Aéroports, autoroutes, lignes THT, prisons, réacteurs nucléaires…. Crève Vinci

La lutte contre Vinci arrive aux arbres et tunnel au Royaume-Uni:

vincidegage-5b2e0Une ’Deuxième bataille d’Hastings’ a commencé il y a quelques mois au Sud Est de l’Angleterre. Les militants bravent la neige, le froid et la boue pour lutter contre la multinationale française Vinci et ses plans de construction d’une route à travers Coombe Haven, une zone de petits bois qui est certainement le site original de la Bataille d’Hastings.

Début Janvier, les ouvriers sont arrivés avec des tronçonneuses, et les militants ont occupé des arbres et des tunnels pour empêcher la route de Vinci. Ensuite, la police a expulsé et enlevé des militantEs locaux des ’lock-ons’ et des arbres. Il y a eu des actes de sabotage quotidiens. Deux sites – ’Base Camp’ et ’Three Oaks’, ont été expulsés, et un site, ’Decoy Pond’, reste intact.

Vinci a signé un contrat pour construire la route à 150 million d’Euros, il y a 3 ans. La route est la première de 200 nouvelles routes qui seront construites comme tentative de créer la croissance économique. La Royaume-Uni a une belle histoire de résistance aux réformes routières : pendant les années 90, le gouvernement a décidé de créer 600 nouvelles routes, et un mouvement de masse d’occupation est né. Après des années de lutte, le nombre de routes est tombée à 200 et finalement à 66. Si les projets actuels ne sont pas abandonnés, on peut souhaiter voir plusieurs sites de résistance prochainement!

Les routes, les aéroports, les centrales nucléaires. C’est quelque chose de rare et de spéciale de voir des gens se soulever face aux expropriations de leurs terrains pour ces projets. C’est quelque chose rare et spéciale de voir le courage d’une communauté qui fait face a l’avarice des riches et des puissantEs. A Coombe Haven, comme à Notre-Dame-des-Landes, au quartier libre des Lentillères à Dijon ou à la forêt de Khimki, on vit la même lutte contre Vinci. Et la même lutte continue, soit-elle contre une différente tête de la même bête, à Rossport contre Shell, au Val de Susa contre le TAV, et dans d’autres sites de résistance aux avancées de l’industrialisme. Dans les champs comme dans la rue. A travers les frontières, à travers les barrières de la langue. On apprend des unEs des autres, on enrichit nos luttes locales avec de nouvelles tactiques et perspectives.

Les Coombe Haven Defenders invitent des Zadistes à faire croître les liens entre les deux sites. En dépit d’un fort soutien local, il faut encore de l’enthousiasme et des savoirs. Le réseau de soutien local inclut une groupe qui offre des repas chauds chaque jour, des offres de covoiturage pour les nouvelles arrivées à la gare, du logement hors site pour faire des pauses, et aussi une équipe affûté de médias et de site web.

Le site est entre Hastings et Brighton, sur la côte Sud-Est, pas loin de la gare de Crowhurst. Suis le site web pour des cartes, les règles de base campement et des infos plus récentes :

Le blog de la lutte Coombe Haven Defenders

Source: zad.nadir.org, 27 janvier 2013

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Vu sur le blog Stop Vinci, 22/01/2013:

Vinci remporte un contrat de 300 millions d’euros dans le nucléaire

PARIS, 17 janvier (Reuters) – Vinci a annoncé jeudi avoir remporté dans le cadre d’un consortium un contrat pour la construction du bâtiment d’un réacteur nucléaire, d’un montant de 300 millions d’euros.

Le groupement, composé de plusieurs filiales de Vinci à hauteur de 58,3% ainsi que de Ferrovial Agroman (30%) et de Razel-Bec (11,7%), va construire le bâtiment principal destiné à abriter le réacteur Tokamak dans le cadre du projet européen ITER.

Le contrat porte également sur la conception et la construction de neuf bâtiments annexes sur le site de Cadarache, dans le sud de la France.

Les études démarreront en avril 2013 et les principaux travaux de génie civil à l’automne 2013, a précisé le groupe dans un communiqué.

Leur presse bétonneuse – Reuters.com (Blandine Hénault), 17/01/2013 à 18h22

Le groupe de construction Vinci a annoncé jeudi qu’il avait remporté un contrat en consortium avec l’espagnol Ferrovial et Razel-Bec (groupe Fayat), d’un montant de 300 millions d’euros, pour édifier le bâtiment qui abritera le réacteur Tokamak du projet Iter.

Ce contrat, d’une durée de 5 ans et demi, prévoit également la conception et la construction de neuf bâtiments annexes sur le site du centre de recherches nucléaires de Cadarache (Bouches-du-Rhône), au nord d’Aix-en-Provence, a indiqué le groupe français dans un communiqué.

