[Mexique] Nous n’oublions pas la répression perpétrée par l’État le 1er décembre 2012 à Mexico

MEXICO: nous n’oublions pas la répression perpétrée par l’État mexicain le 1er décembre 2012

Nous n’oublions pas le compagnon Kuykendall, ni les arrestations, ni les blessures!

Un coup porté contre l’une ou l’un d’entre nous est un coup porté contre toutes et tous !

Voir les articles sur cette journée de répression: https://lechatnoiremeutier.wordpress.com/2012/12/03/mexique-repression-post-electorale-du-nouveau-pouvoir-elu/ https://lechatnoiremeutier.wordpress.com/2012/12/04/mexique-repression-lors-de-la-prise-de-pouvoir-du-nouveau-president-enrique-pena-nieto-texte-video/

Voir les articles sur cette journée de répression: 1
& 2

Le 1er décembre 2012, quand la mobilisation contre l’investiture-imposition présidentielle d’Enrique Peña Nieto a commencé, les forces de l’ordre ont réprimé de façon brutale les manifestants et manifestantes qui, avec rage et dignité, étaient sorti-e-s dans la rue pour faire entendre leur colère contre un système qui prend uniquement en compte ses propres intérêts sans se soucier du reste. Les manifestants étaient sortis pour crier haut et fort leur colère face au mépris, à tous les abus de pouvoir, à la répression étatique et à la criminalisation de tous ceux et celles qui protestent et osent critiquer leur façon de faire.

Le Réseau contre la Répression et pour la Solidarité (Rvs), composé de collectifs, individus et groupes adhérents à la Sixième Déclaration de la forêt Lacandone de l’EZLN, a émis plusieurs communiqués condamnant la répression brutale contre les étudiants, les travailleurs, les hommes, femmes, vieillards qui se trouvaient à la manifestation, à proximité du Congrès de l’Union et du centre historique de la ville de Mexico. Peu de temps après cette répression brutale, les différents réseaux ont commencé à informer sur ce qui s’était véritablement passé lors de cette manifestation. Plusieurs vidéos ont montré la brutalité policière à l’encontre de manifestant-e-s et notamment du compagnon Francisco Kuykendall, adhérent à l’Autre Campagne, aujourd’hui adhérent à la Sexta, qui a été blessé à la tête par une grenade lacrymogène lancée par la Police Fédérale Préventive. À ce jour, le compagnon est toujours dans un état critique et lutte pour sa vie.

Tandis que les médias de l’État et les médias commerciaux menaient un véritable lynchage médiatique contre les manifestants « violents » et les « anarchistes-casseurs », les médias indépendants et militants commençaient solidairement à se serrer les coudes et à dénoncer ce coup monté de toutes pièces par le gouvernement et ses serviles chaînes de télévision et journaux, en exigeant la libération immédiate de tous et toutes les détenues, des blessés et, en particulier, dénonçant l’attaque subie par le compagnon Kuy.

Les compagnons de la Croix Noire Anarchiste, entre autres, ont été désignés par le chef du gouvernement du District Fédéral (Maire de Mexico) Marcelo Ebrard, comme les coupables des troubles qui ont eu lieu dans le centre historique de Mexico, le 1er décembre 2012. De plus, des jeunes détenus ont été obligés de déclarer faire partie de ce groupe alors qu’ils n’en étaient pas.

Le Réseau contre la répression et les compagnons de la Sexta nationale et internationale ont déclaré par des lettres et communiqués que cette répression faisait clairement partie d’une stratégie contre-insurrectionnelle, qu’il s’agissait d’une campagne pour criminaliser la protestation sociale, campagne impulsée par les autorités du PAN (Parti d’Action National), du PRD (Parti Démocratique Révolutionnaire) et du PRI. Ces partis pensent qu’avec ce type d’opérations, le peuple du Mexique oubliera la guerre du mandat présidentiel sortant qui a laissé 100 000 morts, la corruption, la misère et les promesses non tenues. Mais le 1er décembre, le peuple est sorti dans la rue sans peur, avec la rage nécessaire, la solidarité entre compagnons et la détermination qui ont commencé à faire trembler le pouvoir.

