[Semaine internationale contre les violences policières] Sur les mobilisations à Montréal et à Bruxelles – 15 mars 2013

Les forces policières défendent leur image à coups de matraques

Le COBP trouve ironique la violence dont doit faire preuve le SPVM pour faire taire les victimes et témoins de violences policière et condamne donc le sabotage de la 17e manifestations contre la brutalité policière.

Dès le début de la semaine, le SPVM a continué sa campagne de salissage contre le COBP et contre toute personnes pouvant nuire à son image et dénonçant ses nombreux comportements inacceptables. Cette campagne de salissage vise à démoniser la manifestation et la résistance face à la brutalité policière, la caricaturant comme un rassemblement d’individus agressifs visant à saccager le centre-ville. En effet les policiers ont multiplié les conférences de presse, communiqués et tracts invitant la population à boycotter le rassemblement et à craindre les manifestants et manifestantes. Le COBP tient à rappeler que les manifestations précédentes ont été fortement perturbées par les interventions du SPVM qui intimidaient et qui ne faisaient qu’augmenter la tension.

Avant même le rassemblement au point de départ, les policiers arrêtaient déjà des individus sur les trottoirs. La liberté d’expression a été muselée par la confiscation des bannières et pancartes. Les policiers ont fait des charges à chevaux et arrêtaient des individus au hasard avant même le départ de la manifestation. Par la suite, les tentatives d’encerclement se sont succédés au rythme des flash-bangs et des matraques.

Pour nous, il est clair que cette manifestation est ciblée pour son message et non pour les actes de vandalismes qui pourraient y être commis. Rappelons-nous que des centaines d’arrestations sont effectuées chaque années et que très peu des arrêtéEs sont par la suite reconnu coupable par les tribunaux et qu’une infime minorité d’arrêtéEs se voient attribuer des charges criminelles et encore moins pour des méfaits.

Le COBP tient toutefois à rappeler que cette répression intense et un profilage similaires se produit à tous les jours, dans nos communautés, sous nos yeux et notre silence. Que ce soit dans la rue avec les sans-abris, dans les réserves autochtones, dans les quartiers chauds ou dans le village gay, la violence et l’impunité policière est quotidienne et c’est pourquoi nous serons de retour dans les rues l’année prochaine!

PQ, PLQ : Même impunité, vos élections n’ont rien changé!

Arrestations à la manif contre la brutalité policière

MONTRÉAL – Près de 250 personnes ont été interpellées vendredi soir à Montréal lors de la manifestation contre la brutalité policière, un événement qui donne lieu à des affrontements entre la police et des manifestants depuis une quinzaine d’années.

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Un important dispositif policier avait été déployé pour la manifestation et des agents — certains à cheval et d’autres portant boucliers et matraques — ont rapidement ordonné à la foule de se disperser. L’hélicoptère de la Sûreté du Québec pouvait être vu et entendu au centre-ville de Montréal.

La plupart des manifestants qui ont eu affaire à la police ont reçu un constat d’infraction pour attroupement illégal et pour avoir enfreint le règlement municipal P-6. Ce règlement stipule, notamment, que le trajet d’une manifestation doit être remis à l’avance aux policiers et qu’il est interdit de manifester le visage couvert, a précisé le commandant Ian Lafrenière, porte-parole du SPVM, tout en ajoutant que les fautifs recevront un constat d’infraction de 637 $.

D’autres manifestants ont été arrêtés pour des actes isolés et environ 12 personnes ont été appréhendées pour des infractions au code criminel. M. Lafrenière a cité la possession de matériel incendiaire, l’entrave au travail des policiers, des menaces, des voies de fait et des méfaits sur des véhicules de police comme les raisons de ces arrestations. Il a également indiqué que des balles de golf et des canifs avaient été trouvés lors de la manifestation.

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Le SPVM avait déclaré la manifestation illégale peu après son lancement à l’heure de pointe. Le Collectif opposé à la brutalité policière, groupe organisateur de la manifestation, en avait donné le coup d’envoi à 17 h 00, tout près du quartier général de la police municipale.

Les policiers ont d’abord permis la marche en avertissant qu’aucune infraction ne serait tolérée, mais, peu de temps après, ils ont ordonné aux manifestants, qui étaient alors quelques centaines, de rentrer chez eux.

La majorité a obtempéré, et la manifestation s’est scindée en plusieurs petits groupes avant de prendre fin moins de trois heures après son coup d’envoi.

Deux groupes de personnes qui ont continué à marcher ont toutefois été encerclés par la police, un premier au coin des rues Sainte-Catherine et Sanguinet et l’autre, à l’angle de Sainte-Catherine et Hôtel-de-Ville, au centre-ville, a fait savoir le sergent Laurent Gingras, un autre porte-parole du SPVM.

