[Besançon/Tract] Loi Fioraso: la gauche à l’assaut du service public d’enseignement et de recherche

Un compte-rendu de la journée de lutte universitaire du jeudi 21 mars 2013, date à laquelle la « commission sécurité » devait passer vérifier l’état des locaux du bâtiment Arsenal.

Trouvé sur les murs de la faculté de lettres

Trouvé sur les murs de la faculté de lettres

Le syndicat de la CNT 25 a sorti un tract sur la loi Fioraso:

Tract (recto) distribué lors de l'AG  du 28/03/2013 sur le site d'Arsenal

Tract (recto) distribué lors de l’AG du 28/03/2013 sur le site d’Arsenal

Tract (verso) distribué lors de l'AG  du 28/03/2013 sur le site d'Arsenal

Tract (verso) distribué lors de l’AG du 28/03/2013 sur le site d’Arsenal

Transmis par mail, 30/03/2013

[Lille] Expulsion sous camisole de deux sans-papiers grévistes de la faim le 30 décembre 2012

Communiqué de l’UL-CNT de Lille (2 janvier 2013) contre l’expulsion de 2 camarades sans-papiers

Indignée par la gravité des faits, l’Union Locale des syndicats CNT de Lille condamne fermement l’expulsion des deux camarades sans-papiers grévistes de la faim, ligotés et bâillonnés dans l’avion dimanche 30 décembre 2012 au matin.

Cet acte, indigne d’un pays se prétendant démocratique, nie une fois encore la réalité qui est celle des sans-papiers actuellement en grève pour l’obtention de leurs droits les plus élémentaires. Il traduit pour nous un refus de prendre en compte la grève de la faim ainsi que l’urgence et la gravité de la situation, tant du point de vue démocratique, que sanitaire.

Comment expliquer autrement cette décision qui vient contredire les promesses de non reconduites à la frontière faites le même jour que la réservation des billets d’avion le 28 décembre, avant même que les camardes ne soient passés en cours d’appel de Douai le 29 décembre ? Rappelons que ce 28 décembre le Tribunal de Grande Instance de Lille avaient rendu un verdict favorable à leur remise en liberté. Quelle sorte de justice peut utiliser ainsi la force et le mensonge contre des personnes en lutte pour leurs droits, et affaiblies par 58 jours de grève de la faim ? Que faudra t-il au gouvernement socialiste pour qu’il assume enfin ses responsabilités ? Des comas ? Des séquelles irréversibles ? Des décès ? Quel est le prix à payer pour obtenir l’égalité en France « pays des droits de l’Homme » ?

Nous condamnons donc fermement cette déclaration de guerre aux sans-papiers en grève, demandons sans délai le retour des deux expulsés et la régularisation des sans-papiers présents sur la liste portée par le Comité des Sans-papiers 59.

 

[Allemagne] Manifestation anti-capitaliste à Mannheim, 22 décembre 2012

Manifestation contre le capitalisme à Mannheim:

Plusieurs centaines de personnes ont participé à une manifestation anti-capitaliste à Mannheim samedi après-midi. La police avait déployé les grands moyens pour cette marche « à haut risque.

AntiKapitalismus

Sur la banderole: « Il n’y a pas d’alternative – vainquons le capitalisme! »

Le porte-parole de la police de la ville a indiqué que des centaines de policiers ont été déployés partout dans le centre-ville, alors que les commerces du centre faisaient le plein quelques jours avant Noël.

Dans un premier temps, les autorités avaient interdit toute déambulation à travers la ville pour cause de « troubles éventuelles » en pleine période de Noël.

Les manifestant.e.s ont déambulé en ville (avec en banderole de tête: « There is no alternative – Kapitalismus überwinden »), en bloquant la circulation routière et en faisant plusieurs prises de paroles dans différents quartiers de la ville.

Aucun incident n’a été constaté.

Traduit de l’allemand de leur presse – morgenweb.de, 23/12/2012

Lire le texte d’appel à la manif (en allemand)

[Grève générale du 14N] Appel international à l’insurrection

Il y aura une grève générale dans les pays du sud de l’Europe. Les incontrôlables souhaitent la répandre et la rendre globale. Feu et barricades dans les rues, police et patrons en fuite. Voici ce qu’est l’appel.

Dans le contexte actuel, il est inutile d’arrêter de travailler pour une seule journée. L’Etat et les entreprises sont capables de résorber les effets et les rendre dangereux pour les travailleurs qui soutiennent la grève. La seule solution est une grève générale permanente et active. Mais dans ce monde globalisé, la réponse doit être mondiale. Les actes isolés dans un pays n’ont pas d’effets sur l’économie de marché. Des situations similaires dans des centaines de pays autorisent la coordination. Aussi simple que de fixer une date commune le 14-N.

A propos de la grève générale du 14-N

Nous n’avons pas de baguette magique (à moins que vous ayez une). Ce que nous savons, c’est que quelque chose a mal tourné ici.

Quand vous vous réveillez chaque matin avant le lever du soleil pour passer sa vie à trimer pour des boulots mal payés, tenus de se dépêcher pour le calendrier et l’ennui.

Quand vous entendez les professionnels à la télévision parler de la violence, mais en excluant leurs origines, parce qu’ils donnent plus d’importance à quelques fenêtres brisées d’établissements appartenant à des tueurs de multinationales, qu’à la vie de travailleurs acharnés qui tombe d’échafaudages parce que l’employeur a décidé de spéculer avec l’argent qui aurait pu servir à mettre en œuvre des mesures de sécurité dans le travail.

Quand vous allez au supermarché et que vous vous rappelez que les prix ont augmenté de la TVA à nouveau. Quand la publicité à la TV vous donne des désirs vides et des chuchotements à l’oreille que vous n’êtes rien de ne pas avoir le dernier modèle de téléphone mobile, ou la plus grande TV en 3D avec un système audio super sophistiqué.

Quand les politiciens n’accomplissent pas leurs promesses de campagne et vous, tranquillement, en disant aussi «salauds, vous devez exploser». Lorsque tu es aussi malade que nous le sommes. Malade à avaler, au silence, à continuer de faire comme si rien ne se passait.

