[Besançon] Hécatombe de ‘sucettes’ publicitaires – 8 et 9 mai 2013

PANNEAUX DECAUX : LE VANDALISME REPREND À BESANÇON

Besançon. Véritable phénomène local, le vandalisme sur les panneaux publicitaires d’abri de bus ou « sucettes » Decaux, reste soutenu à Besançon. Durant ces deux jours fériés, 18 vitres ont été explosées par des inconnus entre l’avenue Siffert et la rue des Deux princesses.

Les antipubs qui se tenaient relativement coi depuis le début de l’année viennent donc de reprendre leur périple, suivant un schéma de rues quasi immuable.

Tout a commencé en 2010 après 440 sucettes fracassées. On en a dénombré 90 en 2011 puis 210 en 2012 (1, 2 et 3). Un total de 700 panneaux détruits pour un coût approximatif de remplacement légèrement supérieur à 1.000 € pièce, soit un coût de 700.000 à 800.000 € pour la société Decaux, qui gère ces espaces publicitaires urbains.

Leur torchon local – L’est répugnant, 10/05/2013 à 12h21

Ci-dessous le décompte du même journal mais sur twitter: c’est fou comment les chiffres évoluent en si peu de temps…^^

Le nombre de "vitres" cassées est au moins 3 fois plus important que dans l'article version web

Le nombre de « vitres » publicitaires cassées est au moins 3 fois plus important que dans l’article ci-dessus

Besançon, le 10 mai 2013

Besançon, le 10 mai 2013

[Besançon] Les 24 caméras de surveillance, c’est pour bientôt….

Le 23 février dernier, la presse locale nous apprend que le conseil municipal de Besançon a voté le budget de 850.000 euros pour l’installation de 24 caméras de vidéosurveillance dans plusieurs quartiers de la ville et de l’embauche de 7 employés de la ville à temps plein qui travailleront derrière les écrans: 10 d’entre elles seront installées dans la boucle (espace commercial oblige), 4 dans le quartier Battant et 5 dans le quartier de la Grette (« les 408 ») et à Planoise. Elles s’ajoutent à celles déjà installées sur les édifices publics et privées (banques, tribunal…).

Quelques « citations » du maire PS prises de l’Est Répugnant du 22/02 dernier (qui se passent de commentaires mais qui en disent long…):

  • « Je suis maire de Besançon, donc responsable de la qualité de vie de cette ville et cette qualité passe par la sécurité »
  • « Je ne dis pas que l’insécurité a réellement augmenté, je dis que le sentiment d’insécurité n’a pas baissé. »
  • « Je m’attends à un certain nombre de critiques […] Les grandes positions idéologiques c’est bien, mais j’invite ceux qui les ont à venir habiter à Battant ou aux 408. »

L’inauguration de ces outils de surveillance est prochaine….(se tenir informer des dépêches de la presse locale) Mais en attendant, on peut enrayer la machine à contrôler par des gestes simples:

Comment? par le sabotage… les différents moyens et techniques ne manquent pas (en prenant les précautions nécessaires bien sûr..)

Vu à Besançon, ce 8 mai 2013:

Récemment, la caméra filmant l’entrée du rectorat de Besançon (mais pas que évidemment!) a été recouverte de peinture.. Un slogan contre cette société de surveillance a également été inscrit:

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Récemment, en Allemagne, le jeu Camover, créé en marge du Congrès de la police européenne qui s’est tenu du 16 au 20/02/2013, consistait à saboter le plus de caméras de vidéosurveillance. Petite illustration en vidéo

Transmis par mail, le 9 mai 2013

[Besançon] Augmentation du prix des tickets de bus: les contrôleurs en font les frais

BESANÇON : LA GROGNE MONTE

Infractions, incivilités, baisse de fréquentation, le réseau de transport bisontin peine à faire face aux difficultés. Une situation compliquée ressentie au quotidien sur le terrain.

À première vue, la situation n’est pas alarmante. Les chiffres, d’ailleurs, ne sont pas choquants. Baisse de fréquentation de 3 % entre mars 2012 et mars 2013. En hausse ces dernières années, les infractions ont pour l’instant baissé sur le premier trimestre de 2013, passant officiellement de 1.815 à 1.341. Une augmentation sensible est à noter : celle des demandes d’abonnement « demandeur d’emploi ».

Pourtant, Sébastien Brunetta est formel. Sur le terrain, le ton et l’ambiance ont changé. « On a surtout constaté des changements de comportements, notamment vis-à-vis des contrôleurs. Et on s’aperçoit qu’il y a des comportements de fraude inhabituels », explique le secrétaire du comité d’entreprise, syndiqué CFDT. Dans son viseur, l’augmentation, à la rentrée de l’abonnement Diabolo pour les écoliers, collégiens et lycéens. 165 euros pour le premier enfant et 110 pour les suivants, contre 99 et 59 euros l’année précédente. « Pour une famille de trois enfants, l’augmentation est considérable », relève le syndicaliste. Les mineurs sont donc de plus en plus nombreux à ne pas présenter de titres de transports en règle.