Par ailleurs, des journalistes de La Presse Canadienne sur place n’ont remarqué aucun cas de vandalisme important.

La police a par ailleurs précisé que quatre manifestants avaient subi des blessures mineures et que deux policiers ont été conduits à l’hôpital au cours de la soirée. M. Gingras a expliqué qu’un agent a eu des dents cassées au début de la manifestation, et qu’une policière a plus tard été transportée par Urgences-Santé en raison d’un malaise.

La police avait averti que la circulation serait perturbée par la manifestation à l’heure de pointe, mais elle a précisé plus tard dans la soirée qu’il n’y avait pas eu de problèmes de circulation majeurs au centre-ville.

Les policiers du SPVM étaient appuyés par ceux de la Sûreté du Québec.

Des policiers des villes de Gatineau, d’Ottawa, de Laval, de London et de Toronto ont aussi assisté à la manifestation en tant qu’observateurs.

Des manifestants scandaient «police partout, justice nulle part», et au moins une personne portait une affiche qui faisait référence à la policière au numéro de matricule 728, devenue célèbre après avoir été filmée en train de poivrer des manifestants le printemps dernier.

Dominique Cyr, un étudiant qui prenait part à la marche, a décrit la police comme étant très agressive dès le début de la manifestation. Son amie Cynthia St-Germain a déploré qu’il y avait selon elle «plus de policiers que de manifestants».

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Tous deux ont affirmé avoir participé à la manifestation en raison de la brutalité policière dont ils disent avoir été témoins lors des rassemblements étudiants du «printemps érable».

La police a agi rapidement pour disperser les foules. Au moins un groupe de touristes, à Montréal pour assister à un combat extrême, s’est fait ordonner de se déplacer de la façade de leur hôtel.

La manifestation contre la brutalité policière a fréquemment été ponctuée d’affrontements entre des manifestants et des agents de la paix montréalais et au fil des ans, plusieurs actes de saccage y ont été commis.

L’année dernière, près de 2000 personnes ont manifesté. Le SPVM avait procédé à une foule d’arrestations, au point où 226 personnes avaient été arrêtées. De plus, sept policiers et deux manifestants avaient été blessés.

Il y a deux ans, plus de 250 personnes avaient été arrêtées.

Source: La presse canadienne (Rita Devlin Marier) via Métro Montréal, 15/03/2013 à 22h59

De nombreuses vidéos de la manif réprimée sur youtube:

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Le bilan final est de 297 interpellations

Lors de la manifestation qui s’est tenue à Montréal vendredi, 297 personnes ont été interpellées, dont 22 verront des accusations portées contre eux.

photo "Le Devoir"

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Selon le bilan final tracé par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), samedi matin, la très grande majorité d’entre elles ont été arrêtées pour avoir enfreint le règlement municipal P-6 (au sujet du port du masque et de l’obligation de fournir un trajet lors d’une manifestation) tandis que 22 l’ont été en raison d’actes criminels.

Il était notamment question d’entrave au travail des policiers, de voies de fait, de possession de matériel incendiaire et d’arrestations en vertu d’un mandat. Onze personnes ont aussi été arrêtées pour avoir troublé la paix.

Parmi les personnes arrêtées, six doivent comparaître samedi ou lundi pour faire face à leurs accusations.

Toutes les autres personnes interpellées, notamment lors d’arrestations de masse, ont été identifiées avant de se voir remettre un constat d’infraction et d’être relâchées.

Les policiers ont décidé d’intervenir dès le début de la manifestation, pour éviter qu’elle ne dégénère. Elle a été déclarée illégale 12 minutes après le début de la marche.

Photo "Le Devoir"

Photo « Le Devoir »

Rapidement, les policiers du SPVM, appuyés par la cavalerie et par d’autres policiers de la Sûreté du Québec ont dispersé les 500 manifestants, formant ainsi plusieurs petits groupes qui ont marché dans différentes directions.

La manifestation s’est terminée vers 19 h. Une policière victime d’un malaise a été transportée dans un centre hospitalier tandis qu’un autre a reçu un coup de genou au visage.

Quatre manifestants ont également subi des blessures mineures.

L’année dernière, 226 personnes avaient été arrêtées lors de la 16e édition de cette manifestation annuelle, organisée par le Collectif opposé à la brutalité policière (COBP).

