[Mexique] Rapport de l’audience des Femmes dénonçant le cas Atenco

Rapport de l’audience des Femmes dénonçant le cas Atenco devant la Commission Inter-américaine des Droits Humains.

Compagnons et compagnes de la Sexta nationale et internationale

Compagnons et compagnes du Réseau contre la Répression et pour la solidarité

À tous et à toutes les compagnons et compagnes solidaires qui nous ont accompagnées dans cette lutte qui est à nous tous et toutes :

Au mois de mars dernier, nous nous sommes présentées à la Commission Inter américaine des Droits Humains (CIDH) pour donner notre témoignage, en affrontant la nombreuse délégation de l’État mexicain. Dans ce contexte, nous avons fait appel aux personnes solidaires pour qu’elles nous envoient des photos et des lettres de solidarité. La réponse a été très grande ; elle est venue de tous les coins du Mexique et de plus de 10 pays qui, à travers leurs actions, nous ont accompagnées. Aujourd’hui nous voulons vous informer du déroulement de cette audience ainsi que des événements qui vont suivre.

Le 14 mars dernier, à Washington, a eu lieu au siège de la Commission Inter-américaine des Droits Humains l’audience publique du témoignage concernant le cas #12 846 « Mariana Selvas Gómez et les autres compagnes » contre l’État mexicain. Il portait sur les actes de torture physique et sexuelle, les arrestations arbitraires et les autres graves violations aux Droits Humains commises par des fonctionnaires d’État à l’encontre des 11 femmes plaignantes, et perpétrées durant les opérations policières qui ont eu lieu à Texcoco et San Salvador Atenco, État du Mexico, en mai 2006.

Cette audience s’est déroulée en trois parties. La première était un témoignage de notre compagne Italia Méndez, plaignante, représentant les 11 femmes qui portent plainte. La deuxième concernait les plaidoiries de nos avocates représentées par Alejandra Nuño et Stephanie Erin Brewer, du Centre pour la Justice et le Droit international CEJIL, et du Centre de Droits de l’homme Agustín Pro Juárez.

La troisième partie était la plaidoirie de l’État mexicain, représenté par Lía Limón, sous-secrétaire des Affaires Juridiques et des Droits Humains du Ministère de l’intérieur (SEGOB) du Gouvernement du Mexique, et par Juan Manuel Gómez Robledo Verduzco, sous-secrétaire des Affaires Multilatérales et des Droits Humains du Ministère des relations extérieures du Mexique (SRE). Ces deux représentants ont signalé qu’ils avaient l’intention de s’excuser et ont demandé à la commission son intervention pour trouver une sortie alternative ou « amicale », en exigeant le droit d’offrir cette alternative et, ainsi, passant outre notre droit en tant que plaignantes d’obtenir justice, vérité, mémoire et réparation.

Par une lettre, signée par toutes les femmes plaignantes de ce cas, qui a été lue à voix haute par Italia Méndez, nous avons informé la commission que « Nous ne voyons pas de possibilité et ce n’est pas notre désir d’explorer une solution amicale. En effet, l’État a démontré pendant plus de six ans son incapacité à répondre à nos demandes de vérité et de justice, non seulement parce que les seules actions qu’il ait menées visaient notre dénonciation au niveau inter-américain et international, mais aussi parce qu’il continue de répandre une fausse information sur ce qui s’est passé à Atenco et sur la recherche de justice. En effet, la position de l’État est qu’il a déjà permis un accès à la justice, alors que dans les faits ce cas est resté impuni. C’est pourquoi nous ne pouvons pas attendre de progrès de la part de l’État : au contraire, l’accès plein à la justice que l’État aurait pu offrir dans un premier temps, serait, aujourd’hui au point où nous en sommes, pratiquement impossible à atteindre. »

L’audience s’est conclue avec l’intervention du Procureur de Justice de l’État de Mexico, qui a fait preuve de démagogie et a gaspillé les dernières minutes de l’audience en ne prononçant que des mots vides de sens qui ne transmettaient rien.

Nous demandons à la commission d’émettre son rapport de fond rapidement.

Alors que ce litige international suit son cours, au Mexique un processus pénal est mené contre deux policiers qui seraient supposément les responsables du transfert vers la prison de Santiaguito, transfert durant lequel de nombreux actes de torture ont eu lieu. Ce procès réveille de nouveaux soupçons quant à la simulation de l’État dans ses investigations, puisque les ordres d’arrestation ont été émis dans le contexte d’une enquête réalisée par le Comité pour l’Élimination de la Discrimination de la Femme (CEDAW, son sigle en anglais) au niveau de l’État mexicain.

