petits, etc.,  ils et elles sont les mêmes qui militent aussi contre le droit à l’avortement, y compris en cas de viol, et se félicitent d’être rejoint dans ce combat par des représentants du Front National. Ils sont de plus opposés à l’immigration, et considèrent les musulmans comme leurs ennemis.

Ces intégristes catholiques d’extrême droite, homophobes et racistes, sont certes une minorité, mais leurs idées sont malheureusement partagées bien plus largement, sous des formes plus policées. L’homophobie reste très présente dans notre société, et a des conséquences dévastatrices, le droit à l’IVG est fréquemment attaqué, et son accès concret difficile.

Nous défendons l’égalité des droits d’un point de vue très pragmatique, parce qu’elle peut permettre d’aller vers moins de discriminations. Et puis il s’agit de l’abolition de ce qu’on peut qualifier de privilèges hétérosexuels. Comme certains slogans le clament « on veut le droit de divorcer ! » ou « on veut l’adoption mais pas les mômes ! ». Nous devons pouvoir choisir de nous marier ou pas, d’avoir des enfants ou pas.

Des droits supplémentaires ne seront évidemment pas suffisant pour abattre le patriarcat. Et c’est bien le renversement de ce système de domination, dans lequel le pouvoir politique, économique et social est organisé par et pour les hommes au détriment des femmes, que visent nos luttes. Pour reprendre la célèbre formule de Simone de Beauvoir, on ne naît ni homme ni femme, on le devient. De même qu’on ne naît pas hétérosexuel. Les normes auxquelles on nous demande de nous soumettre n’ont rien de naturelles. Genre féminin, genre masculin, assignation à l’hétérosexualité : ces normes nous étouffent, nous devons les révolutionner !

C’est pourquoi nous appelons à participer aux initiatives contre l’homophobie et la lesbophobie organisées par différents groupes et collectifs, ainsi qu’aux futures mobilisations contre la marche antiavortement du 20 janvier 2013.

OLS, OCL et des militants-es libertaires

Prochaine réunion mercredi 14 novembre 19h30 au Local d’Act Up    (45 rue de Sedaine)

Reçu par mail, le 12 novembre 2012

[Angleterre] Les antifascistes en masse dans les rues de Norwich pour barrer la route à l’EDL – 10 novembre 2012

Les islamophobes et racistes de l’English Defense League comptaient manifester à Norwich ce samedi 10/11 après-midi. Mais plus de 1500 antifascistes sont descenduEs en masse dans les rues pour barrer la route à ces 200 fascistes, en criant « A qui sont les rues? – A nous! »/ « A qui est la ville? – A nous! ».

Leur déambulation n’a pu se faire une fois de plus uniquement par la force présence policière, qui les a protégés du début à la fin: de nombreux fourgons de police ont escorté leur bus à leur arrivée et au moment de leur départ.

Plusieurs affrontements ont éclaté dans plusieurs de la ville, mais à chaque fois la police arrivait sur lieux « pour séparer les deux groupes ». Il y a eu au total 4 arrestations (on ignore de quel bord viennent les interpelléEs…sans se faire d’illusions quand même^^) et quelques blesséEs.

Cette manifestation a donc eu lieu mais avec une ville sous occupation policière, ce qui montre une réaction de la population à ces fascistes qui cherchent à s’implanter dans de nombreuses villes du Royaume-Uni.

No Pasaran !

Deux vidéos en ligne ici et .

Traduit de leur presse anglaise via Indymedia UK, 10 novembre 2012

[Allemagne] La marche néo-nazie fortement perturbée à Bad Nenndorf – 4 août 2012

Les blocages retardent la marche nazie à Bad Nenndorf – Succès pour les anti-fascistes

La marche nazie à Bad Nenndorf le 4 Août 2012 a seulement pu commencer après quatre heures et demie de retard. C’est le mérite d’environ 400 contre-manifestants qui ont choisi de passer à l’étape du blocage. Ce fut à l’appel de l’Intitiative « Pas de marche nazie à Bad Nenndorf ». Cela a commencé par les blocages des voies ferrées autour de Bad Nenndorf, ce qui a fait que les néo-nazis ont dû parcourir de longues distances à pied. Un porte-parole de l’initiative a déclaré: « Les anti-fascistes ont montré qu’avec leur concept contre la marche néo-nazie annuelle, le village de Bad Nenndorf est maintenant célèbre non seulement pour sa protestation mais montre que le désordre réel est possible.[…]

En fin de compte, les nazis ont réussi à atteindre un nombre de participants de quelque 450 nazis, alors que la police a utilisé gaz poivré, matraques et chevaux pour laisser la voie libre aux nazis et dégager les manifestant-es qui bloquaient leur parcours pacifiquement. Comme les années précédentes, les néo-nazis violents ont été ré-acheminé dans le voisinage avec succès, après une chaîne de blocage durant près de 24 heures. Cela montre malheureusement une fois de plus que la police en vertu de ministre de l’Intérieur Uwe Schünemann (CDU) a plus d’intérêt dans l’application des marches néo-nazies au lieu d’utiliser une marge de manœuvre juridique par exemple, et de limiter ou d’annuler complètement leur parade. Les photos montrent ici que les néo-nazis ont été escortés par la police en petit nombre, tandis que les anti-fascistes se sont opposés aux policiers à cheval et aux attelages de chiens. […]

L’expérience de se faire bloquer semble avoir frustré les néo-nazis au point qu’ils ont annulé leur meeting autorisé à Hanovre le même soir. A 12h, les néo-nazis auraient du aller à Bad Nenndorf. Au lieu de cela, ils ont commencé vers 17h30 après des kilomètres de marche pour repartir vers 19 heures. Au moment même ils voulaient déjà être à Hanovre. […]

Photos des néo-nazishttp://lfa.blogsport.de/

Et aussi sur:  http://www.flickr.com/photos/pm_cheung/7713419338/in/set-72157630904772100/

SourceBadnenndorf.blogsport.eu (05 août 2012) via Indymedia Linksunten