Pour ce qui est de la lutte pour la libération des compagnons et compagnes emprisonné-e-s, une série d’activités continueront leur cours, et nous restons attentifs aux communiqués qui suivront et aux appels du Réseau contre la Répression et pour la Solidarité. Pour l’instant, un appel à la solidarité avec le compagnon Kuy et toutes et tous les détenu-e-s du 1er décembre 2012 a été lancé par l’EZLN et reprise par certains adhérents à la Sexta au niveau national et international. C’est pourquoi à partir du 17 février, des actions, des lettres de soutien, des événements auront lieu un peu partout : non seulement pour ne pas oublier la répression du 1er décembre ni les détenu-e-s, mais pour dire au compagnon Kuy qu’il n’est pas tout seul !

Le Réseau contre la Répression et pour la Solidarité lance également un appel à toutes les personnes solidaires pour soutenir le compagnon Kuy, afin d’exiger justice pour lui et pour tous ceux et celles qui ont été blessé-e-s, méprisé-e-s et arrêté-e-s ce 1er décembre 2012. Nous nous joignons à cet appel et exigeons également l’arrêt de tous les procès pénaux contre tous ceux et celles qui ont manifesté contre l’imposition, la corruption et l’arbitraire de ceux d’en-haut.

Si vous voulez participer aux actions engagées pour le compagnon Kuy de la manière que vous souhaiterez, par des mots de soutien ou par une aide financière, vous pouvez contacter le réseau contre la répression, ici: Red contra la represion.org

Qui est Juan Francisco Kuykendall?

Kuykendall a une passion particulière pour le théâtre, il est directeur, producteur et acteur. Tous ceux et celles qui le connaissent l’appellent « Kuy ». Le théâtre est pour lui un outil pour transmettre les différentes réalités, les luttes, les douleurs, les résistances ; ainsi il s’en sert pour mener la lutte, pour sensibiliser et faire passer un message. Ce 1er décembre, Kuy n’est pas rentré chez lui comme il avait l’habitude de le faire, ni vu ses compagnons de lutte comme d’habitude. Il s’est retrouvé dans un lit d’hôpital. Il résiste toujours, il s’accroche, comme d’habitude… car il a l’habitude de se battre.

Nous n’oublions pas!

Par les trois passants

Voici une vidéo sur la répression du 1er décembre et une autre vidéo portant spécifiquement sur l’agression subie par le compagnon Kuy.

Vidéo sous-titrée français:

Reçu par mail, 17 février 2013

[Mexique] Répression lors de la prise de pouvoir du nouveau président Enrique Peña Nieto (texte & vidéo) – 1er décembre 2012

MEXIQUE – Vidéo : Répression lors de la prise de fonction d’Enrique Peña Nieto

Vidéo réalisée par Emergencia MX et traduite de l’espagnol par  Les 3 Passants

Le 1er décembre à 4 heures du matin a commencé la mobilisation contre la prise de fonction d’Enrique Peña Nieto. L’information change d’une source à l’autre, mais une chose est sûre, les forces de l’ordre ont réprimé de façon brutale les manifestants et les manifestantes. Le Réseau contre la Répression et pour la Solidarité a émis un communiqué très tôt ce matin condamnant la brutale répression contre des étudiants, des travailleurs, des manifestants, qui se trouvaient à proximité du Congrès de l’Union et du Centre Historique de la ville de Mexico.

Il y a beaucoup de détenus, le nombre exact est inconnu pour l’instant, certaines sources parlent de 90 à 100 détenu-e-s, de nombreux blessés, certains médias, libres ou non, parlent même d’un mort, difficile pour l’instant d’en avoir confirmation.

Lors de la visite de Peña Nieto en France, plusieurs collectifs avons déclaré qu’Enrique Peña Nieto est pour nous le reflet et la synthèse parfaite du Parti Révolutionnaire Institutionnel, organisation responsable depuis presque 100 ans de tous types de massacres et d’abus : plus de 200 étudiants assassinés à Tlatelolco en 1968, 45 indigènes assassinés à Acteal en 1997, la répression des 3 et 4 mai 2006 lors de laquelle le terrorisme d’État a balayé Texcoco et Atenco (sous le mandat local du même Enrique Peña Nieto), la réforme de l’article 27 de la Constitution pour privatiser les terres communales, la signature du TLC avec les terribles conséquences économiques et humaines engendrées, les attaques perpétrées contre les Bases d’Appui Zapatistes, non seulement par le PRI et ses raccourcis du PRD, PVEM, mais aussi par le PAN… La liste d’abus est longue. Aujourd’hui, Enrique Peña Nieto rend hommage à tout cet arbitraire.