Nous ne sommes pas les anti-système dont tout le monde parle mais très peu au courant. Nous sommes vos fils, vos frères, vos camarades de classe ou collègues de travail, vos voisin. Nous sommes autant baiséEs que vous, et vous vous sentez tout comprendre, parce que nous souffrons aussi, mais nous sommes déçus par les fausses promesses du capitalisme, car une chose est claire: avec ce système, il n’y a pas d’aube possible. La contre-attaque de classe nécessite la généralisation et de changer une fois pour toutes la crainte en colère, les désirs en actions et les mots en actes.

– Parce que d’une journée de grèves et de manifestations drapeaux aux vents ne changera rien (et il est temps de le comprendre).

– Parce que, quelles que soient nos conditions, le travail salarié nous dégoûte par sa nature et sa définition.

– Parce que les syndicats domestiqués ne sont pas la solution mais une partie du problème, et ne nous représentent pas.

– Parce que la banque nous étrangle avec la complicité des partis politiques qui prétendent parler en notre nom et sont là uniquement pour traiter de l’avenir appauvri de nos vies.

– Parce que nous ne nous soucions pas si la police ait également bouleversé. Elle n’est pas de notre côté et ne le sera jamais. Les policiers sont des ennemis de la classe ouvrière à abattre, et qui travaillent pour garder le panoptique comme des verrous et nous étouffent, et bien sûr, ne méritent pas qu’on leur donne des fleurs.

– Parce que ce n’est pas seulE qu’on va changer le monde. Les illusions social-démocrates ne nous convainquent pas.

– Parce que nous n’avons besoin de personne pour nous dire ce que nous devons faire. Nous allons construire par nous-mêmes les alternatives dont nous avons besoin et que nous voulons, et non nous les imposées. Assemblées, l’horizontalité et action directe contre éluEs, bureaucratie et hiérarchie.

Le 14 Novembre, tous les camarades se rencontreront dans la rue, pour rappeler à ceux qui sont réellement coupables de cette crise (banquiers, des politiciens et qui ne sont pas des immigrés ou des foules chômeurs) qui détient à qui. Laissez barricades et les feux de saboter les illusions du réformisme bourgeois et le syndicalisme collaborationniste et laisser les flammes illuminées le sentiment de révolte que nous portons touTEs dans nos cœurs pour que nos rêves se rendre dans les incendies existant en Grèce, au Chili, au Portugal ou en Italie, dont les signaux de fumée communiquent nos désirs et peut devenir le troisième (et dernière) voies de prolétaires à la société de classes.

Nous avons perdu patience, du temps et de l’avenir. Ne craignons rien.
Agissez par vous-même et organisez-vous comme bon vous semble.

Tant que la misère subsiste, il y aura rébellion.

Traduction du Chat noir émeutier à partir du texte ci-dessous.

Le texte d’appel en anglais (325nostate):

We have no magic bullet (or want one). What we know is that something has gone wrong here. When you wake up every morning before sunrise to let life go on a low-paying gigs, bound to rush, schedule and boredom. When you see on TV professionals of lying talk about violence but shut out its origin, because they give more importance to a few broken windows of establishments owned by multinational killers, that the life of hard workers who falls from scaffolds because the employer has decided to speculate with the money that could have been serve to implement safety measures in the work. When you go to the supermarket and remember that prices have gone up in VAT again. When TV advertising gives you empty desires and whispers in your ear that you are nothing by not having the latest model of mobile phone, or larger TV with 3-D ultra-realistic surround sound system. When politicians do not accomplish their campaign promises and you, quietly, saying also “bastards, you should explode”. When you are so sick as we are. Sick to swallow, to silence, to continue to forward as if nothing is happening.

We are not the anti-system that everyone speaks of but very few knows. We are your sons, your brothers, your classmate or work partner, your neighbor. We are as fucked as you are, and understand everything you feel, because we also suffer it, but we are disenchanted with the false promises of capitalism, because one thing is clear: With this system there is no possible dawn. The class counterattack requires generalization and to change once and for all the fear into anger, desires into actions and words into facts.

– Because one-day strikes and demonstrations of moving flags will not change anything (and it is time to understand).

– Because, whatever its conditions, wage labor disgusts us by its nature and definition.

– Because domesticated labor unions are not the solution but part of the problem, and do not represent us.

– Because banking strangles us with the complicity of political parties who claim to speak in our name and on are only dedicated to deal with our future impoverishing our lives.

– Because we do not care if police are also upset. They are not on our side and will never be. They are the enemy of working class to beat, and who work to keep the panopticon that locks and choking us, and of course, do not deserve to give them flowers.

– Because this is not only going to change by itself. Social-democratic illusions do not convince us.

– Because we do not need anyone to tell us what we must do. We will build by ourselves the alternatives that we need and want, not the imposed. Assemblies, horizontality and direct action against delegationism, bureaucracy and hierarchy.

On November 14, all the comrades meet in the street, to remind to those who are really guilty of this crisis (bankers-politicians, not immigrants or unemployed crowds) who holds to whom. Let barricades and fires sabotage bourgeois illusions of reformism and collaborationist syndicalism and let flames light up the feeling of revolt we all carry in our hearts for our dreams to travel to the existing fires in Greece, Chile, Portugal or Italy, whose smoke signals communicate our desires and can become the third (and final) assault of proletarians to class society.

We have lost patience, time, and future. Only fear last.
Do by yourself and organize as you see fit.

While misery remains there will be rebellion.

En espagnol (La Rebelion de las Palabres): 

Sobre la próxima huelga del 14-N

No tenemos receta mágica (ni la queremos). Lo que sabemos es que aquí falla algo. Cuando te levantas cada mañana antes de salir el sol para ir a dejarte la vida en un curro mal pagado, atadx a prisas, horarios,  aburrimiento. Cuando ves cómo en la tele, trajeadxs profesionales de la mentira hablan de una violencia pero se callan su origen, porque se da más importancia a unos cuantos escaparates rotos de establecimientos propiedad de multinacionales asesinas, que a la vida de un/a currante que se cae del andamio por culpa de que su patrón ha decidido especular con el dinero que podría haber destinado a la seguridad de la obra. Cuando entras al supermercado y los precios te recuerdan que han vuelto a subir el IVA. Cuando la publicidad de la televisión fabrica deseos vacíos y a ti te susurra al oído que no eres nadie por no tener el último modelo de teléfono móvil, o la televisión más grande con 3-D ultra-realista y sonido envolvente dolby-surround. Cuando lxs políticxs no cumplen sus promesas electorales y tú, en voz baja, también dices aquello de « cabronxs, así saltaseis todxs por los aires ». Cuando acabas hartx, porque sabemos que, como nosotrxs, tú también lo estás. Hartx de tragar, de callar, de continuar para delante como si no pasase nada.

