[Besançon] 1er Mai Libertaire

Cliquer pour voir/télécharger l'affiche au format PDF

Cliquer pour voir/télécharger l’affiche au format PDF

[Lille] Expulsion sous camisole de deux sans-papiers grévistes de la faim le 30 décembre 2012

Communiqué de l’UL-CNT de Lille (2 janvier 2013) contre l’expulsion de 2 camarades sans-papiers

Indignée par la gravité des faits, l’Union Locale des syndicats CNT de Lille condamne fermement l’expulsion des deux camarades sans-papiers grévistes de la faim, ligotés et bâillonnés dans l’avion dimanche 30 décembre 2012 au matin.

Cet acte, indigne d’un pays se prétendant démocratique, nie une fois encore la réalité qui est celle des sans-papiers actuellement en grève pour l’obtention de leurs droits les plus élémentaires. Il traduit pour nous un refus de prendre en compte la grève de la faim ainsi que l’urgence et la gravité de la situation, tant du point de vue démocratique, que sanitaire.

Comment expliquer autrement cette décision qui vient contredire les promesses de non reconduites à la frontière faites le même jour que la réservation des billets d’avion le 28 décembre, avant même que les camardes ne soient passés en cours d’appel de Douai le 29 décembre ? Rappelons que ce 28 décembre le Tribunal de Grande Instance de Lille avaient rendu un verdict favorable à leur remise en liberté. Quelle sorte de justice peut utiliser ainsi la force et le mensonge contre des personnes en lutte pour leurs droits, et affaiblies par 58 jours de grève de la faim ? Que faudra t-il au gouvernement socialiste pour qu’il assume enfin ses responsabilités ? Des comas ? Des séquelles irréversibles ? Des décès ? Quel est le prix à payer pour obtenir l’égalité en France « pays des droits de l’Homme » ?

Nous condamnons donc fermement cette déclaration de guerre aux sans-papiers en grève, demandons sans délai le retour des deux expulsés et la régularisation des sans-papiers présents sur la liste portée par le Comité des Sans-papiers 59.

 

Grève générale en Europe – 14 novembre 2012

Manifestation monstre à Madrid au soir d’une journée anti-austérité en Europe

MADRID (AFP) – Une manifestation monstre a envahi mercredi soir les rues de Madrid, temps fort d’une journée de protestation sociale à travers l’Europe contre l’austérité, le chômage et la précarité.

Des dizaines de milliers de personnes au moins, selon des estimations de l’AFP, ont défilé dans la capitale espagnole, à l’appel des syndicats ou rassemblés par la mouvance des indignés face aux barrages de police qui protègent la Chambre basse du Parlement.

Une mobilisation contrastant avec une participation aux défilés plus timide dans les autres pays: 5.000 manifestants à Athènes, selon la police, quelques milliers en Italie, à Turin, Rome et Milan, ainsi qu’en France, à Paris notamment.

A Lisbonne où plusieurs milliers de personnes protestaient devant le parlement, la police les a délogé à coups de matraque en début de soirée après avoir été la cible de jets de pierre et d’ordures pendant une heure.

« Je suis venu protester contre les coupes partout, dans la santé, l’éducation, la hausse de la TVA, les expulsions » de propriétaires surendettés, lançait dans le cortège madrilène Javier Gomez, un employé du bâtiment de 39 ans, au chômage depuis un an.

« Nous avons la solution, les banquiers en prison », hurlaient les manifestants dans une forêt de drapeaux rouges des syndicats.

Sur le parcours noir de monde, depuis la gare d’Atocha vers le centre de Madrid, ils ont croisé une autre manifestation, à l’appel celle-ci des indignés qui prévoyaient de s’installer pour la soirée et la nuit aux abords du Congrès des députés.

Là, derrière les barrières, une dizaine de fourgons de police protégeaient l’accès à la Chambre basse, les agents déployés sans casque ni bouclier.

Les manifestants leur faisaient face derrière les barrières, pour beaucoup des jeunes portant des pancartes: « España desahuciada », (Espagne expulsée), allusion au drame des expulsions qui ébranle le pays, ou encore « Mariano go home », un appel à la démission du chef du gouvernement de droite Mariano Rajoy, « Crise?, Hold-up! ».