Le 1er décembre confirme une fois de plus la brutalité policière et la répression qui caractérisent l’Etat Mexicain, reprises et élargies par Peña Nieto, mais aussi par le maire de la ville de Mexico, Marcelo Ebrard, connu aussi pour sa répression et persécution des compagnons militants de l’Autre Campagne et des compagnons anarchistes. Nous nous souvenons de sa responsabilité dans la forte répression contre les étudiants lors de la manifestation du 2 octobre 2009 commémorant les 41 ans du massacre des étudiants par les militaires de Gustavo Diaz Ordaz.

Nous avons été informés que le compagnon Carlos Jahir Valdez et notre compagnon de l’Autre Campagne Francisco Kuykendall Leal « Kuy » sont dans un état grave. Kuy a été blessé à la tête par une grenade lacrymogène lancée par la Police Fédérale Préventive et son état est critique.

Nous restons solidaires des compagnons de l’Autre Campagne, des compagnons Anarchistes qui subissent depuis plusieurs jours un lynchage médiatique et de tous ceux et celles qui ont combattu les forces répressives ce samedi 1er décembre 2012. Nous condamnons ces actes de répression et exigeons la libération de tou-te-s les détenu-e-s du 1er Décembre !

La lutte continue !

Un coup porté contre l’une ou l’un d’entre nous et un coup porté contre toutes et tous !

No estan sol@s !

Les trois passants, París Caracol Solidario Franche-Comté

Reçu par mail, mardi 4 décembre 2012 

[Mexique] Répression post-électorale du nouveau pouvoir élu

MEXIQUE: Répression brutale lors de la prise de fonction d’Enrique Peña Nieto

Le Réseau contre la Répression et pour la Solidarité (RvsR) condamne les actes répressifs d’Enrique Peña Nieto ainsi que l’agression dont a souffert Francisco Kuykendall, adhérent à l’Autre Campagne

Cela ne fait même pas 24 heures que Enrique Peña Nieto a pris le pouvoir en tant que président, il a démontré ce qu’il était : un criminel. La brutale répression contre des étudiants, des travailleurs, des manifestants qui se trouvaient à proximité du Congrès de l’Union et du Centre Historique de la ville de Mexico le démontre. Il y a des détenus, des blessés, les médias libres parlent même d’un mort, Brayan Limón García, étudiant. Carlos Jahir Valdez et notre compagnon de l’Autre Campagne et de l’Autre Culture, Francisco Kuykendall Leal, connu par beaucoup d’entre nous sous le nom Kuy, sont dans un état grave. Kuy a été blessé à la tête par une grenade lacrymogène lancée par la Police Fédérale Préventive et comme nous l’avons déjà dit, son état est critique.

Nous condamnons cette agression brutale, nous exprimons notre indignation, nous nous maintiendrons au courant la santé des blessés et de notre compagnon Kuy.

HALTE A LA REPRESSION D’ENRIQUE PEÑA NIETO

JUSTICE POUR CEUX QUI ONT ÉTÉ VIOLENTÉS PAR L’ÉTAT JUSTICE POUR FRANCISCO KUYKENDALL LEAL

Contre le pillage et la répression… la solidarité Red Contra la Represión y por la Solidaridad (RvsR)

voir les photos

Source (en espagnol)

D’autres infos sont à venir

Traduit par Les trois passants (reçu par mail, le 02 décembre 2012)

[Besançon] Exigeons des locaux à la fac de lettres – mardi 27 novembre 2012 à 14h00 dans la cour du salon Préclin

Cliquer sur le tract pour le télécharger en format PDF

Pour une cafétéria ouverte tous les jours aux étudiant.e.s et usagers de l’université:

Il est clair qu’avec l’augmentation chaque année du prix du ticket RU (5 centimes par an) et avec ce système  de points qui nous sucre un plat à chaque repas, les étudiant.e.s, boursiers ou non, ne peuvent pas forcément  se payer tous les jours un ticket RU. L’étudiant n’a alors que les couloirs ou les halls de la fac comme  réfectoire les jours de mauvais temps pour prendre entre deux heures de cours son repas tiré du sac. Certes,  une cafétéria tenue par l’ESN (Erasmus) ouvre sur le site Arsena, mais il n’y a toujours aucune salle sur le  site Mégevand.