No somos esxs anti-sistema de lxs que todo el mundo habla pero a lxs que muy pocxs conocen. Somos tus hijxs, tus hermanxs, tus compañerxs de clase o del trabajo, tus vecinxs. Estamos tan jodidxs como tú, y entendemos todo lo que sientes, porque también lo sentimos, pero nos hemos desencantado de las falsas promesas del capitalismo, ya que una cosa está clara: Con este sistema no hay amanecer posible. El contra-ataque de clase necesita generalizarse y transformar, de una vez, el miedo en ira, los deseos en acciones y las palabras en hechos.

– Porque las huelgas de un día y los paseos con banderitas no van a cambiar absolutamente nada (y va siendo hora de entenderlo).

– Porque independientemente de sus condiciones, el trabajo asalariado nos da asco por naturaleza y definición.

– Porque los sindicatos no son la solución, sino parte del problema, y no nos representan.

– Porque la banca nos ahoga con la complicidad de partidos políticos que dicen hablar en nuestro nombre y sólo trafican con nuestro futuro empobreciendo nuestras vidas.

– Porque NOS DA IGUAL que la policía esté también puteada. No son de lxs nuestrxs, y no lo serán jamás. Son enemigxs de la clase trabajadora y trabajan para mantener el panóptico que nos encierra y asfixia, y por supuesto, no se merecen que les demos flores.

– Porque esto no va a cambiar sólo. Las ilusiones socialdemócratas ya no nos convencen.

– Porque sabemos que no necesitamos a nadie que nos diga lo que tenemos que hacer. Por nosotrxs mismxs podemos construir las alternativas que necesitamos y deseamos. Horizontalidad asamblearia y acción directa frente a delegacionismo, burocracia y jerarquía.

El 14 de noviembre todxs a la calle, para recordar a lxs verdaderxs culpables de esta crisis (lxs políticxs y los bancos, no lxs inmigrantes ni lxs trabajadorxs precarixs ni lxs paradxs) quién mantiene a quien. Que las barricadas y los sabotajes prendan fuego a las ilusiones burguesas del reformismo y el sindicalismo vende-obrerxs y que las llamas iluminen el sentimiento de revuelta que llevamos en nuestros corazones para que nuestros sueños viajen hasta las hogueras ya existentes en Grecia, Chile, Portugal o Italia, cuyas señales de humo comunican nuestros deseos y vuelven posible el tercer (y definitivo) asalto de lxs proletarixs a la sociedad de clases.

Hemos perdido la paciencia, el tiempo, y el futuro. Sólo falta el miedo.

Hazlo tú mismx u organízate como te convenga.

Mientras exista miseria, habrá rebelión.

Dans le même temps, une semaine de mobilisation pour l’éducation au  niveau mondial commence également ce 14 novembre 2012, qui doit duré jusqu’au 22 novembre 2012: blocages et occupations d’établissements scolaires et de facultés, manifs et barricades …

[Chili] La manif pour la défense de l’éducation se finit en émeutes – 27 septembre 2012

Jeudi 27 septembre 2012, les lycéen-ne-s et étudiant-e-s chiliens sont redescendu-e-s pour exiger une éducation publique, libre et gratuite. La manifestation, qui a commencé en début de matinée , s’est terminée en émeute générale.

Selon leur presse, 70.000 personnes ont défilé à travers les rues de Santiago.

Les encapuchados se sont affrontés aux forces de l’ordre en jetant des pierres et cocktails molotov. Ils ont également monté plusieurs barricades dans les rues de la ville.

Selon les flics, au moins 100 personnes ont été arrêtées lors de cette journée de mobilisation pour l’éducation.

Quelques vidéos des affrontements:

[Pays Basque] Grève générale et affrontements dans la région du sud – 26 septembre 2012

Le Pays Basque Sud marqué par la grève

La grève générale d’hier au Pays Basque Sud a été amplement suivie. Bien que le gouvernement de Gasteiz et le patronat relativisent l’importance du mouvement, le quotidien conservateur Diario Vasco le reconnaît : elle a eu plus de succès que les grèves précédentes convoquées par les syndicats abertzale.

La cinquième grève convoquée depuis 2009 à la suite des coupes budgétaires du gouvernement espagnol a été suivie à 56 % dans le secteur de l’industrie et à 75 % dans l’Education, d’après les syndicats. Elle a été particulièrement suivie dans l’industrie et le service public gipuzkoar et en Bizkaia. En Navarre, le nord du territoire et la capitale ont été particulièrement marqués par la contestation.

Le mouvement de protestation a par ailleurs rassemblé près de 105 000 personnes dans les rues. Un chiffre donné par le syndicat ELA pour les manifestations qui ont eu lieu à midi dans les capitales. L’après-midi, d’autres manifestations étaient prévues dans les villes moyennes.

Tensions et blessés

En début de journée, les tensions ont marqué plusieurs manifestations faisant quatre blessés parmi les manifestants, selon les informations disponibles en milieu de journée : un à Bilbo, trois à Iruñea. Les précédents jours de grève avaient été marqués par la violence des agents de l’ertzaintza dans la Communauté autonome basque.

Les altercations entre manifestants et policiers se poursuivaient avec intensité dans la capitale navarraise au moment du bouclage de cette édition. Le député de la coalition abertzale Amaiur pour la Navarre a témoigné des coups reçus lors des mobilisations. D’après l’agence Europa Press, quatre policiers espagnols auraient également été blessés dans cette même ville. En début de soirée, le nombre d’arrestation s’élevait à 14 manifestants.

Le gouvernement, cœur de la cible

Mardi, la veille de la grève au Pays Basque Sud, des milliers de manifestants ont entouré le Parlement espagnol à Madrid pour dénoncer la situation politique et économique. Plusieurs centaines de personnes y ont été blessées et la police a arrêté 35 personnes.

