[Besançon] Précisions du CAB à propos de la manif antifasciste de ce samedi 23 mars 2013

Compte-rendu de la manifestation antiraciste et antifasciste

Plus de 400 personnes ont participé à la manifestation antiraciste et antifasciste à Besançon ce Samedi 23 mars 2013.

photo3

Le point de départ était fixé à 15h place de la révolution. C’est une vraie manifestation dynamique et populaire qui a eu lieu, où tous les âges, tous les quartiers et des sensibilités politiques très diverses ont été représentés, dans une bonne ambiance évidente.

La manifestation a entonné de nombreux slogans antifascistes, comme :

« Besançon est antifasciste », « Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos » ou encore le traditionnel « Alerta antifascista ».

La banderole de tête reprenait le titre donné à la mobilisation « Stop aux agressions racistes et fascistes ! ». On aussi pu voir une autre banderole, syndicale, où était écrit : « le fascisme c’est la gangrène, on l’élimine ou on en crève ».

Le cortège est passé par toutes les places du centre ville : révolution, huit septembre, pasteur, granvelle, victor hugo pour prendre fin à la porte de rivotte, quartier où ont eu lieue plusieurs des agressions nazies répertoriées.

Les passants et bisontin.e.s ont accueilli avec joie, sourires et encouragements la manifestation. Certains passants nous ont dit « Merci de réagir, il est enfin de temps que cela cesse » (en parlant des agressions racistes et de ceux qui font de la haine raciale leur fond de boutique).

A l’issue de la manifestation, des prises de parole ont eu lieu pour rappeler le contexte des agressions racistes et/ou fascistes (au moins 6 connues depuis début 2013), le quartier de résidence des néonazis (quartier Bregille), ou encore que le Collectif Antifasciste de Besançon a été créé pour proposer aux bisontin.e.s un espace d’organisation et de lutte contre le racisme et le fascisme.

Pour le Collectif Antifasciste de Besançon c’est une mobilisation forte et réussie qui a été largement partagée avec la population de Besançon et alentours. Une victoire politique et une démonstration de force que Besançon reste une ville qui refuse les idées racistes et puantes véhiculées par les groupuscules d’extrême-droite.

Dans les temps futurs, nous invitons les bisontin.e.s à se tenir informer sur notre blog, cette manifestation étant la première pierre d’une mobilisation et d’une résistance de plus longue haleine, à construire ensemble.

QUELQUES CORRECTIONS S’IMPOSENT

Il nous faut cependant démentir une information erronée, reprise par les journalistes de l’Est Républicain et de France 3.

Un groupe d’une dizaine de néonazis était effectivement présent en ville : ce qui a amené un groupe d’environ 30 antifascistes à aller sécuriser les abords de la manifestation. C’est au croisement de la rue pasteur et de la rue d’anvers que ce groupe d’antifascistes a décidé de sortir de la manifestation.

Pendant que la manifestation continuait son chemin rue mégevand puis rue granvelle, les antifascistes mobiles sont passés par la rue d’anvers pour rejoindre la grande rue, la place du huit septembre, puis rue de la république, rue proudhon et enfin rue bersot, rue des granges et rue de la bibliothèque, dans le but de rejoindre le cortège de la manifestation grande rue.

Ce qui aurait du se réaliser à ce moment là, c’est que les 2 groupes (la manifestation et le groupe qui en était sorti 10/15 min auparavant), à moins de 70 mètres l’un de l’autre, se retrouvent. Cela a été empêché par l’intervention policière : soit générée par de la malveillance, soit par une incompréhension de la situation, en tout cas dû au manque évident de coordination des forces de police.

A noter que tout au long de l’excursion du groupe d’antifascistes, 2 motards au moins de la police nationale ont suivi le groupe, entendant distinctement les slogans antifascistes chantés dans le centre ville.

Ce sont les 2 policiers en tête de manifestation qui semblent ne pas avoir compris la situation : croyant voir arriver en face des néonazis/opposants lorsque le groupe d’antifascistes a souhaité rejoindre le cortège, ils ont alors appelé les renforts très proches, qui ont déboulé en fourgon et ont chargé sans sommation le groupe d’antifascistes, appuyé par la BAC. Un camarade a alors pris un coup de matraque sur le bras, au niveau du poignet. Il n’y a pas eu d’arrestation. Toute une partie du groupe d’antifascistes n’a alors pas pu rejoindre le cortège, ce qui a été finalement fait rue Rivotte.