Depuis le matin, l’Espagne, quatrième économie de la zone euro étranglée par un chômage de 25% et une pauvreté grandissante, vivait au ralenti pour la deuxième grève générale depuis l’arrivée au pouvoir il y a moins d’un an du gouvernement Rajoy. Environ 120 manifestations étaient prévues dans le pays.

Cette journée, à laquelle des millions de salariés ont répondu en faisant grève, selon les syndicats, s’inscrivait dans une mobilisation européenne contre les politiques d’austérité menées par plusieurs gouvernements, marquée par une autre grève générale au Portugal.

Alors que la croissance dans la zone euro devrait rester au point mort (+0,1%) en 2013, selon la Commission européenne, le Fonds monétaire international a lui-même averti récemment que les politiques d’austérité risquaient de devenir « politiquement et socialement intenables ».

Le président de la confédération allemande des syndicats (DGB), Michael Sommer, a lui mis en garde mercredi contre les politiques d’austérité dans les pays de l’Europe du sud.

« En Grèce, en Espagne, au Portugal, est pratiquée une politique d’austérité sur le dos des gens (…) On détruit ces pays à coup d’économies. (…) C’est pour cela qu’il y a cette résistance, cette révolte », a-t-il dit.

Alors qu’en Espagne, le service minimum limitait les perturbations liées à la grève générale, quelques incidents avaient éclaté plus tôt dans la journée , la police repoussant des manifestants à coups de matraques et en tirant en l’air des balles en caoutchouc.

82 personnes ont été interpellées et 34 blessées dans des incidents isolés à travers le pays, selon le ministère de l’Intérieur.

En Italie, un policier a été grièvement blessé à Turin, roué de coups par des autonomes, et cinq autres plus légèrement à Milan dans des heurts en marge des manifestations.

Un arrêt de travail de quatre heures était observé dans ce pays, et des débrayages de quelques heures également en Grèce.

« L’Europe se réveille aujourd’hui, de Rome à Madrid et Athènes », lançait Mario Nobile, un étudiant italien de 23 ans.

Le Portugal lui aussi tournait au ralenti, avec les trains et métros à l’arrêt et de nombreux avions cloués au sol, lors de cette journée de protestation contre les mesures d’austérité du gouvernement de centre-droit.

« La ‘troïka’ dehors », clamaient des affiches réclamant le départ des créanciers du Portugal qui évaluent actuellement les mesures d’austérité mises en oeuvre par le gouvernement en échange de l’aide internationale de 78 milliards d’euros, accordée au pays en mai 2011.

Images et vidéos de Madrid:

Pris de leur presse (AFP), 14/11/2012 à 21h21

Espagne: incidents en fin de manifestations à Madrid et Barcelone

MADRID – Des incidents ont éclaté mercredi soir à Madrid et Barcelone où la police a chargé, en tirant des balles en caoutchouc, des manifestants qui leur avaient lancé des projectiles, à la fin des défilés qui ont rassemblé des centaines de milliers de personnes contre l’austérité.

A Madrid, la police, déployée en masse, a riposté à des jets de projectiles, pierres, bouteilles de verre et pétards près du Congrès des députés, a rapporté une journaliste de l’AFP.

Les manifestants se sont dispersés en allumant sur leur passage des feux de poubelles et de barricades, provoquant l’intervention des pompiers, ou brisant des vitrines comme celles de deux agences bancaires.

Par la suite, les affrontements se sont poursuivis près de la gare d’Atocha où des petits groupes ont cassé les vitrines d’au moins deux magasins et d’un abribus. La police a chargé en tirant des balles de caoutchouc par terre et en l’air.

A Barcelone, où la manifestation a réuni des dizaines de milliers de personnes, la police a aussi tiré des balles de caoutchouc pour disperser un groupe de jeunes qui étaient parvenus, devant la cathédrale, à incendier une fourgonnette de police avec un cocktail molotov, ont rapporté des journalistes de l’AFP.

Il y a eu un moment de tension, a indiqué une porte-parole de la police catalane, sans plus de précision, ajoutant que 22 personnes ont été interpellées dans la région, dont 19 à Barcelone.