Hier, à Bilbo, le représentant du syndicat ELA, Adolfo Muñoz, a répété que la seule façon de faire face aux coupes budgétaires, c’est la mobilisation. “[Les pouvoirs publics] veulent la paix sociale alors qu’ils sont en guerre contre nos droits ; ils veulent nous mettre à genoux”, a-t-il déclaré. La représentante de LAB, Ainhoa Etxaide, a demandé quant à elle aux politiques qu’ils fassent bloc avec le mouvement. En réponse aux manifestations, hier, Madrid a annoncé le gel des salaires des fonctionnaires pour 2013.

Source: Le Journal du Pays Basque (Goizeder TABERNA), 27/09/2012

Grève générale en Pays Basque sud contre l’austérité

Les politiques néolibérales, les coupes dans les dépenses sociales, de santé, d’éducation, dans les services publics de base soulèvent une vague de contestation montante.

Une grève générale se tient ce mercredi 26 septembre en Pays Basque sud à l’appel de plusieurs organisations syndicales et mouvements sociaux contre l’austérité imposée par les gouvernements basque et espagnol.

Des milliers de manifestants ont défilé à Bilbao, Donostia-San Sebastian et Vitoria-Gasteiz pour protester contre les coupes budgétaires et réclamer plus de justice sociale et plus de souveraineté. Dans un communiqué lu à l’issue de la manifestation, des dirigeants syndicaux ont réclamé une alternative politique qui désobéit aux coupes budgétaires et à l’austérité de la « droite politique et économique » au pouvoir.

« Désobéir est le seul chemin possible, » a estimé Ainhoa Etxaide (LAB).

La grève a été suivie à 20% dans le secteur privé et à 25% dans le secteur public, selon le bilan à la mi-journée du gouvernement, alors que les syndicats parlaient de chiffres bien supérieurs. Les syndicats se sont dits très satisfaits de la mobilisation.

La matinée s’est déroulée plutôt dans le calme, à quelques exceptions près. À Bilbao, au moins deux personnnes ont été légèrement blessées suite à des incidents. Une douzaine de personnes ont été interpellées.

L’appel à la grève a été lancé par les deux plus importantes organisations syndicales du Pays Basque sud, ELA et LAB, et rejoint par d’autres organisations ainsi que de nombreuses associations et organisations sociales. Il s’agit de la deuxième grève générale de cette année, la cinquième depuis 2009.

Les politiques néolibérales, les coupes dans les dépenses sociales, de santé, d’éducation, dans les services publics de base, poussées par des privatisations de plus en plus mal vécues, soulèvent une vague de contestation montante.

La grève générale au Pays Basque se produit au lendemain d’une manifestation contre l’austérité devant le parlement espagnol à Madrid, violemment réprimée par la police anti-émeute.

Des manifestants voulaient encercler symboliquement le Parlement ce mardi soir pour protester contre la « séquestration de la souveraineté du peuple par la troïka [Banque centrale européenne, Fonds monétaire international et Commission européenne] et les marchés financiers » et dénoncer une « démocratie séquestrée », assujettie « aux marchés financiers ».

Un autre mouvement de grève contre les plans d’austérité imposés par l’Union européenne et par l’oligarchie financière est attendu ce mercredi en Grèce, alors que le Portugal sera en grève générale ce samedi 29 septembre.

Source: http://www.eitb.com/fr/infos/economie/detail/959088/pays-basque–greve-generale-pays-basque-sud-austerite/

Grève générale au Pays basque, le Festival de Saint-Sébastien au ralenti

Le festival international du film de Saint-Sébastien, qui accueillait mercredi l’actrice italienne Monica Belluci, a tourné au ralenti en raison d’une grève générale au Pays basque contre les mesures d’austérité du gouvernement espagnol.

« Seuls les films en compétition dans les différentes sélections » devaient être projetés et étaient maintenus uniquement les rendez-vous qui ne pouvaient être annulés ou déplacés, ont indiqué les organisateurs.

Seuls sept films, dont deux dans le cadre de la sélection officielle, devaient être projetés dans le Palais des Congrès, contre quelque 70 les autres jours: « All apologies » de la réalisatrice chinoise Emily Tang, et « Rhino Season » du réalisateur iranien Bahman Ghobadi, avec Monica Bellucci.

Les points de vente de souvenirs et objets du festivals sont restés fermés, comme la plupart des magasins de Saint-Sébastien, répondant à l’appel à la grève générale lancé par les syndicats nationalistes basques ELA et LAB pour protester contre la rigueur budgétaire et « les attaques contre le droit du travail ».

De petits piquets de grève avaient été installés près du tapis rouge de l’entrée du Palais des congrès Kursaal, où les stars se succédaient.

Les syndicats ELA et LAB se sont félicités d’un suivi « ample » du mouvement dans le secteur privé et « généralisé » dans le secteur public.

La confédération patronale basque (Confebask) a elle estimé la participation dans le secteur privé à 20%, « la moins importante au Pays basque » de toutes les grèves générales, la qualifiant « d’échec ».

Le vice-ministre de l’Intérieur basque Miguel Buen a pour sa part indiqué à la presse que la grève était « peu suivie » mais avait été émaillée de plusieurs incidents, notamment à Bilbao et à Pamplune.

Le gouvernement espagnol, proche d’une demande de sauvetage financier, devrait annoncer un nouveau tour de vis budgétaire jeudi, poursuivant sa politique de rigueur qui doit rapporter aux arcanes publiques plus de 150 milliards entre 2012, 2013 et 2014.

Leur presse – Le Point.fr (AFP), 26/09/2012 à 19h51

Radicalisme de la misère, misère du radicalisme

Toulouse/Paris : radicalisme de la misère, misère du radicalisme

Reçu par mail et publié par Brèves du Désordre, 31 août 2012

Ils s’envoient des communiqués de soutien mutuels, ils font chauffer le fax en direction de l’AFP, des ministères ou de la préfecture, ils reçoivent l’appui d’une partie de la gauche gouvernementale (Verts) ou des syndicats (Sud, CGT, CNT) et s’en vantent, ils envahissent les sites alternatifs depuis quelques mois, mais que veulent les occupants (et leurs amis) du CREA à Toulouse et du 260 à Paris ?