Cette cafétéria fonctionnerait de façon autogérée, car il n’est pas question que cette salle soit une charge  de travail supplémentaire pour le personnel d’entretien de la fac, avec un café prix libre entre midi et deux  (on en a marre de payer 0,60 euros à la machine pour un café plus que médiocre!)

C’est pourquoi nous revendiquons une cafétéria ouverte quotidiennement, afin de pouvoir  manger au calme et discuter entre nous sans gêner les personnels et étudiant.e.s qui vont  travailler.

Pour un local syndical et un lieu d’organisations sociales étudiantes:

A la fin de l’été 2012, le local des syndicats, situé sous les toits de la faculté Mégevand (pas facile  d’accès) et utilisé par les syndicats AMEB et CNT 25 mais également par l’association GENEPI (qui intervient  en milieu carcéral), a été fermé par l’administration de l’université pour travaux et réaménagement.

Avant l’été 2012, le doyen avait garanti à l’AMEB lors du conseil de gestion un lieu dans l’enceinte de la  fac dès la rentrée pour permettre aux syndicats (et) étudiants de s’organiser: trois mois sont passés et  toujours rien! En attendant, tout notre matériel militant reste enfermé dans l’infirmerie, qui ne devait être  qu’un lieu de stockage provisoire.

Début novembre devait se tenir le conseil de gestion de la faculté de lettres afin d’adopter par vote la  charte de ce local signée par les organisations étudiantes (vous pouvez consulter cette charte aux tables de  presse de la CNT25 et de l’AMEB). Il ne s’agit aucunement d’attendre quoi que ce soit de la sentence de  cette institution, qui se fiche éperdument de permettre aux étudiant.es de s’organiser et de se défendre.  Celle ci n’est qu’une sinistre farce, parodie de démocratie, comme le sont toutes sortes d’élections…

C’est pourquoi nous appelons tou.te.s les étudiantes à se rassembler le mardi 27 novembre 2012  à 14h00 dans la cours du bâtiment Chifflet afin de faire pression sur la bureaucratie  universitaire pour obtenir ces deux salles, si primordiales aux liens sociaux entre les usagers de  l’université et à nos combats pour de meilleures conditions d’étude et de vie.

CNT 25AMEB

[Grève générale du 14N] Appel international à l’insurrection

Il y aura une grève générale dans les pays du sud de l’Europe. Les incontrôlables souhaitent la répandre et la rendre globale. Feu et barricades dans les rues, police et patrons en fuite. Voici ce qu’est l’appel.

Dans le contexte actuel, il est inutile d’arrêter de travailler pour une seule journée. L’Etat et les entreprises sont capables de résorber les effets et les rendre dangereux pour les travailleurs qui soutiennent la grève. La seule solution est une grève générale permanente et active. Mais dans ce monde globalisé, la réponse doit être mondiale. Les actes isolés dans un pays n’ont pas d’effets sur l’économie de marché. Des situations similaires dans des centaines de pays autorisent la coordination. Aussi simple que de fixer une date commune le 14-N.

A propos de la grève générale du 14-N

Nous n’avons pas de baguette magique (à moins que vous ayez une). Ce que nous savons, c’est que quelque chose a mal tourné ici.

Quand vous vous réveillez chaque matin avant le lever du soleil pour passer sa vie à trimer pour des boulots mal payés, tenus de se dépêcher pour le calendrier et l’ennui.

Quand vous entendez les professionnels à la télévision parler de la violence, mais en excluant leurs origines, parce qu’ils donnent plus d’importance à quelques fenêtres brisées d’établissements appartenant à des tueurs de multinationales, qu’à la vie de travailleurs acharnés qui tombe d’échafaudages parce que l’employeur a décidé de spéculer avec l’argent qui aurait pu servir à mettre en œuvre des mesures de sécurité dans le travail.

Quand vous allez au supermarché et que vous vous rappelez que les prix ont augmenté de la TVA à nouveau. Quand la publicité à la TV vous donne des désirs vides et des chuchotements à l’oreille que vous n’êtes rien de ne pas avoir le dernier modèle de téléphone mobile, ou la plus grande TV en 3D avec un système audio super sophistiqué.

Quand les politiciens n’accomplissent pas leurs promesses de campagne et vous, tranquillement, en disant aussi «salauds, vous devez exploser». Lorsque tu es aussi malade que nous le sommes. Malade à avaler, au silence, à continuer de faire comme si rien ne se passait.