Des centaines de milliers de personnes ont manifesté mercredi soir à Madrid ainsi que dans de nombreuses villes d’Espagne, temps fort de cette journée de grève générale organisée par les syndicats contre la politique d’austérité menée par le gouvernement de droite, dans le cadre d’une mobilisation européenne.

En marge du défilé syndical, des centaines de manifestants s’étaient rassemblés aux abords de la Chambre basse du Parlement, transformée en camp retranché derrière un dispositif policier massif et devenue la cible de la mouvance des indignés.

Au total, 142 personnes ont été interpellées en Espagne lors de cette journée et 74 blessées, dont 43 policiers, selon le ministère de l’Intérieur.

Leur presse – Romandie.com (AFP), 14/11/2012 23h19

Images de Barcelone:

A Bilbao:

A Mercabarna:

A Salamanque:

En Italie:

A Turin:

A Rome:

A Londres:

[Besançon] Sans-papiers en 2011 la gauche te soutient, en 2012 elle t’expulse ! Rassemblement 10/11/2012 à 16h30 Place Pasteur

Cliquez sur l’affiche pour la télécharger en format PDF

Sans papier en 2011 la gauche te soutient, en 2012 elle t’expulse !

Pendant ces 5 dernières années, les sans-papiers et les migrant-e-s n’ont cessé d’être contrôlé-e-s, chassé‑e-s, battu-e-s et expulsé-e-s. À Besançon ou dans les autres villes, la traque contre les “indésirables » était quotidienne. C’était le temps du régime Sarkozy. Mais aujourd’hui nous sommes en pays “socialiste” ! Tout va mieux ! Quoique…Ceux qui, il y a trois mois encore, étaient de farouches défenseurs des droits des Roms et qui fustigeaient les politiques inhumaines de la droite semblent prendre le relais des Hortefeux et Guéant, ces « anciens » militants de l’extrême droite radicale.

En effet, le 12 juillet, la mairie de Dijon, assistée de l’État, a expulsé d’un squat 225 demandeurs d’asile, tout cela pour pouvoir mieux spéculer sur les terrains municipaux. Ensuite le jeudi 9 août 2012, l’État socialiste a organisé l’évacuation de plus de 300 Roms séjournant sur des terrains municipaux à Villeneuve d’Ascq et Hellemmes, grâce à la coopération du Grand Lille présidé par Martine Aubry. Par ailleurs, les expulsions se multiplient dans tout le pays : 240 personnes ont même été expulsées par charter à Lyon.
Manuel Valls mène, selon ses propres mots, une croisade contre « des organisations criminelles », reprenant la confusion qu’entretient le FN entre les victimes du trafic que sont les Roms et les quelques trafiquants qui ne sont jamais visés. De plus, l’argument des conditions de vie déplorables dans les camps de Roms pour mieux faire passer la pilule des expulsions n’est accompagné d’aucune mesure de relogement durable. En effet la plupart du temps l’hébergement d’urgence, dont les conditions d’accueil se sont encores dégradées, est la seule solution proposée, on voit ici le gouffre entre les discours pleins de compassion et la dure réalité dans laquelle sont jetés les sans papiers.

Même la commission européenne à la suite de cette vague de harcèlement, a de nouveau placé la France sous surveillance afin de s’assurer que la France respecte ses engagements en matière de respect des droits fondamentaux des individu-e-s.Pour la CNT, il est intolérable de constater de tels agissements, qui plus est de la part d’un gouvernement qui a su leurrer de nombreuses personnes à grand renfort de discours humanistes, mais qui ne fait que perpétuer les politiques racistes menées par l’UMP ces dernières années.

Nous soutenons les initiatives qui permettront aux Roms expulsé-e-s de retrouver un logement décent et qui leur permettront de vivre là où bon leur semble. Pour nous, cette lutte ne peut être efficace et démocratique que par l’auto-organisation des Roms pour la reconquête de leurs droits les plus élémentaires.