Ils veulent NE-GO-CIER, et ne cessent de le brailler à tous vents. Et pour cela, ils sont même prêts, audace suprême, à jouer avec les frontières de la loi en occupant illégalement des lieux. Seulement, et cela même les cogestionnaires de la force de travail l’ont appris (eux qui au besoin savent où placer des bonbonnes de gaz et provoquer quelque confrontation musclée), il ne suffit plus de gueuler ou de se promener avec des banderoles dans la rue pour que les puissants entament une négociation réelle. Alors qu’est-ce qu’on peut faire, à part se plaindre en prenant tout le monde à témoin ? « L’Etat prend nos délégués pour des responsables quand il envoie la police », « le ministère tient pas ses promesses », « on se ruine en téléphone et on ne récolte que des CRS » ? Combien de leçons de démocratie réelle faudra-t-il pour que ces partisans du pragmatisme collectiviste trouvent la tactique gagnante sans enfourcher les chevaux de la violence ? Question à mille points qui ne trouvera de réponse que sur le dos d’une partie de leurs mandatés, les indisciplinés de leurs listes de demandeurs d’HLM, les insoumis à la discipline des travailleurs sociaux autogérés.

Comme on pouvait dire cyniquement qu’un des pires produits du fascisme était l’anti-fascisme, on pourrait dire au vu des extraits qui suivent, qu’un des pires produits de la misère est la misère du radicalisme. Faire du syndicalisme de base sans même créer de rapport de force n’a jamais rien produit, mais surtout, penser réussir une négociation avec l’Etat sans rien offrir en contrepartie, sinon de la pacification sociale, relève sinon de la naïveté, en tout cas de l’illusion démocrate. Une chose est de se battre pour bien plus que des cages à poules ou des centres (même sociaux) et que l’Etat fasse des concessions, une autre est de collaborer avec lui. Quant au dialogue, il n’est possible qu’entre égaux, c’est à dire en situation de liberté (sans le chantage de la matraque) et de réciprocité (sans médiation). Dans une perspective révolutionnaire, le seul langage qui tienne avec l’Etat est celui de la confrontation…

Enfin, au-delà du recyclage des vieux fonds de marmite (Des logements sociaux ! Le pouvoir au peuple !), à quoi bon tous ces rendez-vous pour demander son dû à not’ bon maître ? Face au vide relatif laissé par les structures de médiation traditionnelles, il semble que les apprentis-bureaucrates se bousculent de plus en plus au portillon, et qu’ils peuvent affluer de tous les milieux. Cela tombe bien, face à l’incertitude liée aux restructurations en cours et aux possibilités d’explosions sociales toujours plus incontrôlables, le pouvoir a besoin d’interlocuteurs pour négocier quelques miettes, même s’il n’est plus disposé à les lâcher aussi facilement qu’avant. A l’heure où beaucoup se rendent compte bon gré mal gré qu’on n’aura que ce qu’on arrachera, et où les illégalismes se font toujours plus diffus, il est plus que temps d’approfondir l’antagonisme social qui se creuse entre le vieux monde de la cogestion et de l’aménagement négocié de la survie et tous ceux qui ont tout à prendre, et beaucoup à détruire.

Face à tous les pouvoirs et à ses faux critiques, action directe sans médiation !

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Toulouse

« Contrairement aux affirmations de la préfecture, les habitant-es n’ont non seulement pas refusé « les propositions de contact » mais ils et elles ont à travers de très nombreux courriers et appels téléphoniques contacté la préfecture, le ministère des affaires sociales et le ministère du logement afin de trouver des solutions viables et concrètes pour les familles. Il semble nécessaire de préciser que chaque famille présente sur ce lieu de vie a toujours bénéficié « d’un suivi social qualifié » assuré par des professionnels, lors des permanences hebdomadaires au CREA et régulièrement par divers services sociaux. »

Le CREA et des membres de la campagne Zéro personne à la rue, Le CREA expulsé, et maintenant ?, 29 août 2012

« Mercredi [30 août] à la mi-journée, des militants du CREA se sont rendus au siège de la direction régionale de la cohésion sociale à Toulouse. L’objectif pour eux étant « d’entrer en contact avec le ministère des affaires sociales », propriétaire du bâtiment allée des Demoiselles dont ils ont été expulsé mardi, via son antenne locale. « On veut au moins un coup de fil pour leur dire qu’on n’accepte pas cette expulsion qui met à la rue des familles et des enfants et aussi contester le communiqué de la préfecture », expliquait un militant sur place. La veille, la préfecture de Haute-Garonne avait affirmé que les militants du CREA avaient refusé toute tentative de contact avec les services de l’État. « On nous a même reçus à la préfecture, c’est qu’on a pas refusé le dialogue », expliquait une militante. »

Carré d’info, 30 août 2012

« L’absence de reconnaissance des pouvoirs publics pour toute l’énergie que vous avez déployée est surprenante tant l’exercice de la démocratie y était intelligente. »

Le Collectif Urgence Précarité 44 (en soutien au CREA et publié sur son site), 30 août 2012

« Pour EELV, il est important d’instaurer en outre un dialogue entre les acteurs du projet, l’Etat et les collectivités locales, au premier rang desquelles la Ville de Toulouse. »

Communiqué des Verts en soutien au CREA (et publié sur son site), 29 août 2012

« Suite au rendu du Tribunal Administratif concernant l’expulsion du bâtiment du CREA et malgré de nombreuses tentatives pour dialoguer avec le ministère des affaires sociales et sa Ministre Marisol Tourraine, propriétaire du Créa nous avons demandé un rendez-vous à la Préfectureconcernant l’avenir du lieu et de ses habitants. Lundi 30 juillet, la préfecture a reçu des membres la campagne de réquisition, du centre social et des habitants du CREA et nous a confirmé qu’elle comptait mettre à exécution la décision du tribunal »

CREA, Mais que fait la préfecture ?, 1er août 2012

« Par le plus grand des hasards, Daniel Cohn-Bendit se trouvait sur la place, le cortège en a profité pour l’interpeller sur l’urgence de la situation du Centre Social Autogéré. Celui-ci, nous a gracieusement donné le numéro de téléphone personnel de Cécile Duflot que nous tentons de joindre depuis cet instant. Par la suite, nous avons aussi interpellé Pauline Lavaud (attaché parlementaire de Cécile Duflot) par téléphone pour exiger l’arrêt de la procédure d’expulsion. Après plusieurs échanges téléphoniques, bla bla bla »