Nous ne sommes pas les anti-système dont tout le monde parle mais très peu au courant. Nous sommes vos fils, vos frères, vos camarades de classe ou collègues de travail, vos voisin. Nous sommes autant baiséEs que vous, et vous vous sentez tout comprendre, parce que nous souffrons aussi, mais nous sommes déçus par les fausses promesses du capitalisme, car une chose est claire: avec ce système, il n’y a pas d’aube possible. La contre-attaque de classe nécessite la généralisation et de changer une fois pour toutes la crainte en colère, les désirs en actions et les mots en actes.

– Parce que d’une journée de grèves et de manifestations drapeaux aux vents ne changera rien (et il est temps de le comprendre).

– Parce que, quelles que soient nos conditions, le travail salarié nous dégoûte par sa nature et sa définition.

– Parce que les syndicats domestiqués ne sont pas la solution mais une partie du problème, et ne nous représentent pas.

– Parce que la banque nous étrangle avec la complicité des partis politiques qui prétendent parler en notre nom et sont là uniquement pour traiter de l’avenir appauvri de nos vies.

– Parce que nous ne nous soucions pas si la police ait également bouleversé. Elle n’est pas de notre côté et ne le sera jamais. Les policiers sont des ennemis de la classe ouvrière à abattre, et qui travaillent pour garder le panoptique comme des verrous et nous étouffent, et bien sûr, ne méritent pas qu’on leur donne des fleurs.

– Parce que ce n’est pas seulE qu’on va changer le monde. Les illusions social-démocrates ne nous convainquent pas.

– Parce que nous n’avons besoin de personne pour nous dire ce que nous devons faire. Nous allons construire par nous-mêmes les alternatives dont nous avons besoin et que nous voulons, et non nous les imposées. Assemblées, l’horizontalité et action directe contre éluEs, bureaucratie et hiérarchie.

Le 14 Novembre, tous les camarades se rencontreront dans la rue, pour rappeler à ceux qui sont réellement coupables de cette crise (banquiers, des politiciens et qui ne sont pas des immigrés ou des foules chômeurs) qui détient à qui. Laissez barricades et les feux de saboter les illusions du réformisme bourgeois et le syndicalisme collaborationniste et laisser les flammes illuminées le sentiment de révolte que nous portons touTEs dans nos cœurs pour que nos rêves se rendre dans les incendies existant en Grèce, au Chili, au Portugal ou en Italie, dont les signaux de fumée communiquent nos désirs et peut devenir le troisième (et dernière) voies de prolétaires à la société de classes.

Nous avons perdu patience, du temps et de l’avenir. Ne craignons rien.
Agissez par vous-même et organisez-vous comme bon vous semble.

Tant que la misère subsiste, il y aura rébellion.

Traduction du Chat noir émeutier à partir du texte ci-dessous.

Le texte d’appel en anglais (325nostate):

We have no magic bullet (or want one). What we know is that something has gone wrong here. When you wake up every morning before sunrise to let life go on a low-paying gigs, bound to rush, schedule and boredom. When you see on TV professionals of lying talk about violence but shut out its origin, because they give more importance to a few broken windows of establishments owned by multinational killers, that the life of hard workers who falls from scaffolds because the employer has decided to speculate with the money that could have been serve to implement safety measures in the work. When you go to the supermarket and remember that prices have gone up in VAT again. When TV advertising gives you empty desires and whispers in your ear that you are nothing by not having the latest model of mobile phone, or larger TV with 3-D ultra-realistic surround sound system. When politicians do not accomplish their campaign promises and you, quietly, saying also “bastards, you should explode”. When you are so sick as we are. Sick to swallow, to silence, to continue to forward as if nothing is happening.

We are not the anti-system that everyone speaks of but very few knows. We are your sons, your brothers, your classmate or work partner, your neighbor. We are as fucked as you are, and understand everything you feel, because we also suffer it, but we are disenchanted with the false promises of capitalism, because one thing is clear: With this system there is no possible dawn. The class counterattack requires generalization and to change once and for all the fear into anger, desires into actions and words into facts.

– Because one-day strikes and demonstrations of moving flags will not change anything (and it is time to understand).

– Because, whatever its conditions, wage labor disgusts us by its nature and definition.