Un groupement, composé de filiales de Vinci (58,3 %), de Ferrovial Agroman (30%) et de Razel-Bec (11,7%), a signé le contrat de construction avec Fusion for Energy (F4E), l’organisation de l’Union européenne chargée de gérer la contribution de l’Europe au projet ITER sur la fusion nucléaire.

Les études démarreront en avril et les principaux travaux de génie civil à l’automne 2013.

Le bâtiment principal est destiné à abriter le réacteur Tokamak, cylindre de 28 mètres de diamètre, 29 mètres de haut et 23.000 tonnes. Avec les deux bâtiments annexes qui lui sont accolés, il constituera une structure en béton armé de 120 mètres de long sur 80 mètres de large et 80 mètres de haut.

Les autres bâtiments annexes comprennent le bâtiment d’assemblage, un immeuble de deux niveaux et divers bâtiments de type industriel.

Le marché comprend également des portes nucléaires de grandes dimensions (d’une taille de 4 m x 4 m et d’un poids de 40 tonnes) antiradiations et résistant aux surpressions, dont les études et la réalisation seront effectuées par un groupement composé de Cegelec et Sommer.

La ministre française de la Recherche, Geneviève Fioraso, a rappelé jeudi que le projet de réacteur expérimental international, dont elle inaugurait le siège de Cadarache, était un défi dont l’objectif est de « fournir de l’électricité à chacun en 2050 ».

Ce siège va regrouper des personnes d’une trentaine de nationalités, la Chine, l’Europe, l’Inde, le Japon, la Corée du Sud, la Russie et les États-Unis étant associés dans cet ambitieux projet de réacteur expérimental, étalé sur 35 ans, qui vise à faire de la fusion thermonucléaire une source d’énergie illimitée.

L’Union européenne est le plus gros contributeur du projet avec un engagement de 6,6 milliards d’euros.

Le chantier de construction du réacteur a débuté en août 2010, mais l’obtention d’un premier plasma n’est pas attendue avant fin 2020.

Au printemps, des essais de convois doivent permettre de tester la route à grand gabarit qui verra dans le courant de l’année passer les premières pièces « du plus grand puzzle du monde », selon les mots du directeur général d’Iter Organization, le Japonais Osamu Motojima.

Leur presse – Cbanque.com (AFP), 17/01/2013 à 18h49

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En campagne contre Vinci

Parce que le capitalisme reste en expansion et cherche toujours à conquérir du pouvoir sur nos vies, parce que la machine qui nous domine est diffuse et omniprésente, il paraît difficile d’imaginer comment s’en émanciper. Une des stratégies possibles est de faire converger des forces en ciblant un de ses rouages pour participer à ébranler l’ensemble…

Partout pullulent les « grands projets » : lignes Très Haute Tension, Lignes Grande Vitesse, autoroutes, ceintures périphériques, métros, tramways, boulevards, tunnels, canaux, aéroports, etc. qui alimentent et relient d’autres chantiers mégalomaniaques tels que complexes nucléaires, barrages hydrauliques, terminaux pétroliers, parcs éoliens, zones commerciales, grands stades et urbanisation des campagnes.

Vinci se veut le « premier groupe mondial de construction-concession » ; il est l’un des collaborateurs favoris des pouvoirs publics dans leurs projets d’aménagement du territoire et leurs politiques néo-colonialistes. En tant que grand acteur de ce monde, Vinci est partout et se retrouve confronté à des luttes ici et là : le projet ITER de fusion nucléaire à Cadarache (13), les mines d’uranium au Niger, la LGV Sud Europe Atlantique, le projet d’aéroport international de Nantes à Notre-Dame-des-Landes (44), l’autoroute Moscou-St.Pétersbourg (forêt de Khimki)…

Si certaines tentacules du groupe sont bien visibles, les autres oeuvrent quotidiennement dans l’ombre en s’appuyant sur l’acceptation et l’isolement des individus. Une campagne pour créer des liens et des solidarités entre les personnes aux prises avec Vinci (salariés, populations bétonnées, déplacées, irradiées, opposants réprimés,…) pourrait permettre de dépasser des enjeux locaux et d’identifier Vinci comme un ennemi public.

De multiples actions fleurissent déjà contre Vinci, organisons-nous localement pour intensifier cette campagne de façon déterminée et endurante, et affiner des stratégies concrètes et à long terme.

Parce que c’est sur notre résignation qu’ils construisent leur business, partageons nos colères pour passer à l’offensive et se donner de la force.

Savoir reconnaître l’entreprise Vinci partout où elle se trouve

Voir la liste complète de toutes les boîtes et filiales du groupe Vinci

Source: Stop Vinci

Une réflexion sur “Aéroports, autoroutes, lignes THT, prisons, réacteurs nucléaires…. Crève Vinci

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