C’est à New York, la veille de sa rencontre avec le CEDAW, que l’État Mexicain a publiquement annoncé, que des ordres d’arrestation avaient été émis contre trois policiers et qu’à l’heure de la comparution, il avait déjà arrêté deux policiers et qu’un troisième était décédé.

Maintenant, nous savons que bientôt nous serons appelées à nous présenter à une confrontation avec les policiers inculpés, ce qui est très dur pour nous, puisque nous connaissons les pratiques de victimisation de la part des autorités. Nous ne refuserons pas de participer à ce procès, nous irons et soutiendrons le regard et donnerons notre témoignage, parce qu’il y a 7 ans, nous avons décidé de ne pas accepter l’impunité, le silence et l’oubli.

Nous vous lançons à nouveau un appel à rester attentifs/ves, à nous accompagner et à prononcer votre solidarité en ce moment difficile et douloureux.

C’est par la solidarité et le soutien mutuel que nous avons réussi à cheminer jusqu’à maintenant. La dénonciation sociale que nous avons fait avancer depuis 2006 a donné des fruits extraordinaires dans la construction de la vérité et de la mémoire. Nous continuerons en avant d’un pas ferme parce que nous marchons coude à coude avec vous.

Contre la répression politique !

Contre la torture sexuelle !

Femmes dénonçant le cas Atenco

Traduit par les trois passants et Valérie.

*Pour plus d’infos sur les femmes dénonçant le cas Atenco

Source (en espagnol)enlace Zapatista

Transmis par mail, 09/05/2013

[Nantes] Riposte antifasciste face aux homophobes et réacs’ (18 et 20 avril 2013) : soutien au camarade arrêté lundi 22/04 à 14h devant le tribunal

Bref retour sur la manifestation contre l’homophobie du samedi 20 avril :

Après un rassemblement insitutionnel place Royale, réunissant plus de 1500 personnes, des révolté-e-s ont décidé qu’il ne fallait pas en rester là. Ne plus laisser la rue aux fachos. Une manifestation sauvage rassemblant entre 100 et 200 personnes a déambulé dans le centre ville en criant des slogans antifascistes et contre l’homophobie.

De nombreux-euses passant-e-s ont applaudi le cortège.

Après un passage devant la cathédrale, le cortège est reparti vers Bouffay sans croiser de nervis d’extrême droite.

Fachos, hors de nos vi(ll)es ! Vous n’êtes pas les bienvenus à Nantes.

Agrandir la photo

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A suivre…

Source: compte facebook de Nantes Révoltée

Voir le compte-rendu de la mobilisation antifasciste qui a eu lieu à Nantes dans la soirée de jeudi 18 avril 2013:  18 avril : la police nantaise attaque la manifestation contre l’homophobie

 De plus, un camarade a été arrêté par les flics lors de cette même mobilisation: il passe au tribunal lundi 22/04/2013 à 14h00 

[Manifs réactionnaires et homophobes] Pour une riposte antifasciste immédiate !

! NO PASARAN !

Pour une riposte antifasciste immédiate

Les violences homophobes se multiplient, la coordination des mouvances fascistes se renforce, les manifestations de masse réactionnaires approuvent et appellent à la guerre civile. A cela une seule réponse possible : stoppons l’ennemi fasciste !

Depuis l’automne 2010, le mouvement social ne se relève pas en France, subissant les compromis des centrales syndicales avec le PS au pouvoir, et la répression médiatique et policière instantanée au moindre soubresaut populaire. Remplissant sa fonction historique comme cela est le cas en Italie, au Portugal, en Espagne et en Grèce, le PS collabore avec le Capital pour nous imposer leur crise par de violentes offensives patronales. Ceux de PSA, de Goodyear et de ArcelorMittal en sont parmi les premières victimes, se défendent de manière dispersée et isolée, face à l’austérité à grande échelle qui menace. Crève, ou crève : voilà leur message pour notre avenir proche et à terme. Tandis que des ministres crapules cachent des comptes secrets en Suisse et ailleurs de plusieurs dizaines de millions d’euros !