Alors que la “crise » du capitalisme creuse de plus en plus les inégalités sociales et prive des milliers de personnes de leurs emplois, nombreux sont celles et ceux qui souhaitent rejeter la faute sur les étranger‑e‑s, les sans-papiers, les migrant-e-s, les Roms etc. Nous ne sommes pas dupes de cette manoeuvre et savons pertinemment que celui qui nous exploite n’est pas le ou la collègue immigré-e, mais les patrons qui s’engraissent sur nos défaites.

Internationaliste, la CNT Besançon réaffirme son attachement à la liberté de circulation et d’installation des individu-e-s et souhaite la mise en place d’un véritable rapport de force permettant d’exiger la fin de ces politiques discriminatoires et obtenir des logements décents pour les Roms. Les travailleur-se-s n’ont pas de pays, les travailleurs-se-s n’ont pas de patrie ! Solidarité internationale !

Des papiers pour tous ou pas de papiers du tout!

Télécharger le tract en format PDF

RASSEMBLEMENT – SAMEDI 10 NOVEMBRE 2012

16H30 PLACE PASTEUR à BESANCON

Source: Syndicat CNT 25

Non aux suppressions d’emplois chez PSA : pour la grève reconductible dans l’ensemble du groupe et le blocage total de la production !

Grève chez PSA Metz Borny

Communiqué de presse des sections CGT et CNT:

Alors que la direction de PSA a annoncé le Jeudi 12 Juillet près de 8 300 suppressions d’emplois, incluant la fermeture d’Aulnay, une facture salée de 1500 postes perdus pour Rennes et des coupes dans les services administratifs, la recherche et le développement, les organisations CGT et CNT ont débuté la mobilisation aujourd’hui.

En solidarité avec tous les camarades licenciés à travers la France, les militants de nos organisations se sont retrouvés aujourd’hui dans la grève afin d’informer les collègues de la situation.

Nous dénonçons la manipulation de la direction de PSA qui cherche à faire croire que seuls les sites d’Aulnay et Rennes seront touchés.

Alors que la direction parlait encore hier que de départs volontaires, voilà qu’elle annonce aujourd’hui la mise en place d’une procédure de licenciements collectifs pour motifs économiques à Aulnay et à Rennes.

Pour les organisations CGT et CNT, c’est inacceptable. Elles se retrouvent pour refuser toute suppression d’emploi de quelque nature que ce soit. Elles affirment que seule la solidarité de tous les travailleurs et de toutes les travailleuses du groupe sera à même de faire barrage à cette politique anti sociale. N’oublions pas l’impact direct dans les bassins d’emplois concernés par ces mesures : sous traitances, intérimaires, commerces de proximités…… Encore une fois, ce sont les classes populaires qui sont victimes.

Nous rappelons et dénonçons par ailleurs les propos de Mr VARIN tenus hier à la sortie du CCE, suite à son refus d’accepter une aide de l’Etat « Nous avons une sécurité financière importante, ce qui fait que ce sujet n’est pas à l’ordre du jour ». Si tel est le cas, comment justifier ces milliers de suppressions d’emploi si ce n’est par le besoin inassouvis de toujours plus de profits pour les actionnaires et la familles Peugeot ?

C’est parce que nos organisations refusent cet état de fait qu’elles vont continuer à construire la mobilisation et le rapport de force afin de faire plier la direction de PSA et d’obtenir le retrait de son plan de démolition sociale.

Aulnay, fer de lance des revendications et des luttes sociales et émancipatrices dans le groupe organise d’ores et déjà la riposte pour le mois de Septembre. Les organisations CGT et CNT appellent l’ensemble des salarié-e-s du site à amplifier le mouvement solidaire et revendicatif afin de gagner la lutte qui en amènera bien d’autres.

Metz, le 13 Juillet 2012

Le tract de la CNT Moselle: 

Source: CNT 57

Après l’officialisation du plan de licenciements et de fermeture par Varin, la colère gronde à PSA

[Besançon] En solidarité avec la lutte des mineurs des Asturies – 14 juillet 2012

Une dizaine de personnes s’est rassemblée devant le consulat d’Espagne à Besançon, qui est honoraire et pour cause: les manifestant-e-s ont trouvé la porte close une fois de plus (la dernière fois) et ont donc laissé quelques traces de leur passage dans le bâtiment en collant quelques autocs évoquant solidarité internationale et lutte de classes.