Communiqué du CREA, 1er juin 2012

« Nous avons ensuite [le 10 mai 2011] rencontré Mme Touchefeu, adjointe au maire chargée de la solidarité et de la politique de la Ville afin de lui présenter notre projet et lui demander le soutien de la mairie lors du prochain procès. Aucun engagement clair ne nous fut donné. »

« Nous avons ensuite été reçus, avec le GPS (Groupement pour la Défense du Travail social), par la préfecture (…) Le GPS a, quant à lui, pu défendre son projet finalisé le 31 mai lors d’une table ronde à la préfecture : « Projet d’habitat adapté au centre ville de Toulouse pour les personnes en situation de très grande précarité ». »

Brochure d’auto-présentation du CREA, p.3

« Le relais santé et social est assuré par des coopérationsavec la Case de Santé d’Arnaud Bernard (centre de santé communautaire), Psychologues du monde, le Réseau Education Sans Frontières (RESF), la CIMADE, l’Utam d’Empalot, l’Office Français pour l’Immigration et l’intégration… Nous bénéficions aussi de soutiens médiatiques de la part de journalistes régionaux (La Dépêche du Midi, 20 minutes Toulouse,…) et nationaux (Libération, L’Humanité) ou d’organisations comme Reporters Sans Frontière ou la Ligue des Droits de l’Homme. »

Brochure d’auto-présentation du CREA, p.7

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Paris-20e

« Au début de l’année 2012, plusieurs collectifs de mal-logés, de chômeurs et précaires se rassemblent pour répondre collectivement au problème du logement. Après avoir occupé plusieurs bailleurs sociaux et mairies pour demander des relogements, l’assemblée décide de ne plus attendre et de prendre un bâtiment. (…) Suite à la perturbation d’un meeting de Cécile Duflot, entre les deux tours des élections législatives, nous avons été reçus au ministère du logement. Les élections passées, le ministère a rompu tout contact. »

Appel à une manif pour le 8 septembre 2012

« Le syndicat CNT-PTT-RP exprime sa solidarité avec les habitants du 260 et soutient leur demande d’une négociation pour la régularisation de leur présence dans ce lieu. »

Communiqué de soutien du syndicat CNT PTT (publié sans être contredit sur le blog de Paris20), 8 août 2012

« En fin de matinée aujourd’hui a eu lieu un rassemblement d’un collectif de mal-logés devant la mairie du 4ème arrondissement de Paris. Une délégation a été reçue (…) La négociation s’est bien déroulée et ils ont obtenu l’assurance par une élue Front de gauche du 4ème arrondissement de faire remonter les revendications. »

Comité National CGT des Privés d’Emploi (publié sans être contredit sur le blog de Paris 20), 20 juin 2012

« Durant cette occupation notre tract a été faxé chez Manoavec la liste des mal logés de la coordination des collectifs, un autre à l’AFP, un à la direction des affaires sociales en solidarité avec la lutte du CREA menée sur toulouse et un au ministère du logement. »

Le 260, Occupation du bailleur “social” Toit et joie du 31 mai, 3 juin 2012

« Quelques dizaines de mal-logés ont investi la mairie du 20e, mardi dernier afin de réclamer des logements sociaux et des hébergements d’urgence. À peine se sont-ils présentés que la mairie a tenté de leur fermer ses portes, puis a ensuite fait appel à la police. Il n’a été à aucun moment possible de faire part de nos revendications, pourtant fort modestes pour certaines d’entre elles (obtenir un rendez-vous, faire faxer une liste de mal-logés à des responsables du logement). »

Collectif du 20e contre les expulsions, 24 mai 2012

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Paris-18e

 » Il est inadmissible qu’à ce jour nous n’ayons aucune réponse de votre part quant à notre rendez-vous du 27 Juin avec Monsieur Archimbaud, directeur adjoint de votre cabinet [du ministère], et Madame Lavaud, qui a été annulé sous prétexte de session parlementaire. Depuisvous n’avez pas daigné nous proposer un autre rendez-vous afin que la liste du collectif des mal logés du 18ème sans frontières et d’autres collectifs soient enfin conclues. (…) Nous n’attendrons plus ! Tenez vos promesses ! »

Collectif des mal logés du 18ème sans frontières [qui participe à l’occupation du 260], Lettre ouverte à Madame Duflot, 21 août 2012


Ô joie du double langage, ou les faux-nez du démocratisme radical

« Notre solution, c’est la reprise de nos moyens d’existence par nous-mêmes ! »

260 rue des Pyrénées n°1, juillet 2012

« Nous avons créé ce lieu de vie, d’organisation et de lutte pour obtenir directement ce dont nous avons besoin » et un peu plus loin : « Une délégation de 4 personnes a été reçue par son [de la ministre] directeur adjoint de cabinet, Jacques Archimbaud, et par Pauline Lavaux, conseillère parlementaire. Notre délégation a présenté les revendications suivantes : 1) des logements sociaux pour tous les gens qui en ont besoin, et notamment celles et ceux dont les noms sont écrits sur les listes de mal logé-e-s que nous amenons ». Puis « Parallèlement à la rencontre au Ministère, un autre groupe a occupé l’Union sociale pour l’habitat qui est la fédération des sociétés HLM. Le délégué général, Thierry Bev, s’est engagé à faire la médiation entre les habitant-e-s du 260 rue des Pyrénées et le bailleur Toit et Joie. »

Communiqué du 260 rue des Pyrénées, 13 juin 2012

« Nous avons trouvé une porte et posé nos bagages pour nous installer, créer un lieu de vie, d’organisation et de lutte pour obtenir directement ce dont nous avons besoin et pourrir ceux qui pourrissent notre vie au quotidien. »

Tract du 260 d’appel à une action pour le 13 juin 2012

« Nous sommes déterminés à devenir le cauchemar du pouvoir tant que nous n’aurons pas eu gain de cause. »

Les habitants du 260 rue des Pyrénées, 10 juin 2012

Sources : [Note : comme il est précisé plus haut, nous avons reçu ce texte et sa compilation par mail. Si nous prenons le temps et l’énergie pour contribuer au site de « cette semaine », ce n’est pas pour nous auto-référencer ensuite sur les Indymedia, ou tout autre truc alterno. Nous ne publions jamais rien sur les Indymédias pour des divergences de contenu, pour ne pas alimenter la confusion qui y règne, pour ne pas cautionner le libéralisme de l’open publishing. Malheureusement, l’article ci-dessus a été immédiatement copié/collé sur divers Indymedias le jour même de sa parution (avec parfois pour signature « cettesemaine » !) par des idiots anonymes. Cela relève manifestement de l’ignorance totale du projet des « brèves du désordre »]

[International] Journée de solidarité avec les chauffeurs-livreurs de Domino’s Pizza Samedi 15 septembre 2012

Domino’s ne leur laisse que les miettes du gâteau, pourtant c’est eux qui préparent les pizzas !