Les affirmations des journalistes de l’Est Républicain et de France 3 sont ainsi erronées : ce qui est manifestement une intervention maladroite (et/ou une provocation policière) s’est transformée en une attaque des néonazis, permettant ainsi de titrer « Manifestation antifasciste sous tension », alors que cette manifestation était parfaitement détendue et bon enfant.

Le CAB corrige les affirmations de la presse :

Un groupe de néonazis était effectivement présent en ville ce samedi après-midi, en début de manifestation. Ils se sont retrouvés dans un bar non loin de la place de la révolution. Ils étaient 11 néonazis, les mêmes qui commettent les agressions depuis presque 3 ans maintenant. Au moins 2 d’entre eux se sont fait interpellés au centre ville, pendant que la manifestation avait lieu, et plusieurs étaient en possession d’armes.

En fait, la manifestation et ses abords n’ont à aucun moment étaient perturbés par ces néonazis ; l’ampleur de celle-ci leur démontrant clairement la résistance des habitant.e.s de Besançon face à leur idéologie de violence et de haine.

Source: Collectif Antifasciste de Besançon, 25 mars 2013

8 réflexions sur “[Besançon] Précisions du CAB à propos de la manif antifasciste de ce samedi 23 mars 2013

  1. 1)-« Ce qui aurait du se réaliser à ce moment là, c’est que les 2 groupes (la manifestation et le groupe qui en était sorti 10/15 min auparavant), à moins de 70 mètres l’un de l’autre, se retrouvent. Cela a été empêché par l’intervention policière : soit générée par de la malveillance, soit par une incompréhension de la situation, en tout cas dû au manque évident de coordination des forces de police. »
    2)-« Ce sont les 2 policiers en tête de manifestation qui semblent ne pas avoir compris la situation : croyant voir arriver en face des néonazis/opposants lorsque le groupe d’antifascistes a souhaité rejoindre le cortège, ils ont alors appelé les renforts très proches, qui ont déboulé en fourgon et ont chargé sans sommation le groupe d’antifascistes… ».

    Ben….? M’enfin???Que font les « responsables » de la communication « anarchie-Police », les élus du S.O anarchiste, les « détroncheurs »? Hein???
    Se trouvaient-ils à picoler dans quelque obscur estaminet de l’absinthe et du vin rouge en compagnie de quelques agents -(anarchistes infiltrés?)- des « RG » et de la célèbre « DCRI »?…
    Va -t-il falloir maintenant demander aux salariés de l’Est Républicain » (journalistes que ça s’appelle!) de nous fournir quelques précisions?…Je me suis vachement bien bidonné en lisant ça!
    Hilare encore, j’en ai donné lecture à ma compagne (de même « sensibilité politique » que moi) dès son retour d’une autre promenade qui s’est carrément roulée par terre en laissant jaillir des larmes de rire qui inondèrent toute la cuisine…(J’ai du m’infuser de jouer de la serpillère; d’ailleurs c’était mon jour de ménage).
    Croyez bien chers amiEs que d’aussi jolies parties de rigolade sont assez rares pour mériter d’être soulignées/relayées. Après quoi bien sûr on se téléphone, on se donne rencard et on se prépare de quoi faire un bon apéro avec des « produits pour barbecue » issus de la célèbre SCOP FINDUS qui quant à elle ne vend pas de montres de cheval…Ni même des LIP mais des bibliothèques en bois de mouton.
    Bref….C’est avec un grand plaisir que nous autres relayons cet élément rare dans les annales du rire.
    Bien amicalement chers Chats.
    Steph.

    • Ouai en fait ce que tu n’as pas compris, c’est que le CAB ne regroupe pas que des anarchistes: de la gôche syndicale et politicarde jusqu’aux anarchistes.
      Et qu’en vérité, après les nombreuses agressions racistes/fascistes sur Besançon, cette manif a été une réussite (entre 400 et 500 personnes selon nos sources), et si t’y avais été, tu penserais pas la même chose… C’est facile de parler, comme l’autre fois à propos de ta réaction sur l’autre article reprenant des articles de la presse
      Se fier à la presse policière, ça craint… c’est pourtant à chacunE d’entre nous de ne pas gober la version d’une minorité bourgeoise et autoritaire qui ne connaît strictement rien à la réalité ou qui la nie/ la minimise.