Le petit groupe s’est ensuite dirigé vers le pont Denfert Rochereau, histoire d’exposer à la vue du plus grand nombre de bisontin-e-s présent-e-s dans les rues de Besançon en ce début d’après-midi, la banderole de la CNT 25 empruntée pour cette action.

Pour finir, les manifestant-e-s se sont posté-e-s devant la banque du CA avec la banderole (un aperçu) durant quelques minutes, entre discussions avec les passant-e-s et lancé de pétards….

Toute notre solidarité avec les 8000 mineurs asturiens en grève depuis un mois et demi, qui se défendent avec courage et détermination face aux charges de la garde civile, toujours plus équipées et toujours aussi brutales (plus de 40 blessé-e-s du côté des manifestant-e-s lors de la manifestation de Madrid du 11/07/2012!)

Les barricades bloquent les routes mais ouvrent la voie !

Face à l’austérité, grève générale !

Mur à proximité de la gare de Besançon-Viotte ce samedi 14 juillet 2012

Petit clin d’oeil à Toufik de Planoise, à qui j’ai piqué la première photo et qui a également fait un compte-rendu de l’action

Des actions de solidarité avec la grève des mineurs ont eu lieu à Boulogne-s/-Mer

[Besançon] Manifestation bruyante en solidarité avec la révolte sociale au Québec dimanche 24 juin 2012

Solidarité avec la révolte sociale au Québec !

Depuis le 13 février 2012, les étudiant.e.s québecois.e.s sont massivement en grève contre la hausse des frais de scolarité, ce qui correspond à une augmentation de plus de 75% prévue sur 5 ans. Grâce à une série d’assemblées générales massives, les syndicats étudiants (la FEUCQ, la FECQ et la plus combative CLASSE) et certaines facultés spécifiques de ces écoles ont maintenu leur décision de faire grève, tout en fixant leurs revendications propres. De nombreuses assemblées générales ont voté la grève générale illimitée jusqu’à la gratuité scolaire (avec plus de 150.000 étudiant-e-s en grève illimitée).

Alors que dans un premier temps le gouvernement de Charest refusait tout dialogue, les négociations ont été ouvertes fin avril dans le but d’étouffer les actions contre la hausse, la CLASSE signant une «trêve» dans la mobilisation durant les négociations. Mais une grande partie des étudiant.e.s n’ont pas tenu compte des «consignes» des bureaucrates d’associations étudiantes et sont descendu.e.s dans la rue aux cris de « négocier, c’est se faire fourrer! », échappant ainsi au contrôle de ces associations et les poussant encore plus à accentuer la lutte contre le gouvernement.

Des actions de sabotage ont eu lieu dans le métro de Montréal, des banques ont été attaquées et de nombreuses manifestations se sont soldées par des affrontements avec la police et de nombreuses arrestations (selon le Collectif Opposé à la Brutalité Policière, environ 3000 arrestations ont été comptabilisées au 29 mai 2012 lors des protestations étudiantes).

De la lutte étudiante émerge une lutte anti-capitaliste, rassemblant les travailleur.euse.s en grève, syndicalistes, écologistes, communistes, anarchistes ou simples révolté.e.s… Ainsi plusieurs actions ont été menées contre le sommet du Plan Nord qui s’est déroulé le 20 avril 2012 à Montréal. Ce projet consiste à coloniser les peuples autochtones du nord du Canada et y développer de nombreuses exploitations industrielles. Dernièrement, du 6 au 10 juin 2012, à l’appel de Convergences des Luttes Anti-Capitalistes, de féministes et d’étudiant.e.s, plusieurs manifestations contre la tenue du Grand Prix de F1 se sont déroulées à Montréal: elles visent à dénoncer le sexisme de ces « festivités » de la F1, les milliards injectés par l’Etat pour cet évènement au détriment de l’éducation ainsi que le symbole machiste et capitaliste qu’il représente.