– Because domesticated labor unions are not the solution but part of the problem, and do not represent us.

– Because banking strangles us with the complicity of political parties who claim to speak in our name and on are only dedicated to deal with our future impoverishing our lives.

– Because we do not care if police are also upset. They are not on our side and will never be. They are the enemy of working class to beat, and who work to keep the panopticon that locks and choking us, and of course, do not deserve to give them flowers.

– Because this is not only going to change by itself. Social-democratic illusions do not convince us.

– Because we do not need anyone to tell us what we must do. We will build by ourselves the alternatives that we need and want, not the imposed. Assemblies, horizontality and direct action against delegationism, bureaucracy and hierarchy.

On November 14, all the comrades meet in the street, to remind to those who are really guilty of this crisis (bankers-politicians, not immigrants or unemployed crowds) who holds to whom. Let barricades and fires sabotage bourgeois illusions of reformism and collaborationist syndicalism and let flames light up the feeling of revolt we all carry in our hearts for our dreams to travel to the existing fires in Greece, Chile, Portugal or Italy, whose smoke signals communicate our desires and can become the third (and final) assault of proletarians to class society.

We have lost patience, time, and future. Only fear last.
Do by yourself and organize as you see fit.

While misery remains there will be rebellion.

En espagnol (La Rebelion de las Palabres): 

Sobre la próxima huelga del 14-N

No tenemos receta mágica (ni la queremos). Lo que sabemos es que aquí falla algo. Cuando te levantas cada mañana antes de salir el sol para ir a dejarte la vida en un curro mal pagado, atadx a prisas, horarios,  aburrimiento. Cuando ves cómo en la tele, trajeadxs profesionales de la mentira hablan de una violencia pero se callan su origen, porque se da más importancia a unos cuantos escaparates rotos de establecimientos propiedad de multinacionales asesinas, que a la vida de un/a currante que se cae del andamio por culpa de que su patrón ha decidido especular con el dinero que podría haber destinado a la seguridad de la obra. Cuando entras al supermercado y los precios te recuerdan que han vuelto a subir el IVA. Cuando la publicidad de la televisión fabrica deseos vacíos y a ti te susurra al oído que no eres nadie por no tener el último modelo de teléfono móvil, o la televisión más grande con 3-D ultra-realista y sonido envolvente dolby-surround. Cuando lxs políticxs no cumplen sus promesas electorales y tú, en voz baja, también dices aquello de « cabronxs, así saltaseis todxs por los aires ». Cuando acabas hartx, porque sabemos que, como nosotrxs, tú también lo estás. Hartx de tragar, de callar, de continuar para delante como si no pasase nada.

No somos esxs anti-sistema de lxs que todo el mundo habla pero a lxs que muy pocxs conocen. Somos tus hijxs, tus hermanxs, tus compañerxs de clase o del trabajo, tus vecinxs. Estamos tan jodidxs como tú, y entendemos todo lo que sientes, porque también lo sentimos, pero nos hemos desencantado de las falsas promesas del capitalismo, ya que una cosa está clara: Con este sistema no hay amanecer posible. El contra-ataque de clase necesita generalizarse y transformar, de una vez, el miedo en ira, los deseos en acciones y las palabras en hechos.

– Porque las huelgas de un día y los paseos con banderitas no van a cambiar absolutamente nada (y va siendo hora de entenderlo).

– Porque independientemente de sus condiciones, el trabajo asalariado nos da asco por naturaleza y definición.

– Porque los sindicatos no son la solución, sino parte del problema, y no nos representan.

– Porque la banca nos ahoga con la complicidad de partidos políticos que dicen hablar en nuestro nombre y sólo trafican con nuestro futuro empobreciendo nuestras vidas.

– Porque NOS DA IGUAL que la policía esté también puteada. No son de lxs nuestrxs, y no lo serán jamás. Son enemigxs de la clase trabajadora y trabajan para mantener el panóptico que nos encierra y asfixia, y por supuesto, no se merecen que les demos flores.

– Porque esto no va a cambiar sólo. Las ilusiones socialdemócratas ya no nos convencen.

– Porque sabemos que no necesitamos a nadie que nos diga lo que tenemos que hacer. Por nosotrxs mismxs podemos construir las alternativas que necesitamos y deseamos. Horizontalidad asamblearia y acción directa frente a delegacionismo, burocracia y jerarquía.