Qui plus est, la seule dynamique sociale qui s’anime en ce printemps 2013 est une dynamique fasciste. Depuis des décennies, nous n’avions pas connu une telle connivence et coordination, politique et de terrain, entre toutes les forces d’extrême-droite existantes, qui parviennent aujourd’hui à créer un mouvement social-fasciste commun et ascendant. Du prétexte réactionnaire de départ contre l’égalité des droits et le mariage homosexuel, les forces fascistes et identitaires se sont rassemblées pour prendre l’avantage et mener actions et manifestations de masse. Ils parviennent actuellement à élargir leur champ d’action en posant la question du chômage et de la crise, pouvant permettre d’ouvrir les portes au fascisme. De Lyon à Paris, de Nancy à Marseille, nous subissons toujours davantage les coups répétés des groupes nazis à l’encontre de camarades antifas, des roms, d’homosexuels et des personnes d’origine immigrée. Les groupes fascistes multiplient actions de ratonnade et menaces permanentes en une terreur de rue contre tous ceux qui n’appartiennent pas à leur monde consanguin. Comme il y a toujours eu, mais cette fois soutenus et appuyés par un mouvement de masse de défense de la bourgeoisie. Car le fascisme est aussi un mouvement de masse, de la masse ennemie.

Ils en appellent maintenant au sang et à la guerre civile. Qu’ils sachent que la guerre civile, nous y sommes déjà et que nous répondrons au sang par le sang.

L’heure est à la riposte. Empêchons les fascistes d’occuper la rue, harcelons leurs modes d’implantation, ne les laissons pas faire loi. Nous sommes la vie, nous sommes légion, nous sommes partout. Si nous faisons l’erreur de sous-estimer la menace fasciste aujourd’hui, nous subirons rapidement un écrasement équivalent à celui quesubissent nos amis de Grèce.

Nous gardons en tête que l’ennemi fasciste demeure l’allié privilégié de l’Etat et du Capital, qu’il n’y a à traiter avec eux que par une ligne de front. Nous devons rester déterminés, organiser des Comités d’autodéfense sociale et antifasciste dans chaque ville et dans chaque quartier. Ne leur laisser aucune marge d’action ni aucun répit. Car derrière le combat contre le fascisme se tient toujours le combat frontal contre le capitalisme et ses structures d’exploitation, de domination et de répression.

Bloquons les convois de militants fascistes partant en bus des provinces pour se rendre à Paris lors des manifestations réactionnaires de masse. Reprenons la rue, non plus pour l’égalité des droits, mais contre l’avènement en force du fascisme.

Ils nous déclarent la guerre : la solidarité sera notre arme, la détermination notre force.

Réseaux Communistes Libertaires Autonomes/ groupes Nancy-Paris-Lyon-Strasbourg.

Le texte en fichier PDF

Reçu par mail, 20 avril 2013

[Lyon] Journée d’info sur l’exploitation animale – Fac de Lyon II (site de Bron), mercredi 3 avril 2013

Journée d’info sur l’exploitation des animaux

Ce mercredi 3 avril 2013, une journée contre l’exploitation animale au forum de la fac de Lyon2 sur le site de Bron.

affiche vegan2

Au programme:

  • tables d’info antispéciste, No TAV, féministe, libertaire mais aussi bouffe vegan midi,
  • zone de gratuité (ramène tes fringues et viens en chercher d’autres!),
  • café/thé, crêpes en continue.
  • A 13h00, il y aura une session Hip-Hop/graff ouverte à tou.te.s.

Nous sommes vegan parce que les animaux sont des êtres sensibles ayant des intérêts comme ceux de vivre, ressentir du plaisir, évoluer en accord avec la nature sociale, et que les en priver sous le prétexte de notre différence d’appartenance à une espèce n’est pas légitime et constitue une discrimination arbitraire. Terroriser, exploiter, tuer des êtres fragiles et sans défense pour notre plaisir culinaire, vestimentaire ou autre, est une idée qui nous révolte.

Il n’y a pas de hiérarchie dans les luttes, battons nous contre toutes les dominations !

Les bénéfices de cette journée iront à la création d’un Food Not Bombs sur Lyon. Toute aide est la bienvenue, n’hésitez pas à nous contacter pour plus d’infos !

Contact: jokered[At]riseup[point]net

Transmis par mail, 27 mars 2013

[Rennes] Une librairie indésirable….

Rennes. Une librairie religieuse régulièrement vandalisée : la colère de la gérante

 La librairie Saint-Germain, spécialisé dans les ouvrages religieux et les icônes, et située 6, rue Nationale, à deux pas du Parlement, à Rennes, est victime de dégradations régulières. La gérante est exaspérée.

« Tous les jours, dès que j’arrive dans la rue, je me demande ce que je vais encore trouver sur ma vitrine », s’exaspère Hélène Le Mestre, la gérante de la librairie Saint-Germain.

« Tous les jours, dès que j’arrive dans la rue, je me demande ce que je vais encore trouver sur ma vitrine », s’exaspère Hélène Le Mestre, la gérante de la librairie Saint-Germain.