Les livreur/SEs de Domino’s Pizza en Australie ont vu leur salaire diminuer de 19% cette année. Pourquoi? Parce que Domino ne s’en sortait plus ? Non. Parce que les AustralienNEs sont tous/TEs devenuEs végétalienNEs et ne commandent plus de pizzas ? Non. Parce qu’une peste virale a frappé la population porcine de l’Australie et fait monter en flèche les prix du pepperoni ? Non, Domino fait des bénéfices plus considérables que jamais. C’est juste que les dirigeants de Domino ont décidé qu’ils pouvaient faire plus de profit en prenant l’argent de leurs livreur/SEs. Et ils ont pu le faire parce que personne ne les a arrêtés.

Le syndicat des livreur/SEs de Domino australien est plus proche des patrons que des travailleur/SEs qu’il prétend représenter et a accepté ces réductions juste pour maintenir leur bonne relation avec la direction de Domino. Maintenant les livreur/SEs de Domino en Australie organisent la riposte sans l’ancien syndicat. Ils/elles sont décidéEs à former leur  propre syndicat auto-géré, afin d’annuler la baisse de salaire de 19% et d’acquérir un pouvoir réel et le respect en milieu de travail.

Et c’est pourquoi nous sommes ici aujourd’hui, dans les magasins Domino travers le monde – pour soutenir nos collègues de l’autre côté de la terre et montrer à ce géant mondial que si ils s’attaquent à l’unE de nous, c’est comme s’ils s’attaquaient à nous tous.

Parce que c’est comme ça que fonctionne le travail. Nous n’obtiendrons rien sans nous battre pour ce qui nous est du. Les patronNEs profitent de nous autant qu’ils le  peuvent, et c’est à nous de lutter pour garder la plus grande part possible de la valeur de notre travail pour nous-mêmes. Et pour, en fin de compte, ne plus avoir du tout de patronNE qui profite de notre travail.

Traduit par un camarade anarchiste bisontin, 28 août 2012

Le texte d’origine en anglais:

Domino’s Pizza drivers’ wages were slashed by 19% overnight. Why? …Hell, why not?

Domino’s delivers a smaller slice of the pie but didn’t we make the whole pizza?

Domino’s delivery drivers in Australia have received a 1 9% pay cut to their wages this year. Why? Because Domino’s can get away with it. Not because Australians have all turned vegan and aren’t ordering pizza anymore, not because a viral plague has hit Australia’s hog population and sent pepperoni prices skyrocketing. No, Domino’s is making as hefty profits as ever. It’s just that Domino’s decided they could make more profit for their CEOs by taking money away from their drivers. And they could do that because no one stopped them.

The union of the Australian Domino’s delivery drivers is closer to the bosses than it is to the workers it claims to represent and went along with the company’s cuts just to maintain their good relationship with Domino’s management. Now Domino’s drivers in Australia are stepping up and fighting back without their old union. They’re moving on to form their own worker-controlled union so that they can reverse the 1 9% pay cut and gain some
real power and respect on the job.

And that’s why we’re out here today, at Domino’s stores across the country – to support our fellow workers on the other side of the world and show this giant global company that if they mess with one of us, they’re messing with all of us. Because that’s how labor works. We don’t get anything without fighting for what’s ours. Bosses will take as much from us as they can get away with, and it’s up to us to fight to keep as much of the value and worth of our work for ourselves as possible. And, ultimately, to have no bosses at all profiting off of our work.

le tract en anglais et format pdfdominos-wsa

le compte facebook de Dominos Worker Solidarity

Mailing-list – 28 août 2012

Communiqué de Workers Solidarity Alliance (WSA)

Transmis par la Fédération anarchiste (22-08-2012)

La Workers Solidarity Alliance (WSA), en solidarité avec l’Association générale des travailleurs australiens du transport (Australian General Workers Association) et avec la Fédération anarcho-syndicaliste-IWA, fait appel à vous et à vos membres pour appuyer les chauffeurs-livreurs employés par les entreprises de Domino Pizza en Australie. Les chauffeurs-livreurs de Domino sont engagés dans un conflit avec la direction depuis le 9 Avril. La question clé dans cette lutte a été une réduction de salaire de 19% du jour au lendemain. Pendant ce temps, les chauffeurs-livreurs ont été trahis par leur syndicat actuell, le SDA, qui n’a rien fait pour lutter contre les réductions de salaires. Le GTWA et l’ASF-IWA appellent à une Journée Internationale de solidarité avec les chauffeurs-livreurs de Domino, le samedi, 15 Septembre 2012. Le but de cette journée de solidarité est d’alerter la direction de Domino que les travailleurs et les membres de la communauté en Amérique du Nord et ailleurs se solidarisent avec les chauffeurs-livreurs australiens dans leur lutte contre la baisse des salaires et soutiennent leur droit de s’organiser sous la bannière de la General Workers Association du transport (GTWA). La page Facebook de GWTA peut être consultée ici 

Les amis australiens demandent que les gens organisent des piquets d’information, des distributions de tracts d’information et autres activités pacifiques visant à informer la direction locale et les travailleurs sur le conflit en Australie. Il est à espérer que les magasins locaux feront un rapport au siège de l’entreprise sur les activités d’information et ce serait mettre la pression sur l’entreprise. L’objectif de la journée de solidarité a pour principal objectif de contraindre Domino à annuler la réduction de salaire de 19% et de reconnaître le GWTA comme syndicat des chauffeurs. Contacter-nous si vous êtes intéressés à participer avec nous à un effort coordonné pour soutenir les chauffeurs de Brisbane et Adelaide. Vous pouvez nous joindre au :

dominosworkersolidarity@gmail.com

Nous nous réjouissons de votre réponse positive et de votre coopération dans un travail commun pour faire de ce jour de solidarité avec les conducteurs de Domino un succès ici en Amérique du Nord.