« Une nouvelle population »

« On constate en effet une nouvelle population dans les infractions. Désormais, on trouve des retraités, au faible pouvoir d’achat qui ne prennent plus qu’un ticket de bus pour aller faire leur course et l’utilisent à l’aller ou au retour », témoigne Florence Almarcha depuis le service des contentieux.

Autre réalité, la difficulté à faire face aux embouteillages liés aux travaux du tramway. « Il y a de plus en plus de retard », témoigne un contrôleur préférant rester anonyme. « Et ils le savent, regardez, c’est marqué là ». L’homme pointe en effet du doigt un communiqué de Ginko à l’attention des usagers : « Les horaires ne sont donnés qu’à titre indicatif. Les conducteurs s’efforcent de les respecter mais sont soumis aux aléas de la circulation ». Des difficultés probablement pas facilitées par la suppression de 147 départs de bus depuis la rentrée.

Mélangez le tout, ajoutez un soupçon de tensions sociales, et vous comprenez le quotidien des travailleurs sur le terrain : « Avant, on pouvait cibler », explique Laid, huit années à son actif en tant que contrôleur. « Aujourd’hui, les infractions et les incivilités sont partout. De jour comme de nuit ». Entendez par là qu’ils n’ont plus besoin de contrôler du côté de Planoise ou Clairs-Soleils pour ressentir ce « stress », de plus en plus présent au quotidien. « On est content quand les contrôles se passent bien et qu’on ne constate pas d’infraction. On n’est pas là pour faire du chiffre », témoigne un autre de ses collègues.

Même si tous les trois ont subi des agressions ces derniers mois, entraînant une incapacité totale de travail, ils n’accablent pas leurs agresseurs : « On est humains, et on voit bien qu’on est confronté à la misère… » Ils ne sont pas là pour se plaindre. Ils dressent juste un triste constat.

Leur presse locale – L’estrepugnant (Boris Massaini), 04/05/2013 à 05h00

[Besançon] L’Intervento, représentation sur les luttes autonomes italiennes des 70’s – 12 mai 2013 à 16h00 au local de Radio Bip

L’INTERVENTO, c’est une compilation de textes, chants, images, témoignages sur les luttes autonomes italiennes dans les années 70.

ça se passe:

le DIMANCHE 12 MAI à 16h00

dans les locaux de RADIO BIP 14 rue de la Viotte (la petite rue juste en dessous de la gare).

ENTREE LIBRE

La représentation sera suivie d’un apéro grignotage puis d’une discussion sur les liens entre les luttes des années 70 et les luttes actuelles.

Merci de faire tourner l’info.

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Présentation de l’Intervento:

Le mouvement autonome italien est peut-être l’un des mouvements de lutte les plus puissants de l’histoire récente occidentale.

Fort de ponts exceptionnels entre étudiants et ouvriers, « autonome » des partis et des syndicats, massif et violent dans ses modes d’actions, il fera durer mai 68 pendant dix ans. Ce sont les « hordes païennes » de jeunes immigré-e-s du Sud qui paralysent les usines, revendiquant le refus du travail, remettant à l’ordre du jour les pratiques d’action directe qui avaient secoué les mêmes industries en 1920 avant de s’endormir sous le fascisme. Ce sont des quartiers entiers qui, face à l’inflation, refusent de payer les loyers ou les factures. C’est une irruption tonitruante des femmes, homosexuel-le-s, jeunes et chômeurs-ses sur la scène politique. Ce sont des analyses précises et originales de la transformation de l’économie occidentale. C’est une explosion des radios libres qui se font « la voix des sans-voix » tout en jonglant avec l’ironie et la philosophie. C’est enfin le tournant de 1977, les émeutes, les chars blindés à Bologne, une répression féroce : un mouvement étranglé qui n’a plus d’autres issues que la fuite, l’héroïne ou la clandestinité. Beaucoup « d’autonomes » passeront des années en prison, sans manquer d’en faire encore un lieu de luttes.

Des lectures tirées de plus de 15 ouvrages différents et entrecoupées de sons et d’images permettront, chapitre après chapitre, d’avoir un aperçu de l’atmosphère brûlante de l’époque et d’approcher les questions qu’elle nous pose aujourd’hui.