      Du coup, apportons quelques éléments non négligeables à ce cr du CAB:

      Une trentaine de personnes, entièrement cagoulée, est partie en marge de la manif (et pas question de SO, ce groupe y est allé uniquement par volonté politique (tout le monde n’a pas les mêmes modes d’actions, mais tous sont à prendre!! ) pour choper les nazis qui se sont pointés en plein centre-ville durant le parcours. A l’angle de la rue de la librairie catho « Silöe » (Granvelle), les keufs en tenue anti-émeute sont intervenus illico pour en découdre avec les antifascistes.. Un camarade a été violemment agressé à coups de tonfas et personne (parmi nous antifascistes-anarchistes de Besançon) n’est dupe… les flics sont nos ennemis, comme les fachos!

      Durant le parcours, une très bonne ambiance régnait: bonne réception & encouragements des passantEs, participation des jeunes du quartier de Planoise qui ont mis pas mal d’ambiance (en montrant clairement leur haine de la police et on aime ça!)

      Des copains/copines antifascistes d’ailleurs ont fait spécialement le déplacement pour cette manif.

      Besançon ville antifa !

      Tout témoignage des personnes ayant participées à cette manif est le bienvenu!

    • La technique tactique des compagnons judicieusement « explorateurs » ne nous a pas échappé bien sûr. Comment ne pas les féliciter de l’avoir eue…
      Mais c’est bien du « comment » celle-ci se trouve rapportée qui prête à sourire (pas méchamment du tout, mais à sourire tout de même) et aussi à nous questionner sur le « comment » circule l’information et QUI en rédige un CR aussi troublant…
      Un contenu sans doute à la mesure « démocratique » des liaisons, ni en deçà, ni au delà…
      Qu’il nous soit permis tout de même de hausser quelque peu les sourcils à la lecture de ces « précisions » ainsi rapportées. Que nos lèvres s’étendent vers nos tempes comme pour sourire d’une singularité sinon d’une incongruité. Hélas, il y a bien des bornes entre Besançon et la Normandie où nous avons bcp à faire aussi.
      C’est une des raisons pour lesquelles nous ne pouvions être à vos côtés. Aucune cependant ne correspondrait de près ou de loin à une « désolidarisation », une « désamicalité » envers vous. Que ceci, une fois lu, soit aussi bien compris contre toute méprise possible.

      Si par bonheur nous avions pu nous joindre aux Bisontins en présence, sans doute serions-nous intervenus fermement dans la rédaction de ce communiqué afin d’en rendre les précisions plus précises et sans équivoque. Voila tout.

      En lisant ces « précisions » telles que nous les recevons ici, nous avons voulu en « rigoler » un peu avec vous.
      Bien amicalement.
      Steph.

  2. Pingback: [Besançon] Précisions du CAB à propos de la manif antifasciste de ce samedi 23 mars 2013 | Nosotros.Incontrolados

  3. J’avoue avoir du mal à comprendre ces commentaires, c’est sans doute que la presse a réussi son travail de désinformation….
    Car dans tous les médias locaux, il ne ressort que cette histoire de tension, que les néo nazis, à 10 contre 400 seraient venus jouer les provocateurs, ajoutant de la gloire et du sensationnalisme à la médiocrité de ce groupuscule.
    Et alors même que la manifestation unitaire était destinée à prouver que les fachos n’étaient rien à Besançon et qu’ils ne faisaient peur à personne, la presse les remets sur le devant….
    Non vraiment ce communiqué ne fait pas de mal, au contraire, il remet les choses à l’endroit, ne serait-ce que pour expliquer ce qu’il s’est passé aux participants et ne pas les laisser croire que les flics les ont protégés d’une attaque de fachos quand ils ont juste empêché des antifa radicaux de rentrer dans le cortège…..
    C’est vrai que la critique est facile, surtout quand elle n’est pas « expliquée » et qu’elle se contente du rire (qui vaut l’insulte parfois)….

  4. M’étonnerait que l’on puisse se hasarder à me voir « insulter » les anarchistes. Sans hésitation, à la face de leurs insulteurs je pourrais répliquer:-« j’en suis ! ». Ce qui du reste ne m’incite ni ne me dispense des plaisirs de l’observation et des joies la critique. C’est d’ailleurs, à mon sens ce qui peut encore le mieux faire progresser les idées qui en participent.
    S.

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