En toute solidarité, Workers Solidarity Alliance

le texte en anglais:

Solidarity Callout – Domino’s Pizza Drivers Dispute

Dear friends:

The Workers Solidarity Alliance (WSA), in solidarity with the Australian General Transport Workers Association and the Anarcho-Syndicalist Federation-IWA, is appealing to you and your members to support the delivery drivers employed by Domino’s Pizza Enterprises in Australia.

The Domino’s drivers have been engaged in a dispute with management since 9th of April. The key issue in this struggle has been an overnight 19% wage reduction. Meanwhile, the drivers have been sold out by their current union, the SDA, which has done nothing to fight the cuts. The GTWA and the ASF-IWA are calling for an International Day of Solidarity with the Domino’s Drivers on Saturday, September 15, 2012.

The aim of the Day is to alert Domino’s management that workers and members of the community in North America and elsewhere stand in solidarity with the Australian delivery drivers in their struggle against the wage cut and in support of their right to organize under the banner of the General Transport Workers Association (GTWA). […]

The Australian friends are asking that folks engage in informational picketing, informational leafleting and other peaceful activities aimed at informing local management and workers about the Australian dispute. It is hoped that the local stores will report to corporate headquarters about the informational activities and this would put pressure on the company.

The goal is informational actions with the main point to have Domino’s restore the 19% wage reduction and recognize the GWTA as the drivers union. Please contact us if you are interested in participating with us in a coordinated effort to support the Brisbane and Adelaide drivers.

We can be reached at: dominosworkersolidarity@gmail.com

We look forward to your positive reply and cooperatively working together to make this Domino’s Drivers Solidarity Day a success here in North America.

Yours in solidarity,
Workers Solidarity Alliance

Source: Libcom.org, 21 août à 00h20

Critique des Rencontres Internationales de l’Anarchisme de St-Imier

Résolution votée à l’unanimité par moi :

Si l’on avait tout plein de tartes…

La rencontre « anarchiste mondiale » s’est terminée dans la paix. Finalement, tout le monde a pu découvrir que les anarchistes sont aussi dociles que le citoyen moyen. On a enfin prouvé au monde entier que les anarchistes sont des gens gentils et contre la violence par principe moral. C’est beau, la démocratie, toute critique (tant qu’elle restait idéaliste) avait sa place. Les organisateurs (hommes pour la plupart, blancs, occidentaux) étaient tellement gentils qu’ils ont même quasiment aboli le patriarcat en laissant parler les anarcha-feministes en premier. Bel acte paternaliste pour faire semblant de donner la parole aux « minorités »/ »opprimés » et tous les idéalistes ont joué le jeu.

Trop d’hommes ! Scandale !

Trop de blancs ! Scandale !

Trop de viande ! Scandale !

Trop de kéfiés ! Tous des antisémites ! Scandale !

Pas de programme pour les sourds ! Scandale !

Des fascistes partout ! Scandale !

A l’encontre de toutes les attentes, l’oppression n’était pas abolie immédiatement dès notre arrivée à St-Imier, ce qui a donné l’occasion aux idéalistes de « tout poils » d’être scandalisés de la moindre déviation de leur monde imaginaire. Mais, enfin, on a discuté de tous ces problèmes « très graves » pour arriver à la conclusion qu’on s’aime tous quand même vachement bien.

Quelques malentendus, certes. Ça peut arriver, l’erreur est humaine, on fera mieux la prochaine fois. Même en tant qu’anarchiste, on peut aimer la police, ça reste des camarades, faut respecter l’avis de tout le monde. Sinon, on deviendra stalinien et totalitaire et on fusillera tout le monde qu’on connaît pas. Et finalement, le service de la police n’est pas si mauvais que ça, même dans l’anarchie, on aurait besoin du service public.

Beau programme tout ça. Pour la prochaine « rencontre mondiale », faut juste cacher un peu les saucisses et placer des noirs, des femmes ou des sourds par ci et par là. Ou, peut-être, il vaut même mieux changer rien du tout. Comme ça, même la prochaine fois, personne ne parlera des choses embêtantes.

C’était une belle leçon de démocratie : la pacification par l’intégration. Et par la « lutte », on a défendu cette belle chose pure qu’on ne veut perdre à aucun prix : la paix sociale. Acquis social d’ailleurs. On a fini par découvrir que, même chez les anarchistes, ça marche.

PS : Même la télé parle de « nous »

Les plateformistes aiment le service public

Source: Indymedia Paris, 13 août 2012

Un rapide compte-rendu sur Rebellyon

[International] Rencontres internationales de l’anarchisme à St-Imier du 8 au 12 août 2012

Le Scalp Besak participera du 8 au 12 aout 2012 aux rencontres internationales de l’anarchisme qui se tiendront à St-Imier dans le Jura bernois en Suisse.

Nous aurons notre propre petit campement, notre « barrio » pour les habitué.e.s des campements alternatifs et militants, sur le site du grand camping. Nous vous invitons à nous rejoindre et à participer vous aussi à ce temps fort de rencontres, d’échanges et de partage. Ces rencontres internationales c’est l’occasion pour certain.e.s de faire « ses premiers pas » sur le parcours qui peut mener au militantisme et d’approcher ces sphères méconnues.

Pour d’autres il s’agira de prendre le temps nécessaire qui nous manque dans notre quotidien afin de discuter et papoter sereinement, sans pressions ni « comptes à rendre ». Et pour toutes et tous la possibilité de se prendre une bonne dose de déracinement et de « voir en plus grand », de poser des bilans et des perspectives en cette période transitionnelle de l’année. Au plaisir de se croiser ici à St-Imier ou au mois de septembre lors des divers évènements militants de la rentrée !

Scalp Besak

Toutes les infos sur le site: anarchisme2012.ch