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Mailing-list, 23 avril 2013

[Besançon] 1er Mai Libertaire

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[Saint-Loup-sur-Semouse, 70] Une caméra de surveillance incendiée – Nuit du 18 au 19 avril 2013

CAMÉRA DE SURVEILLANCE DÉTRUITE PAR LE FEU

Saint-Loup-sur-Semouse. Une des caméras de surveillance située rue Pasteur, sur le bâtiment des Francas, près de l’école du Chanois, a été détruite par un incendie dans la nuit de jeudi à vendredi vers 1 h. C‘est à l’aide d’un pneu, attaché au pied de la caméra, que les flammes ont détruit l’appareil de surveillance. Ainsi l’acte paraît volontaire. Les pompiers ont maîtrisé les flammes.

Une enquête est ouverte par la communauté de brigades de Saint-Loup-sur-Semouse et un technicien d’investigation criminelle était hier sur place pour faire des relevés.

Leur presse locale – Est Répugnant, 20/04/2013 à 05h00

[Montbéliard] Les CRS travaillent au square Sponeck – 15 avril 2013

Ivre, un Sochalien insulte et frappe deux CRS

Peu après 17 h 45, lundi, trois CRS sont en patrouille rue piétonne à Montbéliard. À hauteur du square Sponeck, ils croisent un homme en état d’ivresse manifeste. Ce dernier, qui titube, adopte une attitude provocante en montrant les cartouches (à blanc) qu’il porte sur lui. Les policiers cherchent à le contrôler.

Au début, tout se passe bien et le Sochalien, Nabil Layadi, âgé de 25 ans, accepte de les suivre jusqu’au commissariat. « À ce moment-là, une tierce personne, sa belle-sœur, s’est interposée. Elle ne comprenait pas la raison de l’interpellation. L’homme s’est énervé », affirme le commandant Marcel. Les choses s’enveniment. Sans doute sous l’effet de l’alcool, le Sochalien s’en prend alors violemment aux forces de l’ordre, les insultant : « Enc… de CRS, je vais te défoncer », crie-t-il à l’un des agents en uniforme avant de lui asséner un coup-de-poing. Conséquence : une déviation de la cloison nasale pour le policier de 28 ans. Un autre intervient, tente de maîtriser l’excité. Il est, dans la bagarre, légèrement blessé tout comme l’auteur qui souffre de contusions.

Ramené au commissariat central, celui-ci est dirigé en cellule de dégrisement. Résultat de l’éthylomètre ; 1, 34 g d’alcool dans le sang.

Hier matin, le Doubien, qui avait cuvé au cours de la nuit, a été entendu. Il a reconnu avoir bu un pack de six cannettes de bière, la veille, au cours de l’après-midi. « Je suis désolé. J’étais d’accord pour aller au commissariat. Peut-être que les policiers m’ont mal parlé. Je leur ai rentré dedans. J’ai eu un coup de sang parce que ma belle-sœur et mon neveu étaient là. Pour le reste, je ne me souviens plus » , a-t-il déclaré, lors de ses auditions.

Le souci est que le Sochalien est en récidive. Il devait effectuer deux peines de prison pour des vols, des outrages et rébellion, dont un sursis de 6 mois révoqué par le juge d’application des peines. Après les événements de ce début de semaine, le parquet a décidé de mettre à exécution ces condamnations. Le jeune homme a été conduit à la maison d’arrêt après sa garde à vue. Au total, le récidiviste écope de 8 mois de prison. Il sera extrait de la maison d’arrêt, en juin, pour répondre de ces derniers faits d’outrages et de violences.

Leur presse de l’ordre – LePays.fr (Aude Lambert), 16/04/2013 à 18h37

Heurts avec les CRS : la version du témoin

La belle-sœur de l’homme interpellé lundi à Montbéliard (notre édition d’hier), présente au moment de la scène, affirme que les faits se sont déroulés de cette manière :

« Quand je suis arrivée devant le square Sponeck, mon beau-frère était assis sur un muret. J’ai vu que deux CRS le contrôlaient. Je me suis approchée pour lui dire bonjour et il s’est levé pour saluer mon fils. À ce moment-là, les CRS l’ont repoussé. Il a balancé un petit coup-de-poing à l’un d’entre eux. Mais il s’est juste défendu. Là, les CRS l’ont plaqué au sol et se sont acharnés sur lui. Ils lui balançaient des coups de pied dans la figure. Mon beau-frère avait le visage en sang. Je me suis mise sur lui pour le protéger, les policiers m’ont tiré par les jambes. J’ai les coudes égratignés. J’ai déposé plainte à l’encontre des CRS à la gendarmerie de Bethoncourt » , explique l’habitante de Grand-Charmont qui, selon les policiers, était intervenue lors du contrôle pour envenimer la situation.

Leur presse de l’ordre – LePays.fr (Aude Lambert), 18/04/2013 à 05h00