Angoisse tous les jours

« Tous les jours, dès que j’arrive dans la rue, je me demande ce que je vais encore trouver sur ma vitrine. »

Hélène Le Mestre, la gérante de la librairie Saint-Germain, spécialisé dans les ouvrages religieux et les icônes, et située 6, rue Nationale, à deux pas du Parlement, à Rennes, est en colère. « Ma vitrine a encore été cassée dans la nuit de vendredi à samedi. Cela s’était déjà produit en août. »

Tags, injures, crachats…

À chaque fois, les vandales ne volent rien. « C’est pour casser », déplore Hélène Le Mestre. La gérante de la libraire Saint-Germain explique que sa vitrine est victime de dégradations régulières : tags, inscriptions, injures, crachats…

« A un moment donné, quelqu’un venait uriner sur la serrure toutes les nuits. Et il y a deux mois, des personnes se sont amusées à vider un extincteur sur les carreaux. On a passé deux heures à nettoyer. »

Des dégradations en rapport avec le caractère religieux de son commerce ? « Je ne sais pas », avoue la gérante.

Hélène Le Mestre ne comprend pas que la rue ne soit pas surveillée par des caméras. « Je suis convaincue qu’avec de la vidéosurveillance, ces actes de vandalisme prendraient fin. »

Leur presse – Ouest France.fr, 18/02/2013

[Besançon] Un samedi après-midi d’agitation contre les cathos et homophobes de tous poils – 2 février 2013

Ce samedi 2 février 2013, la droite (et plus vu l’affinité) appelait à manifester contre le mariage homosexuel et défendre le modèle familial patriarcal et hétéro-normé. Les organisations d’extrême-droite du Bloc Identitaire, des cathos intégristes de Sos-Tout-Petits et du groupuscule néonazie Werwolf Sequania étaient également présents. Aucun appel à une contre-manif pour l’égalité des droits n’était prévu. Seulement, un collage massif a été fait durant la fin de semaine, qui appelait clairement les habitant.e.s de Besançon à venir perturber leur défilé.

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Banderole accrochée sur les grilles du chantier du tram en bas de Battant

Banderole accrochée sur les grilles du chantier du tram en bas de Battant

De 13h à 15h, la CNT25 a tenu une table de presse devant la Poste rue Battant, tandis que plusieurs petits groupes organisés de manière autonome ont sillonné le centre-ville en distribuant des flyers et collant de nombreuses affiches sur le « parcours de manif » des homophobes (celui-ci ne sera jamais clairement défini, du fait que les flics aient modifié leur trajet selon notre présence dans le secteur).

Certains groupes antifa ont tenté d’attaquer le cortège où de nombreux néo-nazis étaient clairement identifiés:

Silencieux les fafs lors de l'altercation verbale avec les contre-manifestantEs. Kevin Spano, un des fachos à l'origine de la marque commerciale néonazie Werwolf Sequania

Silencieux les fafs lors de l’altercation verbale avec les contre-manifestantEs. Kevin Spano, un des fachos à l’origine de la marque commerciale néonazie Werwolf Sequania

Les néonazes de Werwolf Sequania étaient bien présents (dont on aperçoit Teddy Mairet, le petit avec les gants qui est au milieu de cette photo: http://fafwatchfc.noblogs.org/files/2012/06/bandefafbesak.jpg)

De nombreux compagnons ont réussi à s’infiltrer dans leur cortège, qui partait de la gare d’eau (où se trouve le comico, ce qui en dit long…).

La ville était sous occupation des keufs en tous genres (BAC, civils, Police Nationale avec ou sans tenue anti-émeute…). Et finalement, les fachos n’ayant pas bronchés, les flics, et notamment les rasés de la clique du commandant Mairet, s’en sont donnés à coeur joie  dans les rues de Besançon, en traquant le gauchiste qui osaient l’ouvrir.

Le gros chauve commandant Mairet habillé en robocop

Le gros chauve commandant Mairet habillé en robocop

Selon un témoignage d’un compagnon, alors que leur cortège passait devant les galeries lafayette , les keufs ont tenté de repousser celles et ceux qui lançaient quelques slogans (« homophobie, ça suffit! », « vive la capote, à bas la calote ») et ont été de rentrer dans le magasin (qui a de nombreuses entrées/sorties) . La clique à Mairet a pris en chasse trois antifascistes dans le secteur du square St-Amour… Un copain s’est fait prendre 2-3 affaires dont un appareil photo, alors que les deux autres ont réussi à prendre la fuite. Mais le fait d’avoir gueuler « à Marseille comme à Besac, les keufs rackettent! », ça les a foutu mal en plein après-midi.. Ils ont été forcés de laisser tomber…  (pour) l’appareil. Un rasé resté en retrait a lancé un « tu vas la fermer oui! »… lol

Leur but était clairement de faire taire toute réaction hostile à cette déambulation réactionnaire et à intimider. D’autres copains/copines ont été retenus 1/2 heure par les mêmes porcs un peu plus tôt. Pas une rue n’échappait au contrôle policier.