El 14 de noviembre todxs a la calle, para recordar a lxs verdaderxs culpables de esta crisis (lxs políticxs y los bancos, no lxs inmigrantes ni lxs trabajadorxs precarixs ni lxs paradxs) quién mantiene a quien. Que las barricadas y los sabotajes prendan fuego a las ilusiones burguesas del reformismo y el sindicalismo vende-obrerxs y que las llamas iluminen el sentimiento de revuelta que llevamos en nuestros corazones para que nuestros sueños viajen hasta las hogueras ya existentes en Grecia, Chile, Portugal o Italia, cuyas señales de humo comunican nuestros deseos y vuelven posible el tercer (y definitivo) asalto de lxs proletarixs a la sociedad de clases.

Hemos perdido la paciencia, el tiempo, y el futuro. Sólo falta el miedo.

Hazlo tú mismx u organízate como te convenga.

Mientras exista miseria, habrá rebelión.

Dans le même temps, une semaine de mobilisation pour l’éducation au  niveau mondial commence également ce 14 novembre 2012, qui doit duré jusqu’au 22 novembre 2012: blocages et occupations d’établissements scolaires et de facultés, manifs et barricades …

[Chili] Le cirque électoral n’arrêtera pas la révolte étudiante et la solidarité avec les prisonnier.e.s mapuche – Santiago, 25 octobre 2012

Ce 25 octobre 2012, les étudiant.e.s et personnel éducatif sont descendu.e.s dans les rues de Santiago, alors que le cirque électoral se déroule actuellement au Chili et que le président Pinera vient de dévoiler le budget 2013 prévu pour l’éducation, qui est de 12,8 millions de dollars et qui est jugé insuffisant par les étudiant.e.s et le reste du personnel éducatif.

D’après les médias de masse chiliens, des affrontements violents se sont déroulés à Santiago, entre des groupes de jeunes cagoulés (encapuchados) et la police anti-émeute: les émeutier.e.s ont utilisé pierres, bouteilles et de nombreux cocktails molotov, alors que les flics ont répliqué avec des canons à eau et lacrymo.

Les jeunes ont aussi manifesté en soutien au peuple mapuche, dont plusieurs d’entre elles/eux sont incarcéré.e.s actuellement: cette journée du 25/10/2012 est marquée du 60ème jour de grève de la faim des prisonniers mapuche (grève de la faim qui a débuté le 27/08/2012).

Ensuite, les policiers ont envahi les locaux de l’Université Métropolitaine des Sciences de l’Education (UMCE) et ont raflé tou.te.s étudiant.e.s qui se trouvaient dans les bâtiments. L’intervention policière à l’intérieur de la faculté a provoqué de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, qui ont dénoncé plusieurs cas de violences policières. Les flics ont prétexté que leur intrusion a été faite pour interpeller les encapuchados, qui sont accusés d’avoir lancer des cocktails molotov.

De plus, une coordination de lycéen.ne.s organise en ce moment des assemblées populaires pour appeler la population chilienne à s’abstenir durant les élections municipales.

Résumé d’articles des médias chiliens, 25/10/2012

Quelques photos prises de leur presse – elobservatodo.cl, 25/10/2012 à 22h10:

Feu aux élections…

Une affiche anti-carcérale publiée sur Liberacion Total et traduite de l’espagnol par Contra-info (la traduction en français juste en-dessous de l’affiche):

Chili : Parce qu’en votant tu deviens esclave…

Si tu votes tu acceptes volontairement de participer à ce système de domination en élisant tous les 4 ans celui qui sera le dominateur de service de la commune, du pays et de ta vie. Que ce soit à droite, à gauche ou indépendant, en votant tu ne fais que maintenir et reproduire les conditions de misère et d’exploitation dans lesquelles tu vis.

Si tu votes tu crois illusoirement que la réalité se changera d’un simple trait sur le papier et qu’un candidat stupide résoudra tes problèmes.

NE SOIS PLUS UN PION DE PLUS DANS LEUR JEU D’ÉCHEC. DÉTRUIS TES CHAÎNES, LIBÈRE-TOI !

Toi seul es capable de changer ta réalité de façon autonome, en rompant avec tout système électoral, démocratique et toute autorité.
Parce que la fête des élections c’est bon pour les esclaves. Il n’y a rien à célébrer.