Le 18 mai 2012, la répression d’Etat a franchi un nouveau cap avec l’adoption de deux nouvelles lois. La première est la loi « anti-masque » qui interdit le fait de se masquer durant les manifestations et qui menace d’amendes allant de 1000 $ à 5000 $.
La deuxième est la loi 78 dite « loi spéciale » qui exige que toute manifestation publique de contestation populaire se soumette à un contrôle minutieux par l’État. Pour toute manifestation, partout au Québec, les organisateurs doivent présenter l’heure de départ et le trajet complet à la police locale, au moins huit heures à l’avance.
Si cela n’est pas fait, la manifestation est déclarée illégale et les organisateurs s’exposent à de lourdes amendes (amende variant de 7000 $ à 35 000 $ pour tout organisateur et organisatrice, porte-parole, ou membre d’une association étudiante qui bloque l’accès aux classes ou qui encourage d’autres à le faire). L’amende sera comprise entre 25 000 $ et 125 000 $ pour toute association étudiante reconnue coupable d’encourager ou d’organiser des perturbations ou des blocages et sera doublée en cas de récidive.

Ces lois liberticides ont provoqué encore plus de colère parmi la population et les contestations se sont amplifiées à Montréal, mais aussi dans plusieurs villes de province du Québec. Ainsi, ce sont plus de 500.000 personnes qui sont descendues dans les rues de Montréal le 22 mai 2012 contre les lois répressives et en solidarité avec les étudiant.e.s en lutte. Des habitant.e.s sortent de partout sur leurs balcons en cognant sur leurs casseroles, comme en Argentine, en Islande… Des petites manifs ou assemblées de quartier ont lieu spontanément.

Au delà de la solidarité qui unit toutes celles et tous ceux qui, dans le monde, se battent contre l’injustice, la lutte des étudiant.e.s du Québec est aussi notre lutte. Non seulement parce qu’il s’agit d’une lutte contre les mêmes politiques d’austérité que nous subissons en Europe, mais aussi parce que, là-bas comme ici, alors que nous devons nous préparer à des luttes de plus en plus dures face aux attaques contre nos droits sociaux et les politiques d’austérité, les gouvernements et le patronat répondent de la même façon : par la répression et la remise en cause de nos droits comme le droit de grève et de manifestation. Après la loi spéciale du Québec pour casser le mouvement étudiant, c’est le gouvernement canadien qui, fin mai, a décrété une loi spéciale pour forcer à la reprise du travail les 5.000 cheminots en grève du Canadien Pacifique.

C’est exactement les mêmes politiques que nous subissons en Europe et en France. Sans parler de l’acharnement, des pressions et des licenciements que subissent bien des militant.e.s ouvrier.e.s et travailleur.euse.s combatif.ve.s dans les entreprises, le précédent gouvernement a limité le droit de grève au nom du « service minimum » dans des secteurs comme les transports publics et l’éducation. Lors de la lutte de l’automne 2010 contre la casse des retraites, c’est par une loi de réquisition et des menaces de prison ferme que le gouvernement a brisé la grève des ouvrier.e.s des raffineries, et en décembre 2011, on a vu l’utilisation de policiers pour casser la grève des travailleur.euse.s des entreprises privées de la sécurité aéroportuaire pour leurs salaires.

Face aux politiques d’austérité, aux attaques contre le monde du travail et la population, aux licenciements massifs, à la dégradation de nos conditions de vie et de travail, à la hausse des prix et à des salaires qui ne nous permettent plus de vivre, nous n’avons pas d’autres choix que de nous battre. Défendre inconditionnellement le droit de grève et de manifestation, c’est défendre les seules armes dont nous disposons pour faire face aux patrons et aux gouvernements. La solidarité avec la lutte des étudiant.e.s du Québec, c’est refuser, des deux côtés de l’Atlantique, les mêmes politiques d’austérité et les mêmes restrictions de nos libertés.

Ce 24 juin 2012, journée internationale de solidarité avec la lutte étudiante au Québec, soyons nombreu.se.s à descendre dans la rue bruyamment avec nos casseroles!

La solidarité est notre arme!

le_tract_solidarite_avec_la_revolte_sociale_au_quebec_en_pdf

CNT 25AMEBInitiative Communiste Ouvrière 

Et juste avant de partir en manif, venez partager un repas vegan avec le collectif Food Not Bombs bisontin à partir de 12h30 !

 

Cliquez sur l’image pour accéder au blog du Resto Trottoir