Ceci dit, la journée était loin d’être un échec. Quelques faits intéressants:

  • Des pétards ont été jetés régulièrement au milieu de leur cortège, dont un qui a du les rendre sourds quelques minutes (ça risque pas d’être la masturbation^^) lors de leur arrêt place pasteur.
  • Le trajet de leur manif, qui devait passer à proximité de la faculté de lettres, n’est finalement pas passé par la place Granvelle… où de nombreuses personnes les attendaient de pied ferme.
  • Les deux curés en soutane (dont le grand de l’église de la Madeleine à Battant, monseigneur Lacrampe (il porte bien son nom celui-là!) ont été pris à partie à plusieurs reprises durant l’après-midi.
Inséparables ces deux-là! à quand le mariage?

Inséparables ces deux-là! à quand le mariage?

Le petit copain à Lacrampe

Le petit copain à Lacrampe

En bref:

Le SO de leur manif, composé de jeunes cathos (on comprend mieux l'omniprésence policière^^)

Le SO de leur manif, composé de jeunes cathos (on comprend mieux l’omniprésence policière^^)

La blondasse en rouge (militante à l'UMP25) était de sortie. Son mari facho lui, était à son kiosque de crêpes place Granvelle

La blondasse en rouge (militante à l’UMP25) était de sortie. Son mari facho lui, était à son kiosque de crêpes place Granvelle

Le blond catho qui balançait  son discours homophobe depuis le camion: sa réaction pas très catholique après avoir reçu un crachat par un manifestant

Le blond catho qui balançait son discours homophobe depuis le camion: sa réaction (pas très catholique!) après avoir reçu un crachat

Reçu par mail, 03/02/2013

Ce qui a été dit dans l’Est Répu:

LES PARTISANS DU PROJET DE LOI CERNÉS PAR LA POLICE

LES FORCES de police ne s’attendaient peut-être pas à une foule aussi imposante. Devant le conseil général, lieu de départ de la Manif pour tous, deux cadres du commissariat échangeaient sur la nécessité d’appeler en renfort des motards, afin de consolider la sécurité autour du cortège. Des renseignements transmis ces derniers temps laissant envisager une possible perturbation de la progression des manifestants par des groupes aux opinions divergentes.

Les 700 manifestants ont finalement évolué sans vents contraires jusque devant la préfecture où les représentants politiques ont lu leurs messages d’opposition au projet de la loi en rabâchant toute une série d’arguments entendus tout au long de la manifestation. Puis le cortège s’est dirigé vers l’esplanade de la mairie, en frôlant un groupuscule d’adversaires contenus par un cordon de policiers. Quelques mots ont fusé, sans plus.

Les échanges verbaux ont été en revanche plus houleux devant la mairie où les discours et témoignages des manifestants ont été hachés par les remarques acides provenant d’une poignée de partisans du mariage pour tous, venus crier leurs convictions, leur ouverture d’esprit et « leur liberté d’expression ».

Menacés par les forces de police d’être délogés, ils ont finalement laissé le cortège poursuivre sa route Grande-rue avant de rejoindre la place de la Révolution.

Er. B. (03/02/2013 à 05h00)

Quelques citations de l’ennemi assez drôles:

Michel Viennet, secrétaire départemental de l’UMP du Doubs:

« C’est vrai que ce n’est pas une habitude à l’UMP de descendre dans la rue. C’est un boulot énorme, rien que pour la banderole qui ouvre le cortège, il a fallu trois heures de travail pour coller les lettres. On est heureux, une trentaine de maires ont rejoint les opposants. D’après nos comptages, on est entre 900 et 1.100, avec 500 ou 600 militants UMP présents »

A vrai dire, alors que la presse parle de 500 à 700 personnes, une grande partie du cortège était composée d’enfants en bas âge. Pour preuve, les confettis et la musique débile étaient au rendez-vous.

Pour la chef de file du mouvement, Nathalie de Pontac, désagréablement surprise par

« l’attitude des opposants qui gravitent autour du collectif et qui nous attaquent au point d’être obligés d’avoir une protection policière »