Source: Agence QMI via Canoe.ca, 16/03/2013 à 10h34

Brutalité policière: une manifestation sous haute surveillance

Passé houleux

Si la tendance se maintient, la 17e manifestation annuelle contre la brutalité policière, qui se tient vendredi soir dans le centre-ville de Montréal, risque encore de dégénérer. En 16 ans, seules trois manifestations se sont déroulées sans arrestation. «Avant, le noyau dur des manifestants violents comptait environ 50 personnes. Désormais, quand ça dégénère, il y a de 200 à 300 personnes qui commettent des méfaits», note Pierre Brochet, directeur adjoint du SPVM, qui invitait jeudi les journalistes dans son centre de contrôle.

Le SPVM sur la sellette

Journaliste ou manifestant? «Avec la miniaturisation des caméras des journalistes, on ne sait plus qui est qui dans une manifestation», confie Ian Lafrenière, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). La plupart des manifestants possédant un téléphone cellulaire, chaque geste des policiers est scruté à la loupe. Le matricule 728 l’a appris à ses dépends. Selon le Collectif opposé à la brutalité policière, depuis 1987, six personnes ont péri sans raison et impunément sous les balles de la police de Montréal alors qu’elles n’étaient pas armées.

Un centre branché

C’est un peu la tête pensante des policiers sur le terrain. Un cerveau ultra connecté où cartes, vidéos et radios appuient les dirigeants du SPVM qui suivent la manifestation et qui doivent adapter leurs stratégies. Il y a aussi, dans la salle, des représentants d’Urgences santé, de la Société de transport de Montréal (STM) et des pompiers qui suivent en direct quelles rues seront bientôt inaccessibles. Un représentant des travaux publics peut, en fonction du trajet, faire intervenir des cols bleus pour sécuriser un chantier et éviter que des pierres ne tombent aux mains de manifestants.

P-6 à la rescousse!

Si le gouvernement péquiste a mis au rencart la Loi 12 qui encadrait sévèrement les manifestations, la Ville avait voté le règlement P-6 qui, lui, n’a jamais été abrogé. Il force notamment les organisateurs à dévoiler leur itinéraire sous peine de voir la manifestation être jugée illégale et dispersée. Le SPVM indique que ses agents n’interviennent généralement qu’en cas de violence. Le compte Twitter sert alors notamment à avertir les manifestants, mais aussi les commerçants qui attendent le dernier moment avant de fermer rideau.

«Lancer une balle de neige ou de la glace sur des policiers dans l’anonymat de la foule, c’est une agression armée qui peut mener à des accusations criminelles» – Alain Bourdage, inspecteur chef au SPVM

Le centre de contrôle du SPVM

Le centre de contrôle du SPVM

Source: Métro Montréal (Mathias Marchal), 14/03/2013 à 14h04

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 Un compte-rendu de la manif contre les violences policières à Bruxelles publié sur Bxl Indymedia :

Ce 15 mars, une manifestation a réuni plus de 1000 personnes à l’occasion de la Journée Internationale contre les Brutalités Policières. L’ambiance était combative et militante. Les slogans scandés concernaient les violences et l’impunité dans la Police, mais aussi les amendes administratives et le fait que l’austérité ne s’applique manifestement pas aux services de Police. Les manifestants dénoncent le recours du gouvernement aux forces de Police pour appliquer leurs mesures antisociales et la criminalisation des mouvements sociaux.

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 Toutes les infosstop-repression.be

[OBSPOL.BE] Observatoire des violences policières

En effet, suite aux multiples bavures policières que connait notre sphère, il est très difficile, d’une part de porter plainte, mais surtout de voir les bleus concernés, condamnés. Selon la LDH, les violences sont en augmentation en Belgique depuis 2006.

De nombreux cas tombent dans l’oubli, tandis que la police « continue à faire son travail ».

Ce n’est pas seulement la criminalisation des mouvements sociaux, c’est aussi le délit de faciès, la stigmatisation des jeunes, et la répression qui s’accroit dans l’impunité.

Ce 15 mars, non seulement nous serons dans la rue pour dénoncer ces violences, ces répressions, ces façons de vouloir nous clouer le bec par la matraque, mais aussi par ce retournement de situation qu’est de condamner la victime pour rébellion.

Sur ce site, tout un chacun/chacune pourra dans la sincérité témoigner de son expérience, de son vécu et montrer que chaque victime de ses violences, n’est ni un cas isolé, ni un fait divers.

Alors le 15 mars, faisons de cette journée, un moment pour bien faire comprendre que nous ne voulons plus de cet État répressif, souhaitant nous bouffer tout cru par des lois stupides, l’augmentation du budget sécuritaire et des mesures d’austérité toujours plus strictes.

Qui nous protège de la police ?

Le Comité P ne fait pas son travail, faisons le nôtre.

obspol.be

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Les mobilisations organisées partout en France…

4 réflexions sur “[Semaine internationale contre les violences policières] Sur les mobilisations à Montréal et à Bruxelles – 15 mars 2013

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