RÉCUPÉRONS NOS VIES POUR LA LIBÉRATION TOTALE.
PEU IMPORTE QUI GOUVERNE, NOUS SERONS TOUJOURS INGOUVERNABLES !

[Grèce] Attaque incendiaire contre une permanence de la Gauche Démocratique à Athènes – 11 octobre 2012

Athènes : Attaque incendiaire contre la permanence locale de la Gauche Démocratique (DIMAR) à Kaisariani

Dans les petites heures du jeudi 11 octobre, un groupe d’action directe a mené une attaque incendiaire contre une permanence locale du parti politique Gauche Démocratique (Dimokratiki Aristera), permanence située dans la rue Ethnikis Antistaseos dans le quartier de Kaisariani. Ce parti, dirigé par Fotis Kouvelis, fait partie de la coalition gouvernementale tripartite actuelle, avec Nea Dimokratia et le PASOK.

Voici un extrait de la revendication [Publiée sur Indymedia Athens], une expression de solidarité avec tous ceux poursuivis pour leur action subversive :

“La moindre des choses qui conviennent à de tels laquais et larbins du système est le feu. Et à ceux qui parlent déjà de fascisme pour décrire nos actes, nous disons que le fascisme c’est les centaines d’arrestations “préventives” d’activistes et de grévistes. Le fascisme c’est l’appauvrissement de la société comme un tout et les pogroms contre ceux de trop. Le fascisme c’est les tortures contre les manifestants antifascistes et les compagnons solidaires dans le quartier général de la police d’Athènes, les raids contre les squats et les hordes déchaînées des anthropoïdes de DELTA et DIAS [unités de flics à moto]. Et chaque lutte contre ce fascisme de l’État et des patrons c’est la RÉSISTANCE.”

Sources: Indymedia Athens, traduit du grec par Contra-info, 12 octobre 2012

[Québec] Le local de campagne de Maryse Gaudreault du Parti Libéral vandalisé à Hull – 14 août 2012

MARYSE GAUDREAULT

Les bureaux de la candidate libérale vandalisés

GATINEAU – Les bureaux de Maryse Gaudreault, députée sortante du Parti libéral du Québec à Hull, en Outaouais, ont été vandalisés pendant la nuit de mardi.

C’est un responsable de l’édifice, situé sur le boulevard Saint-Joseph, qui a communiqué avec le Service de police de la Ville de Gatineau. Il avait remarqué les méfaits lors de son arrivée, aux alentours de 6 h, a indiqué le sergent-relationniste Jean-Paul Le May.

Arrivés sur place, les policiers ont constaté qu’un produit ressemblant à de la colle avait été appliqué sur la porte d’entrée.

De plus, l’endos d’une affiche avait été utilisé pour inscrire « Fuck la trêve, vive la grève, sabotage à venir ». Une signature indiquait « Les réseaux ».

Mardi, aucun suspect n’avait été appréhendé. M. Le May a précisé que l’enquête se poursuivait.

Leur presse – Le Journal de Montreal (Agence QMI – Marie-Andrée Gosselin), 14/08/2012

[Toulouse] Tags solidaires en échos à l’appel de Contra-info contre la répression

France: Actions contre la répression à Toulouse

Voici quelques photos de tags pris à Toulouse ces derniers jours, en échos à l’appel de propagande contre la répression.

Source: Contra-info, 14 août 2012

[Québec] Les vitres de quatre institutions financières et d’un commerce fracassées lors d’une manif nocturne à Montréal – 13 août 2012

Manifestation nocturne ponctuée de vandalisme

Peu d’affiches électorales ont survécu au passage de la manifestation nocturne, lundi soir. L’une après l’autre, elles se sont fait arracher de leur poteau puis piétiner par les protestataires qui applaudissaient. Celles de Québec solidaire ont eu un peu plus de chance.

La manifestation se déroulait plutôt calmement jusqu’à ce qu’un des quelques 400 participants n’annonce que les élèves du cégep du Vieux-Montréal avaient voté pour la reconduction de la grève, un peu après 22 heures.

Les vitres de quatre institutions financières et celle d’un magasin qui commanditait les Jeux olympiques de Londres ont alors été fracassées.

Après 23h, les policiers de l’anti-émeute ont effectué une intervention et les manifestants se sont dispersés. Une seule personne a été arrêtée pour entrave au travail des policiers.

Leur presse – La presse canadienne, 13/08/2012 à 23h00